Saints et saintes de Dieu (tome 1

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P . RENÉ M O R E A U , S. J SAINTS ET SAINTES DE DIEU LECTURES QUOTIDIENNES T O M E P R E M I E R T O U R S M A I S O N A L F R E D MAME ET F I L S A G E N C E A P A R I S : 6 , RUE MADAME (vit)
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Publié le : lundi 26 mars 2012
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P . RENÉ MOREAU, S. J
SAINTS ET SAINTES
DE DIEU
LECTURES QUOTIDIENNES
TOM E PREMIER
TOUR S
MAISO N ALFRED MAME ET FILS
AGENC E A PARIS : 6, RUE MADAME (vit) SAINTS ET SAINTES
DE DIEU NIHI L OBSTAT
Parisiis, die 30* Decembris 1924.
A . DE BECDELIEVRE.
Imprimatur ,
aTuronibus, die 3 Januarii 1925.
A . BONGBNDRE,
V. G. Fénelon a écrit, relevant les défauts des panégyristes de son
temps : « Le vrai moyen de faire an portrait bien ressemblant,
est de peindre un homme tout entier : il faut le mettre devant les
yeux des auditeurs parlant et agissant En décrivant le cours de
sa vie, il faut appuyer principalement sur les endroits oit son
naturel et sa grâce (c'est-à-dire celle qui lui est spécialement
départie par Dieu) paraissent davantage; mais il faul un peu
laisser remarquer ces choses à F auditeur. Le meilleur moyen de
louer le $aint c'est de raconter ses actions louables. Voilà ce qui 9
donne du corps et de la force à un éloge; voilà ce qui instruit,
voilà ce qui louche.,. Il faudrait.,, peindre le saint au naturel,
le montrer tel qu'il a été dans tous les âges, dans toutes les condi­
e
tions, et dans les principales conjonctures où il a passé » (3 Dior
logue sur l'Éloquence).
Ce livre essaie de s'inspirer des principes posés par l'arche­
vêque de Cambrai. On n'y trouvera que des faits rapportés «'ira*
plement, sans aucunes visées à Féloquence ou à l'émotion. Puissent-
ils parler cFeux-mêmes el presser le lecteur de réaliser quelque
trait des modèles qui sont ici présentés 1 Car les Saints, s'ils sont
la gloire de F Église, sont aussi les maîtres de ses enfants, leurs
pédagogues. Ils prolongent Faction par laquelle ils ont glorifié
Dieu, en poussant leurs jeunes frères à l'imitation de leur héroïsme,
ou du moins de leurs vertus. Ils rapprochent de nous, ils huma­
nisent, si Fon peut ainsi parler, l'idéal souverain que Notre-Sei-
gneur nous offre et que tout chrétien doit se proposer de reproduire.
Pour ce résultat, rien ne vaut que de montrer, de laisser voir plu­
tôt ce que la grâce a fait de leur nature, c'est-à-dire de quels
défauts, s'il y a lieu, et par quels efforts ils se sont, d'un élan quel-quefois, lentement d'ordinaire, élevés, avec le secours divin, jus­
qu'à la sainteté que Dieu leur destinait Les phrases y sont inutiles ;
de nos* jours surtout elles seraient plutôt nuisibles.
Ce qu'il y faut, c'est la vérité. Aujourd'hui elle seule nous sé­
duit : en elle seule nous trouvons la force d'impulsion qui nous
est nécessaire. C'est elle aussi que ce livre désire atteindre. Pendant
longtemps il semble que les hagiographes s'en soient trop désin­
téressés, ceux-là surtout qui ont colligé des Vies des saints. Peut-
être ont-ils cru qu'en accumulant les faits merveilleux, en accueil­
lant facilement la légende, ils rendaient plus féconde l'édifica­
tion qu'ils souhaitaient donner: l'action de Dieu paraîtrait mieux
ainsi soutenir ou sanctionner de l'homme. Mais notre
temps, un peu trop critique peut-être, préfère l'austère et maigre
vérité à ces parures éclatantes où se plaît, avec une piété trop simple
sans doute, une naïve crédulité. Sans tomber dans ce qu'on ap­
pelle l'hypercritique, n'y a-t-il pas moyen de serrer d'un peu
plus près le réel? de rendre à l'histoire ses bases solides? de lais­
ser à la sainteté sa face humaine?
Pourtant, malgré cette ambition, ce livre ne se donnera pas
pour une œuvre de science. On ne trouvera ici ni discussion des
sources, ni critique des textes, ni même références. Le lecteur bien­
veillant voudra-Uil se satisfaire d'entendre affirmer que, dans la
mesure de ses ressources et de son talent, l'auteur a consulté, uti­
lisé les ouvrages qui lui ont semblé les plus dignes de foi, dans
leur sérieuse recherche du vrai, dans leur respect des traditions
fondées, dans leur documentation précise et complète, autant que
la science moderne lui permet de l'être? Ces ouvrages ne sont pas
rares aujourd'hui ; ils vont se multipliant C'est à eux qu*il a
cru sage de se confier; c'est à eux qu'il reconnaît devoir ce qu'il
a mis de bon dans ces pages. ERRAT A
e
Page 226, ligne 12, lire ; 784 au lieu de ; vui siècle.
— — 269, - U. - 1862 1861.
— — 406, - 26, Le bienheureux saint.
— — 453, - 4, - 1029 xi° siècle.
— 522, - 19, - — 1278 1272.
— — 623, - 24, - 1380 1384.
— 644, - 18, - 1085 — 1075.
— — 697, - 21, - 1608 1508.
— 707, - 29, - — 1147 1150.
— 712, - 13, - 544 (ou 555) — 542.
— 749, 524 — - 17, - 1624.

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