De l'histoire de l'école en général et dans les Hautes-Alpes en particulier

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A travers l'observation des parcours de maîtres d'école haut-alpins, l'ouvrage s'efforce d'établir des liens entre ces informations au niveau local, le cadre national dans lequel elles se situent et une réflexion sur l'évolution de l'école et de l'enseignement. Le propos de ce livre n'est pas de présenter une étude d'histoire locale dont le caractère même limite la portée, ni une étude générale sur un sujet largement étudié, mais d'effectuer un mouvement entre le deux, par de fréquents changements d'échelle et de perspectives.
Publié le : mardi 15 mars 2016
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EAN13 : 9782140004438
Nombre de pages : 250
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JeanFrançois Martin
De l’histoire de l’écoleen général et dans les HautesAlpes en particulier
et dans les HautesAlpes en particulier
DE L’HISTOIRE DE L’ECOLE EN GENERAL DANS LES HAUTES-ALPES EN PARTICULIER
Jean-Fran³ois MARTINDE L’HISTOIRE DE L’ECOLE EN GENERAL DANS LES HAUTES-ALPES EN PARTICULIER L’Harmattan
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-07303-3 EAN : 9782343073033
Remerciements J’exprime ma gratitude toute particulière à Maryse et Joseph Goubier pour leur aide précieuse dans la préparation et la mise en forme de cet ouvrage. Mes sincères remerciements vont également à Edith Micheli qui a accepté spontanément, avec beaucoup de gentillesse, l’utilisation de l’une de ses œuvres picturales, particulièrement adaptée au sujet, pour l’image de couverture.
Le premier lundi d’octobre Rentrée des classes
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L'idée que l'on se fait de l'école, de sa fonction et des responsabilités qui lui incombent est étroitement liée à notre conception de la société et à notre vision de son devenir. Ainsi, son histoire s'inscrit-elle au cœur même de l'histoire du pays. L'image de l'école primaire est dominée par deux figures auxquelles on attribue volontiers l'origine de cette institution. La première est celle de Charlemagne, la deuxième celle de Jules Ferry. Il a fallu beaucoup d'imagination pour faire de Charlemagne l’auteur ou l'inventeur de l'école primaire. L'école, en fait, est aussi ancienne que l'écriture. L'origine de ce lien entre Charlemagne et l'école se trouve dans une anecdote non vérifiable rapportée par un moine de Saint-e Gall, Noger et reprise au XIX siècle dans les manuels scolaires de Duruy, Lavisse et bien d'autres. L'empereur fait venir les enfants instruits sur ses ordres par le moine Clément et s’enquiert de leurs travaux scolaires : « les élèves issus des classes moyenne et inférieure présentèrent des ouvrages qui dépassaient toute espérance et où se faisaient sentir les effets de la science. Les nobles, au contraire, ne purent produire que de froides et misérables pauvretés. Charles, alors, place les premiers à sa droite et les félicite, les seconds à sa gauche et les foudroie de la parole et du geste ». L’éloge du souverain, protecteur du savoir, est une constante de la littérature de propagande, pas seulement à l'époque carolingienne. Cependant, l'action de Charles dans le domaine scolaire n'est pas sans mérite. Elle répond à un double but : renforcer l'administration impériale et répandre la foi chrétienne.
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