Raconter aujourd'hui l'histoire de cette maison et des enfants qui y vécurent répond une nécessité profonde Que tous ceux pour qui cette histoire est celle de leur survie veuillent bien me pardonner les libertés que j'ai prises pour la restituer Cette fiction était sans doute le seul moyen de rendre compte de ma propre difficulté être entièrement vivant aujourd'hui Richard Dembo Mai

De
Publié par

« Raconter aujourd'hui l'histoire de cette maison et des enfants qui y vécurent répond à une nécessité profonde. Que tous ceux pour qui cette histoire est celle de leur survie veuillent bien me pardonner les libertés que j'ai prises pour la restituer. Cette fiction était sans doute le seul moyen de rendre compte de ma propre difficulté à être entièrement vivant aujourd'hui » Richard Dembo Mai 2004 2

  • excellent support d'analyses filmiques

  • film rare

  • question de l'identité

  • identité juive en particulier


Publié le : samedi 1 mai 2004
Lecture(s) : 53
Source : crdp.ac-bordeaux.fr
Nombre de pages : 34
Voir plus Voir moins
                                                                                                                                                                                                                                                 
Richard Dembo Mai 2004
 Raconter aujourdhui lhistoire de cette maison et des enfants qui y vécurent « répond à une nécessité profonde.  Que tous ceux pour qui cette histoire est celle de leur survie veuillent bien me  pardonner les libertés que jai prises pour la restituer.  Cette fiction était sans doute le seul moyen de rendre compte de ma propre  difficulté à être entièrement vivant aujourdhui »
                 
2
            
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    
P 6 à 8 P 9 P 10 et 11
3
     
a-irCd seuqit plas ane ssre b- esqugigodapés edp sietisitno sPropo c- siaeremtnoducxes Anne
P 31 à 36 P 37 à 40 P 41 à 70
I : Le film
III : Autour du film
II : Approches du film  
a-Générique et synopsis b- filmographie ilaéetase ruas t rLe c-           lmfiu  ds)e(riotsiH
P 12 à 15 P 16 à 22 P 23 à 30
    a- Structure dramaturgique        b- Caractérisation des personnages          c- Essai danalyse filmique  
Avant propos  
Plan du dossier  
                                
                                                                                                                                                                                                   
4
La Maison de Nina  est un film erar . Dabord parce que uhempostRir euatDed arch tse obmédécéd: l  eérlasi prématurément à lage de 56 ans le 11 novembre 2004, au tout début du travail  de montage. Ensuite par loriginalité de son tjesuun passé peu connu et quasiment oublié au  : cinéma, soit lextrême fin de la deuxième guerre mondiale et limmédiat après guerre. Mais, on le reverra, le projet du réalisateur est de partir du passé pour mieux envisager le présent, le sien comme celui du spectateur.  Enfin et surtout,  donai sMLanaNie   est l’exemple parfait d’un film profondément honnête,seuqitamélpliste : les théamituqsee  trpboim se plismasap  ud tuotmis  proposées au spectateur sont nombreuses, universelles et profondément humanistes. Ainsi donc, le propos de Richard Dembo est dabord de montrer un lieu, un moment et des enjeux précis : D’une certaine manière, il prend la suite du film de Claude Berri,  homme et lenfaeLV eilitnlned  eaftnavt  lecdée rtpa , iuqinifiass caché, après le retour de ses parents.  Mais que sont devenus ceux dont les parents ne sont pas rentrés ?  Cest à partir de cette trame -elle-même abondée de témoignages et de sources historiques, on y reviendra- que lauteur a construit son film, avec un point de vue centré sur trois questions fondamentales : la urouled, al eeicnsélir te é,itntdeil  elle-même élément de la résilience.  
             
Avant propos
« Qui sauve une vie sauve le monde entier »                                           Le Talmud      Extérieur jour, soleil.  Un sous- bois, deux enfants, musique off, un lieu et une date en surimpression :  Région parisienne, septembre 1944, lest de la France nest pas encore libéré »  « Tout le propos du film tient déjà dans les premières secondes : fragilité et innocence enfantine, bonheur possible et tragédie probable.  
                                                                                     
5
A cet effet, il va mettre en scène deux types denfants/adolescents : les « ex » enfants cachés, qui nont pas au départ la conscience du devenir concentrationnaire de leurs parents : cest donc la douleur de labsence, du néant. Français de culture, et (ou) de naissance, leur judaïsme est très flou, et se teinte de communisme et de sionisme.  A lopposé, les « Buchenwaldiens ». Eux nont pas la douleur de labsence, puisquils savent. Cest lau-delà de la douleur (revient-on des camps ?) avec la conscience aiguë d’une identité juive yiddishophone, religieuse et rituelle, dont ils sont les héritiers survivants. Entre les deux, les éducateurs font ce qu’ils peuvent (jusqu’au « pieu » mensonge, on le reverra) pour permettre aux survivants de commencer une nouvelle vie par delà le travail de deuil ; travail dailleurs nécessaire pour eux-mêmes.  Par rapport au thème du festival (Douce France ?), ce film est donc au cœur dune thématique de llieuccaud te  gevetasaulevaurnu ero s dlarpnequi ,  universelle et a-temporelle : laccueil passé (les survivants arméniens, larrivée des pieds noirs, les boat people vietnamiens..) ou présent (les survivants rwandais, ex yougoslaves ou les boat people en Méditerranée).  Mais a LisMad noiN eanne cultive pas l’angélisme pour autant : il montre aussi les  reculs, les difficultés ou même les échecs de la résilience (larchétype étant de ce point de vue le personnage de Gustav). Enfin, la question de létitenid  est posée en général à travers l’identité juive en particulier, qui manifestement « travaille » profondément le cinéaste. On pourra d’ailleurs contester le choix qui a été fait, soit la transmission religieuse comme vecteur de résilience, ou même la synthèse de la séquence finale.  Voilà donc un excellent support d’analyses filmiques et thématiques, d’autant plus abordable par les élèves  de par sa forme simple et lidentification des spectateurs jeunes assurée par la multitude des personnages, « couvrants » tous les âges et toutes les situations.  Un tout dernier mot  aL Mosiaed n Nina  dégage une émotion très forte, dont on : ne sort que lentement. Mais cette émotion très profonde ne vient pas dun excès de pathos, bien au contraire : cest tout le talent de Richard Dembo, de son équipe et de ses acteurs davoir su -car voulu- rester à la ecnastdie nnbo snas , pour autant rendre le film trop froid, trop clinique dans son analyse.  
                                                                        
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.