Mardi 23/08

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Carnet de voyage : La Roumanie Mardi 23/08 : Après avoir passé la nuit chez un ami nantais, je pars vers 8h30 en direction de la gare de Nantes, où mon train pour Paris m'attend. Je passe le voyage seul, ce qui me permet de faire le point sur mes appréhensions. Car la Roumanie est victime chez moi, j'en ai conscience, de beaucoup de clichés – et j'attends de ce voyage de découvrir si oui ou non ces clichés sont valables.
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Publié le : lundi 26 mars 2012
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Source : pejfrance.org
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Carnet de voyage : La Roumanie
Mardi 23/08 :
Après avoir passé la nuit chez un ami nantais, je pars vers 8h30 en direction de la gare de Nantes, où
mon train pour Paris m’attend. Je passe le voyage seul, ce qui me permet de faire le point sur mes
appréhensions. Car la Roumanie est victime chez moi, j’en ai conscience, de beaucoup de clichés – et
j’attends de ce voyage de découvrir si oui ou non ces clichés sont valables.
Arrivé à Montparnasse, je vais chercher l’argent qui me sera nécessaire au cours de mon périple, puis
direction le métro. Après deux mois passés à Paris cet été, c’est avec un plaisir plus ou moins
ironique que je retrouve les couloirs, les pubs, les gens du réseau de la RATP – aussi bien les
contrôleurs que les vendeurs ambulants. Une certaine nostalgie s’empare de moi alors que j’arrive à
Porte Maillot, où je dois prendre la navette direction l’aéroport de Beauvais. A l’entrée de la navette,
des Tziganes essayent de négocier avec le chauffeur pour pouvoir aller à l’aéroport gratuitement ; le
chauffeur leur explique que ce n’est pas possible et le père de famille se dit persécuté, et même
victime de racisme. Une dame se tourne vers moi et m’explique que c’est pour ce genre de
comportement que les Tziganes doivent disparaître… Ambiance !
Je somnole encore lorsque nous arrivons à Beauvais. Chacun descend lentement, prend son bagage
et attend l’heure signalée sur les écrans pour commencer l’enregistrement des bagages et passagers.
Mais là, c’est l’hécatombe : le vol pour Bucarest, initialement prévu à 16h30, ne partira pas avant
19h15. Aucune explication supplémentaire n’est donnée, tout le monde commence à s’agiter.
J’apprendrai un peu plus tard que Blue Air est coutumière du fait, ce qui s’explique par sa situation
financière légèrement dans le rouge.
Je dois donc attendre trois heures, seul, dans un petit aéroport, en pleine campagne. J’écoute un peu
de musique, mais la batterie de mon Ipod lâche ; idem avec mon portable. A ce moment précis, je me
demande si le destin m’en veut et je cherche, dans l’hypothèse où ce serait le cas, à savoir pourquoi
– c’est tout à fait perturbant, mais ça m’occupe quelques minutes. Petit à petit, je discute avec
quelques personnes, me balade dans l’aéroport et achète à manger, cela permet de tuer un peu le
temps. Mais je m’ennuie énormément, aussi suis-je ravi lorsque s’ouvrent les portes de la salle
d’embarquement. Nous passons le contrôle de la P.A.F (Police Aux Frontières) puis attendons notre
avion dans une espèce de préfabriqué. Nous embarquons finalement à 19h20, pour décoller à 19h45.
Mieux valait ne pas être trop pressé.
A 22h15, j’arrive à Bucarest, où il est en fait 23h15. Lorsque nous arrivons au contrôle douanier, trois
militaires aux uniformes rappelant étrangement ceux des soldats soviétiques se postent pour le
contrôle, tout ceci accompagné par la musique du film Le Parrain. L’atmosphère est assez cocasse et
décalée, mais autour de moi personne n’a l’air d’y faire tellement attention. Je retrouve Vincent à la
sortie de l’aéroport, il m’explique en quelques phrases le programme de la soirée et du lendemain.
Nous retrouvons son parrain, qui nous amène de l’aéroport jusqu’à l’appartement où nous logeons à
Bucarest. Durant le trajet, Vincent me montre quelques uns des grands monuments que nous
pouvons croiser, et je me rends compte de la richesse patrimoniale de la capitale roumaine.
L’appartement est confortable, relativement spacieux et bien équipé. Il est assez près du centre de la
ville et proche des transports en commun. Ceci va nous permettre de rejoindre toutes les parties de
Bucarest facilement et rapidement. D’ailleurs, pour bien commencer le périple, nous nous rendons dans le quartier le plus actif de
Bucarest, où se succèdent bars, clubs et restaurants. Nous nous asseyons à la terrasse de l’un d’entre
eux, et commençons à fixer les plans des visites et activités. Nous parlons à quelques personnes,
mais, fatigués par cette journée assez harassante et la chaleur roumaine, nous décidons de rentrer
nous coucher.
Mercredi 24/08
En fin de matinée, nous nous réveillons doucement. Il nous manque quelques denrées, nous sortons
donc tous les deux en chercher à l’épicerie. A peine la porte de l’immeuble passée, nous comprenons
qu’il fera encore plus chaud ce jour que la veille, où les températures étaient pourtant déjà assez
écrasantes.
Après avoir ramené les courses à l’appartement, nous nous mettons en route pour le Cercle Militaire,
où nous allons déjeuner. Cet établissement, situé dans un bâtiment massif et puissant, comme
énormément de monuments dans Bucarest, offre une carte fournie mais bon marché, ce qui nous
permet de goûter à plusieurs spécialités roumaines sans nous ruiner… Et c’est excellent ! Sur la table
passent soupe, salade, snitzel, cascaval pané, gâteaux et boissons, et nous sommes repus bien avant
la fin du repas. Après trois heures passées à table, nous partons voir la tante de Vincent, qui vit juste
à côté. Très gentille et accueillante, elle et sa fille nous proposent à manger. Pour ne pas paraître
offensants, nous mangeons chacun une tomate et un bout de fromage : malgré le refus catégorique
de notre corps, nous ne pouvons pas refuser…
Nous nous rendons ensuite dans un centre commercial. Celui-ci, dans sa disposition et son
organisation sur plusieurs étages, me fait penser à ceux de Berlin. D’ailleurs, la ville même de
Bucarest est assez proche de la partie est de Berlin d’un point de vue architectural : grands bâtiments
majestueux, larges avenues, grands espaces verts, fontaines, etc. La volonté de puissance du
communisme se reflète dans l’architecture, en Allemagne comme en Roumanie – et j’aurai l’occasion
de voir confirmée cette impression durant le reste de mon périple.
Lorsque nous sortons du centre, où nous n’avons finalement fait que des projets d’emplettes, il est
déjà plus de 20h30. Il est temps de rentrer à l’appartement, de se laver et préparer pour ce soir :
nous sortons ! Nous nous rendons dans le même quartier que la veille, mais décidons de choisir un
autre bar/club. Nous tombons sur le Revenge, un établissement un peu underground dans son style
et qui passe de la musique assez géniale : l’ambiance est parfaite, les filles sont belles, les gens
s’amusent. Nous rencontrons alors des Hollandais, venus comme nous en vacances, habitués des
lieux ; ils nous expliquent que Bucarest est une ville où faire la fête fait partie de la vie de tous. Nous
sympathisons avec les Hollandais, puis leurs amis. Nous dansons, buvons quelques verres, discutons
du mieux que nous pouvons à travers la musique et les cris. Vers 2h30, je décide de rentrer à
l’appartement en taxi et Vincent m’accompagne. Demain, une grosse journée nous attend !
Jeudi 25/08
La soirée de la veille a été intense : j’ai donc logiquement un peu de mal à sortir du lit. La soif,
terrible, m’y aide. La phrase du Guide du Routard acheté avant le voyage « Eviter Bucarest l’été, très
étouffante. » prend tout son sens : il fait aujourd’hui encore plus chaud que la veille, et ce n’est pas peu dire : 38°C sur le thermomètre – et il est à l’ombre. Néanmoins, nous arrivons à survivre, grâce à
deux choses.
D’abord, les nombreux magasins proposant des boissons fraîches : ils sont omniprésents et bon
marché – nous leur en rendons souvent honneur ! Ensuite, une caractéristique de Bucarest et qui
paraît-il se retrouve dans de très nombreuses villes d’Europe de l’est : la multiplicité des espaces
verts. En effet, les parcs sont très importants à Bucarest : très beaux et travaillés, grands, voire très
grands pour certains, les Roumains comme les touristes les fréquentent assidûment, en été comme
en hiver – notamment ceux bénéficiant d’un lac, transformé en patinoire durant la saison froide.
Nous devons décaler légèrement notre programme : il fait trop chaud aujourd’hui pour le sight
seeing, nous nous concentrons donc sur les visites de petits monuments et des rues bucarestoises.
C’est l’occasion pour moi de découvrir une « spécialité roumaine » : les églises cachées dans des
cours d’immeuble. Si ce genre de phénomène existe dans d’autres pays, en Roumanie – et surtout à
Bucarest – la spécificité de la chose est que ces bâtiments religieux n’ont pas été construits à
l’intérieur de cours déjà existantes, mais ont été entourées d’immeubles, ceci afin de les cacher, sans
pour autant les détruire. Ceci tient, comme beaucoup de choses dans la capitale roumaine, d’une
volonté politique de Ceausescu : le dictateur communiste voulait réduire la puissance de la religion ;
or, comme on l’a vu avec l’Allemagne nazie ou la Russie soviétique (mais aussi, toute proportion
gardée, dans les régimes démocratiques comme la France ou l’Angleterre) la puissance politique
tient énormément du symbole, en particulier architectural. Associez cela à la folie d’un homme tel
que Ceausescu, et vous comprenez rapidement la logique de cette disposition toute particulière.
Durant toute cette journée, nous sommes accompagnés par Claudiu, un Roumain rencontré durant la
soirée de la veille. En plus de nous faire découvrir certains coins de la ville « pas très touristiques », il
nous offre la vision des jeunes Roumains sur leur pays : c’est un beau pays, mais il n’y a pas grand-
chose à y faire pour vivre convenablement, il vaut mieux partir ; le bon côté pour lui est qu’en
Roumanie la vie est peu chère, et les possibilités pour faire la fête sont partout – ce qui confirme
notre impression.
Une autre chose me frappe, plus encore que durant les autres journées : en Roumanie, la publicité
est partout. La télévision en est infestée, les rues aussi – mais, surtout, les bâtiments. Parfois de style
ancien, voire très ancien, certains immeubles sont devenus des quasi-panneaux publicitaires. Les
grands groupes de boissons, d’électronique, les magasins de prêt-à-porter… tous ont leur(s) grand(s)
panneau(x) partout en ville. On sent très vite que cela n’est pas naturel, que cela n’a pas toujours été
comme cela et chacun peut le confirmer : la Roumanie a très vite fait sa transition économique, le
capitalisme s’y est profondément installé et comme dans tous les phénomènes sociaux rapides, il y a
des débordements, des excès… Cette publicité « sauvage » en est un exemple évident.
Claudiu, en bon guide, prend soin de ses hôtes et nous demande si nous voulons manger. La faim se
fait un peu sentir, nous acceptons donc volontiers. Il nous emmène alors dans un restaurant
typiquement roumain, recommandé par tous les guides de voyage : le Caru’ cu bere. Danseurs au
rez-de-chaussée, musique tzigane au sous-sol, fresques représentant manifestement des scènes de
légendes folkloriques roumaines et bien sûr plats traditionnels roumains, l’endroit est cossu et
classieux, tout en restant simple et accueillant. Suivant les conseils de Claudiu, je commande un plat
à base de porc, de pomenta, de fromage râpé et d’œuf poché. L’assiette qu’on m’apporte n’est pas très grande, mais je comprends dès la première bouchée qu’elle sera amplement suffisante : ce plat,
sans être lourd, est extrêmement nourrissant – j’ai même du mal à le finir.
Pour bien terminer la soirée, nous nous rendons dans un club, pas très loin du Cercle Militaire.
L’ambiance, une fois de plus, est excellente : musique electro/hip-hop, dubstep, progressive… Bien
différent de ce que l’on peut entendre le reste du temps dans Bucarest, ville qui ne semblait
connaître que la house commerciale d’Inna ou Alexandra Stan, lassante à la longue. Je discute avec la
Dj, très sympa et ouverte, quelques clients du bar, les barmen… Ils sont, selon leurs mots, ravis de
nous accueillir à Bucarest, dans leur univers… Et cela se sent dans leur comportement : ils nous
invitent à danser, nous parlent, nous posent des questions, écoutent avec attention et, surtout, un
grand sourire. Nous sympathisons avec un jeune couple : elle s’appelle Cristina, lui Bogdan. Claudiu
et Bogdan parlent tous les deux, pendant que Cristina discute avec les petits Français que nous
sommes : nous apprenons que Cristina a 19 ans, est Moldave et vient d’arriver à Bucarest pour ses
études de droit. On danse beaucoup, discute pas mal, boit un peu... La soirée dure longtemps, mais
sans que l’on s’en aperçoive : nous faisons la fermeture de l’établissement, soit 5h30, heure où nous
quittons Claudiu. Le retour à l’appartement est un peu difficile, mais nous arrivons finalement à bon
port, sains et saufs.
Vendredi 26/08
Quand on se couche à plus de 6h du matin, il n’est pas étonnant de ne se réveiller qu’à 13 ou 14h.
Ces horaires un peu particuliers nous permettent néanmoins de profiter pleinement de nos (trop
rares) heures de bonne forme, puisque la température commence à s’adoucir à cette période de la
journée. Comme prévu par la météo, il ne fait pas trop chaud aujourd’hui, mais il y a assez de soleil
pour prendre des photos : les conditions sont donc parfaites pour (enfin) faire le sight-seeing que
nous avions prévu depuis plusieurs jours. Nous prenons le bus à deux étages (dont le supérieur est
ouvert) Piata Revolutiei, calons l’écouteur du guide électronique sur nos oreilles et nous laissons
guider. Le tour de la ville est relativement court (environ une heure), mais suffisant pour repérer les
grandes avenues, places et bâtiments à voir dans Bucarest : ambassades, tours, musées et bien
entendu le fameux palais de Ceaucescu, aujourd’hui Parlement de Roumanie. Certaines découvertes
sont assez « cocasses », surtout pour nous Français ; ainsi nous apprenons que la Place Charles de
Gaulle fut anciennement la place Staline ! Après la révolution de 1989, la statue du chef soviétique
fut enlevée, mais pas remplacée. Aujourd’hui se trouve donc un grand rond point vide et une statue
de taille raisonnable du général de Gaulle est placée sur un des côtés de la route.
Durant tout le voyage en bus, une chose me frappe, ou plutôt me revient à l’esprit puisque Vincent
m’avait déjà fait cette réflexion : il n’y a pas réellement de « centre-ville » à Bucarest. Tout n’est que
ville, bâtiments massifs et puissants, voies très larges, grands espaces. Ainsi les quartiers sont-ils
assez difficiles à dissocier mentalement, puisque l’architecture de la ville est partout très proche –
heureusement, elle est magnifique. Seul le quartier des ambassades, avec ses demeures
gigantesques et très classieuses, se démarque réellement des autres.
Bien que la chaleur se soit calmée par rapport à la veille, elle arrive à nous fatiguer assez pour que
nous ayons besoin de rentrer nous reposer. Vincent n’est pas très en forme, sûrement à cause de la
nourriture que nous avons mangée durant la journée – je dois avouer que je ne suis pas au summum de la vivacité moi non plus. Nous ne ferons donc pas de vieux os ce soir, d’autant plus que plusieurs
visites sont prévues pour le lendemain.
Samedi 27/08
Nous nous réveillons cette fois en fin de matinée : l’air est chaud, mais pas lourd, ce qui laisse
présager une journée assez agréable. Je pars pour le Palais de Ceausescu, afin de voir à quoi il
ressemble de l’intérieur : est-il aussi majestueux qu’il ne le laisse paraître ? En fait, comme je vais le
découvrir, il l’est peut être encore plus !
Deuxième plus grand bâtiment du monde après le Pentagone, le Palais de Ceausescu reflète la folie
d’un homme complètement mégalomane : plus de 6000 pièces, toutes très richement décorées – et
c’est un euphémisme. Entièrement roumain, des matériaux à sa conception en passant par sa
fabrication, il a été pensé comme une arme de propagande nationaliste par Ceausescu. Les pièces
sont gigantesques, chargées d’œuvres d’art toutes plus magnifiques les unes que les autres, chargées
de symboles reflétant la grandeur et la richesse de la Roumanie. La guide, Ana Maria, nous fait passer
par les escaliers tout en marbre, sous des lustres de cristal gigantesques. Cette démesure, ce luxe
flamboyant, cette richesse sont assez inédits et surprenants dans un pays souvent pointé du doigt
comme étant celui qui tire l’Union Européenne vers le bas. Le coût total de construction du Palais est
de 4 milliards d’euros pour l’estimation la plus basse (qui est aussi l’officielle), les charges d’entretien
et alimentation de tout l’édifice reviennent chaque année à plus de 4 millions d’euros. Toutes ces
dépenses n’ont en fait – ironie du sort – jamais profité à Ceausescu, qui n’a jamais vu son Palais
terminé : à la Révolution, en 1989, seuls 60% de la construction étaient terminés. Et même
aujourd’hui, 4% restent à finir. 4%, c’est aussi la proportion du Palais que nous avons pu découvrir
lors de notre visite, qui a duré pourtant plus d’une heure, à un rythme rapide, ce qui laisse imaginer
la grandeur du monument. Ce dernier accueille aujourd’hui, entre autres, les deux chambres du
Parlement et le Tribunal constitutionnel : malgré le changement de régime, le Palais reste donc un
grand symbole du pouvoir politique en Roumanie – ce qui peut paraître surprenant, voire choquant,
mais s’explique économiquement : en effet, selon les estimations des spécialistes, détruire le palais
aurait coûté plus cher que de le terminer… Autant l’utiliser ! Cela n’a d’ailleurs pas été chose facile à
mettre en place, comme le révèle l’anecdote suivante : juste après la révolution de 1989, le nouveau
gouvernement ne savait pas bien quoi faire du Palais, et il a alors été question de le vendre à des
investisseurs privés ; le magnat de l’immobilier américain Donald Trump s’est alors proposé pour
l’acquérir, avec pour projet de transformer l’ancien symbole du communisme totalitaire en… casino.
Ironie de l’histoire ou plaisanterie un peu cynique, chacun sera juge, mais cette histoire reflète à elle
seule toute l’ambiguïté et les paradoxes sur lesquels repose la société roumaine, tiraillée entre deux
extrêmes.
Après la visite du Palais, j’enchaîne avec celle du musée des costumes traditionnels roumains. Malgré
une ambiance assez poussiéreuse, je peux découvre les codes vestimentaires de la Roumanie selon
les différentes régions, époques et, plus surprenant, situations sociales : la personne est-elle jeune
ou âgée ? Mariée ? Si oui, nouvellement ou depuis longtemps ? Cela m’offre un aperçu des costumes
que je verrai le lendemain, lors de la première soirée du Tomis Forum du Parlement Européen des
Jeunes. Je passe ensuite par le centre commercial Unirea : très grand, sur plusieurs étages, on y trouve des
vêtements de toutes sortes et marques. J’y achète quelques affaires dont la nécessité se fait sentir,
mange un peu (la chaleur donne très soif, mais n’aide pas vraiment l’appétit), puis retourne vers le
cercle militaire, mon repère pour revenir à l’appartement. Je passe devant le musée national
d’histoire et souhaite le visiter, mais il est fermé pour la journée. On m’informe qu’il m’est possible
de le visiter entre 19h et minuit, ce que j’aurais fait avec plaisir, mais j’ai d’autres priorités : je dois
préparer mes affaires pour me rendre, en compagnie de Vincent bien entendu, à Eforie Nord, petite
station balnéaire de la Mer Noire. Je rentre donc à l’appartement, parle du musée à Vincent, qui me
répond que nous essaierons de nous y rendre pendant nos deux jours à Bucarest, à la fin de notre
voyage, puis prépare mes valises. Un peu de ménage dans l’appartement, une lessive, nous dînons
puis nous rendons dans le quartier des bars à narguilés. Nous rentrons finalement aux alentours de
23h30, afin de dormir assez pour être en forme et ainsi bien commencer le forum.

Dimanche 28/08
Aujourd’hui, nous partons de Bucarest en train, jusqu’à Eforie Nord. Nous arrivons à la gare en taxi,
armés de nos deux valises bien chargées, prenons les billets et montons dans le train. Il est vieux,
mais propre et plutôt spacieux – il s’avéra que nous nous étions installés en première classe, mais la
seconde est très bien aussi. Ce confort est nécessaire : nous allons passer trois heures dans ce train,
qui traverse les campagnes roumaines à une allure très (très) modérée, de probablement moins de
100 km/h !
Pour me consoler, je me dis que cette vitesse de croisière me permet au moins d’observer les
contrées que nous traversons : entre campagnes rurales et industrielles, zones ayant l’air
abandonnées et quasi-bidonvilles, je vois l’autre face de la Roumanie, celle que j’ai pu voir
auparavant à la télévision. Dans certains coins, les paysans utilisent encore des charrettes tirées par
des chevaux pour transporter leurs marchandises et portent les costumes traditionnels datant du
début du XXème siècle. Ambiance spéciale, donc, mais il faut avouer que ce genre de paysage est
assez fascinant pour moi, tant il est décalé par rapport à mon environnement d’origine, à mon pays,
à ma situation, que je sais tous assez privilégiés.
Lorsque nous arrivons à Eforie Nord, j’ai l’occasion de voir le même phénomène que lors de la pause
à Constanta, à quelques kilomètres en amont : des gens viennent directement à la sortie des trains
pour proposer des logements, des vêtements, de la nourriture, etc. aux voyageurs. Il suffit d’un petit
« Nu, multumesc » (Non, merci beaucoup) pour qu’ils vous laissent tranquille, mais ils sont
extrêmement nombreux, cela prend donc un certain temps. Finalement, nous retrouvons les gens du
PEJ Roumanie, que nous avions pu « voir » via Facebook. Très accueillants, ils nous amènent à l’hôtel
Ten Union***, situé à 500m de la mer Noire. C’est ici que nous allons passer le forum et l’endroit est
plutôt agréable, en tout cas il est propre, ce qui n’est pas toujours le cas en Roumanie, comme nous
avons pu le constater.
Nous nous enregistrons auprès de la réception, et montons dans nos chambres. Je partage la mienne
avec Can (prononcer John), un Turc lui aussi venu à Eforie Nord en tant que journaliste ; Vincent a lui
deux colocataires roumains, venus en tant que délégués. Pour lutter contre la chaleur, nous détendre
après le voyage et profiter du temps libre qu’il nous reste, nous décidons de piquer une tête dans la grande piscine de l’hôtel. Après quelques longueurs, nous bronzons un peu (du moins nous essayons)
accompagnés de Can qui nous parle de son périple jusqu’à Bucarest, plein de difficultés
administratives du fait de sa nationalité turque.
Après un repas léger au restaurant de l’hôtel, nous discutons avec quelques délégués venus de toute
la Roumanie et pour certains de l’étranger. Sont ainsi présents des Grecs, des Turcs, des Italiens, un
Tchèque, un Allemand et, bien entendu, des Français (Vincent et moi). Lorsqu’ils entendent que nous
venons de France, tous les participants à la session ont tous la même réaction : essayer de parler
Français et/ou s’excuser de ne pas bien le parler. Ce comportement se répètera tout au long du
séjour et nous permettra de connaître très vite beaucoup de gens : que du positif pour le moment,
donc.
Aux alentours de 17h, quasiment tous les participants à la session sont arrivés à l’hôtel et sont donc
appelés pour la cérémonie d’ouverture de l’évènement : présentation des organisateurs, appel des
équipes, rappel des règles régissant le forum… Puis, enfin, le forum commence. Tous les délégués,
chairs et journalistes sont réunis dans leur commission respective pour quelques heures de
Teambuilding. C’est l’occasion pour tout le monde de découvrir les gens qui vont faire partie, durant
les 5 prochains jours, de leur équipe.
Ma commission est nommée AFET II, ou Commission sur les Affaires Etrangères II. Elle est très
largement féminine, puisqu’avec Constantinos (dit Costas), un délégué grec, nous sommes les deux
seuls garçons de la bande de 15 personnes. Nous commençons par des jeux orientés vers la
connaissance des prénoms de chacun, puis continuons avec quelques jeux un peu plus « physiques »
qui nous permettent de nous dépenser quelque peu. Ensuite, nous sommes séparés en trois équipes,
avec chacun deux défis : réaliser une photo de groupe répondant à une certaine consigne (celle de
mon équipe étant « Faire une photo avec quelqu’un de connu ») et construire quelques chose
d’original en utilisant impérativement une feuille de papier, si l’on veut en l’associant à des éléments
extérieurs ; tout ceci en moins de 20 minutes. Mon équipe se révèle assez créative : nous terminons
avec un bonhomme composé pour le corps d’un palmier à l’entrée de l’hôtel, pour yeux de deux
oranges offertes par les serveurs du restaurant et pour bouche la fameuse feuille de papier. Nous
trouvons une parade à la difficulté de trouver quelqu’un de connu en prenant une photo au côté du
Mickey Mouse du manège en face de l’hôtel. Ces deux créations nous valent le titre d’équipe la plus
originale, décerné par l’ensemble de la commission ! Pour finir, l’équipe se regroupe pour discuter du
déroulement des prochains jours de la session. Une fois terminée cette petite réunion, les délégués
partent dans leurs chambres afin de se préparer pour le Village Interculturel.
C’est pour moi l’occasion de découvrir l’équipe de journalistes au complet : nos deux rédacteurs
Dragos et Ruxandra, Can mon colocataire et sa compatriote Olcay, ainsi que quatre autres Roumains,
à savoir Andra, Andreï, Alina et Emma. Chacun a sa spécialité : musique, mode, psychologie, fête,
travail en commission, vidéo, photographie… Nous sommes complémentaires et nous entendons
bien directement ; cela laisse présager du bon travail ! Dragos et Ruxandra nous expliquent quels
sont précisément nos objectifs et la manière par laquelle ils entendent les remplir : il s’agira de
réaliser un numéro du magazine EYP-Tabu (magazine officiel du PEJ en Roumanie, habituellement en
Roumain mais en Anglais pour l’occasion) et un film de qualité sur le TOMIS Forum. Nous avons à
notre disposition du très bon matériel photo/vidéo et la confiance de nos éditeurs… Tout pour
réussir, donc ! En guise de dîner, nous avons droit à un véritable buffet de rois, qui en plus de cela nous permet de
découvrir les spécialités culinaires des différentes régions roumaines, mais aussi de certains pays
représentés dans ce forum (en l’occurrence la Grèce, la Turquie, la République Tchèque et
l’Allemagne). Nous mangeons bien, très bien même : fromages, viandes, gâteaux, plats typiques,
desserts… Il y en a pour tous les goûts et, en bons Français, nous nous régalons de ces plats préparés
avec soin par les délégués, qui ont très bien travaillé. Pour aller plus loin dans la présentation des
traditions régionales, les Roumains ont revêtu des costumes traditionnels, identiques à ceux que
j’avais pu voir lors de ma visite de la veille au musée des habits traditionnels roumains. Le repas est
suivi d’une présentation de chaque région et de son folklore ; c’est l’occasion de danser et de chanter
tous ensemble, ce qui ravit tout le monde ! Le Village se termine finalement aux alentours de 22h30 :
chacun affiche un grand sourire, ravi d’avoir pu se dépenser dans la bonne humeur et le partage.
Il n’y a pas de sortie organisée ce soir, chacun a donc quartier libre après le Village. Can et moi en
profitons pour faire un tour de l’hôtel et ses environs : piscine, plage, échoppes, bars, hôtels,
touristes… Eforie Nord est la station balnéaire par excellence ! Nous rencontrons des déléguées, qui
nous accompagneront le reste de la soirée, passée sur la plage à discuter, refaire le monde et
continuer le Teambuilding. Mais à un moment, il commence à se faire tard et demain la journée
démarre tôt. Si nous ne voulons pas rater le petit-déjeuner, il nous faut aller nous coucher, ce que
nous faisons aux alentours de 3h du matin tout de même !
Lundi 29/08
Finalement, se coucher « tôt » n’était pas forcément nécessaire, puisque ne nous a pas empêché Can
et moi de rater le petit-déjeuner et d’être un peu en retard sur le programme… Nous nous
dépêchons donc d’aller sur la plage retrouver les commissions en plein Teambuilding. L’objectif pour
moi, ce matin, est triple : il me faut apprendre à bien connaître mes délégués, analyser le mieux
possible le processus de Teambuilding (sujet d’un de mes articles) et enfin prendre des photos et des
vidéos de ma commission. Dans cette dernière mission, je travaille avec Can, très bon photographe
et caméraman.
Ana Maria Raducanu, la Chair de la commission que j’ai charge de « couvrir » (AFET II) mais aussi
présidente du TOMIS Forum, se révèle une très bonne meneuse d’équipe : elle mêle jeux physiques,
jeux d’eau et jeux plus introspectifs – ce dernier point m’intéresse particulièrement. Cela permet à
tous les délégués de connaître les autres (quelles sont les peurs, les espoirs, les plaisirs, les passions
de chacun ?) ainsi qu’eux-mêmes, ce qui se révèlera très constructif pour la suite. En effet, grâce à
leurs discussions et témoignages, les délégués s’expriment et s’écoutent avec confiance, apprennent
à se respecter et à se comprendre : ceci permettra de mieux anticiper les problèmes lors du travail en
commission, tout proche, et ainsi de mieux les surmonter !
Au retour de la plage, vers 11h, les délégués mon devoir se montrer créatifs ! En effet, ils vont devoir
mettre en place un sketch pour présenter leur commission – la difficulté étant qu’ils doivent glisser
dans leur sketch un certain nombre de mots imposés, bien entendu pas évidents à utiliser. Se
succèdent donc dans une dizaine de sketchs plus ou moins compréhensibles mais toujours assez
drôles des délégués bien souvent hilares, notamment dès qu’il est temps de dire les mots interdits
comme « Pineapple » (ananas). Pendant que les délégués s’amusent, les journalistes travaillent : nous prenons plein de photos, de
vidéos en vue d’illustrer nos articles et constituer notre film de session. Les appareils de Can
combinés à son réel talent font des merveilles et nous finissons le Teambuilding avec à notre
disposition de très belles images.
Rires, écoute, camaraderie voire amitiés naissantes, cette matinée a fortement lié les délégués entre
eux… et cela se voit ! Alors que la veille chacun rejoignait ses amis ou du moins les gens de sa propre
ville, ce midi les délégués ont tendance à préférer leurs tout nouveaux camarades et amis, ce que je
vois comme très positif pour la suite du forum (et qui se révèlera l’être effectivement).
Après le repas, l’équipe de rédaction se regroupe pour un point sur nos avancées respectives et le
partage des tâches. Je dois écrire l’article sur le Teambuilding (déroulement et importance de cette
étape dans la réussite d’une session PEJ) dans l’après-midi, ce qui ne devrait pas être trop difficile
après ce que j’ai pu observer le matin-même.
Je pars m’isoler dans ma chambre, au calme, afin de rédiger l’article. Je laisse ma commission
commencer son travail, je la rejoindrai quelques heures plus tard – ils devraient avoir déjà bien
avancé, je leur fais confiance pour ça. Je profite de ces quelques instants de répit pour faire le point
sur la première partie de mon voyage et les observations que j’ai pu avoir lors des six derniers jours.
J’ai de la chance : je suis inspiré, l’article sur le Teambuilding s’écrit tout seul ! Je rédige quelques
paragraphes du carnet que vous lisez en ce moment même puis vais voir descend dans le hall de
l’immeuble pour rejoindre ma commission.
Les délégués d’AFET II sont sérieux et travailleurs malgré la fatigue qui se lit sur leur visage. Je
constate un bon dialogue et, surtout, un gros effort de compréhension et d’écoute des avis de
chacun, primordial pour réussir à mettre sur pied une résolution sur un sujet aussi difficile que le
leur. La problématique à laquelle la commission doit répondre n’est en effet pas des plus simples : il
s’agit tout bonnement d’imaginer des solutions à la crise politique et sociétale en Bosnie-
Herzégovine, afin de remplacer les accords de Dayton ! Les propositions sont concrètes et
pragmatiques, ce que j’apprécie énormément. On sent un bon travail de recherche en amont de la
part des délégués, qui leur permet d’avancer efficacement, en évitant nombre de préjugés et d’avis
farfelus voire tout bonnement hors-contexte. Après quatre heures de travail en commission, AFET II a
bien avancé : les délégués ont ciblé les différentes problématiques auxquelles il convient d’apporter
des réponses dans la résolution et d’ores et déjà commencé à trouver certaines de ces réponses. La
résolution devrait être prête à temps !
A 19h, Ana Maria met fin à la séance de travail et chacun va se préparer pour le dîner et, surtout, la
White Party qui s’annonce ! Les délégués mangent très rapidement pour avoir le temps de se faire le
plus beau possible pour la soirée. Chacun revêt ses plus beaux vêtements, les filles se coiffent et se
maquillent, les garçons aussi prennent soin de leur apparence. Au point et à l’heure de rendez-vous,
c’est un spectacle inédit qui s’offre aux clients du restaurant de l’hôtel : un peu plus de 150 jeunes
immaculés de blanc parlant Anglais, Grec, Italien, Roumain, Français… Les passants observent la
scène, manifestement amusés, certaines voitures klaxonnent. Les délégués sont motivés, ils ont
besoin de décompresser après cette journée intensive de réflexion et de débats acharnés !
Nous arrivons au Carioca Club, où va se dérouler la White Party ; il n’a pas été privatisé mais c’est
tout comme : les PEJistes ont presque le monopole de la piste ! Le DJ joue des musiques électro, parfois un peu rock, quelques slows puis à nouveau de la house/électro, histoire de finir la soirée en
beauté… Tout le monde danse – l’équipe de journalistes est là pour y veiller – et s’amuse, des amitiés
se créent entre les délégués de différentes commissions : le Teambuilding ne s’arrête pas au Ten
Union Hotel ! Nous prenons beaucoup de photos et vidéos qui nous permettront, en dehors du fait
de bien rire en les revoyant, d’illustrer aussi bien le film que le magazine où les différents
évènements prévus, comme par exemple les Tomis Awards (remise de prix plus ou moins fantasques)
qui doivent se dérouler en fin de session. Très satisfaits de cette première soirée organisée, à 2h il est
néanmoins temps de rentrer au bercail, ce que nous faisons tous ensemble. Arrivés à l’hôtel, nous
discutons de la soirée qui vient de se terminer et du programme des prochains jours. Bien que tous
très fatigués, les membres de mon équipe sont réunis par Dragos pour un petit « journo-meeting »
afin de faire le point sur nos avancées respectives, poser des « time-lines » à chacun et réunir
différentes idées d’articles, de prix pour les Awards ou pour la mise en page du magazine. Nous
sommes un peu endormis et Dragos s’en rend bien compte : nous finissons vite mais bien (du moins
nous en avons l’impression) et sommes libérés.
C’est ainsi que nous rejoignons nos chambres, heureux de cette journée bien chargée mais très
divertissante, instructive et productive. Je discute quelques minutes avec Can afin que nous
échangions nos impressions sur ce début de session. Mais il est plus de 3h et mes paupières sont
lourdes, très lourdes – Madame Irma n’a qu’à bien se tenir ! Je souhaite une bonne nuit à mon
coéquipier turc, m’écroule et m’endors plus vite qu’il n’en faut pour le dire.
Mardi 30/08
Je ne suis décidément pas du matin, et Can ne m’aide pas beaucoup : comme les deux derniers jours,
nous ratons le petit-déjeuner. Mais j’arrive personnellement à négocier quelques petites denrées
avec le personnel, histoire de pouvoir tenir jusqu’au déjeuner.
Je rejoins ma commission en plein travail, mais pour quelques dizaines de minutes seulement : nous
avons un journo-meeting à 10h30 afin de s’organiser pour la captation des interviews destinées à
nourrir les articles communs. Il me faut interviewer Vincent afin qu’il me donne ses impressions sur
le système scolaire français, ses bons et mauvais points – mais, soyons honnêtes, même si j’essaye
aussi, il nous est difficile de trouver beaucoup de bons points… Puis, je continue à observer les
commissions au travail, à prendre des photos et des vidéos et à discuter avec les autres journalistes,
notamment Dragos, Ruxandra et Can, afin d’organiser plus précisément la structure du film et établir
définitivement la forme de la page de garde du magazine que nous allons produire. Je mets les
dernières touches à l’article sur le Teambuilding quand il est l’heure de manger.
Nous déjeunons entre journos – toujours en observant les délégués, cela va de soi – et Ruxandra
vient me faire part d’une requête d’Ana Maria : je ne suis pas selon elle assez présent lors du travail
en commission et les délégués sont un peu dérangés mon absence ; je dois être plus à leurs côtés. Je
n’ai effectivement pas été présent très longtemps à leurs côtés depuis le début du travail de groupe
car étais pris par mon travail de rédaction et de production du film – mais la requête est légitime, je
tâcherai de corriger la situation dès après le repas. Tous les participants finissent ce dernier en
vitesse, pour certains encore plus vite que les autres, quelques chairs ayant tendance à être
légèrement « zélés » question ponctualité… Dragos nous rappelle pour la n-ième fois quels sont nos
objectifs, nos deadlines et nos priorités, puis, enfin, c’est parti !

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