V E S P A S I E N

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  • cours - matière potentielle : la première partie de la guerre
VESPASIEN et le problème juif - 1 V E S P A S I E N après JERUSALEM : le problème juif _______________ Jean-Marie GEORGEOT - De Saint-Marc jusqu'à Tertullien ( 1978 à 2006 )
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Publié le : lundi 26 mars 2012
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VESPASIEN et le problème juif - 1













V E S P A S I E N



après JERUSALEM : le problème juif




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Jean-Marie GEORGEOT - " De Saint-Marc jusqu'à Tertullien " ( 1978 à 2006 )VESPASIEN et le problème juif - 2
TABLE DES RUBRIQUES


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Page :


La question 3
Une foule d’impôts 4
Les questions 4
La prise de Jérusalem 5
Après la prise de Jérusalem 6
(Sextus Vettulenus Cerialis) 7
(SextusLucius Bassus) 7
(Massada) 9
(Flavius Silva) 9
(Massada) 9
Après la prise de Massada 10
Vespasien à Antioche 11
En Conclusion 12
Analyse 13

ANNEXE : Comment deux « Titus Flavius » reçurent l’un et l’autre
pour surnom : ‘ V e s p a s i a n u s’ 15
Exode XXII-28 (Page 16) Dt. VII-20 (Page 17) Jos. XXIV-12 (Page 18)
Analyse 8
Dictionnaire grec / Traduction du mot sphêx / Pourquoi un frelon ? 20
Crabro … ou : Vespa ? / Le surnom ‘Vespasianus’ 21
Dans le Nouveau Testament : l’absence 23

Note 1 : Le tribut du demi-sicle 15
Note 2 : Un anneau 15

Carte de la Basse Egypte 27


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LA QUESTION

Lecteur !
Je te propose de revenir dans le Tome XVII/3 au chapitre sur Titus
(Annexe), à la page 49. Tu y verras comment Vespasien, devenu empereur de
Rome alors qu’il commandait en chef l’armée expéditionnaire contre les juifs et
alors qu’il n’a pas encore eu le temps de venir à Rome, prend comme première
décision un édit d’une grande importance politique :

VESPASIEN REHABILITE LES CHRETIENS.

'(Alors qu'il est à Alexandrie), Vespasien leva contre eux indifféremment
(= les habitants d’Alexandrie… donc aussi les juifs d’Alexandrie ?) une foule
d'impôts sans faire exception d'aucun pauvre, ni même d'aucun mendiant.
Mettant également à contribution les biens publics et les biens sacrés, il alla
jusqu'à rétablir beaucoup d'impôts dont quelques-uns uns avaient été abolis et à
en augmenter d'autres qui étaient en vigueur. Les alexandrins, irrités de ces
mauvais traitements... lancèrent contre lui des railleries... et Vespasien délibéra
sur la punition à leur infliger. Mais, à la demande de Titus, il leur fit grâce... et
il les laissa dire. Il écrivit à Rome pour restituer l'honneur à ceux qui
avaient été, morts ou vivants, sous Néron et sous ses successeurs,
condamnés comme coupables de ce qu'on appelait le crime de lèse-
majesté et pour abolir toutes les accusations de cette sorte.'
(Dio Cassius : Histoire romaine LXVI-8)

• le crime de lèse-majesté :
L'expression apporte l’information que, rétroactivement, Vespasien
annule les condamnations à mort prononcées en application de la loi relative
au crime de lèse-majesté lorsque le condamné n'a pas comploté contre l'Etat.
Sous Néron et ses successeurs, il y eut de nombreuses personnes condamnées
à l'exil et/ou mises à mort pour divers motifs n'ayant pas de rapport avec cette loi
punissant le crime de lèse-majesté. Tel que le texte est écrit, il apparaît que
Vespasien a réhabilité les 979 chrétiens mis à mort parce que Tigellinus
les avait accusés d'avoir mis le feu à Rome.
• à la demande de Titus :
Ceci est cohérent avec la décision de Titus à Antioche de ne pas légaliser de
persécution contre les juifs étrangers = les chrétiens.
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UNE FOULE D’IMPOTS

‘C’est ainsi que Jérusalem fut prise le jour même de Saturne, jour que les
juifs révèrent encore aujourd’hui. Depuis ce temps, fut imposée aux juifs qui
gardaient les lois de leurs pères, l’obligation de payer tous les ans deux
drachmes à Jupiter Capitolin.’
(Dio Cassius : Histoires : LXVI-7)

• deux drachmes :
Selon d’autres sources, cette présentation des faits est propre à Dio Cassius qui
veut suggérer que l’impôt nouveau du didrachme remplace le tribut du demi-
sicle(1), lequel n’a plus de raison d’être puisque le Temple de Jérusalem a été
rasé.
Voir : Tome IX les pages 169 à 173
et : Tome XIII/1 la page Impôts 2.


LES QUESTIONS

Cette donnée de l’Histoire de Rome, telle qu’elle est présentée par
l’historien Dio Cassius, suggère que Vespasien en Egypte décrète de nouveaux
impôts frappant non seulement ceux qui sont de purs égyptiens, mais aussi (à
cause des formulations : indifféremment et à la demande de Titus) les juifs, qui
jusque là relevaient d’une juridiction spéciale. Une telle information oblige à
examiner s’il n’y a pas, ailleurs, la confirmation d’un semblable comportement
politique de Vespasien à l’égard des juifs.

Une donnée fondamentale est que, jusqu’alors, il y a, dans la pensée de
l’administration romaine, un Israël unique : le peuple de tous ceux-là, juifs
soumis et pratiquant une liturgie ou des rites à leur dieu unique. Cet ensemble de
gens est réparti géographiquement autour de la Méditerranée et on en rencontre
un peu partout dans le monde romain, jusqu’aux extrémités de l’Asie ou au cœur
de l’Afrique. D’où les deux questions suivantes :

…après la prise de Jérusalem :
La guerre contre les juifs fut-elle arrêtée après septembre 70 ?
Quelle fut la politique menée par Vespasien envers les juifs ?
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LA PRISE DE JERUSALEM

Alors qu’il ne lui restait plus qu’à s’emparer du Temple et de la ville
haute, Titus réorganisa le haut commandement du corps expéditionnaire et il
créa un certain nombre d’unités de mille hommes, chacune étant commandée par
un tribun. Il nomma au poste de commandant en chef de ces troupes d’élite S.
Vettulenus Cerialis, légat de V° légion Macedonia. Le 8 août 70, Titus
ordonna d’attaquer les remparts Ouest et est de Jérusalem à coups de bélier,
mais cette attaque ne réussit pas. Il ordonna alors l’escalade des remparts et ce
fut encore sans aucun succès.

Le 9 août, il réunit les officiers supérieurs :
Tiberius Julius Alexander chef d’état-major
Sextus Vettulenus Cerialis légat de la V° Macedonia
A. Larcius Lepidus légat de la X° Fretensis
M. Tuttius Frugi légat de la XV° Apollinaris
Liternius Fronto chef du détachement égyptien
M. Antonius Julianus procurateur de Judée
plus quelques procurateurs et tribuns.


Au cours de ce conseil de guerre…
‘Titus et une partie de ses officiers estimaient qu’il fallait avant tout
détruire le Temple afin d’abolir entièrement la religion des juifs et des
chrétiens, car ces deux religions, quoique contraires entre elles, avaient des
auteurs communs. Les chrétiens venaient des juifs. La race extirpée, le rejeton
périrait bientôt.’
(Septime Sévère : Chroniques I-39)
(Voir dans le Tome VIII la page Bénédictions 22)

Le comportement de Titus peut apparaître contradictoire avec celui qu’il
aura lorsque, revenant de Zeugma, il repassera à Antioche dans le théâtre, face à
la municipalité et aux habitants de la ville. La situation ne sera plus la même :
les juifs auront été vaincus, Jérusalem sera détruite, les juifs chassés de la Ville
de David, le Temple rasé… et les chrétiens toujours répartis dans le monde
romain devront être ménagés politiquement afin d’éviter qu’une persécution
contre eux ne leur suggère de s’unir et ne les amène à devenir des opposants à
l’empire.
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L’Histoire officielle, revue et écrite par Titus (voir Flavius Josèphe) sera
présentée autrement et elle affirmera que Titus a changé d’avis en décidant, sur
la proposition de Tibère Alexandre, Cerialis et Fronto, de faire tout pour
éviter de détruire le Temple afin de conserver à l’empire une des merveilles du
monde.
A l’issue du conseil de guerre, il est décidé de laisser les troupes se
reposer avant l’assaut final prévu pour le lendemain 10 août : ce sera le jour le
plus brûlé de l’Histoire des hommes.


APRES LA PRISE DE JERUSALEM

1. Après la prise de Jérusalem, la guerre contre les juifs n’est pas terminée et
elle est continuée vers le sud, région de la mer Morte. Cependant, Rome frappe
déjà des monnaies avec l’inscription Judea capta.

2. Un certain nombre de juifs qui avaient pu fuir hors de Jérusalem vinrent
se réfugier dans la forteresse de Massada. Ils ne participèrent pas à la guerre
contre Rome, épouvantés qu’ils étaient par la puissance et l’organisation de
l’armée romaine. Massada était éloignée du théâtre des opérations et ils vinrent
y chercher le refuge et l’oubli, se contentant de faire des razzias contre les
villages voisins… quoique, le temps de l’éloignement leur eût redonné force et
violence, puisque, lors de la Pâque, ils massacrèrent plus de sept cents femmes
et enfants à Ein Gedi.

3. Après la prise de Jérusalem, Vespasien avait réorganisé la Palestine en
constituant la Judée en province indépendante avec à sa tête un légat impérial et
un commandant de l’armée car, précédemment, la Judée était sous les ordres du
légat de Syrie.
La capitale de la Judée fut officiellement Césarée maritime : Colonia
Firma Flavia Augusta Caesariensis avec, en ce lieu, le casernement permanent
de la X° légion Fretensis à laquelle avait été adjoint un groupe militaire de huit
cents vétérans résidant à Emmaüs, aux portes de Jérusalem.

4. Après le départ de Titus vers Rome, le premier commandant de la X°
légion romaine, chargée de l’occupation de Jérusalem et des terrains conquis, est
Sextus Vettulenus CERIALIS. Son successeur sera Lucius Bassus.
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(SEXTUS VETTULENUS CERIALIS)

Au cours de la première partie de la guerre contre les juifs, alors que
Vespasien venait d’être nommé commandant en chef du corps expéditionnaire,
Cerialis était légat de la V° légion Macedonia. Vespasien lui confia, en outre,
trois mille fantassins et six cents cavaliers et l’envoya attaquer les samaritains
sur le mont Garizim. La position étant trop fortement défendue, Cerialis se
contenta de l’assiéger. L’eau venant à manquer, certains samaritains se
rendirent, mais l’ensemble refusa toute reddition. Cerialis donna l’assaut et, le
27 juin 67, fit prisonniers six cents défenseurs.
Pendant ce temps, Vespasien attaquait Jotapat qui paraissait être
imprenable. Alors que Titus, avec quelques soldats de la XV° légion, venait
d’ouvrir une brèche dans les remparts, Cerialis arriva avec un corps de soutien
et se précipita dans la ville. Tous les ennemis mâles furent massacrés, les
femmes et les enfants eurent la vie sauve. Il y eut quarante mille morts.
Vespasien ordonna, le 20 juillet 67, d’incendier la ville. Néron meurt le 9 juin
68 et Vespasien suspend l’offensive attendant les ordres de Rome.
Le 16 avril 69, Vitellius est reconnu officiellement empereur. Dès que
Vespasien a appris cette nouvelle, il reprend, contre les juifs, les opérations
militaires et cette reprise des combats a lieu le 5 juin 69 ; Cerialis s’empare
alors des places fortes de Caphetra, de Capharabim et de Chebron, cette
dernière étant incendiée et tous ses habitants étant massacrés.
L’ensemble de ces données laisse à penser que Vespasien apprécia à sa
juste valeur Cerialis, général victorieux et constamment présent à ses côtés.
Le frère de Cerialis (C. Sextus Vettulenus Cerialis) fut(.. ?) consul vers
75 et lui aurait succédé dans la charge de légat consulaire en Mésie en 82.


(SEXTUS LUCIUS BASSUS)

‘(Bassus) après avoir commandé un escadron de cavalerie, avait été mis
par Vitellius à la tête de la flotte de Ravenne et, en même temps, de celle de
Misène mais, parce qu’il n’avait pas obtenu immédiatement la préfecture du
prétoire, il désirait satisfaire un sentiment injustifié par une honteuse trahison.
On ne peut savoir si c’est lui qui entraîna Caecina ou, comme cela se passe
entre des gens sans honneur, qui, pour cette raison, se ressemblent, si la même
perversité les détermina tous les deux…
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Après avoir trahi Galba, ils attachaient peu d’importance à leur parole ;
ils furent poussés par esprit de rivalité et par jalousie… à renverser Vitellius…
Bassus qui s’employait à la même tâche (= ébranler l’attachement que les
centurions et les soldats s’obstinaient à avoir pour Vitellius) rencontrait moins
de difficulté avec la flotte répugnant moins à changer d’allégeance, se souvenant
de la campagne où elle avait récemment combattu pour Othon.’
(Tacite : Histoires II-100 et 101)

La trahison de Bassus est relatée par Tacite (Histoires III-12) :
‘Par peur, il attendait chez lui l’issue de l’opération. (On abat les
statues de Vitellius.) Alors, Bassus paraît et se désigne ouvertement comme
l’instigateur’. La flotte se choisit elle-même un autre préfet. Bassus est mis aux
fers, puis libéré ‘sur l’intervention d’Hormos, un affranchi de l’empereur’ qui
était considéré comme un des chefs. Peu après, Tacite porte un jugement très
sévère sur Bassus et Caecina : ‘intacts sans avoir versé une goutte de sang,
méprisés même par le parti des flaviens’.
(Histoires III-13)


5. Légat nouvellement nommé pour la Judée. Bassus négligea d’attaquer
Massada et il préféra occuper la côte nord de la mer Morte et attaquer la
forteresse de Macheronte. Ayant reçu en renfort la X° légion Fretensis, Bassus
entreprit le siège de cette forteresse.

Le siège s’avérait durer longtemps lorsque le soldat égyptien Rufus,
appartenant à l’armée romaine, réussit à faire prisonnier un juif nommé Eléazar
qui était célèbre dans Macheronte pour son courage. Bassus le fit fouetter à la
vue des ennemis sur leurs remparts et il fit préparer avec grande mise en scène
une croix comme s’il allait crucifier le prisonnier. A la vue du supplice
imminent, les assiégés décidèrent de capituler. Environ trois mille réussirent à
s’enfuir dans la forêt voisine, mais Bassus les fit encercler et tous furent tués.


6.
Après la prise de Macheronte, Bassus décida d’attaquer Massada.

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(MASSADA)

Jadis Hérode le Grand avait constaté que Massada pouvait être
aménagée en forteresse capable de défier toutes les sortes possibles d’ennemis.
Alors que les Parthes avaient choisi Antigone comme roi, en 40 av. J.-C.,
Hérode avait envoyé sa mère, ses sœurs, sa fiancée Mariamne et la mère de
celle-ci à Massada pour y trouver refuge. Hérode leur affecta, à titre de
protection, une armée de huit cents hommes. Pendant ce temps, Hérode s’était
enfui à Rome pour y chercher asile et protection. Antigone attaqua Massada,
mais une pluie abondante sauva les assiégés et remplit les citernes. Après cet
épisode, entre 39 et 31 av. J.-C., Hérode transforma Massada en puissante
forteresse. Par la suite, les romains contrôlèrent Massada jusqu’à l’été 66, date à
laquelle les insurgés juifs reprirent la forteresse.
A la fin de l’année 72, peu après son arrivée en face de la citadelle,
Bassus trouva la mort et Silva reçut le commandement des opérations à mener
contre Massada.

(FLAVIUS SILVA)

Au printemps 73, il était préteur. Selon les coutumes, on peut logiquement
supposer qu’il devint aussitôt sénateur afin de remplir les conditions pour
pouvoir prendre la succession de Bassus et être nommé, peu après, légat de la
nouvelle province de Judée.

(MASSADA)

Silva disposa autour de Massada huit camps fortifiés reliés par un mur en
pierres, long d’environ cinq kilomètres, haut de trois mètres et épais de trois
mètres. Puis il fit construire une énorme rampe d’accès afin de permettre à une
tour en fer, équipée d’une plate forme supérieure destinée à accueillir les
meilleurs tireurs et munie d’un bélier à sa base. Il fit monter cette tour de cent
cinquante mètres par une rampe pour la mettre au niveau du rempart ennemi.
Les juifs avaient, entre temps, construit un deuxième rempart en bois que
les romains attaquèrent en lançant des torches enflammées qui rebondissaient
vers la tour de fer. Or le vent ayant changé de direction, le mur s’enflamma et
les romains, assurés de leur victoire, laissèrent passer la nuit avant de lancer
l’assaut final.
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Les juifs virent qu’ils étaient perdus et désignèrent dix d’entre eux pour
faire mourir tous les autres. Puis les dix, en désignèrent un pour les tuer et,
finalement, le dernier survivant mit le feu au palais avant de se suicider d’un
coup d’épée : c’était le jour de Pâque 74.
Est-ce le hasard ou une volonté du narrateur de lancer l’information
suivant laquelle le nombre total des juifs morts à Massada fut de neuf cent
soixante… Ce nombre n’est-il pas arrivé pour suggérer d’évoquer les neuf cent
soixante dix-neuf chrétiens suspectés d’avoir été les incendiaires de Rome et mis
à mort dans les jardins proches du Tibre ?


APRES LA PRISE DE MASSADA

7. Après la prise de Massada, le légat Silva laissa sur place une garnison
composée de soldats de la X° légion Fretensis. Cette légion occupa la forteresse
pendant une quarantaine d’années, jusqu’au-delà de l’année 110. La chute de
Massada marque la fin de la guerre et Silva rejoignit la ville de Césarée
maritime, résidence officielle du procurateur romain en Judée.


8. Certains juifs réussirent à fuir en Egypte et il y eut des rixes entre eux et
les juifs d’Alexandrie. Ceux-ci commerçaient avec l’occupant romain et ils
tenaient à maintenir de bonnes relations commerciales avec leurs clients. Ils
s’organisèrent et réussirent à faire prisonniers six cents juifs arrivés de Massada.
Du groupe de ceux-ci, il y en eut qui réussirent une nouvelle fuite et ils
cherchèrent refuge à Thèbes ou plus au sud.


9. Le préfet d’Egypte, T. Julius Lupus reçut de Vespasien l’ordre de fermer
la synagogue de Leontopolis car il y avait le risque de voir cet immeuble, en
suppléance du Temple de Jérusalem détruit, devenir un nouveau Temple pour
les juifs. La destruction du temple de Leontopolis eut lieu en l’année 73.
(Voir dans le Tome XVII/3 les pages Titus (annexes) 52 et 53)
Vivant en Egypte ces événements, j’ai eu une réaction hors du temps,
mais due à ma propre culture, car j’ai entendu que ‘eux’ disaient la parole de
l’Apocalypse (II-9) : « Je sais le blasphème de ceux qui se disent juifs et ils ne le
sont pas :
(c’est) une synagogue du Satan ! »
Jean-Marie GEORGEOT - " De Saint-Marc jusqu'à Tertullien " ( 1978 à 2006 )

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