Analyse critique de la controverse

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Niveau: Supérieur, Master

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MARAZEL Eva Analyse critique de la controverse sur le clonage reproductif humain : Est-il moralement inadmissible ? Mémoire de Master 2 « Sciences humaines et sociales » Mention : Philosophie Spécialité : Histoire de la Philosophie Sous la direction de M. GOFFI Co-Jury Mme Roux Année universitaire 2010-2011 du m as -0 06 34 17 7, v er sio n 1 - 2 0 O ct 2 01 1

  • transfert nucléaire de cellule

  • clonage dans la science-fiction

  • clonage reproductif

  • goût de la philosophie et des questions qu?elle

  • cellules sexuelles

  • histoire de la philosophie

  • clonage


Publié le : mercredi 20 juin 2012
Lecture(s) : 74
Source : dumas.ccsd.cnrs.fr
Nombre de pages : 290
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MARAZEL Eva
Analyse critique de la controverse
sur le clonage reproductif humain :
Est-il moralement inadmissible ?








Mémoire de Master 2 « Sciences humaines et sociales »
Mention : Philosophie
Spécialité : Histoire de la Philosophie
Sous la direction de M. GOFFI
Co-Jury Mme Roux
Année universitaire 2010-2011

dumas-00634177, version 1 - 20 Oct 2011


dumas-00634177, version 1 - 20 Oct 2011
MARAZEL Eva
Analyse critique de la controverse
sur le clonage reproductif humain :
Est-il moralement inadmissible ?








Mémoire de Master 2 « Sciences humaines et sociales »
Mention : Philosophie
Spécialité : Histoire de la Philosophie
Sous la direction de M. GOFFI
Co-Jury Mme Roux
Année universitaire 2010-2011

dumas-00634177, version 1 - 20 Oct 2011
Remerciements
Tout dřabord, je tiens à remercier M. Goffi pour avoir accepté dřêtre mon directeur de
mémoire durant ces deux années ainsi que Mme Roux pour avoir également accepté dřêtre à
nouveau co-jury.
Je remercie également Lydia Coessens, ma première professeur de philosophie qui mřa
transmis son goût de la philosophie et des questions quřelle pose.
Je tiens aussi à remercier mes camarades de M2 pour les conseils et les débats sur le sujet
(notamment dans le cadre du « club philo »), ainsi que tous mes autres amis, dont principalement
Jessica, Sarah et David qui mřont soufflé quelques références cinématographiques ou littéraires
sur le clonage dans la science-fiction.
Enfin, un merci à mes parents et à ma sœur Edmée pour ses multiples relectures.


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Avertissement
Tout dřabord, avant dřentrer dans le vif du sujet, voici un mot sur la terminologie
employée. En effet, lors de discussions ou de présentations orales de mon sujet, je me suis
aperçue que les mots utilisés ne revoyaient pas toujours à la même idée, certains attribuant par
exemple le terme de « cloné » à la personne qui a été clonée, celle qui a donné le noyau à partir
duquel le clonage a été réalisé, mais également à la nouvelle personne née par clonage. Le terme
de « clone » quant à lui ne pose pas particulièrement de problème, mais par souci de rigueur,
nous préférons spécifier ce que nous entendons lorsque nous employons ces termes.
Ainsi, par « clone », nous désignerons uniquement la personne née par clonage. Est clone
la personne qui résulte du processus de clonage, autrement dit, le produit du clonage. Le clone
par conséquent est le « double » ou la « copie » du cloné.
Par « cloné », nous désignerons uniquement la personne qui a été clonée, c'est-à-dire, la
personne à partir de laquelle le clonage a pu se produire, celle qui a donné son noyau ou à qui le
noyau a été prélevé dřune cellule afin de lui créer son double. Le cloné est lřêtre que lřon appelle
généralement « modèle » ou « original ». Certains auteurs le nomment encore « préclone » et ce
mot peut parfois apparaître dans certaines citations. Cřest un mot intéressant en cela quřil limite
le risque de confusion : le préfixe « pré », qui dérive du latin prae et qui signifie « devant, avant »
permet de souligner lřantériorité du cloné face au clone : en effet, le préclone est nécessairement
la personne qui arrive avant le clone, puisque étant lřoriginal. Si ce terme est donc intéressant,
dřautant quřil permet de supprimer la connotation négative du clivage modèle/copie, nous ne
lřutiliserons pourtant pas car nous ne voulons pas surcharger notre texte de néologismes qui ne
nous paraissent pas très intuitifs et qui rendent la lecture plus difficile ou ennuyeuse.
Par « clonage », nous désignerons le clonage reproductif humain, encore appelé clonage
humain à visée reproductive, réalisé à partir de la méthode dite du Transfert Nucléaire de Cellule
Somatique* appelé plus couramment TNCS qui consiste à prélever sur un être vivant A nřimporte
quelle cellule (à lřexception des gamètes*, les cellules sexuelles) dont on isole le noyau que lřon va
transférer ensuite dans un ovocyte* énuclée, cřest à dire vidé de son noyau. La fusion du noyau et
de lřovocyte se fait suite à une impulsion électrique, lřélectro-fusion*, qui va libérer lřénergie
nécessaire au déclenchement du processus de division cellulaire qui va se poursuivre in vitro*
dans un milieu de culture spécifique, jusquřa ce quřun nouvel embryon* soit obtenu, lequel sera
ensuite transplanté dans lřutérus dřune femelle qui sera appelée « mère porteuse ». Lorsque nous
parlerons dřune autre forme de clonage, par exemple, par scission dřembryon*, nous le
spécifierons dans le texte. (Nous avons marqué chaque première occurrence dřun mot qui se
situe dans le glossaire par un astérisque).
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Sommaire
REMERCIEMENTS.............................................................................................................................................. 3
AVERTISSEMENT ............... 4
SOMMAIRE ......................................................................................................................................................... 5
INTRODUCTION GÉNÉRALE.............................. 7
PARTIE 1 - RAPPEL DE LA CONTROVERSE AU SUJET DU CLONAGE : LES VALEURS QU’IL BAFOUE ................ 14
INTRODUCTION ........................................................................... 15
CHAPITRE 1 Ŕ LA CONTROVERSE SCIENTIFIQUE : JUSQUřOÙ PEUT ALLER LA SCIENCE ? ................................ 17
1.1. Une technique pas encore au point ................................................................................... 17
1.2. Pente glissante et principe de précaution ........................................... 25
1.3. Dérives eugénistes et ingénierie génétique : to breed or not to breed ? .............................................................. 31
CHAPITRE 2 Ŕ LA CONTROVERSE PHILOSOPHIQUE : LES VALEURS QUE LE CLONAGE BAFOUE ...................... 39
2.1. Le clonage comme transgression de la place de lřhomme dans le cosmos : lřhybris de lřhomme ......................... 40
2.2. Le clonage comme transgression de la nature de lřhomme ................ 47
2.3. Le clonage comme transgression de la dignité de lřhomme ................................................................ 78
CHAPITRE 3 Ŕ LA CONTROVERSE JURIDIQUE : QUELLE PLACE POUR LE CLONE DANS LA SOCIÉTÉ ? .............. 86
3.1. La dignité débattue par le droit : le clonage est-il un crime contre lřhumanité ou contre lřespèce humaine ?........ 86
3.2. La notion de filiation et de famille mise à mal ................................... 93
3.3. Par conséquent, le statut juridique du clone pose problème ............. 101
CONCLUSION ................................................................ 108
PARTIE 2 - LA CONTROVERSE CONTROVERSÉE : LES LIMITES DU DÉBAT TEL QU’IL A ÉTÉ MENÉ ............ 110
INTRODUCTION ......................................................................... 111
CHAPITRE 4 Ŕ LřIMAGINAIRE COLLECTIF DU CLONAGE ET DES CLONES ..................................................... 112
4.1. Le clonage et les clones dans la science fiction ................................ 115
4.2. Cette image nous induit-elle en erreur ou nous instruit-elle ? ........... 131
4.3. Les conséquences politiques et éthiques de cette image dřÉpinal du clonage.................................................... 141
CHAPITRE 5 Ŕ LA CRITIQUE DU CLONAGE MONOPOLISÉE PAR LES BIOCONSERVATEURS............................. 147
5.1. Définition des conservateurs et des bioconservateurs ...................................................................................... 148
5.2. En quoi cette argumentation est-elle propre aux bioconservateurs ? 160
5.3. Étude de la fragilité de cette argumentation .................................... 168
CONCLUSION ............................................................................. 177
PARTIE 3 - LE CLONAGE COMME LIBERTÉ DE REPRODUCTION : UNE MEILLEURE APPROCHE DU
PROBLÈME CENTRÉE SUR L’ANALYSE DES MOTIVATIONS DE CLONAGE ..................................................... 179
INTRODUCTION ......................................................................................................................................... 180
CHAPITRE 6 Ŕ LE PROBLÈME DU CLONAGE COMME PROBLÈME DU DOUBLE ET DE LřIDENTITÉ ? ............... 181
6.1. Le clonage et le double : figures similaires, combats similaires ?....... 181
6.2. Le clonage, pourtant, ne crée pas réellement du double ................... 192
6.3. Les dommages possibles pour lřenfant-clone qui en résultent : confrontation et comparaison face au double .. 207
CHAPITRE 7 Ŕ LA RÉPONSE DE GREGORY PENCE : PENSER LE CLONAGE COMME MOYEN DE REPRODUCTION
.................................................................................................................................................................. 212
7.1. La liberté de procréation : définition et bref historique .................... 212
7.2. Le clonage comme simple moyen de reproduction neutre ? ............ 222
7.3. A qui sřadresserait alors le clonage ? Analyses de cas ....................................................................................... 234
CHAPITRE 8 Ŕ POURQUOI CLONER ? UN USAGE OPTIMISTE DU CLONAGE EST-IL POSSIBLE ? ...................... 245
8.1. Le problème dřune analyse des intentions ....................................... 246
8.2. Lřaction à « double effet » : un critère pour allier analyse des intentions et analyses des conséquences .............. 252
8.3. Les futurs parents peuvent-ils êtres mal-intentionnés ? .................................................................................... 257
CONCLUSION GÉNÉRALE .............................................................................................................................. 266
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BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................................................................ 269
SIGLES ET ABRÉVIATIONS UTILISÉS .............. 283
GLOSSAIRE ..................................................................................................................... 284
TABLE DES MATIÈRES ................................................................... 287
RÉSUMÉ ......................................................... 289

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Introduction générale
La question de notre origine est une question, il est vrai, étonnante et mystérieuse.
Comprendre comment nous naissons et quels sont les processus à lřorigine de la vie est une
question fascinante car elle touche à notre être et à une question fondamentale, voire
existentielle, de lřhomme. Mais cette question de lřorigine est aussi liée à celle de notre identité : à
la question « quelle est notre origine ? » fait écho la question « quřest-ce qui fait de nous ce que
nous sommes ? ». La science qui sřest appropriée ces questions a tenté dřy répondre, découvrant
quřen tant quřindividus, nous sommes le résultat de la fusion de gamètes de deux parents de sexe
opposé, et lorsque elle pousse le questionnement, la science nous apprend que ces gamètes sont
composés au niveau moléculaire dřune combinaison de chromosomes*, eux-mêmes constitués
dřADN, composée elle-même de gènes qui sont eux-mêmes des assemblages de protéines. Bref, à
chaque réponse fournie, il est possible de demander à aller plus loin dans la compréhension de
lřorigine de la vie afin dřapprofondir notre niveau de connaissances et de remonter le plus loin
possible dans la compréhension de ce qui fait naître la vie. Or, arrivé à ce niveau de
compréhension, des questions demeurent ; comment le patrimoine génétique (chromosomes,
ADN, gènes, protéines) se met-il en route, c'est-à-dire comment sait-il quřil doit « se mettre au
travail » afin dřexprimer les gènes dont il est porteur et commencer la division cellulaire, qui va,
en se réalisant un certain nombre de fois, créer un nouvel embryon ?
Pour comprendre par quels processus le programme génétique à lřorigine de la division
cellulaire se met en route, et suite à la découverte par Hans Spermann de lřembryogenèse en
1935, ce processus de division des cellules à lřorigine dřun embryon, les scientifiques Robert
Briggs et T.J King vont transférer avec succès une cellule dřun embryon de grenouille dans un
œuf énucléé* dans les années 1960. Naîtront de cette technique quelques têtards, bien que
lřexpérience ait été déjà tentée dès 1952 par dřautres, hélas sans succès jusquřalors. Cette
entreprise est reprise par John Gurdon qui deux ans plus tard travaille sur le crapaud Xénope et
étudie le cytoplasme des cellules œufs. « Il transplante un noyau de cellule normale [c'est-à-dire
différenciée là où la première tentative avait été faite sur des cellules dřembryons, donc non
1différenciées] dans un œuf énucléé et obtient des animaux adultes » . Il sřagit donc des premières
expériences de clonage mais pourtant, jamais ce terme nřest utilisé. Gurdon recommence son
expérience en 1970 pour démontrer la validité de son principe. Il écrit alors un article dans une


1 CHNEIWESS, Hervé, NAU, Jean-Yves, Bioéthique : avis de tempêtes : les nouveaux enjeux de la maîtrise du vivant, Paris, éd.
Alvik, 2003, p. 73.
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revue scientifique américaine, mais qui ne crée aucune réaction ni aucun émoi, passant presque
inaperçu.
Le terme de « clonage » fut pourtant utilisé près de 50 ans avant ces premières tentatives
de clonage par Robert Briggs et T.J King ou John Gurdon. En effet, la première fois dont il en
est fait état, cřest en 1903 par Herbert J. Webbe pour désigner la reproduction asexuée des
plantes, klôn signifiant en grec « jeune pousse ». Pourquoi recourir et avoir utilisé le terme de
« clonage » ? Car cřest un « mot court, euphonique, facile à prononcer et à écrire, et différent de
2tout autre mot ordinaire qui risquerait dřévoquer un autre sens que celui désiré » . Mais cřest là un
vœu qui ne se réalisera pas puisquřen 1932, ce terme est repris par Aldous Huxley dans son
célèbre roman Le meilleur des Mondes où il décrit une société dystopique de clones humains, où le
terme de clonage prend une signification autre que celle désirée par Webbe puisque le clonage ne
désigne plus la reproduction asexuée végétale mais la reproduction asexuée humaine. Or, ces
deux sens de clonage, à la fois comme bouturage et marcottage chez la plante et comme
reproduction asexuée chez lřhomme vont demeurer. Toutefois la seconde acception va peu à peu
prendre le dessus jusquřà ce que finalement, le terme de clonage ne renvoie dans le langage
courant quřau clonage de type « transfert de cellules », comme dans le cas du crapaud Xénope ci-
dessus Ŕ même sřil nřest pas alors nommé tel Ŕ reléguant le clonage végétal, le véritable sens du
terme « clonage » au vocabulaire scientifique et spécialisé. Dřautant quřà partir des années 90, les
recherches sur le clonage qui visent à reproduire des clones dřanimaux par les cellules
embryonnaires commencent à être couronnées du succès. LřINRA (Institut National de
Recherche Agronomique) crée ainsi des moutons de cette manière, tandis quřen 1994, ce sont
quatre veaux qui sont clonés, toujours selon la même technique, pour enfin, en 1996, donner
naissance à la brebis Dolly clonée par Ian Willmut, qui à lřinverse des autres, eut un énorme
impact médiatique en raison du fait notamment quřelle fut clonée à partir dřune cellule
différenciée à lřinverse de tous les autres clones. Or, ce fut une réelle révolution pour la biologie
au sens où jusquřici il était jugé impossible quřune technique de clonage qui utiliserait des cellules
adultes différenciées réussisse, ce qui prouva que les barrières biologiques que lřon croyait fixes
ne le sont jamais véritablement, révolution qui eut un impact médiatique énorme parce que la
technique de clonage pouvait alors sřélargir et ne plus être restreinte aux cellules souches
embryonnaires. Ensuite, furent clonés tous types dřautres animaux, comme des chats, des lapins,
des rats, des mouches drosophiles…
Le second pas dans la recherche sur les gènes qui nřest plus vraiment lié au désir de
connaître lřorigine de la vie et les processus qui sont au commencement de lřactivité du


2 Ibid. p. 73.
8
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patrimoine génétique, consiste à se servir de ces nouvelles données dans un but médical,
3notamment par la création dřanimaux transgéniques, comme la brebis Polly , à qui on a inséré un
gène humain afin de guérir des maladies humaines. Mais lřémoi suscité jusquřici nřest rien face à
lřannonce pourtant fausse qui fut faite en 2002 selon laquelle un clone humain, Ève, serait née,
nouvelle annoncée par la secte des Raéliens. Une course au clonage humain débute alors,
plusieurs professeurs déclarant avoir réussi à cloner des cellules souches embryonnaires
humaines comme le docteur Severino Antinori ou Wook-Suk Hwang, dont les résultats avaient
été en fait falsifiés, les cellules souches clonées nřayant pas été clonées au sens propre, mais
reproduite par parthénogénèse. En revanche, en 2008, des chercheurs américains réussirent à
cloner lřembryon dřun macaque, à partir de la technique du clonage par transfert nucléaire de
cellules somatiques adultes, donc différenciées.
Force est de constater que face à cette nouvelle technique dont nous voyons quřelle a très
vite progressé et dépassé les limites que lřhomme croyait pourtant lui avoir assignées, les
réactions ont été nombreuses mais peu variées… Nombreuses parce quřelles se sont élevées de
tous les côtés, religieux, scientifiques, politiques, juridiques, philosophiques, voire même
psychanalytiques et sociologiques, mais si malgré lřapparence de diversité que lřon aurait pu
attendre de ce quřavait à dire autant de champs variés, il nřempêche que le discours a toujours été
sensiblement le même : celui dřun bannissement immédiat du clonage, réaction qui réapparaît à
chaque annonce de clonage, quřelle soit fondée ou non. Or ce bannissement désiré est perçu
comme devant être universel pour éviter que des chercheurs ne continuent leurs recherches
ailleurs, et le clonage fut alors taxé de nřêtre rien de moins quřun « crime contre lřhumanité »,
« crime contre lřespèce humaine », « moralement condamnable et inhumain »... Mais pourtant,
une telle réaction massive et unanime qui a été accueillie avec soulagement au sens où elle a
semblé relever dřun dégoût universel et donc légitime et rationnel de lřhomme, doit être
interrogée car elle est lourde de présupposés. En effet, plus que de simples constats basés sur des
faits, ce sont en réalité des condamnations, chaque réaction en appelant à un vocabulaire
prescriptif.
Nous pouvons ainsi dégager au moins cinq présupposés dans ces réactions de
condamnation qui ont mené à lřinterdiction du clonage et qui doivent être réinterrogées :
Présupposé 1 : le clonage est immoral.
Présupposé 2 : tout ce qui est immoral est condamnable.


3
Il s’agit bien de Polly et non de Dolly (les « créateurs » ont joué sur l’homophonie de ces deux noms). Dolly
est le premier clone et Polly le premier animal transgénique.
9
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