présente - Slam&Cie

Publié par

  • cours - matière potentielle : en danse hip
  • mémoire
Slam&Signes présente Création 2012 à l'occasion de la Semaine de la langue française et de la Francophonie Avec Ella Dilafé et Djenebou Bathily
  • scènes slam
  • ella dilafé
  • mé au wip villette et au centre
  • sourds
  • sourd
  • slam
  • langue des signes
  • langues des signes
  • atelier
  • ateliers
  • théâtre
  • théâtres
  • projet
  • projets
  • textes
  • texte
Publié le : lundi 26 mars 2012
Lecture(s) : 113
Source : slam-cie.com
Nombre de pages : 11
Voir plus Voir moins

présente
Slam&Signes
Avec Ella Dilafé et Djenebou Bathily
Création 2012
à l’occasion de la Semaine de
la langue française et de la FrancophonieSlam&Signes
Nos deux langues françaises sur une seule voie.
Projet à l’initiative de Anne Cheneau alias Ella Dilafé
slam
Le slam se caractérise par son ouverture aux publics les plus hétérogènes.
La communauté sourde est avide de projets culturels et assez facile à mobiliser.
Pourtant il n’existe à l’heure actuelle que quelques slameurs sourds présents sur les scènes et
aucun projet artistique mêlant slameur sourd et entendant sur scène. La barrière de la langue
pourrait pourtant facilement être dépassée avec quelques aménagements et permettrait aux
personnes sourdes d’être intégrées dans le mouvement aussi bien comme public que comme
slameur à part entière.
Lors d’un débat organisé le 20 juin dernier au cours duquel la slameuse Djenebou Bathily fit un
texte en langue des signes (LSF), nombreuses personnes du public ont exprimé leurs attentes
dans ce sens.
Par ailleurs, les entendants, notamment les enfants pourraient également accéder à la culture
sourde et s’initier à la langue des signes.
Slam&Signes est à la fois un projet de création artistique et un projet d’actions socio-artistiques
ayant tous deux pour objet une meilleure perméabilité des cultures, poésies sourdes et enten-
dantes à travers leur pratique active.
A l’occasion de la semaine de la langue française et de la Francophonie en mars 2012, nous
proposons la création du spectacle Slam&Signes suivie de la première scène slam sourds/enten-
dants, aboutissement d’ateliers slam et initiation à la langue des signes française.
2Slam&Signes
Le projet artistique
Un spectacle qui témoigne d’une rencontre entre deux artistes, qui se racontent à travers le slam.
Une slameuse sourde (Djenebou Bathily) et une slameuse
entendante (Ella Dilafé), écriront une quinzaine de textes
autour des dix mots 2012 puis porteront sur scène leurs his-
toires apparemment si différentes de part leurs origines, leur
condition et pourtant la rencontre, la compréhension, l’entre
aide sont possibles.
Confessions intimes dévoilées en deux langues, celle des
mots, celle des signes. Oser se dénuder de ses apparences,
amener chacun à se questionner sur l’image que l’on donne
de nous aux autres, celle qu’on se fait de l’autre.
Elles se porteront mutuellement secours pour confier, faire
ressentir au public qu’il soit sourd ou entendant des textes de
la plus grande sincérité puisque tel est l’enjeu des dix mots
cette année, puisqu’il l’est presque toujours dans le slam.
Bien au-delà d’une traduction littérale de la parole de l’autre,
il s’agira d’une interprétation de celle-ci au sens artistique.
Au delà de l’orthodoxie des langues, il s’agira d’impliquer
le corps pour rendre les images aux mots, le rythme aux
phrases, la justesse aux émotions.
A force de croiser nos textes, nos langues, il se pourrait que nous en arrivions à une sorte de poésie créole
lsf/lmf (langues des mots française ), accessible à tous ?
Nous faisons le choix de ne pas avoir recours à un accompagnement musical, qui, pour ne pas exclure le
public sourd, demanderait un dispositif technique et de recherche lourd qui pourrait faire en soi l’objet d’un
spectacle.
Le spectacle devra trouver des formes artistiques créatives pour maintenir l’attention du public, en faisant
appel aux autres sens que sourds et entendants ont en commun : olfaction et goût, sens les plus chargés
de la mémoire de notre histoire.
Pour éviter la lassitude du public, la vidéo et le sur-titrage seront également utilisés pour permettre une
compréhension à tous les publics pendant la majeure partie du spectacle.
L’idée n’est pas que chacun comprenne tout le temps. De façon plus ou moins brève, les entendants seront
déstabilisés par des périodes uniquement en langues des signes, parfois les sourds seront peut-être acca-
blés par un flot de mots mais que ressentiront-ils de l’émotion transmise par les slameuses ?
Ne partons nous pas dans des pays étrangers pour nous perdre dans une langue inconnue ? Peut-être que
certains, étant sortis de leur confort, un peu désarçonnés, seront plus à même de recevoir, plus curieux de
comprendre ?
3Slam&Signes
Du slam en scène ?
Le slam est un moment passé ensemble à se dire et à s’écouter. Pas de quatrième mur mais une lumière
douce sur les spectateurs qui permettra de trouver dans leur regard la force de continuer, avant de laisser
sa place. Chacun pourra, s’il en a le désir s’essayer, se confronter à la démarche artistique.
Même si nos textes seront mis en scène, nous souhaitons garder cet esprit, ce rapport au public.
ll sera interpellé, sollicité, interrogé.
Non, ce ne sera pas une pièce de théâtre, il n’y aura pas de dialogues mais des textes qui s’entrechoquent,
se coupent, se répondent
La scénographie sera minimale, l’espace de jeux modeste, les accessoires spécifiques devront tenir dans
une valise. La plupart seront d’usage courant, nous pourrons donc les trouver sur place (vidéo projecteur,
écran...).
Ces contraintes sont nécessaires pour permettre au spectacle de pouvoir être joué dans tous types de
lieux (théâtres, lycées, salles polyvalentes, foyers, mediathèques...)
Notre objectif est de faire voyager le plus loin et le plus longtemps possible le spectacle.
Durée du spectacle : 1 heure environ agrémentée d’une respiration gourmande de 10/15 mn.
La démarche d’écriture
Chaque slameur ayant son style, la succession d’univers et personnalités très hétéroclites fait l’intérêt des
scènes slam. Pour ne pas lasser l’auditoire et pour garder toute l’attention du public, nous essaierons d’em-
prunter un maximum des formes que l’on peut entendre sur une scène slam : interactivité avec le public,
improvisation, recettes, pub, revendications, humour, rap sans musique, jeux de mots...sans tomber dans
la caricature.
Pistes de recherches inspirées par les définitions des dix mots 2012 (ordre provisoire)
Pour certains mots, plusieurs définitions sont proposées, figurant sur le dépliant «Dis moi dix mots qui te
racontent».
CARACTERE (1ère définition) : lettre d’imprimerie.
Mise en lumière des recherches d’une graphiste sur la police des sous-titrages, en fonction de ce que lui
inspirent les textes (attention cela devra rester très lisible pour une lecture rapide).
CHEZ (unique définition) : dans, à l’intérieur, du temps des ...
Un texte par slameuse autour du thème «chez moi, dans mon pays, dans ma famille» (vidéo ?)
HISTOIRE (4ème définition) : Récit d’événements passés importants, d’un peuple.
Un texte en duo sur l’histoire des relations sourds/entendants, de la LSF, oralisation...
4Slam&Signes
NATUREL nom (1ère définition) : Caractère, tempérament.
texte «je suis une femme qui slame...»
CARACTERE (2ème définition): manière d’être, de se comporter
texte «désolée»
CONFIER (2ème définition) : dire ses pensées secrètes
texte «Terminus des prétentieux»
CARACTERE (3ème définition) : Particularité + HISTOIRE (1ère définition): Récit d’événements vrais ou
imaginaires
texte «monsieur Toutourien»
ÂME n.f (unique définition): partie de l’être humain qui pense et qui éprouve des sentiments, par opposition
au corps.
texte «je suis morte ce matin» avec vidéo
SONGE (unique définition): rêve + AUTREMENT (1ère définition): d’une autre maniere
Participation du public sur le thème «Si on songeait à faire autrement, on ... ?» avec vidéo
TRANSPORTS (1ère définition / 2ème définition): manière de déplacer des personnes ou des choses sur
une distance assez longue / ce qui sert à transporter
duo dansé et slamé explorant toutes les manières de transporter les êtres ou les choses, avec la participa-
tion du public.
PENCHANT (2ème définition): goût particulier
respiration gourmande, participation du public
Autres définitions en incubation:
AUTREMENT (2ème définition) : Dans le cas contraire.
CONFIER (1ère définition): Laisser en garde.
HISTOIRE (2ème définition) : Histoire inventée pour tromper.
HISTOIRE (3ème définition) : Suite d’événements compliqués
NATUREL adj (1ère définition) : Qui fait partie de la nature.
NA adj (2ème définition) : Qui n’a pas été modifier par l’homme.
NATUREL adj (3ème définition) : Normal.
NA adj (4ème définition): Simple spontané.
NATUREL nom (2ème définition): Simplicité avec laquelle on se comporte.
PENCHANT (1ère définition) : Tendance.
TRANSPORTS (3ème définition) : Vive émotion, sentiment passionné.
5Slam&Signes
L’équipe artistique
Ella Dilafé / slameuse
Bercée par Anne Sylvestre, Boby Lapointe, Barbara puis « accro » à Renaud,
Higelin, Brel, Vian...elle aime la musique pour ses mots. Après 7 jeunes années
de théâtre intensif du conservatoire au théâtre expérimental, en passant par la
Commedia dell’arte, Ella travaille pendant 10 ans auprès des publics de grands
lieux de spectacle comme le Théâtre du Soleil et le Parc de La Villette.
En 2005, Ellattrape le slam comme un virus violent, les mots écrits en secret
deviennent publics, ils prennent un sens, le plaisir de la scène sans contrainte,
ni enjeu redevient une évidence. Alors Ella change sa vie pour vivre cette
douce folie avec fierté et émotion. Co fondatrice de l’association Slam&Cie
en 2006, pour Développer le Slam dans sa pluralité et en accompagner la
professionnalisation, elle en assure depuis la direction artistique.
Ella papillonne de rencontres avec des artistes de tous poils (musiciens acous-
tiques ou electro, chanteurs, graphistes, danseurs…) en personnes extra ordi-
naires à l’occasion des ateliers qu’elle encadre de Saint-Denis jusqu’à Hong
Kong auprès de jeunes enfants, personnes âgées, détenus, non-francophones,
enseignants...en maison d’arrêt ou encore avec des personnes handicapées.
Elle balade, à travers ses textes, le désespérant optimisme que le monde lui
inspire comme sa joyeuse mélancolie .
Aujourd’hui elle continue de chercher sans avoir plus que l’intuition de ce
qu’elle va trouver. Peut-être d’autres formes d’écritures, d’interprétations,
d’arts. Evidemment le plaisir de nouveaux projets pour de nouvelles aventures
humaines, saupoudrés d’un léger parfum de magie...
Djenebou Bathily / slameuse
Née en 1980 à Charenton-le-Pont (94), d’origine malienne, elle est sourde et
utilise la langue des signes française (LSF). Elle a été élève à l’Institut Natio-
nal de Jeunes Sourds (INJS) à Paris 5 ème.
Elle s’est imprégnée de théâtre, lecture, cinéma, photo, peinture, conte dans
certains écoles, auprès de son entourage depuis son enfance. Elle est passion-
née de poésie, ce qui lui donne l’envie de s’exprimer, écrire.
Elle a participé à l’atelier de théâtre de l’IVT (International Visual Theatre)
en 1995. Elle joue ensuite dans quelques spectacles, fait de la figuration dans
certains films et conte. Le spectacle « Quoi faire ?» de l’association Hai-lylyne
l’a révélée en tant que slameuse en 2008.
Elle fait partie du collectif de Nep’sonam (open = ouvrir, manos = mains ) de
Toulouse.
En 2010, elle participe au projet CinéSlam (spectacle slam et vidéo), program-
mé au Wip Villette et au Centre Fleury Goutte d’Or Barbara, et rencontre Ella à
cette occasion.
6Slam&Signes
Comme il est impossible d’être sur scène et d’avoir en même temps un regard global sur la mise en scène
et la scénographie, nous ferons appel à quelques regards extérieurs expérimentés pour nous guider :
Laurent Valo / regard sur la mise en scène, pour le lien langue des signes/langues parlée, pour la connais-
sance de l’histoire et de la culture sourde
Passionné par l’image et le théâtre depuis son enfance, Laurent Valo entame son parcours professionnel à
l’âge de 12 ans dans la troupe de l’International Visual Theatre (IVT), dans une pièce en langue des signes
française, Voyage au bout du métro, créée par la troupe sous la direction de Ralph Robbins. Par la suite,
il participe à de nombreuses autres réalisations théâtrales et cinématographiques : outre de nombreux
rôles sur les planches, il a notamment interprété des rôles en langue des signes française (LSF) dans les
longs métrages Ridicule de Patrice Leconte, en 1996, et Sur mes lèvres de Jacques Audiard, en 2001. Il a
également participé à diverses productions télévisuelles.
Laurent Valo est en outre animateur de stages de théâtre en langue des signes et formateur, entre autres,
pour l’IVT, à destination d’un public de sourds et d’entendants. Il a aussi pratiqué l’art-thérapie par le
théâtre auprès de jeunes sourds en difficulté. Il a été rédacteur en chef d’un magazine de société réalisé
par des sourds à destination du public entendant, Picto Mag, aujourd’hui disparu.
Claire Moineau / Chorégraphie
De formation classique et modern, Claire Moineau suit les cours de Marie Folyot de l’opéra de Paris durant
de nombreuses années et ceux de Joëlle Mathieu en modern jazz. En 1995, elle se forme en street jazz
avec Mia Frye, puis en danse hip hop avec Guy Sembé. Elle suit la formation professionnelle de l’école de
Thony Maskot, et des stages réguliers. Depuis 2003, elle suit régulièrement les formations de formateurs
en danses urbaines dirigées par Mic Guillaume.
Directrice artistique d’AscEnDanse Hip Hop, Claire assure quotidiennement des cours en danse hip hop et
organise depuis 2002 des stages et évènements comme la conférence «De Rue en Scène», «Solstice de
Danse» ou plus récemment «Histoire d’Elles».
En 2004, elle crée la compagnie Uzumé et réalise trois pièces : un duo « Namasté » avec Magali Duclos,
un solo «Crescendo» et un duo «Autrement Moi» avec Franck Richard.
En 2005, elle crée la compagnie Atipik avec ses meilleurs élèves. Elle signe trois créations «La Famille
MacAdam» en 2006, «Cinderella» en 2009 puis «Génération Paris ».
En 2006, elle intègre la compagnie Difé Kako dirigée par Chantal Loial. Elle est interprète pour la pièce
« Zandoli Pa Ti Ni Pat » qui a fait sa première en mars 2008 au Musée du Quai Branly.
En 2009, elle est interprète pour la pièce expérimentale « Performance » de Sébastien Lefrançois présen-
tée au festival Suresnes Cités Danse.
Claire participe également à des battles : elle a été demi-finaliste du Juste Debout 2004 et gagnante en
pop du Seven to smoke 360 bpm Fire en 2005. Elle a gagné le Just 4 Ladies 2004 et 2005. Avec Jessica
Noita, elle est arrivée en ¼ finale Pop du Juste Debout 2007 et en demi-finale du battle «Ring» 2010 à
Maubeuge.
7Alice Delachapelle / Recherches graphiques
Diplômée de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, elle travaille le graphisme d’ex-
position (Musée municipal Robert Dubois Corneau à Brunoy, Musée départemental de l’Éducation de
Saint-Ouen l’Aumône, Conseil Général du Val d’Oise, Le Potager du Roi à Versailles, le Centre d’Études
et de Recherches en Arts Plastiques de l’université paris 1 Panthéon - Sorbonne), le graphisme évène-
mentiel (compagnies de théâtre, Festival de l’Affiche à Chaumont, associations culturelles) et le graphisme
d’édition (revue pour les écomusées de l’UNESCO ; publications d’architecture, de design et de mode pour
le Japon, le Cerap). Elle anime également des ateliers de recherche à l’IUFM de Versailles sur la question
de la relation image-sens-écriture.
Julien Barbazin / Création lumière
Enfant de la balle, il suit des études cinématographiques (Maîtrise) et en parallèle une formation de comé-
dien 3 ans au CDN de bourgogne.
Avec Céline Morvan, il dirige la Cie Les Écorchés au sein de laquelle il met en scène « Zone de combat »
H.Jallon et « Cassandre#S » c.Wolf/JP.Sartre
Il signe entre autres les lumières de la Cie Périphériques Pascal Antonini “Fallait rester chez vous têtes
de noeud” (R.Garcia), “Pinocchio” (L.Hall) “Starbée “(P. loubat- Delranc) “Sous un ciel de chamaille ”
(D.Danis) “Gaspard” (P.Handke), du Collectif 7’ “ Pandora“ (JP.Vernant) “Mi familia” (C.Liscano) “L’amour
est une maladie mentale qui gaspille du temps et de l’énergie” (F.Melquiot), de Elisabeth Holzle “ L’Actrice“
(P.Minyana) “Nous les héros“ (Lagarce) “Jean la chance“ (B.Brecht), de Brigitte Damiens “Le Lavoir“ (D
Durvin &H Presvost), de Catimini “Chut“(troupe vocale), de Marion Lécrivain “L’homme qui rit “ (V.Hugo)
Il participe aux créations de la Cie Les Acharnés Mohamed Rouabhi (“Malcom X“, “Requiem Opus 61“,“Dis-
cours de l’indien rouge“, “Providence café “, “Moins qu’un chien“, “Le tigre bleu de l’Euphrate“, “Un enfant
comme les autres “, “Vive la France“, “Vive la France 2“ et de la Cie Les Endimanchés Alexis Forestier
“Woyzeck“, “Faust ou la fête éclectique“, “The show must fall down“, “L’Opéra de 4 sous“, “Sunday
clothes“, “Elisaviéta bam“.
Lors de son parcours, il travaille comme Directeur technique au Théâtre Paris Villette pendant 5 ans,
comme régisseur général, régisseur lumière et plateau, scénographe et inventeur de machineries, réalisa-
teur et chef opérateur de films vidéo.
Il collabore entre autres avec Pierre Meunier, Joël Pommerat, Claire Lasne, Laurent Pelly,
la cie Carcara, Carole Thibault, Hélène Mathon, Clotilde Ramondou…
8Slam&Signes
Un projet d’ actions socio-artistiques
En amont de la représentation et après, des ateliers slam&LSF seront mis en place avec des structures
repérées (associations, collèges…) pour s’achever sur des scènes slam entendants/sourds.
Les ateliers tout public entendants et sourds en mars 2012
Pour favoriser encore plus la rencontre et permettre au plus grand
nombre de passer sur la scène slam, des ateliers d’écriture slam
et langue des signes seront proposés et animés par Ella Dilafé et
Djenebou Bathily. Volontairement ouverts à un public sourd comme
entendant, ils auront pour objectif d’écrire un à plusieurs textes. Pour
évoluer sur un terrain commun, les exercices s’articuleront chaque
année, autour du thème et des 10 mots de la Francophonie.
Les entendants pourront ainsi posséder certains signes de la vie
courante, comme être capables de signer quelques phrases de leurs
textes. Nous imaginons un volume d’environ 20h d’ateliers répartis en
ateliers de 2 à 3h. Pour ne faire preuve d’aucune forme de discrimi-
nation, nous souhaiterions rendre l’accès aux ateliers gratuits. Nous
sommes d’ores-et-déjà à la recherche de partenaires (fondations et
autres) qui pourraient prendre en charge cette partie du projet.
Ateliers d’initiation à la LSF pour enfants entendants en 2013
Bien qu’il existe des émissions sur la LSF sur deux chaines de télévi-
sion pour enfants, il n’existe pas, à notre connaissance, de stage ou
cours d’initiation à la LSF pour enfants ou adolescents. L’enjeu n’est
évidemment pas de les rendre bilingues mais de les ouvrir à cette
autre langue et culture française. Au delà d’être sensibilisés au projet,
ils auront certainement une autre attitude si à l’avenir, ils rencontrent
des personnes sourdes, notamment de leur âge.
Ces ateliers pourraient aussi bien avoir lieu dans le cadre scolaire que
dans des centres d’animation et de loisirs.
Scènes slam entendants/sourds
Gratuites, les scènes seront co-présentées par un(e) animateur(rice) entendant(e) et un(e) sourd(e). Et
comme dans toute bonne scène; un poème dit vaudra un verre offert !
La seule différence : tout texte sera traduit en simultané par des interprètes professionnels.
Pour que les interprètes puissent travailler à une adaptation la plus juste des figures poétiques, du rythme
etc, nous proposerons aux slameurs de leur envoyer les textes en amont de la scène.
L’exercice de traduction étant très dense, il faudra avoir recours à deux interprètes par soirée qui intervien-
draient en alternance. Cela permettra également d’avoir un rythme soutenu mais l’attention de tous étant
sollicitée, les scènes seront composées de deux sets d’une heure (et non trois comme souvent). Nous en-
visageons d’ores-et-déjà proposer un rendez-vous mensuel d’avril à juin 2012 pour une journée atelier et
scène slam entendants/sourds. L’idéal serait ensuite de pouvoir rendre ces scènes régulières, en sollicitant
d’autres partenaires, notamment l’IVT.
9Slam&Signes
Calendrier
CREATION
Octobre / Décembre 2011
- Ecriture des textes
- Formation à la langue des signes à l’IVT pour Ella Dilafé.
Janvier / Mars 2012
- Répétitions (8 jours), les 14 et 15 janvier et du 30 janvier au 4 février 2012
- Résidence (10 jours) du lundi 5 au vendredi 16 mars 2012, à la Maison des Métallos (Paris 11ème)
1ères REPRESENTATIONS
Les 15, 16 et 17 mars 2012
- Trois représentations à la Maison des Métallos (Paris 11ème), pour l’ouverture de la Semaine de la
langue française et de la Francophonie. A 20h les 15 et 16 mars et à 16h le 17 mars.
ACTIONS SOCIO-ARTISTIQUES
Du 20 février au 10 mars 2012 à la Maison des Métallos (Paris 11ème)
- Ateliers slam du lundi 20 au vendredi 24 février 2012 de 14h30 à 17h30 (5 ateliers de 3h) animés par
Ella Dilafé et Djenebou Bathily, à destination d’adultes et enfants entendants et sourds.
- Scène slam entendants et sourds le samedi 17 mars 2012 à 20h.
Avril / Juin 2012 (lieu à définir)
- Trois journées d’ateliers et scènes slam entendants/sourds (une par mois), animées par
Ella Dilafé et Djenebou Bathily, à destination d’adultes et enfants entendants et sourds.
10

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.