Date : / / Niveau : CM1 Nombre de séances : 2 Domaine : Culture ...

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CM1, Primaire, CM1
  • cours - matière potentielle : la troisième croisade
  • fiche - matière potentielle : questionnaire
Date : / / Niveau : CM1 Nombre de séances : 2 Domaine : Culture humaniste Sous-domaine : histoire Titre de la séquence : Les chevaliers Compétences :  Identifier les principales périodes de l'histoire étudiée, mémoriser quelques repères chronologiques pour les situer les uns par rapport aux autres en connaissant une ou deux de leurs caractéristiques majeures. Objectifs :  Connaître le statut de chevalier et sa place dans la hiérarchie nobiliaire ;  Comprendre les règles de la chevalerie et les principes d'organisation et de déroulement d'un tournoi ;  Observer des illustrations et lire un texte ;  Mettre ces illustrations en relation avec des informations complémentaires apportées oralement.
  • principes de la chevalerie
  • texte tiré des chroniques de roger de howden décrivant les qualités
  • roger de howden
  • chevalier
  • moyen age
  • sens
Publié le : mercredi 28 mars 2012
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Source : data0.eklablog.com
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Date :/ /Niveau :CM1de séances : 2 Nombre Domaine :Culture humanisteSousdomaine :histoireTitre de la séquence : Leschevaliers Compétences : Identifier les principales périodes de l’histoire étudiée, mémoriser quelques repères chronologiques pour les situer les uns par rapport aux autres en connaissant une ou deux de leurs caractéristiques majeures. Objectifs : Connaître le statut de chevalier et sa place dans la hiérarchie nobiliaire ; Comprendre les règles de la chevalerie et les principes d’organisation et de déroulement d’un tournoi; Observer des illustrations et lire un texte ; Mettre ces illustrations en relation avec des informations complémentaires apportées oralement. Matériel : Cahierre;d’histoi Document 1: illustration représentant une cérémonie d’adoubement;Document 2 : texte tiré desChroniquesde Roger de Howden décrivant les qualités d’un chevalier ;Document 3: scène d’un tournoi.Déroulement : Document 1 : phase de réflexion individuelle ; phase de réflexion collective.Cette image représentent à elle seule deux scènes (avant/après) correspondant à l’adoubement d’un chevalier du Moyen Age. Elle permet de mesurer l’importance de l’épée «nouvellement ceinte »,tout endécouvrant un principe de représentation coordonnée (l’avant et l’après figurant dans la même image) propre aux illustrations médiévales. La prise en compte de ce type de représentation permettra par la suite d’aborder plus aisément la lecture des vitrauxde nos grandes cathédrales (juxtaposition d’images pouvant chacune contenir le début, le déroulement et le dénouement d’un événement), qui diffère de la lecture séquentielle (de gauche à droite, de haut en bas, avec un déroulement chronologique clairement établi) à laquelle la bande dessinée moderne nous a habitués. Fiche questionnaire : doc.1 : 1.Une mise en commun des définitions obtenues permettra d’adopter une définition collective du type: l’adoubement est une cérémonie au cours de laquelle un jeune noble était fait chevalier, recevait des armes et un équipement.
Ce sera le moment de souligner quenoble etchevalierne sont pas des synonymes. Il fallait être noble pour espérer devenir chevalier, mais tous les nobles n’étaient pas pour autant devenus chevaliers ! On précisera que peu à peu, l’accès à la chevalerie est devenu à lui seul un critère de noblesse. Rien d’étonnant à cela: les chevaux et l’armement complet coûtent cher. Pour être chevalier, il faut donc détenir un minimum de richesses ou bénéficier de la faveur d’un parrain grand seigneur. 2.Le chevalier adoubé aura certainement été identifié comme le jeune homme aux mains jointes à la ceinture duquel on ajuste une épée. Aucun autre détail ne le distingue en effet du reste de l'assistance. Aprèsavoir béni l’épée, le parrain du chevalier la passait à la ceinture du jeune chevalier; il frappait ce dernier que la nuque, la joue ou l’épaule avec le plat de la main ou de l’épée (le mot adouber vient en effet du verbe germanique signifiant « frapper »). On insistera sur l’importance de l’épée, qui, dès lors qu’elle est accrochée à sa ceinture, distingue le chevalier. 3.Pourquoi le chevalier apparaîtil deux fois dans la même illustration? Un tour de classe permettra de recueillir les différentes interprétations des enfants. On retiendra toutes les propositions qui suggèrent la représentation des deux étapes de la cérémonie (sur le principe avant/après) sur un même document. Une observation collective des détails viendra confirmer cette analyse: la tenue vestimentaire (robe et manteau identiques), la taille, la forme du visage et la coiffure, également identiques, sans oublier la fameuse épée, portée par l’un des compagnons du chevalier (sur la droite de l’illustration), puis passée à la ceinture du chevalier en prière, mains jointes audessus de la tête (à gauche de l’illustration).On signalera, bien que se ne soit pas montré sur ce document, que le nouveau chevalier ne recevait pas seulement une épée mais aussi généralement des éperons. Le cheval…attendait dehors ! 4.Le principe de la représentation de deux moments distincts de la cérémonie sur une même image aura été établie lors de la réponse collective à la question précédente. On remarquera le sens de la lecture (de droite à gauche) qui s’oppose au défilement de gauche à droite auquel nous sommes habitués. Document 2: Les qualités d’un preux chevalier.phase de réflexion individuelle ; phase de réflexion collective. Fiche questionnaire : doc.2. 1.L’adjectif preux n’appartient pas, a priori, au registre lexical des élèves de CM1. Cependant, certains l’aurontpeutêtre déjà rencontré et seront capables d’en donner le sens : vaillant, courageux. On encouragera les enfants pour lesquels ce mot est nouveau à en déduire le sens à partir de la lecture de l’extrait proposé. On conviendra ensemble que ces quelques lignes décrivent un personnage particulièrement âpre au combat, faisant preuve d’une bravoure exceptionnelle et d’une grande résistance à la douleur physique. Ces remarques permettront d’arriver collectivement à l’équivalence: preux = vaillant, brave. On notera la racine commune des mots preux et prouesse.
2.Le recours au dictionnaire permettra d’obtenir et de retenir collectivement une définition de chroniqueur: auteur de récits historiques. C’était quelqu’un qui racontait l’histoire de son époque en tenant le plus souvent un journal au fil des jours. Le texte proposé n’est donc pas extrait d’un roman mais très probablement d’une chronique (d’un ouvrage à valeur historique). 3.Les enfants auront notéle nom de l’auteur: Roger de Howden, ainsi que le siècle (XIIe) auquel il a vécu et écrit ses récits de voyage. Ces détails figurent en effet immédiatement après le texte proposé. Auteur anglais, Roger de Howden a été un clerc au service des rois Henri II et Richard Cœur de Lion. Il a apparemment accompagné ce dernier au cours de la troisième croisade dont il a fait le récit (en latin, bien sûr.) 4.On recueillera toutes les propositions des élèves pour dresser au tableau la liste des qualités du bon chevalier. Toutes les propositions émanant du texte seront d’abord retenues (courage, bravoure, vaillance, force, audace, résistance), y compris celles qui pourront paraître négatives (entêtement, obstination, etc.). On prendra soin de compléter cette première liste d’une seconde qui précisera le portrait d’un chevalier, en lui évitant de passer pour une simple « brute épaisse » ! On attirera donc l’attention des enfants sur l’idéal chevaleresque: loyauté, générosité, désintéressement, sens de l’honneur et mêmecourtoisie (bonne éducation galanterie avec les dames)… tout ce qui est contenu encore aujourd’hui dans le sens courant de l’adjectif chevaleresque. Document 3 : Un tournoi. Roger de Howden le mentionne, le chevalier doit parfaire son éducation dans les tournois, qui sont à la fois entraînement à la guerre, compétition sportive et spectacle très apprécié, comme le montre le document suivant. Phase de réflexion individuelle ; Phase de réflexion collective. Fiche questionnaire : document 3. 1.On conseillera aux élèves de chercher dans les deux documents les indices qui permettront de répondre sans recourir à la technique du « pile ou face ». 2.On demandera aux enfants de nommer les personnages qu’ils auront identifiés en précisant à chaque fois le ou les détails qui les auront aidés dans leur démarche. On obtiendra au tableau une liste comme celleci : le seigneur et sa femme (riches costumes et tribune centrale) ; les invités, les membres du public (tribunes latérales) ; les chevaliers (armures, lances, écus, action de combat). Certains élèves mentionneront sans doute la présence de deux cavaliers à visage découvert de chaque côté de l’illustration et voudront peutêtre les identifier comme les entraîneurs des deux combattants (comme dans un match de catch), des commissaires ou des arbitres veillant au bon déroulementdu tournoi. On accueillera ces propositions comme possibles mais non certaines, tout en notant que les commissaires ou les arbitres de l’époque étaient connus sous le nom de «hérauts ». On précisera que les personnages porteurs d’instruments de musique ne sont pas là pour faire seulement de la musique, mais pour annoncer ou signaler les différents moments du tournoi à
l’aide de leurs trompettes.3. Lesliste des objets reconnus sera dressée au tableau et, si besoin, complétée: armures, boucliers (ou écus), lances, heaumes, selles, étriers, éperons, couronne, trompettes, coiffes, robes, chapeaux, tuniques, tapisseries…On notera que le chevalier de gauche (le vainqueur) est probablement un personnage de haut rang, comme en témoignent le couronne et la panache qu’il porte ainsi que la richesse du harnachement de son cheval (robe, rênes et panache). On en profitera pour observer plus en détail les armures et les différentes parties de cellesci. On évoquera leur poids, imposant au point que le chevalier, une fois à terre, était dans la quasiimpossibilité de se relever sans aide. Noter que pendant les quatre ou cinq siècles qui ont précédé, les chevaliers étaient beaucoup moins bien protégés. Un retour au sceau de Richard Cœur de Lion (document 1a de la séquence 3, La société féodale) permettra d’observer l’équipement d’un grand personnage de la fin du XIIe siècle. On rappellera que Richard était à la fois roi d’Angleterre, duc de Normandie, duc d’Aquitaine et comte d’Anjou! Si son équipement paraît rudimentaire pas comparaison, ce n’est pas faute de moyens: Richard avait de quoi s’offrir ce qui se faisait de mieux en matière d’armement à son époque.4.On pourra demander aux enfants d’imaginer ce qui s’était passé avant le moment représenté ici. Comment le combat atil commencé ? On recueillera les différentes propositions de façon à établir collectivement que les deux cavaliers ont galopé l’un vers l’autre depuis les extrémités des lices (les deux pistes séparées par une palissade) et que le choc de la rencontre a eu lieu à pleine vitesse. La violence du combat est clairement indiquée par la posture du chevalier vaincu (à droite, au sol). Le cheval et son cavalier sont tous deux tombés sous le chocde l’affrontement et le heaume du chevalier a roulé à terre. Les lances des deux cavaliers se sont brisées en plusieurs morceaux. On notera que l’extrémité de la lance visible sur le sol au centre de l’illustration est décorée et prolongée d’une pointe demétal d’aspect redoutable.On remarquera à cette occasion que la visière des heaumes est particulièrement étroite. Ceci avait naturellement pour but d’empêcher que la pointe d’une lance ne pénètre dans le heaume et ne blesse ou ne tue un combattant. Cette protection avait hélas pour effet de limiter considérablement le champ visuel de celui qui portait cet équipement et qui devait transpirer abondamment sans pouvoir s’essuyer le visage.Synthèse : Qu’avons nous appris? Au Moyen Age, un jeune noble pouvait accéder au rang de chevalier à l’issue d’une longue préparation. Il devait s’entraîner au maniement des armes et devenir un combattant acharné. Au cours d’une cérémonie précédée de prières, le jeune chevalier était adoubé par son parrain qui lui remettait l’épée et les éperons. Le chevalier s’engageait à défendre l’Eglise et à vivre selon les principes de la chevalerie (faire preuve de courage, rester fidèle à son seigneur, défendre les faibles gens, etc.). Le chevalier devait toujours être prêt à fairela guerre. Pour cela, il s’entraînait en participant à des tournois, rencontres au cours desquelles les chevaliers devaient désarçonner (faire tomber de cheval) leur adversaire à l’aide d’une longue lance. Ces affrontements pouvaient être très violents. Pour se protéger, le chevalier tenait un écu (un bouclier) portant ses armes ou celles de son seigneur. Vers la fin du Moyen Age, au XVe siècle, il portait aussi une lourde armure avec
un heaume. LEXIQUE : Adoubement :cérémonie au cours de laquelle un jeune noble est fait chevalier. Ecu :bouclier. Ecuyer :assistant d’un chevalier et futur chevalier.Héraut :maître de cérémonie durant les tournois. Joute :combat singulier à la lance et à cheval au Moyen Age. Lices : pistesséparées par une palissade surlesquelles s’élançaient les cavaliers lors d’un tournoi. Preux :brave, vaillant. Bilan :
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