Plate forme ADS_ femmes_02_10

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1 Plate forme d'orientation stratégique de l'Agence de Développement Social en faveur des femmes Février 2010 Pôle Genre
  • axes d'intervention intéressants
  • accompagnement des collectivités territoriales dans le processus d'élaboration de plans communaux de développement
  • proposition plaidant en faveur de l'amélioration du statut social
  • publications du ministère du développement social de la famille et de la solidarité ¶
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Publié le : lundi 26 mars 2012
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Plate forme d’orientation stratégique


de l’Agence de Développement Social


en faveur des femmes




Février 2010














Pôle Genre


1


Introduction


Les femmes contribuent au développement de notre pays autant que les hommes mais cette
contribution est sous valorisée eu égard aux différentes formes de discriminations dont elles
sont victimes et qui constituent aujourd’hui une entrave majeure au développement humain
dans notre pays.

La participation des femmes à la vie sociale, économique, politique et culturelle s’opère dans
des conditions inégales par rapport aux hommes. C’est ainsi que les indicateurs relatifs au
niveau de participation dans l’économie, la formation, la santé, la gouvernance mettent en
exergue ces inégalités qui pèsent lourd sur les capacités de développement humain dans
notre pays.

La création de l’Agence de Développement Social a été un tournant dans la prise en charge
de la problématique de la lutte contre la pauvreté au Maroc. Les approches adoptées par
l’Agence ainsi que les valeurs qui fondent sa méthodologie d’intervention ont dirigé ses
orientations stratégiques surtout en termes de ciblage des groupes éligibles à toutes les
formes d’appui qu’elle peut apporter pour initier des dynamiques de développement social.
Aussi est-il important à titre de rappel que les femmes en situation de pauvreté et d’exclusion
sociale ont toujours été au centre des préoccupations de l’Agence et constitue en
permanence l’un des groupes les plus présents dans ses différentes interventions et actions.

La nouvelle stratégie de l’Agence qui repose sur le développement territorial constitue
aujourd’hui une autre opportunité qui renforce l’engagement de l’Agence dans la même
voie, ce qui a conduit à l’élaboration de ce projet de stratégie, avec la détermination d'y
associer tous les partenaires qui désirent s’inscrire dans cette perspective.



Etat des lieux de la situation des femmes au Maroc


Selon le recensement général de la population et de l'habitat (RGPH) 2004, le Maroc compte
aujourd'hui 15.045.865 femmes avec un taux de féminité de l'ordre de 50,3%.

En matière de politiques stratégiques de lutte contre la pauvreté féminine, il est évident que
le déficit scolaire de la petite fille d’hier qui est aujourd’hui femme est un élément
déterminant. L'amélioration de son accès à l'école, à l'instruction et à l'éducation est,
aujourd'hui, sans aucun doute, la clé de la réduction de la pauvreté féminine et de
l'amélioration des conditions de vie et du statut des femmes de demain. Malgré les efforts
déployés par les pouvoirs publics en matière d’éducation et d'alphabétisation, les femmes
accusent toujours des taux peu satisfaisants par rapport aux hommes et beaucoup plus en
milieu rural (56% pour les hommes contre 28% pour les femmes en 2007) qu'en milieu
1urbain (81% contre 61% respectivement) .

En matière d’assistance médicale aux femmes au moment de l'accouchement, seuls 62, 3%
2d’entre elles sont assistées à l’accouchement par un personnel médical ou paramédical .


1 Source : HCP, Enquête Nationale sur l’Emploi (ENE) 2007
2
Source : Ministère de la Santé, ENPSII, 1995 ; Enquête PAPCHILD, 1997 ; ESPF, 2003-2004
2 En ce qui concerne la formation professionnelle, le taux de féminisation au niveau national
est de 34,4% (2006/2007). Les filles comme les garçons intègrent de plus en plus tous les
niveaux de la formation professionnelle si ce n’est le niveau de qualification qui a enregistré
3en 2007 un taux de féminisation ne dépassant guère le seuil de 23,7% .

Quant à l’activité économique, le taux de féminisation de la population inactive est de 76,2
en 2007 ; l'analyse montre que l'implication des femmes dans l'activité économique reste
encore limitée : en 2007, le taux d'activité des femmes au niveau national est de 27,2%.
Par ailleurs, les statistiques montrent que les femmes sont plus touchées que les hommes
par le chômage en milieu urbain : ce taux est de 20,8% pour les femmes contre 13,9% pour
les hommes en 2007. Dans le même sens, la femme urbaine subit plus intensément le
chômage en comparaison avec la femme rurale pour qui le taux de chômage est de 1,7% en
42007 .

En outre, la part des femmes dans le salariat ne dépasse pas 27,4%. L'accès au salariat
stabilisé et protégé est plus difficile pour les femmes que pour les hommes. De même,
l'emploi indépendant des femmes ne doit pas faire illusion puisqu'il est plus le signe de la
montée des activités informelles où il s'agit plus de formes d'auto-emploi liées à un impératif
de subsistance. Cet écart s'explique, non seulement par le poids des normes culturelles, par
l'absence de formation et d'éducation, mais essentiellement par le fait que les femmes
n'accèdent pas facilement, au même titre que les hommes, au crédit, à la terre, aux biens…
En milieu rural, seules 7,9% de femmes sont des exploitantes agricoles et en milieu urbain,
0,6% sont chefs d'entreprises. De ce fait, les femmes se retrouvent plus dans les petites
5activités informelles qui ne nécessitent pas un grand capital .

Selon les résultats de l'Enquête Nationale sur l’Emploi (2007), la part des ménages dirigés
par une femme, au niveau national, est passé de 17,5% en 1999 à 18,7% en 2007. Le même
constat est enregistré en milieu urbain et rural où cette part est passée de 20% à 20,4% et
6de 13,7% à 16% respectivement durant la même période . La proportion des femmes
7inactives chefs de famille au niveau national est passée de 69,2% en 1999 à 70,8 en 2007 .

Le degré d’implication des femmes dans le processus de gouvernance peut aussi renseigner
sur les raisons de non participation des femmes à des activités communautaires,
associatives ou politiques. L'Enquête Nationale sur le Budget Temps des Femmes (ENBTF
1997-1998) montre que 61% des femmes en milieu urbain et 94,1% en milieu rural ne sont
pas informées de ce type d’activités, ignorent leur portée stratégique ou les considèrent
simplement comme une perte de temps.

Le phénomène de violences faites aux femmes nécessite aussi un arrêt pour l’analyse des
répercussions sociales, économiques et culturelles de cette problématique. Elle résulte
souvent d’un déséquilibre qui caractérise les rapports de pouvoir entre les hommes et les
femmes dans notre société. Aussi ce phénomène est-il accentué par les inégalités d'accès
aux différentes ressources et par la légitimité donnée aux inégalités structurelles et
naturalisées.

Le cas de notre pays est à considérer ; ainsi et bien que les chiffres officiels ne soient pas
cernés dans leur globalité, les données statistiques publiées par le centre d’écoute national
8au profit des femmes et jeunes filles victimes de violence (octobre 2007-Octobre 2008)
dévoilent que :

3
Source : Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle
4 Source : HCP, Enquête Nationale sur l’Emploi (ENE) 2007
5
Source : HCP, Enquête Nationale sur l’Emploi (ENE) 2007
6 Source : HCP, Enquête Nationale sur l’Emploi (ENE) 2007
7
Source : HCP, Enquête Nationale sur l’Emploi (ENE) 2007
8
Source : statistiques sur la violence fondée sur le genre, 2008, publications du Ministère du Développement Social de la Famille et de la
Solidarité
3
Les violences conjugales viennent en tête des violences faites aux femmes,
Les ¨femmes au foyer¨ constituent la proportion la plus importante des victimes,
suivies de la catégorie des chômeurs. Les femmes mariés victimes de violence se
plaignent de l’¨abstention d’entretien de la famille¨ par le mari avec une proportion de
84,5%,
La catégorie des jeunes femmes est la plus touchée par la violence,
La femme subit la violence quelque soit son niveau scolaire et que cette violence
augmente quant le niveau scolaire diminue,
La violence psychologique occupe le premier rang (insultes, humiliations...etc.). Les
violences physiques occupent le deuxième rang.

Nous citons ces statistiques à titre indicatif et non exhaustif dans l’attente des résultats de
l’enquête nationale sur les violences faites aux femmes qui est en cours de réalisation par le
Haut Commissariat au Plan.




































4
Orientation stratégique de l’Agence de Développement
Social en faveur des femmes





Préambule


Au vu de ces données, nous considérons que le phénomène d’exclusion des femmes dans
notre pays est dû aux faits structurels et que les femmes vivant dans les territoires ciblés par
l’action de l’Agence sont affectées par les répercussions de cette exclusion sociale qui
renvoient à divers aspects relatifs au développement humain :

Elles sont affectées par des taux d’analphabétisme importants, ce qui constitue un
sérieux handicap pour leur potentiel qui est peu investi dans le développement
humain de ces territoires ;
Elles sont surreprésentées dans l’inactivité économique et souffrent de difficultés
d’accès à l’emploi ;
Elles sont moins intégrées dans les secteurs de l'économie locale ;
Elles ne sont pas qualifiées ;
Elles sont exposées à des phénomènes sociaux émergents qui accentuent leur
vulnérabilité et les facteurs de discrimination dont elles sont victimes (violences,
responsabilité nouvelles en tant que chefs de familles..etc.) ;
Leur bien être social est à conquérir en termes de capacité d’expression,
d’associations et de participation.

Ainsi l’exclusion sociale des femmes dans les territoires d’intervention de l’Agence revêt un
caractère multidimensionnel et met en jeu une variété d'acteurs au niveau national, régional
et local.

Pour promouvoir le développement du potentiel des femmes dans le cadre de ses actions,
l’Agence propose de développer des approches communes, des interventions tests et la
mise en œuvre ou l’accompagnement d’initiatives innovantes promouvant la pleine
participation des femmes à la vie économique, sociale et politique. L'objectif final est d'offrir
aux femmes un appui technique et un accompagnement de qualité qui garantissent l'égalité
d'accès aux ressources locales et régionales.

Dans sa conception, cette stratégie propose des objectifs pour les femmes. Par la formation,
l’accompagnement, la mise à disposition de nouveaux outils et la réalisation d’actions
spécifiques et pilotes, les femmes des territoires ciblés auront la possibilité de s’inscrire dans
le développement de leur territoire en tant qu’acteur à part entière.

Les problématiques spécifiques aux femmes, auxquelles l’Agence va proposer des
alternatives dans ce projet de stratégie, seront développées autour de la question centrale
suivante : Quelles sont les conditions requises pour que la nouvelle stratégie de
l’Agence et l’action y afférente soient un levier pour la réduction des inégalités de
genre dans les territoires ciblés ?




5

Chapitre I : Actions intégratives de l’égalité de genre

Le ciblage de la problématique des inégalités de genre revêt une importance capitale pour
l’Agence qui la considère comme étant un facteur déterminant dans la création de la
croissance et du bien être social.

La nouvelle stratégie de l’Agence, axée sur l’animation de territoire en tant que méthodologie
d’action et sur des axes d’intervention intéressants les domaines du renforcement des
capacités des acteurs, des activités génératrices de revenus et d’emploi et d’appui au
développement social et humain constitue un champ opportun et diversifié pour cibler les
femmes en tant que groupe bénéficiaire et partenaire en vue de réduire les inégalités qui
sévissent dans ses domaines.


1. Renforcement des capacités des acteurs

Deux programmes à portée stratégique sont identifiés par l’Agence pour mettre en œuvre sa
vision de renforcement des capacités des acteurs de développement. Il s’agit du :

1.1 Programme d’Appui à la Planification Communale (PAPCO) qui vise
l’accompagnement des collectivités territoriales dans le processus d’élaboration de plans
communaux de développement et de leur mise en œuvre. Dans ce domaine d’action,
l’Agence propose une approche qui vise le changement social et la démocratie participative,
une approche qui croise la dimension territoriale du développement et la prise en compte de
l’égalité de genre.

Ainsi, il est à préciser ici qu’il y lieu d’œuvrer dans le cadre des objectifs suivants :

1. Appuyer les collectivités territoriales accompagnées dans l’instauration d’un
«examen systématique de compatibilité avec les besoins des femmes» lors de
l'analyse de tout nouveau projet à planifier dans les PCD ;
2. Appuyer les collectivités territoriales accompagnées dans la mise en place et le
renforcement des compétences des commissions ¨égalité et Egalité des chances¨
instituée par la charte communale de 2009 ;
3. Prévoir systématiquement dans tous les programmes de renforcement des capacités
des élus-es des modules de formation action sur l’intégration de la dimension genre
dans la planification et la budgétisation communale ;
4. Appuyer la création de groupes d’experts (es) dans le domaine de ¨Femmes et
développement territorial¨ dont la mission est de permettre aux collectivités
territoriales accompagnées de mieux intégrer les besoins des femmes dans les PCD ;
ce groupe d’experts (es) sera le résultat de l’action de l’Agence dans le cadre du
PAPCO et aussi de TAKWIA dont les actions en faveur des femmes seront
développées ci-après ;
5. Appuyer les projets portés par les collectivités territoriales accompagnées, émanant
des diagnostics participatifs territoriaux en les conditionnant par le respect des
critères de genre institués par l’Agence ;
6. Proposer des mesures incitatives des communes accompagnées pour la prise en
charge des problématiques et besoins spécifiques des femmes ;
7. Accompagner toutes les actions portant sur la promotion de la participation des
femmes dans les sphères publiques des territoires ciblés.

Dans le cadre du renforcement des capacités des élus-es, l’Agence prévoit des actions
spécifiques en faveur des femmes élues. Le développement de ce type d’action est abordé
dans le chapitre ci-dessous, relatif aux ¨Actions ciblées de l’égalité de genre¨.
6
1.2 Le programme Takwia pour la qualification des associations : Ce programme
vise le renforcement et qualification des associations. Il peut constituer une plate forme de
travail ciblant particulièrement les ONG des droits humains, les organisations de défense
des droits des femmes et celles qui œuvrent dans les domaines spécifiques aux femmes.
Ces associations peuvent bénéficier d’un appui particulier de l’Agence via des actions de
formation et d’échange leur permettant de :

1. Se positionner dans le paysage institutionnel de leur territoire d’action
en tant que force de proposition plaidant en faveur de l’amélioration du
statut social et économique des femmes ;

2. Participer à la dynamique de la gouvernance locale en vue d’améliorer
la participation des femmes à la vie public, et ce à travers
l’identification et l’élévation des capacités et compétences des femmes
leaders pouvant s’investir dans le débat et l’action autour des
questions et préoccupation locales en termes de bonne gouvernance
et participation citoyenne.


L’action de l’agence à l’égard de ce groupe d’acteurs particulier peut se centrer sur les
objectifs ci-après :

1. renforcer les capacités de ces organisations en matière de droits humains des
femmes et de plaidoyer en faveur de la promotion de leur statut dans les territoires
concernés;

2. intégrer d’une façon systématique, dans tous les programmes TAKWIA pour la
qualification des associations, les modules suivants :

les formations sur l’approche genre axée sur les droits humains et les
engagements internationaux du Maroc en matière des droits des femmes;
les réformes politiques, économiques et sociales au Maroc (y compris les
réformes relatives au statut des femmes) au niveau macro et les liens
avec les niveaux régional et local.

La vision de l’Agence en termes de renforcement et de qualification des coopératives est en
cours d’élaboration. Le Pôle Genre travaillera en étroite collaboration avec le DAGRE et le
DRCA pour l’élaboration de cette vision en vu d’y inclure les dimensions relatives à la
qualification des coopératives de femmes.


2. Activités Génératrices de Revenus et d’Emploi

Cet axe a toujours été érigé en tant que constante dans la mission de l’Agence depuis le
démarrage de son action étant donné qu’il est lié directement au déficit socioéconomique et
aux conditions de pauvreté qui sévissent dans notre pays.

Le postulat de départ considéré par l’Agence repose sur l’idée que l’autonomisation
économique des groupes et catégories sociales ciblés occupe une place centrale dans sa
mission. Et si l’on approche la valeur du ¨travail rémunéré¨ dans le sens où elle constitue un
élément fondamental de reconnaissance sociale, il s’avère nécessaire, pour l’Agence, de
contribuer à la satisfaction des attentes des personnes en situation d’exclusion économique
et particulièrement les femmes. Cela nous conduit à focaliser les dispositions que nous
pouvons intégrer pour mieux cibler la lutte contre la pauvreté des femmes issues des
7 couches les plus marginalisées et vulnérables de la population, et ce dans son versant
création de revenus et d’emplois.

A cet effet, il est attendu que l’Agence agisse sur les niveaux suivants :


2.1 Appui aux AGRE sous forme de filière au profit des groupements et
organisation de femmes: En complémentarité des dispositifs développés par l’Agence
dans le domaine des filières et programmes AGRE structurés, une attention particulière sera
portée aux métiers clés dans lesquels les femmes disposent de savoirs faire traditionnels et
historiques notamment les filières relatives aux PAM, Rose, Safran, Tissage, Poterie à titre
indicatif. Les autres territoires d’implantation des différentes coordinations de l’Agence
procéderont, à des diagnostics des métiers exercés par les femmes dans leurs régions
respectives et au montage de programmes et filières dans ce sens en partenariat avec des
organisations de femmes.

Quant aux autres activités économiques, métiers et filières en lien avec les domaines de
compétitivité et d’excellence majoritairement occupés par des hommes, il serait opportun de
s’ouvrir sur l’action des femmes dans ces domaines afin de déconstruire les stéréotypes
relatifs aux métiers dits hommes surtout quant il ont un fort potentiel économique et qu’ils
permettront aux femmes, qui sont frappées par les répercutions de la pauvreté et de la
vulnérabilité, d’acquérir une autonomie financière et d’améliorer leurs conditions de vie et
leur statut social.

Par ailleurs, il est recommandé de prévoir dans la conception de ces programmes et filières
des actions d’accompagnement, de formation, d’information et de communication ciblées en
vue d’accroitre les capacités des femmes à gérer ces projets économiques et à construire
une nouvelle image de ces femmes dans leurs territoires respectifs en tant
qu’entrepreneures et actrices dans le changement social.


2.2 Mise en place de plates formes d’appui aux d’initiatives individuelles : Ce
mécanisme d’intervention dans l’appui et la promotion de la micro-entreprise à travers
l’accompagnement des personnes en situation de précarité à créer une activité économique
génératrice de revenus et d’emplois est une autre opportunité pour cibler des femmes qui
compte à leur actif des savoirs faire à traduire en valeur marchande.

Par ailleurs, le travail autonome est une option pour les femmes faiblement qualifiés qui sont
la cible de l’action de l’Agence dans ce domaine. L’investissement dans ce domaine revêt
une importance particulière dans le sens où les femmes peuvent être plus motivées à cause
de l’absence d’options les concernant sur le marché du travail.

Ce dispositif permettra à l’Agence de s’atteler à l’atteinte des objectifs ci-après :

1. Améliorer les services financiers, d’orientation, d’accompagnement et de qualification
offerts aux femmes en vue de créer des entreprises ;
2. Identifier les secteurs porteurs pour les femmes en situation de pauvreté et de
vulnérabilité ;
3. Valoriser les secteurs potentiels à investir par les femmes ;
4. Développer la confiance en soi nécessaire aux femmes ;
5. Initier des actions d’information et de communication ciblées sur les projets
économiques mis en place par les femmes.




8 La démarche préconisée pour atteindre ces objectifs s’opérera sous forme de :

activité d’accueil et d’accompagnement des femmes sur la définition de projets, leur
conception et les modalités de leur mise en place ;
activité d’expertise et d’accompagnement des agents chargés de l’encadrement et de
l’orientation des femmes.

A cet effet, L’Agence œuvrera pour l’intégration, dans chaque plate forme mise en place,
d’une activité proactive envers les femmes éligibles et s’engagera sur un taux défini en
termes de ciblage de celles-ci.


2.3 Promotion des micros entreprises rurales au nord du Maroc à travers
l'appui au secteur du micro crédit : Dans le cadre de la coopération Maroco Belge,
l’Agence assure la coordination de ce projet dédié à la promotion des entreprises rurales au
nord du Maroc particulièrement l’appui financier et technique aux Associations de micro
crédit (AMC). Ce projet ambitionne de faciliter l’extension du réseau des AMC en milieu rural,
de développer et promouvoir des produits et d’engager les différents acteurs intervenants
pour une approche partagée autour de la micro-entreprise dans la Wilaya de Tétouan.

Soucieuse des effets différenciés de son action sur les femmes et les hommes, l’Agence
opérera une analyse genre, du contexte d’intervention afin de comprendre les différents
besoins des clients hommes et femmes ciblés par les activités prévues. Cette
compréhension permettra de concevoir des produits et des outils adaptés aux destinataires
et au contexte socio culturel d’implantation du projet.
























9 Chapitre II. Actions ciblées de l’égalité de genre

En adoptant l’approche intégrée de l’égalité de genre, l’Agence de Développement Social
marque son engagement dans la lutte contre les inégalités liées aux conditions de pauvreté
qui affectent aussi bien les hommes que les femmes dans notre pays. L’affirmation, par
l’Agence, de l’égalité de genre en tant que principe transversal a entraîné le non
engagement et la non nécessité de mener des actions spécifiques à l’égard des femmes.
Aujourd’hui, l’Agence s’engage dans la voie qui permet l’intégration effective de l’égalité de
genre en adoptant une démarche qui combine l’approche intégrée et l’approche ciblée. Ainsi
l’Agence vient d’établir par la présente stratégie un cadre d’intervention proactif en direction
des femmes.

Les actions spécifiques ciblant les femmes sont aujourd’hui nécessaires pour compléter la
cohérence de la mission de l’Agence qui vise entre autre la lutte contre le phénomène de
féminisation de la pauvreté dans notre pays.

A cet effet, l’Agence planifiera des objectifs ciblant l’équité entre les hommes et les femmes
concernés par son action pour l’exercice 2010-2012. Lesquels objectifs seront centrés
essentiellement sur la contribution de l’ADS au projet de société mené par différents acteurs,
pour la réparation des préjudices ayant affectés particulièrement les femmes, préjudices liés
à leur identité sociale caractérisée par les situations de domination, de vulnérabilité et de
violence sous toutes ses formes.

Par ailleurs, l’Agence développera, avec ses partenaires institutionnels et de la société civile,
une démarche novatrice en mettant en place des programmes et actions qui contribueront à
la prise en charge de certaines problématiques liées aux conditions de vie précaires qui
affectent les femmes dans les territoires d’intervention de l’Agence, et ce via son action de
renforcement des capacités, d’animation des dynamiques de développement et
d’accompagnement des acteurs locaux dans la gestion des projets de développement.

Dans cette démarche, l’Agence prendra en compte la particularité des enjeux, des défis et
des différences d’un territoire à l’autre. Dans certains territoires, elle mettra en place des
programmes ciblés pour tenir compte des situations particulières de certaines catégories de
femmes.

Pour ce faire, l’Agence propose d’agir dans les domaines suivants :

1. Le renforcement des capacités des femmes élues ;
2. l’appui à la lutte contre les violences à l’égard des femmes ;
3. l’Appui à la prise en charge des problématiques spécifiques aux mères célibataires.


1. Le renforcement des capacités des femmes élues

A ce jour, l’Agence appuie 535 collectivités territoriales (486 communes et 49 municipalités)
dans l’exercice de la planification communale, l’élaboration des plans communaux de
développement et dans leur mise en œuvre. L’accompagnement de proximité de ces
collectivités est prévu pour une période de 3 ans.

Dans ce cadre, L’Agence a déjà réalisé un programme de mobilisation des acteurs locaux
autour de la représentativité des femmes dans les élections communales qui a ciblé tout le
territoire national.

Pour donner suite aux recommandations proposées par les différents acteurs, l’Agence
compte s’engager avec les collectivités territoriales accompagnées et tous les acteurs
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