Plurilinguisme et Traduction

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Plurilinguisme et Traduction Enjeux, possibilités, limites Cours de Philippe Blanchet contact : philippe.blanchet@univ-rennes 2.fr Université Rennes 2 Haute Bretagne
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Publié le : lundi 26 mars 2012
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Source : eprints.aidenligne-francais-universite.auf.org
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Plurilinguisme et Traduction
Enjeux, possibilités, limites



Cours de Philippe Blanchet
contact : philippe.blanchet@univ-rennes 2.fr






Université Rennes 2 Haute Bretagne
PLAN DU COURS


1. INTRODUCTION

2. ENJEUX DE LA PLURALITÉ SOCIOLINGUISTIQUE :
Diversité des langues et des cultures, diversité de chaque langue et de
chaque culture

3. REPÈRES POUR COMPRENDRE LA COMMUNICATION INTERCULTURELLE
Les compétences à communiquer en langues

4. ENJEUX DES FLUX DE TRADUCTION :
Circulation des textes et des discours, éléments de géopolitique des
langues

5. TRADUCTIONS ENTRE LANGUES DIFFÉRENTES :
Besoins, problèmes et fonctionnements

6. LE PROCESSUS DE TRADUCTION / ADAPTATION

7. TRADUCTION DANS UNE MÊME LANGUE :
Technolectes et sociolectes, variations et stratégies de communication

8. PARTICULARITÉS DES TRADUCTIONS TECHNIQUES ET SCIENTIFIQUES.

9. L’INTERCOMPRÉHENSION ENTRE LANGUES DIFFÉRENTES :
Une alternative à la traduction

2 1. INTRODUCTION

Ce cours propose une initiation aux problèmes spécifiques des usages de
traductions intralinguales (à l’intérieur d’une même langue entre variétés différentes par
exemple dans des milieux professionnels distincts) et aux traductions interlinguales
(entre langues différentes), qu’il s’agisse principalement de recevoir, ou éventuellement
de produire une brève traduction sans être traducteur professionnel. Les
professionnels de l’écriture (journalistes, webmasters, documents professionnels),
intervenant dans des circuits à la fois de plus en plus spécialisés et de plus en plus
internationalisés, sont confrontés à des besoins de médiation vers des destinataires
non spécialistes et entre langues distinctes. Comprendre les besoins, les possibilités et
les limites des traductions permet de les utiliser de façon consciente, distanciée et
adaptée. Ce cours n’est pas, pour autant, une formation de traducteurs.


2. ENJEUX DE LA PLURALITÉ SOCIOLINGUISTIQUE : diversité des langues et
des cultures, diversité de chaque langue et de chaque culture

Le point de départ qui justifie l’existence même de traductions est la constatation,
a priori banale, du plurilinguisme des humains et de leurs sociétés. On estime que sont
parlées entre 3000 et 30.000 langues différentes, chiffres qui varient selon les critères
que l’on utilise pour distinguer les langues car leur identification n’est pas simple et
leurs situations changent avec le temps (y a-t-il une ou plusieurs langues arabes ?
l’alsacien est-il une langue ou une variété de l’allemand ? le fufulde et le fulani
constituent-ils une seule langue peule ?…). Si l’on s’en tient à une moyenne, on aurait
environ 13500 langues. C’est de toutes façons l’ordre de grandeur qui importe, pas le
détail précis. Une telle diversité linguistique est généralement perçue de façon négative
et elle l’était davantage encore à des époques pas si lointaines où la diversité en
général n’était quasiment jamais perçue comme une richesse à protéger, mais au
contraire comme un obstacle néfaste à renverser. On n’avait pas encore inventé la
notion d’écologie.
Les idéologies normatives et autoritaires ont en effet toujours cherché à
uniformiser les sociétés et les humains, à éliminer les « déviants, « marginaux » et
autres « originaux » ou « minoritaires ». Les langues ont fait l’objet depuis fort
longtemps en Occident (mais aussi ailleurs) d’une interprétation réprobatrice de leur
3 diversité. Dans le monde occidental et ses extensions intensément façonnés par la
religion chrétienne pendant des siècles, la Bible a présenté la perte de la langue par
les animaux, réduits à s’exprimer par des cris, comme une condamnation par Dieu
parce que le serpent a tenté Ève… Elle a présenté également la diversité des langues
comme une punition infligée par Dieu aux humains qui, en construisant la tour de
Babel, auraient cherché à rivaliser avec lui, et ceci afin qu’ils ne puissent plus coopérer
entre eux. Ainsi donc au départ tous les êtres vivants auraient parlé une seule et même
langue et, de déchéance en déchéance, les langues auraient été multipliées. Ce mythe
de l’origine unique se retrouve dans d’autres domaines et de nombreuses cultures, par
exemple dans l’origine même de l’humanité (qui serait issue d’un seul et même couple
1lui-même issu d’un Dieu unique) , ou plus prosaïquement dans les débats sur « qui,
quand, où ? » a inventé telle recette de cuisine ou tel mot, qui auraient forcément, là
aussi, une origine unique. Beaucoup de groupes humains sur Terre se sont inventés
une origine unique dans leurs mythes fondateurs.
Politiquement, cette hantise de la diversité et cette quête d’une « pureté »
(absence de diversité, d’où absence de mélanges) a conduit à de nombreuses
tentatives de la réduire par la force, parfois par la violence ou l’extermination :
-interdiction de pratiquer telle langue, telle religion, telle orientation culturelle ou
sexuelle, obligation par la loi, la conquête, la colonisation d’en adopter une autre
(ethnocide),
-extermination indirecte ou directe de populations et de personnes
« différentes », Amérindiens, Africains, Juifs, Roms, homosexuels, handicapés,
opposants politiques, etc., la liste en est hélas épouvantablement longue (génocide).
Cela montre bien qu’au fond de nombreuses cultures et idéologies, en Occident
notamment (mais c’est vrai aussi du monde musulman pour prendre un autre grand
espace culturel), la diversité est perçue comme une faute ou au moins un problème
grave.
Dans le domaine linguistique, cela a été conforté et compliqué par le fait, en
Occident notamment et en France en particulier (puisque nous y sommes), la vision
dominante des langues qui a été progressivement construite les a réduites autant
qu’on a pu à des mécaniques homogènes déshumanisées. Pour les Grecs anciens,
inventeurs de la grammaire occidentale, il n’y avait qu’une seule « vraie » langue (la
leur !) et toutes les autres n’étaient que des bruits émis par des sauvages qu’ils ont

1 Et la précipitation avec laquelle chaque découverte d’un ossement humanoïde supposé plus
ancien est interprétée comme celle de l’origine géographique de l’humanité n’en est qu’une
4 appelés barbaros parce qu’ils n’auraient été capables que d’émettre du bruit « « bar-
bar ») avec leurs bouches… Élaborée par des logiciens à l’idéologie totalitaire (comme
Platon, puis Aristote, dont la tradition passe évidemment sous silence les opinions
politiques), les premières études ont présenté la langue comme un ensemble de règles
logiques et ont ignoré ou condamné les usages qui ne relevaient pas de cette
rationalité. Ce mode d’analyse, pensé comme universel, n’était en fait que le résultat
d’une projection idéologique et d’une confusion (logos désignant à la fois la langue et
la logique) sur une seule langue, le grec littéraire ancien. Il a ensuite été transposé sur
le latin (classique, langue littéraire déjà morte), devenue langue sacrée de l’Europe
catholique au moyen âge, à l’époque où le latin parlé était reconfiguré en diverses
langues romanes avec l’éclatement de l’empire romain et le contact avec d’autres
langues (ibériques, italiques, celtes, germaniques). D’où une vision dominante où la
Langue (au singulier) est immuable et unifiée.
Transposée plus tard sur les langues « modernes » (français, espagnol,
allemand, anglais…) cette grammaire latine les a filtrées comme des langues mortes et
les a fait paraitre fixées et homogènes. Cela a été renforcé par la construction des
nationalismes (d’abord aristocratiques et religieux, ensuite républicains et élitistes) qui
ont cherché à homogénéiser les nations et à filtrer l’accès au pouvoir en imposant une
langue nationale unique et des normes linguistiques aristocratiques arbitraires reprises
par la bourgeoisie pour se distinguer du « peuple ».
L’addition de tout cela se concrétise en une idéologie linguistique de la langue
unique et pure, dite « de qualité » ou « correcte » (sous-entendu les autres langues et
les autres façons de parlers ou d’écrire la langue nationale sont « mauvaises » ou
« fautives »). Dès lors, la pluralité linguistique est une deuxième fois rejetée.
Et pourtant, malgré toute cette tradition qui la déconsidère, qui cherche à la
réduire ou à l’éliminer, la pluralité linguistique est toujours là. Plusieurs milliers de
langues et des humains plurilingues en majorité impressionnante (probablement au
moins 80% de l’humanité). Et une infinie variété de formes et d’usages de chacune de
ses langues, qui varie avec chaque époque, chaque lieu, chaque groupe social,
chaque situation de communication, chaque individu. Une diversité toujours
renouvelée, notamment par les mélanges de langues et les changements sociaux.
Un tel constat nous invite à approfondir par quelques questionnements. Tout
d’abord, pourquoi les humains utilisent-ils tant de langues différentes ? Qu’est-ce qui
rend cela possible et même, apparemment inévitable voire nécessaire ? Quels en sont

variante médiatico-scientifique.
5 les conséquences ? Comment les humains se débrouillent-ils avec cette diversité
linguistique ? Cela nous conduira à mieux comprendre les enjeux de la traduction dans
la communication.
Les pratiques linguistiques des humains sont des ensembles de signaux sonores
organisés (l’oralité), éventuellement transposés en signaux visuels (l’écriture), qui
fonctionnent par convention arbitraire, un peu comme un code mais de façon
beaucoup moins rigide qu’un code. Les sons que nous émettons pour provoquer des
significations n’ont aucune raison d’avoir la forme qu’ils ont (sauf les onomatopées qui
imitent — de façon souvent distante et codifiée d’ailleurs — d’autres sons. On peut
donc utiliser n’importe quels sons pour signifier quelque chose, c’est une question de
convention relativement partagée.
Or pour qu’une telle convention soit partagée par un groupe, il faut que ce groupe
ait des motivations : des liens sociaux réguliers, des besoins de communication. Et il
se trouve que les humains vivent sur une planète tellement immense, par rapport à
eux, qu’ils ne peuvent pas matériellement constituer un seul et même groupe, mais des
groupes divers répartis sur la planète (et pendant des millénaires sans aucun moyen
d’entrer en relation). D’où l’invention et le développement de langues diverses.
Dès lors, les langues ont deux fonctions clés pour les humains. A l’intérieur d’un
groupe partageant à peu près les mêmes conventions de communication, les langues
servent à relier, à échanger, à signifier. C’est leur fonction convergente souvent
appelée « communicative ». Et l’on a pas trouvé de moyens de communication plus
performant, en quantité comme en qualité : il permet de produire, à partir d’un nombre
réduit de sons, une infinité de messages beaucoup plus nuancés et complexes que ce
que les grammaires nous ont laissé croire. Il se renouvelle souplement pour être
adapté au plus près des besoins des usagers.
Les langues ont une autre fonction, divergente, qu’on appelle souvent
« identitaire » ou « existentielle » : elles caractérisent et symbolisent l’identité
spécifique d’une groupe par rapport aux autres groupes, lesquels parlent
« autrement ». Tout groupe humain se constitue, à des degrés divers, des
particularités linguistiques qui remplissent toujours les deux fonctions en même temps.
Et cela va même jusqu’à l’individu, puisqu’il n’y a pas deux individus qui s’expriment
exactement de la même façon. On considère en général que les pratiques linguistiques
varient toujours selon quatre axes simultanés : le temps, l’espace, les groupes sociaux,
les situations de communication. C’est dire si la variation est permanente et infinie…
6 Elle touche donc aussi, bien sûr, les pratiques linguistiques que l’on considère
constituer une seule et même langue. On parle français de façons variables et
changeantes selon les périodes, les lieux, les groupes, les conversations, les
personnes.
Enfin, cette diversité linguistique a des conséquences et soulèvent des
perspectives importantes pour comprendre les fonctionnements (y compris
communicationnels) des humains. Elle permet et reflète la construction même des
identités individuelles et collectives, elle organise la diversité de nos rapports au
monde et aux autres (on n’attribue pas les mêmes significations et les mêmes
catégorisations aux éléments du monde selon les langues — et donc la cultures —
dans lesquelles on le vit et on le dit), elle est directement corrélée à nos affects et à
leurs expressions, elle participe de façon essentielle à ce qui fait notre humanité dans
toute sa complexité.

3. Repères pour comprendre la communication interculturelles : les
compétences à communiquer en langues et cultures

Les ressources linguistiques sont donc utilisées par les humains pour
communiquer, c’est-à-dire pour stimuler la production partagée de significations (y
compris les significations symboliques de différences identitaires). Traduire un énoncé,
c’est chercher à faire produire, en utilisant un certain ensemble de ressources
linguistiques (la « langue d’arrivée »), des significations proches de celles stimulées
par un énoncé préalable réalisé en utilisant un autre ensemble de ressources
linguistique (la « langue de départ »). Cela implique de définir le processus de
production de signification qu’on appelle communication.
Le principe fondamental en est que la signification se co-construit en contexte
par la combinaison de plusieurs éléments.
Le premier est la notion d’interacteurs. Les échanges verbaux ont toujours lieux
entre des personnes qui interagissent au moyen de leurs répertoires linguistiques et
d’autres langages associés (notamment le canal mimo-posturo-gestuel et les
conventions discursives à l’oral, les graphismes et les conventions textuelles à l’écrit).
Chaque interacteur est porteuse de sa subjectivité interprétative individuelle et
socioculturelle (ce sont des acteurs sociaux). Même lorsque l’échange est différé dans
le temps et dans l’espace, et même via un support écrit, il y a une personne (l’auteur)
qui interagit avec une autre (le lecteur).
7 Le deuxième éléments est la distinction sens / signification. Le sens est le
contenu sémantique interne d’un énoncé, que l’on peut déduire des morphèmes (des
« mots ») qui le composent. La signification est l’interprétation de l’énoncé en contexte,
notamment en termes d’effets produits sur l’interlocuteur, interprétation que l’on peut
inférer à la fois à partir de l’ensemble de la forme de l’énoncé (variation
sociolinguistique) et de l’ensemble des paramètres contextuels dont plusieurs
typologies ont été proposées (par exemple par Kerbrat-Orecchioni, 1990-94 ou
Blanchet, 2000 et 2007). Parmi ces paramètres, les connaissances et les compétences
culturelles jouent un rôle important dans l’interprétation des échanges verbaux. Ainsi,
le sens de l’énoncé est un stimulus qui, rapporté au contexte, suscite la construction
d’une interprétation et provoque des effets. Interprétation contextuelle et effets
pragmatiques constituent la finalité de tout acte de langage.
Le troisième point est donc la contextualisation. Les paramètres du contexte,
dans lequel les interacteurs et leurs interactions sont situés et qu’ils contribuent en
même temps à construire, incluent le lieu, le moment, les personnes, les présupposés
et les implicites, les relations interpersonnelles, etc. Il suffit que l’un des paramètres
varie pour que varie l’interprétation d’un même énoncé. Autrement dit, un même
énoncé dans des contextes différents contribue à des interprétations qui peuvent être
fortement différentes et, à l’inverse, une même interprétation peut être suscitée par des
énoncés très différents… (par exemple lors d’une traduction !).

La traduction est un cas typique de communication interculturelle. La
communication interculturelle est un processus de rencontre de l’altérité. Elle se
manifeste à travers le fait, prioritaire, qu’on met en place des procédures de rencontre
de la différence (la rencontre va au-delà du simple contact), c’est-à-dire des
procédures de dialogue avec la culture-autre (au sens anthropologique de culture), à
travers des expériences de vie et des échanges verbaux avec des personnes qui en
sont porteuses. Cette rencontre produit une intégration de et dans la culture « cible »,
c’est-à-dire une réelle appropriation de cette culture, croisée avec la ou les cultures de
départ, sans abandon de celle(s)-ci. La rencontre interculturelle produit ainsi une
modification de l’identité culturelle, dorénavant « métissée » par la culture-autre, tout
comme l’appropriation réelle d’une langue-autre produit chez l’individu ou le groupe
bilingue une « bilangue » ou interlangue métissée (par alternances et mélanges des
codes fonctionnellement intégrés sur un seul répertoire linguistique). L’interculture est
à la fois un « entre-deux » et un « dans les deux » (ou davantage) qui est plus que la
8 simple juxtaposition, et même que la somme, des cultures qui la constituent : les
ressources culturelles de diverses provenance y sont articulées en une synthèse
cohérente au sein d’un même répertoire culturel.

4. ENJEUX DES FLUX DE TRADUCTION : circulation des textes et des
discours, éléments de géopolitique des langues

La question de l’utilisation de traductions pour communiquer notamment des
informations scientifiques, techniques, et plus largement professionnelles, n’est pas
exempte de dimensions géopolitiques.
Il faut comparer d’une part la situation relative des langues du monde et, d’autre
part, les flux de traductions, pour mesurer les rapports de forces, les convergences, les
écarts, les dominations et le rôle probable de facteurs non linguistiques dans les
causes et les effets des traductions et de leurs usages.
La plupart des sociolinguistes pensent, d’ailleurs, qu’il n’y a pas de bi-
plurilinguisme égalitaire, parallèle concurrentiel, mais toujours diglossie, c’est-à-dire
hiérarchisation sociale des valeurs attribuées aux ressources linguistiques et
conséquemment répartitions fonctionnelles de leurs usages, reflet des
complémentarités et des conflits sociaux / géopolitiques. Tous mettent également en
avant les fonctions identitaires des langues et donc de leur diversité, qui
contrebalancent leurs fonctions communicatives et développent des attachements
puissants à des langues ou autres variétés de langues éventuellement « toutes
petites ».
Voici par exemple un classement moyen des premières langues du monde en
2selon divers critères quantitatifs et qualitatifs :

2 Source pour les 5 premières colonnes du tableau : Calvet, L.-J. et Calvet, A. « Le poids des
langues : vers un index comparatif des langues du monde », http://tice.univ-
provence.fr/document.php?pagendx=4884&project=dsiitice (2008) ; pour la colonne six : Index
Translationum de l’UNESCO
(http://portal.unesco.org/culture/en/ev.php-
URL_ID=7810&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html)
9
par nb de par nb de pays par par nb de prix par nb de par nb de
locuteurs comme langue présence Nobel de traductions traductions
officielle sur internet littérature comme langue comme langue
source cible
1. Mandarin 1. Anglais 1. Anglais 1. Anglais 24 1. Anglais 1. Allemand
2. Hindi 2. Français 2. Mandarin 2. Français 12 2. Français 2. Espagnol
3. Anglais 3. Arabe 3. Espagnol 3. Allemand 11 3. Allemand 3. Français
4. Espagnol 4. Espagnol 4. Japonais 4. Espagnol 10 4. Russe 4. Anglais
5. Arabe 5. Portugais 5. Allemand 5. Italien 5. Japonais
6. Portugais 6. Allemand 6. Français 5. Russe 5 6. Espagnol 6. Néerlandais
7. Bengali 7. Italien 7. Coréen 6. Italien 5 7. Suédois 7. Portugais
8. Russe 8. Russe 8. Italien 8. Danois 8. Russe
9. Japonais 9. Bahasa 9. Portugais 7. Suédois 4 9. Tchèque 9. Polonais
10. Allemand 10. Néerlandais* 10. Malais 8. Polonais 4 10. Néerlandais 10. Italien
11. Pendjabi 10. Farsi* 11. 11. Polonais 11. Danois
12. Javanais 10. Croate* Néerlandais 9. Grec 2 12. Japonais 12. Tchèque
13. Wu 10. Slovène* 12. Arabe 10. Danois 2 13. Hongrois 13. Hongrois
14. 10. Albanais* 13. Polonais 11. Japonais 2 14. Arabe 14. Finnois
Vietnamien 10. Tamoul* 14. Suédois 14. Arabe 15. Norvégien
14. 10. Swahili* 14. Suédois 12. Ex-aequo : 1 15. Norvégien 16. Suédois
Vietnamien 10. Bambara* 15. Thaï Mandarin, 16. Portugais 17. Grec
15. Tagalog 10. Hongrois* 16. Turc Finnois, Tchèque, 17. Hébreu 18. Bulgare
16. Tamoul 10. Mandarin* 17. Russe Islandais, 18. Mandarin 19. Coréen
17. Min 10. Roumain* 18. Tchèque, 19. Finnois 20. Slovaque
18. Coréen 10. Farsi* Vietnamien Islandais, Arabe, 20. Bahasa 21. Roumain
19. Francais 19. Farsi Provençal, 22. Catalan
20. Marathi NB : * = 3 pays 20. Roumain Yiddish, 23. Estonien
Portugais, 24. Slovène
Bengali, Hébreu, 25. Croate
Hongrois, Turc, 26. Lithuanien
Serbo-croate 27. Turc

24. Les autres 0

Comme on le constate, il y a tendanciellement, et malgré les nuances que l’on
pourrait apporter à ces classements, des convergences très relatives (avec toujours
des différences de classement) et des décalages énormes entre les classements des
mêmes langues ou entre les langues affectées aux mêmes rangs. Il apparait
clairement que traduite depuis une langue ou vers une langue est un phénomène
largement dépendant de facteurs complexes, y compris politiques mais aussi bien sûr
10

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