RAPPORT DE SYNTHÈSE DES TRAVAUX

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ISEP - Évaluation de programmes au Niger : pertinence, exigences et mise en ?uvre 3333333333333333333333 333333 Deuxième symposium sur l'évaluation de programmes au Niger : Pertinence, exigences et mise en ?uvre RAPPORT DE SYNTHÈSE DES TRAVAUX Niamey du 29 au 31 Août 2009 RCC-NI-NIM-2005-B-0670 NIF 8828/R 212 rue du Park de W, BP 11443 Niamey Tel : 739613/739611 cellulaire : 96072906 INSTITUT DE STRATEGIE, D' EVALUATION ET DE PROSPECTIVE RÉPUBLIQUE DU NIGER ............................................................. Fraternité - Travail - Progrès
  • particulier dans le secteur de la recherche et de la formation
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Publié le : lundi 26 mars 2012
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RÉPUBLIQUE DU NIGER
.............................................................
Fraternité - Travail - Progrès
3333333333333333333333
INSTITUT DE STRATEGIE, D’ EVALUATION ET DE PROSPECTIVE
RCC-NI-NIM-2005-B-0670 NIF 8828/R 212 rue du Park de W, BP 11443 Niamey333333
Tel : 739613/739611 cellulaire : 96072906
Deuxième symposium sur l’évaluation de programmes au Niger :
Pertinence, exigences et mise en uvre
RAPPORT DE SYNTHÈSE DES TRAVAUX
Niamey du 29 au 31 Août 2009
ISEP - Évaluation de programmes au Niger : pertinence, exigences et mise en uvre°
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L’An Deux Mille Neuf et les samedi 29, dimanche 30 et lundi 31 Août se sont
tenus dans l’amphithéâtre de la Faculté des sciences Economiques et Juridiques,
les travaux du deuxième symposium sur l’évaluation de programmes. Ce
symposium a été organisé par l’Institut de Stratégie, d’évaluation et de
Prospective (ISEP) avec la collaboration de la Faculté d’Agronomie et la Faculté
des Sciences Economiques et Juridiques de l’Université Abdou Moumouni Dioffo,
de l’Institut National de la Recherche Agronomique au Niger (INRAN) et du
Réseau Nigérien du Suivi/Evaluation (ReNSE). Il a pour thème l’évaluation de
programmes au Niger – pertinence, exigences et mise en uvre.
La cérémonie d’ouverture placée sous le haut patronage de M Ousmane
Mahamadou Directeur de cabinet du Premier ministre, a enregistré deux
allocutions introductives prononcées respectivement par le Doyen de la Faculté d’
Agronomie et le Directeur Général de l’SEP.
Dans son allocution, Mr Guéro Yazi a mis l’accent sur le parcours réalisé en
évaluation de programmes et la nécessité de promouvoir sa pratique au Niger,
en particulier dans le secteur de la recherche et de la formation pour que ce
dernier enregistre les importantes améliorations attendues de lui. Il a, en outre,
abordé la question de l’évaluation environnementale qui est aujourd’hui au
centre de toutes les préoccupations et qui demeure un défi à relever.
M. Ibro Abdou a, quant à lui,resitué la création de l’ISEP dans le contexte général
de développement de la discipline évaluative en Afrique. Il a notamment relevé
que l’ISEP fait partie des cinq structures africaines qui réalisent une formation
diplômante en évaluation.
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Ouvrant officiellement le symposium, le Directeur de cabinet du Premier Ministre,
a commencé par rassurer quant à l’appui et le soutien que les autorités du pays
au plus haut niveau accordent au développement de l’évaluation en ce que cette
dernière vise plusieurs objectifs dont le premier est de rendre plus efficace
l’intervention publique. Analyse systématique des politiques, programmes et
projets publics, elle permet aussi de se former un jugement fondé sur leur
performance et leur pertinence.
Les travaux du symposium à proprement parler,ont commencé après la
suspension qui a suivi l’allocution d’ouverture. Le thème retenu pour cette
première journée est celui de la pertinence de l’évaluation au Niger. La séance,
placée sous la présidence de M. Guéro Yazi, Doyen de la Faculté d’Agronomie, a
consisté en la présentation de trois communications portant respectivement sur :
1. Le rôle de l’évaluateur ;
2. L’évaluation et le développement ;
3. La méthode d’évaluation du cadre institutionnel et des politiques pays
(CPIA) de la Banque Mondiale
Chacune de ces communications a été suivie de commentaires, ajouts et
contributions utiles ainsi que d’une session de questions/réponses. Il ressort de
l’exposé fait par M. Ibro Abdou, DG de l’ISEP,qu’il existe deux méthodes pour
mesurer la rentabilité d’un projet : i) la méthode des prix de référence et ii) la
méthode des effets. Aucune de ces méthodes n’est neutre ; elles reposent toutes
deux sur une certaine idéologie économique. La première qui se propose
d’annuler les distorsions causées par le système de subventions publiques se
traduit par un retraitement préalable des données pour aboutir aux vrais coûts.
La seconde quant à elle, prend en considération les effets des actions initiées sur
les autres secteurs de l’économie à travers une recherche de la valeur réellement
ajoutée et de l’incidence globale sur l’économie.
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La deuxième communication a fait le point sur la relation fonctionnelle qui existe
entre l’évaluation et le développement. L’évaluation, en effet, recherche
l’efficacité, l’efficience et la cohérence entre toutes les actions engagées. Elle
repose, en outre sur le principe que les gouvernants sont redevables d'une
information aux citoyens sur les politiques mises en uvre, sur leurs
financements et sur leurs impacts. Ce qui dénote une exigence de transparence
de l'action conduite et la nécessité pour tout pouvoir de rendre compte. Ce qui
est bien constitutif d’une certaine forme de modernisation de l’État.
La troisième communication, quant à elle, a consisté en une présentation du
modèle d‘évaluation de la Banque Mondiale. Il s’agit là de la méthode utilisée par
la Banque Mondiale pour évaluer et sélectionner les pays auxquels elle va allouer
ses ressources financières et dans quelles proportions.
Les débats faits ont permis de soulever quelques difficultés liées à l’évaluation.
Au nombre de ces difficultés on peut relever :
• Le comportement de rétention d’informations de certains acteurs;
• Le manque d’échanges;
• La coordination de l’information;
• La nécessité de disposer de standards et normes;
La deuxième journée du symposium, consacrée aux exigences de l’évaluation, a
permis d’entrer dans le vif du sujet. Placée sous la présidence du DG de l’INRAN,
elle a enregistré trois exposés faits par M. Ibro Abdou et commentés par MM.
Ibrahim Oumarou et Ibrahim Tahirou de l’ISEP. Les exposés faits concernent :
1. La démarche évaluative : outils et instruments
2. Les connaissances requises : les curricula en évaluation
3. L’éclairage de l’économétrie pour la prise de décisions
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Parmi les aspects développés dans le premier point, on peut citer la définition de
l’évaluation qui en fait un processus de construction d’un jugement sur la valeur
d’une intervention publique à partir de critères et sur la base de méthodes
scientifiques pour améliorer cette intervention ou les interventions futures. Ce
jugement porte sur l’efficacité, l’efficience, l’impact, la pertinence des objectifs et
des moyens, la cohérence entre les objectifs, les moyens, les mesures … En
outre, trois étapes principales composent le processus d’évaluation, à savoir :
1. La constitution d’un référentiel;
2. La collecte et l’analyse des données;
3. L’élaboration d’un jugement de valeur et l’organisation de la diffusion des
conclusions.
L’évaluation, en outre, se réalise à travers le choix et la mise en uvre de
méthodes, d’outils et d’instruments. Les principaux outils utilisés sont des
logiciels de statistique et d’économétrie. Les usages faits sont de rendre des
comptes, prendre des décisions, produire de la connaissance et mesurer des
impacts.
En ce qui concerne les curricula, il s’agit de faire le recensement des
connaissances nécessaires pour assumer efficacement le rôle d’évaluateur.
L’évaluation de programmes étant une discipline transversale, il s’avère
nécessaire de disposer de savoirs relevant de plusieurs domaines de
connaissances. Pour ce qui est de l’ISEP en particulier, la méthodologie du Q-sort
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a permis de mettre au point les programmes et de déterminer les différents cours avec leur
volume horaire.
Le point relatif à l’éclairage de l’économétrie a permis de mettre en évidence que
l’analyse de régression peut permettre de prendre des décisions de manière
éclairée et efficace. Les communications respectives de M. Stefano Mainardi de
l’Université de Varsovie, Economiste Principal du PNUD/Niger, et Mme Ibro
Germaine, Chercheur à l’INRAN ont confirmé le postulat.
M. Mainardi a, à travers une analyse de la régression, montré le degré de
diffusion des services publiques (santé et éducation) qui pourraient éclairer pour
des décisions futures. Quant à Mme IBRO, par l’utilisation de modèle de prix
hédoniste, elle est parvenue par l’analyse de la régression, à montrer les valeurs
que les consommateurs d’un produit accordent aux différentes caractéristiques
de ce produit. Cette information éclaire les chercheurs sur les préférences des
consommateurs. Ceci permet de prendre des décisions, efficaces, pertinentes,
efficientes et d’orienter des ……. de la recherche agronomique.
Le thème de la mise en uvre de l’évaluation consacre la troisième journée qui
est présidée par M. Nassirou Sabo du Programme Bonne Gouvernance/PNUD. La
première communication, faite par M. Ibrahim Oumarou et commentée par M.
Ibro Abdou porte sur l’évaluation participative, ses fondements, ses principes et
ses formes. Ainsi, quatre principes majeurs caractérisent ce type d’évaluation à
savoir :
1. La participation de tous les acteurs ;
2. La négociation généralisée dans les processus de prise de décision ;
3. La flexibilité et la haute interactivité ;
4. L’accessibilité
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Les outils prônés par l’évaluation de type participatif comprennent notamment le
Système d’Information Géographique (SIG), l’Association Villageoise de
Développement (AVD), le Fonds Local de Développement FLD), … Des méthodes
de sa mise en uvre en sont la MARP (Méthode Active de Recherche et de
Planification), le Focus Group, la PIPO (Planification des Interventions Par
Objectif, …
Au titre des avantages du Suivi/Evaluation Participatif (SEP), il est mis en avant
les aspects suivants :
• Le degré de pertinence des actions retenues ;
• L’efficacité qui devrait en découler ;
• Le niveau élevé d’appropriation des actions initiées ;
• Le renforcement des relations et la participation communautaire ;
• La mise en place d’une base de données communautaire ;
• le renforcement de la responsabilité mutuelle
Quant aux limites du SEP, elles reposent essentiellement sur son caractère
chronophage, les risques de subjectivisme qui lui sont inhérents et les
frustrations qui peuvent animer les couches dont les besoins n’ont pas été
retenus. Au niveau des débats, les participants se sont essentiellement
appesantis sur les risques liés à la forte idéalisation du SEP qui a souvent conduit
à son usage abusif et inconsidéré. Il y’a lieu de prendre garde de ces travers et
d’opérer les dosages adéquats entre le SEP et les méthodes conventionnelles.
Dans la deuxième communication, il s’est agi pour M. Mamadou Abdou Sani du
bureau de la GTZ à Niamey, commenté par M. Danbagi Inoussa, de revenir de
façon exhaustive sur les conditions de réussite et d’efficacité d’un processus
d’évaluation. Il a, pour ce faire, fait un large exposé des Principes Directeurs de
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L’Evaluation Africaine (PDEA). Ces principes qui sont élaborés par l’AFREA auquel
est affilié le ReNSE, s’articulent autour des quatre qualités de base que sont :
1. l’utilité ;
2. la faisabilité ;
3. la propriété
4. la précision
Selon l’exposant, il est impérieux que les institutions africaines et du Niger en
particulier s’intéressent aux PDEA qui participent dans le respect de certains
engagements de la déclaration de Paris notamment en matière de responsabilité
mutuelle, de transparence et de redevabilité
M. Yahaya Abdou, enseignant/chercheur à la faculté d’Agronomie, a, quant à lui
présenter l’évaluation du développement rural au Niger dans une communication
commentée par M. Ibrahim Oumarou. Dans cet exposé, M. Yahaya Abdou a livré
à l’assistance la synthèse et les leçons tirées de plusieurs années d’expérience en
tant qu’agent de développement rural et enseignant/chercheur. Les études
menées à ce niveau sur l’analyse des actions et des effets des actions, ont eu
une orientation technique très marquée et concernent principalement l’évaluation
de techniques et celle de la mise en ouvre de certaines normes.
Enfin, dans la dernière communication intitulée Evaluation de l’action
gouvernementale, Etat des lieux et perspectives au Niger, M. Tidjani Alou du
LASDEL, a relevé l’importance prise par l’évaluation de programmes au Niger du
fait de l’importance des projets de développement financés sur fonds extérieurs.
A travers ces évaluations, il faut toutefois noter une exigence de politique
extérieure puisque c’est l’Etat ou l’institution pourvoyeurs de fonds qui imposent
le principe de l’évaluation des projets qu’ils financent. D’où la prépondérance de
l’évaluation au niveau de ce type d’activités.
La pratique évaluative, cependant doit être intégrée à l’action gouvernementale
de façon générale. Cela est rendu nécessaire du fait même des finalités
poursuivies par l’évaluation. En effet, elle répond au souci de l'intérêt général et
du bon usage des ressources collectives, mais aussi à une exigence de
transparence de l'action conduite, à la nécessité pour tout pouvoir de rendre
compte et d'accepter le débat. Dans les démocraties contemporaines, la
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demande d'évaluation des politiques publiques est aujourd'hui de plus en plus
pressante de la part des citoyens, des associations, des agents économiques, des
élus, ... La réflexion devrait cependant être menée pour que la pratique
s’applique à l’action gouvernementale au sens large, c'est-à-dire l’ensemble
des actions prises par une autorité légale et qui viseraient , soit à améliorer les
conditions de vie des citoyens, soit à introduire ou modifier une mesure d’ordre
administratif, politique, économique ou social.
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