Les anges de la Bible (tome 1

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  • cours - matière potentielle : l' ancien testament
LES ANGES DE L A B I B L E O U LES ANGES AUPRÈS DE L'HOMME PAR M . A L E X A N D R E G U I L L E M I N , Ancien Avocat a la Cour de Cassation et au Conseil d'Eiat, Docteur en droit. Gloria la rxrelsi* Deo, et in UrrA pax honûmbm honte uotuatalis. TOME PREMIER. P A R I S C H A R L E S DOUN10L, L I B R A I R E , Éditeur du Correspoadant , 29 , R U E D E T O U R N O N .
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Publié le : lundi 26 mars 2012
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LES ANGES
DE LA BIBLE
O U
LES ANGES AUPRÈS DE L'HOMME
PAR
M . ALEXANDRE GUILLEMIN,
Ancien Avocat a la Cour de Cassation et au Conseil d'Eiat,
Docteur en droit.
Gloria la rxrelsi* Deo, et in UrrA pax
honûmbm honte uotuatalis.
TOME PREMIER.
PARI S
CHARLE S DOUN10L, LIBRAIRE, DEPO T DE J.-B . PELAGAÜD ET CU,
Éditeur du Correspoadant, Chftz Albanci 01s,
29, RUE D E TOURNON. 57, RUE DES S'» • PÈRES.
LYO N
J.-B. Pelagaud et C'°, Imprimeurs-Libraires, SO, rue Mercière.
1854 LES ANGES
D E LA BIBLE.
r . PAltlS . — IMPRIMERIE DE \V. REMQUET ET C'a,
ruo Garauciére, n* ó. AUGUSTE ALLOU , l*AH LA UISÈUICORDE DIVINE ET I.A filUCK DU
SATNT-SIÉG E APOSTOLIQUE , EVÉQUE XiK M EAUX ,
D'après le rapport qui nous a été fait sur l'ouvrage
intitulé les Anges de lu Bible, par M. Alexandre Guil-
lemin, ce livre est le fruit d'une inspiration toute chré­
tienne. Nous le recommandons volontiers aux fidèles de
notre Diocèse, comme pouvant offrir une lecture aussi
instructive qu'édifiante.
Meaux, le 20 avril 1855.
-y AUGUSTE,
Évoque de Meaux»
Mgr SIBOUR, archevêque de Paris, a daigné écrire à l'auteur,
dès le 17 octobre 1854, une lettre d'encouragement daus laquelle
S. G . lui dit : « La pensée de foi qui vous a porté à choisir ce sujet
« n'a ¡>u que vous inspirer des choses pleines d'élévation et de
« grâce. Je le sais d'avance, et je serai heureux d'en acquérir une
« nouvelle preuve en lisant votre beau livre, dès que mes occu-
« pations m'en laisseront le temps. »
Ces bienveillants suffrages et d'autres dont nous ne sommes pas
également autorisé h faire usage, ne nous dispensent pas de tous les
amendements promis à L'avance; aussi acceptons-nous ceux qui
sont désirables, sans qu'ils soient ordonnés; et nous commen­
er
çons par expliquer cette phrase de la page 377 du tome I :
« Jamais le cœur n'est entièrement excusable, sous prétexte d'er-
« reur, dans les questions de conscience. » Cela ne veut rien dire
autre chose sinon que la conscience, comme le mot l'indique, sait
toujours ce qu'elle voit dans la lumière naturelle qui éclaire tout
homme venant en ce monde. Mais nous n'avons pas eu l'intention
de révoquer en doute cette autre vérité rappelée dans les justes observations de M- l'abbé Josse», vicaire générât de Bleaux ; que
l'ignorante ou l'erreur INVINCIBLE excuse de tout péché.
11 est un autre point sur lequel nous devons nous hâter de faire
une rectification. Mais, pour qu'il n'y ait rien d'exagéré, il con­
vient d'exposer tout l'ensemble des circonstances dans lesquelles
nous avons failli.
Le Livre des Anses a pour but d'établir clairement (et cela étoil
facile avec saint Paul, avec les Pères de l'Église et les commenta­
teurs les plus estimés), que dans le cours de l'Ancien Testament,
la parole de Dieu adressée aux Patriarches, aux Prophètes, et à
tous les hommes favorisés de célestes apparitions, arrivoit à leur
oreille par la voix des Anges qui, souvent, se rendoient visibles à
leurs yeux sous une forme corporelle. Cette croyance seroit ainsi
justifiée, même en l'absence des textes explicites, puisque la doc­
trine est ici d'accord avec la tradition. Encore moins doit-on ad­
mettre le doute, en présence des preuves tirées de l'Écriture
même.
Citons-en quelques-unes. Ainsi, dans l'Exode, quand il est ditque
Moïse fut investi par te Seigneur qui vouloit le frapper de mort,
à cause du retard de la circoncision d'ÉIiézer, le même texte ajoute
que l'Ange du Seigneur quitta Moïse, après le cri de Séphora. De
telle sorte que le Seigneur et l'Ange du Seigneur ne forment
qu'une seule et même apparition. Ainsi, dans l'historique de
la grande prophétie de Balaam, le nom du Seigneur et le nom de
l'Ange sont alternativement donnés à l'apparition céleste. Ainsi,
dans le livre de Josué, le même Dieu qui dicte ses oracles du fond
de -l'arche sainte, apparoît aussi au conducteur d'Israël, sous Ia>
forme d'un guerrier quh tout en se nommant le prince de l'armée
du Très-Haut, annonce la présence même du Seigneur, en ordon­
nant h Josué d'Oter sa chaussure, comme- témoignage d'adoration*
Ainsi, au livre des Juges, l'Ange qui monte de Galgala vers la
contrée des Pleurants, est tellement l'organe de la parole de Dieu
même, qu'il dit à tout Israël : Je vous attirés de laterre d'Egypte >
je vous ai introduits dans la terre que j'avois promise avec ser­
ment à vos pères, etc. Ainsi, au même livre, Y Ange qui apparok
à Gédéou, après avoir nombre de fois clé appelé de ce nomdauslt? texte sacré, est désigné comme étant le Seigneur ¡ à Ja fin du mer­
veilleux colloque. Ainsi, au livre des Roi$,'V Ange qui visite Élie et
qui le touche de sa main, reçoit aussi le nom du Seignçur.
Tous ces témoignages d'une vérité textuellement démontrée sont
corroborés par les innombrables analogies où, sans que l'Écriture
le dise, l'interprétation doit néanmoins être la même, pour prouver
que Dieu parle et agit par le ministère des Anges.
Gela posé, il nous a paru utile de rappeler sans cesse au lecteur
la croyance qui sert de base à notre œuvre ; et à cette fin nous
avons épuisé toutes les formes du langage ; nous avons dit d'abord
dans la Genèse que Dieu parloit à nos premiers parents par lavoix
des Anges. Nous l'avons redît de bien des manières dans l'histoire
de Caïn et d'Abel, et dans celle des premiers Patriarches; et pas­
sant de là aux temps d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, les textes les
plus formels ont confirmé tous nos commentaires sur ce point
Viennent ensuite les longs récits de l'Exode, du Lévitique, des
Nombres et du Deutéronome, où il est écrit tant de fois que Dieu
parla à Moïse. Là, il a fallu plus que jamais, pour tenir le lecteur
en haleine, au sujet du but fondamental du Livre des Anges, diver­
sifier encore tous les moyens de redire, sans trop de monotonie,
que Dieu parloit et agissoit sous la figure des célestes messagers.
Mais alors, cette vérité étant définitivement acquise, nous avons cru,,
pour épargner de nouvelles répétitions, pouvoir user du résultat,
jusqu'au point de mettre le nom de Y Ange au lieu du nom du Sei­
gneur, dans plusieurs passages de V Écriture, où cette traduction
ne fait aucune espèce de tort au vrai sens du texte. On voit donc
le fond de, nos intentions ; mais nous n'avions pas réfléchi, nous
l'avouons, à l'abus que Ton pourroit faire d'un pareil exemple.
Nous déplorons ce danger non pour notre œuvre, puisqu'il y est
sans effet, mais comme un précédent qui résulteroit de cette publi­
cation toute catholique, s'il n'étoit hautement rétracté par l'auteur.
Car on nous a fait observer avec juste raison que le protestantisme
avoit souvent usé, dans ses traductions, de perfides substitutions-
de mots, sous prétexte que l'interprétation les permettait. Sans*
doute nous aurions pu éviter jusqu'à l'ombre d'un reproche, en
nous dispensant du signe typographique des extraits textuels; mais n'ayant pas même eu d'abord la pensée d'un danger quelconque
(lant nous étions loin d'y. voir au fond autre chose que la vérité!)
nous n'avons pas pensé non plus à cette précaution qui eût été si
facile. Il suffit donc que le fait matériel soit condamnable pour que
nous le condamnions publiquement nous-même, à toutes les pages
de nos deux volumes où il s'est reproduit, notamment aux pag.
295, 303, 329, 348, 349, 350, 441, 468, 469, 471, 479, 48 4
e ret 552 du 1 volume, 4, 15, 29, 136, 337, 177, 264, 276 et
e
296 du 2 volume.
Et pour donner plus de confiance et de sécurité à nos lecteurs,
nous osons transcrire les paroles mêmes de M. le vicaire général
de Meaux. Après avoir dit que le travail de l'auteur peut rempla­
cer très avantageusement, pour les gens du monde, toutes les
histoires de la Bible, et en particulier l'Histoire du Peuple de
Dieu du P. Berruyer, condamnée par la Congrégationde l'Index,
il continue ainsi: « Assurément, pour toutes les pages hîslo-
<t riques du texte sacré qui forment le fond de son livre, sa version
« nous paroît préférable à toutes les traductions de la Bible que
« nous connoîssons et avec lesquelles nous l'avons comparée. . .
« Du reste, à peine si la critique, en s'armanf de la loupe,
« trouve à relever, dans cet ouvrage, quelques-unes de ces négli-
« gences et de ces légères incorrections quas humana partait
« cavit nalura, et qui n'ôtent rien à sa valeur intrinsèque. . ,
(f C'est un livre précieux pour toutes les classes de lecteurs, et
« qui semble destiné à ouvrir, sans péril pour personne, ce sano
« luaire auguste des livres sacrés, où l'on ne doit pénétrer qu'avec
« la main d'un guide sûr et fidèle. »
Enfin, nous le répétons encore, nous restons docile à tous les
avertissements comme h tous les ordres de l'autorité ecclésiastique
et spécialement de celle du diocèse auquel nous appartenons, et
du diocèse où en grande partie le Livre des Anges a été composé.
eALEX GUirXEMÏN.
Paris, le 29 avril 1855.

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