De nombreux établissements tentent de sortir d'un système d'évaluation qui ne fonc tionne plus vraiment et dont les aspects parfois absurdes apparaissent au moment du rituel brevet voire chaque conseil de classe Attribuer ou non les compliments tel ou tel élève est ce la bonne question Ce sont les difficultés que rencontrent les élèves et celles des enseignants confron tés aux problèmes des élèves qui suscitent les vraies interrogations Ils peuvent aussi éveiller la curiosité pour une autre façon de travailler Dans le même temps le fait de travailler autrement bouscule les habitudes peut décourager les bonnes volontés voire faire peur Pourtant la solution existe Elle réside dans le travail en équipe une équipe qui s'investit de façon souvent remarquable et dépasse les obstacles l'origine il y a fréquemment un leader chef d'établissement ou enseignant pour dynamiser les collègues Aujourd'hui il y a aussi le socle et les compétences pour constituer un sujet et un moment favorables au travail d'équipe Les témoignages qui suivent montrent comment la mise en place du travail par compétences fait naître le besoin mais aussi la réalité du travail d'équipe que ce soit l'échelle d'une classe d'un niveau ou d'un établissement tout entier L'approche collective ne nie pas les difficultés joliment appelées vulnérabilités dans le collège de Montceau les Mines elle permet de dynamiser la réflexion pour mieux les surmonter

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De nombreux établissements tentent de sortir d'un système d'évaluation qui ne fonc-tionne plus vraiment et dont les aspects parfois absurdes apparaissent au moment du rituel brevet, voire à chaque conseil de classe. Attribuer ou non les « compliments » à tel ou tel élève, est-ce la bonne question ? Ce sont les difficultés que rencontrent les élèves, et celles des enseignants confron- tés aux problèmes des élèves, qui suscitent les vraies interrogations. Ils peuvent aussi éveiller la curiosité pour une autre façon de travailler. Dans le même temps, le fait de travailler « autrement » bouscule les habitudes, peut décourager les bonnes volontés, voire faire peur… Pourtant la solution existe. Elle réside dans le travail en équipe ; une équipe qui s'investit de façon souvent remarquable et dépasse les obstacles. À l'origine, il y a fréquemment un « leader », chef d'établissement ou enseignant, pour dynamiser les collègues. Aujourd'hui, il y a aussi le socle et les compétences pour constituer un sujet et un moment favorables au travail d'équipe. Les témoignages qui suivent montrent comment la mise en place du travail par compétences fait naître le besoin mais aussi la réalité du travail d'équipe, que ce soit à l'échelle d'une classe, d'un niveau ou d'un établissement tout entier. L'approche collective ne nie pas les difficultés, joliment appelées « vulnérabilités » dans le collège de Montceau-les-Mines ; elle permet de dynamiser la réflexion pour mieux les surmonter.

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Publié le : mercredi 30 mai 2012
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e nombreux établissements tentent de sortir d’un système d’évaluation qui ne fonc-D tionne plus vraiment et dont les aspects parfois absurdes apparaissent au moment du rituel brevet, voire à chaque conseil de classe. Attribuer ou non les « compliments » à tel ou tel élève, est-ce la bonne question ? Ce sont les difficultés que rencontrent les élèves, et celles des enseignants confron-tés aux problèmes des élèves, qui suscitent les vraies interrogations. Ils peuvent aussi éveiller la curiosité pour une autre façon de travailler.Dans le même temps, le fait de travailler « autrement » bouscule les habitudes, peut décourager les bonnes volontés, voire faire peur… Pourtant la solution existe. Elle réside dans le travail en équipe ; une équipe qui s’investit de façon souvent remarquable et dépasse les obstacles. À l’origine, il y a fréquemment un « leader », chef d’établissement ou enseignant, pour dynamiser les collègues. Aujourd’hui, il y a aussi le socle et les compétences pour constituer un sujet et un moment favorables au travail d’équipe. Les témoignages qui suivent montrent comment la mise en place du travail par compétences fait naître le besoin mais aussi la réalité du travail d’équipe, que ce soit à l’échelle d’une classe, d’un niveau ou d’un établissement tout entier. L’approche collective ne nie pas les difficultés, joliment appelées « vulnérabilités » dans le collège de Montceau-les-Mines ; elle permet de dynamiser la réflexion pour mieux les surmonter.
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chapitreiii
eéqUipeaUpaysdesCompétenCes
MarcBerthou,professeurdhistoire-géographie,avecléquipeévaluationetapprentissages, iufMdelacadéMied’aMiens.
À force de travailler sur l’accueil des élèves en difficulté au collège, nous en som-mes venus à nous poser la question de la nécessité de la note, de la moyenne, de l’évaluation. Il nous a paru judicieux de réinventer « l’eau chaude », c’est-à-dire l’évaluation par compétences, et de chasser la note moyenne et surtout la sacro-1 sainte moyenne générale. Nous nous sommes inspiré des évaluations par compétences du premier degré et d’expériences d’autres collègues (par exemple celle de Dominique Natanson au collège de Cuffies, Aisne), en adoptant une codification sur quatre niveaux de compétences :A (Acquis), ECA (en cours d’acquisition), AR (à renforcer), NA (non acquis). Les élèves de ces classes ont des carnets de compétences ainsi qu’une grille par matière qu’ils doivent remplir en utilisant les couleurs: vert pour les acquis et en cours d’acquisition et rouge pour les à renforcer et non acquis (voir page suivante).
Beau temps en perspective malgré quelques nuages
Les enseignants notent les difficultés pour réaliser des bilans de compétences, notamment en conseil de classe. Pour ce qui est des parents, certains sont frustrés de ne pas avoir de moyenne générale et se sentent perdus. Mais lors des réunions, le carnet de compétences s’avère un outil très efficace pour montrer le chemin de la remédiation adéquate. Les professeurs, passé le moment de surprise et de déstabilisation, sont de plus en plus intéressés par l’évaluation par compétences. Nos compétences cependant sont assez rigides et certains collègues trouvent (à juste titre) que la compétence « techniques et savoir-faire » est trop floue et regroupe trop de choses. C’est vrai, mais nous sommes partis du niveau sixième et nous avons insisté sur le sens des enseignements dans ce niveau. Le message était de dire aux enfants et aux parents : « notre enseignement est cohérent et a du sens, la preuve nos demandes de compétences sont les mêmes. » De plus, la mul-tiplication des items ne risque-t-elle pas de fournir un dossier épais et beaucoup
. Pouren savoir plus : h.m.berthou@free.fr
Se mettre d’accord dans un établissement, est-ce possible?
plus complet mais incompréhensible pour les enfants et les parents, et inutilisable633 par les professeurs? ExtraitducarnEtdEcompétEncEs
Trimestre n°
Respecter les règles de prise de parole
S’organiser, avoir son matériel
Lire et appliquer les consignes
Appliquer techniques et savoir-faire
Savoir (connaître son cours)
Thème : Date :
Thème : Date :
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Matière :
NA : non acquis ; AR : à renforcer ; NE : non évalué ; ECA : en cours d’acquisition ; À : acquis ; NR : non rendu
Concernant l’évaluation du socle commun, il convient d’éviter deux écueils: une trop grande simplification ou un bilan trop lourd et indigeste. Il faut que le bilan de compétences soit compréhensible par les parents et les enfants, y compris ceux en difficulté. Ce bilan qui pourrait guider les élèves est très difficile à élaborer : c’est pourquoi une réunion des enseignants, des élèves et leurs parents est organisée pour établir un document commun accepté par tout le monde. Chacun pouvant apporter sa pierre, et comme les occasions de parler pédagogie avec les parents et les enfants sont tellement rares, l’on en profite!
. Cetteréunion est aussi la continuité de l’action menée depuis quelques années, celle de l’ouverture du collège au monde extérieur. Action qui, nous semble-t-il, rend une partie non négligeable des parents acteurs des progrès des enfants et non plus simples spectateurs.
chapitreiii
64!Une expédition avec soutien logistique et hiérarchique 4
> Les buts de l’expédition
Que le professeur puisse identifier les diverses compétences de l’élève. Que l’élève puisse lui aussi connaître ses propres points forts et ses lacunes. Dire à l’élève que les compétences sont communes à toutes les matières et donc qu’elles ont du sens. Dire à l’élève qu’il a droit de se tromper, et que l’erreur n’est pas obligatoirement une casserole à traîner jusqu’à la fin de l’année. Dire à l’élève qu’il peut être acteur de son évaluation (c’est le but ultime à atteindre !). Ne pas décourager les élèves, au contraire les valoriser. Que les professeurs travaillent ensemble, discutent et échangent. Que les parents distinguent mieux les difficultés ou les points forts de leurs enfants.
Notre administration a soutenu, encouragé cette action et a aidé l’équipe. Les exemples suivants paraissent anodins, cependant ils sont importants. Si un parent téléphone au collège pour protester parce que son enfant n’est pas « noté », le principal soutient l’équipe et fait preuve de pédagogie; il montre qu’il connaît le dossier et reste ferme sur les choix de l’établissement. Une aide matérielle en temps et en lieux est fournie pour l’organisation de réunions qui font avancer la réflexion (salles mises à disposition, heures quelques fois banalisées…). La formation continue est essentielle dans nos réflexions. Plusieurs fois par an, notre équipe est suivie, conseillée, parfois critiquée par des personnes extérieures à l’établissement. L’ancien principal et l’actuel essaient d’assister aux formations. Tout cela se fait dans un vrai dialogue entre l’administration et les enseignants volontaires, dans le cadre du projet d’établissement. Cette expérience est très enrichissante pour les enfants et les professeurs. Nous aimerions que les parents la partagent plus et nous travaillons en ce sens. Reste à convaincre les collègues, car pour mener une telle expérience, il faut des équipes pédagogiques entières volontaires; cela est parfois difficile, et peut même provo-quer des tensions entre les personnes. Les mentalités sont à changer: un élève de sixième me disait « Monsieur, les compétences, moi je trouve ça nul, car l’année dernière, avec les notes je pouvais me comparer avec les autres et on voyait que j’étais le meilleur! »
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