Deux héros de Bretagne

De
Publié par

Niveau: Supérieur, Master

  • mémoire


Brice EVAIN Deux héros de Bretagne. Le marquis de Pontcallec et Marion du Faouët – histoire et mémoires. Mémoire de Master 2 Sous la direction de Gauthier AUBERT Soutenu en septembre 2009. du m as -0 06 37 67 2, v er sio n 1 - 3 N ov 2 01 1

  • schème historiographique de pitre-chevalier

  • approche historiographique

  • mémoires du marquis de pontcallec et de marion

  • mémoires du temps

  • écho chouan dissonant entre blancs

  • marion du faouet

  • marquis de pontcallec

  • héros romantique


Publié le : mardi 1 septembre 2009
Lecture(s) : 61
Source : dumas.ccsd.cnrs.fr
Nombre de pages : 437
Voir plus Voir moins

Brice EVAIN









Deux héros de Bretagne.
Le marquis de Pontcallec et Marion du Faouët –
histoire et mémoires.
















Mémoire de Master 2
Sous la direction de Gauthier AUBERT
Soutenu en septembre 2009.
dumas-00637672, version 1 - 3 Nov 2011








Je remercie Gauthier Aubert pour ses conseils précieux et pour sa relecture attentive.





















1

dumas-00637672, version 1 - 3 Nov 2011TABLE DES MATIERES


INTRODUCTION – La fable du héros 5
I. Approche historiographique 6
II. Approche méthodologique. 15

CHAPITRE 1 : Essai d’histoire hors la légende. 23
I. Le marquis de Pontcallec et le complot breton. 23
II. Une histoire de Marie Tromel. 56

PARTIE 1 – LES VIES ET MORTS DU MARQUIS DE PONTCALLEC 72
PRESENTATION – La mémoire introuvable 73

CHAPITRE 2 : Les échos immédiats – c. 1720. 75
I. Les rumeurs de l’actualité. 75
II. Les figures du marquis dans les journaux et mémoires du temps. 85
III. Les premiers motifs de la tradition. 94

CHAPITRE 3 : Les métamorphoses – 1720-1840. 105
I. Une mémoire subversive – 1720-1793. 105
II. L’oubli – 1793-1829. 116
III. L’anecdote contre l’oubli – 1829-1840. 117
IV. L’écho chouan dissonant entre Blancs et Bleus – 1830-1840. 121

CHAPITRE 4 : Pontcallec romancé – c. 1840-1850. 131
I. La Bretagne entre dans le « régime d’imagéité » – premier XIXe siècle. 131
II. Paul Féval. Le marquis d’opulence. 133
III. Alexandre Dumas. Le héros romantique et tragique. 134
IV. Alexandre de Lavergne. Le colosse herculéen. 137
V. Adolphe-Mathurin de Lescure, Antinoüs patriote. 140
2

dumas-00637672, version 1 - 3 Nov 2011CHAPITRE 5 : Gwerzioù. 145
I. « Maro Pontkalek ». 146
II. Une imposture du souvenir ? La querelle du Barzaz-Breiz. 153
III. Les mémoires orales de Pontcallec. 156

CHAPITRE 6 : Le temps du héros – 1845-1914. 169
I. Un précurseur – le schème historiographique de Pitre-Chevalier. 169
II. Arthur de La Borderie et la conspiration de Pontcallec. 173
III. Le temps du consensus – 1859-1898. 193
IV. Les tiraillements – 1898-1914. 203
V. Les extrêmes – 1918-1940. 222

CHAPITRE 7 : L’atonie et le dessèchement – 1945-2009. 242
I. La persistance dans l’érosion – 1945-1970. 242
II. Le renouveau rapide – 1972-1975. 245
III. La dernière modernité du marquis – 1975-2009. 255
IV. Epilogue. 258

PARTIE 2 – LA MARION DU FAOUET. 266
PRESENTATION – L’élaboration progressive. 267

CHAPITRE 8 : La tradition et le réel – 1755-1884. 268
I. Un tissu de légendes. 269
II. La générosité inaperçue. 272
III. Du réel et de son interprétation : deux exemples. 274

CHAPITRE 9 : L’abolition lente de la tradition – 1884-1960. 285
I. Julien Trévédy et l’invention de Marion du Faouët. 285
II. Les divers échos – 1884-1908. 296
III. La tonalité nouvelle de Jean Lorédan. 305
IV. La combustion avortée – 1910-1960. 312

3

dumas-00637672, version 1 - 3 Nov 2011CHAPITRE 10 : Le mythe de Marion du Faouët – 1960-2009. 324
I. La création du mythe – 1960-1980. 325
II. Entre altérités et identifications. Un mythe à l’œuvre – 1980-1990. 354
III. L’actualité de Marion du Faouët – 1990-2009. 360

PARTIE 3 – L’ETERNITE PERISSABLE. 376


CHAPITRE 11 : Les mémoires du marquis de Pontcallec et de Marion du
Faouët 377
I. Deux mémoires. 377
II. Figuration et stéréotypes. 384
III. La bretonnité transgressive. 394
IV. L’éternité périssable ou la bretonnité évolutive. 401

CONCLUSION – Du héros affable. 409

BIBLIOGRAPHIE 410
TABLE DES PLANCHES 436
























4

dumas-00637672, version 1 - 3 Nov 2011


INTRODUCTION
LA FABLE DU HEROS


Le présent travail entend dresser une étude de la mémoire de deux personnages,
Chrysogone-Clément de Guer, marquis de Pontcallec, hissé au rang de chef apocryphe de la
conjuration à laquelle il prête désormais son nom et Marie Tromel, dite Marion du Faouët,
brigande dont la silhouette continue à hanter les bois de la Cornouaille bretonne.
Pontcallec, Marion du Faouët, deux personnages, quasi contemporains, tous deux issus du
nord-ouest du Morbihan ; deux figures dans le sillon d’une Bretagne mythifiée, romantique et
amère, qui ont en commun de s’être perpétuées au travers d’une mémoire vivace, au sein
d’une histoire traversée de légendes, investies d’une forte autorité politique ; deux
èmeincarnations de la révolte dans la Bretagne du premier XVIII siècle, deux modèles travestis
par les ans, auréolés de gloire ou de fange, érigés, au-delà des mémoires de marbre glacé, en
incarnation chaude et vivante d’un peuple entier.
C’est le courant sinueux de ces pérégrinations mémorielles que le présent travail s’attache à
reconstituer par la mise en valeur des périodes d’oubli ou au contraire de forte réminiscence
du souvenir de ces deux figures, par l’analyse et la mise en perspective des formes diverses
qu’emprunta leur mémoire.

Avant de poser plus en détail les bases méthodologiques et les ambitions de notre travail,
attachons-nous à dresser une rapide historiographie de la forme épistémologique que nous
souhaitons employer ; ainsi nous entendons goûter aux interrogations et aux problématiques
qui rythmeront notre propos, suivre ces allées épistémologiques, éclairés par de grands
historiens, approcher de ces sentiers balisés que nous devrons, par la suite, emprunter par
nous-mêmes.



5

dumas-00637672, version 1 - 3 Nov 2011I. Approche historiographique.

1. Etudier la mémoire.

Terre d’appoint longtemps laissée à l’abandon, la mémoire, dans l’abstraction et l’ambiguïté
de son essence, dans l’éparpillement de son objet, s’est vu constituée ces dernières années en
champs nouveau ouvert à l’introspection historienne. Jacques Le Goff, dès 1980, remarquait
cette « nouvelle forme de l’historiographie » qu’il définissait comme « l’étude de la
manipulation par la mémoire collective d’un phénomène historique que seule l’histoire
1traditionnelle avait jusqu’ici étudié ». Des études mémorielles, citons en premier lieux les
travaux pionniers de Robert Folz, conviant dès 1950 le lecteur, au travers de sa thèse Le
2Souvenir et la légende de Charlemagne , à « un chapitre de l’histoire de la mémoire collective
3 4», et ceux de Jean Touchard, étudiant en 1968 La Gloire de Béranger , touchant, via
l’impact du chansonnier populaire, à l’évolution du souvenir de Napoléon.
C’est ce dernier personnage qui donna d’ailleurs au genre ses premières lettres de noblesse ;
cet empereur dressé tour à tour sous les traits de l’ogre ou du juste, à la fois usurpateur et
sauveur, cet ange moitié mythique moitié métèque, entre Attila et Alexandre. Sa légende a fait
couler beaucoup d’encre, depuis la fin du XIXème siècle. Ces pièces sont reprises dès le
milieu des années 60, assemblées, retravaillées par Jean Tulard pour dessiner ici la légende
5 6 7noire ou dorée de l’empereur, là le mythe qui s’épanouit malgré le tiraillement de ces deux
extrêmes. Les conceptions s’entrechoquent, les images de l’empereur se heurtent dans un flot
de libelles et de pamphlets, crayonnant, en creux, une histoire culturelle et politique de
l’après-Empire. Les voix s’accrochent, se froissent et Jean Tulard peut ironiquement poser la
8question : « Napoléon a-t-il existé ? » Ou n’est-il qu’une figure de légende, tant travesti, tant

1 Jacques LE GOFF, Histoire et mémoire, Paris, Gallimard, Folio histoire, 1988, p. 173. Cet ouvrage est un recueil
de textes précédemment parus en italien dans différents volumes de l’Encyclopédie éditée par Giulio Einaudi.
L’article « Mémoire » qui nous intéresse ici parut pour la première fois en 1980.
2 Robert FOLZ, Le Souvenir et la légende de Charlemagne, Paris, Les Belles Lettres, 1950.
3 Cité par Laurent THEIS dans sa préface de Robert FOLZ, Le couronnement impérial de Charlemagne, Paris,
èreGallimard, « Les journées qui ont fait la France », 2008 (1 éd. 1964), p. 8.
4 Jean TOUCHARD, La gloire de Béranger, Paris, A. Collin, 1968, 2 vol.
5 Jean TULARD, L’Anti-Napoléon. La légende noire de l’Empereur, Paris, R. Julliard, 1964.
6 Jean TULARD, Napoléon ou le mythe du sauveur, Paris, Fayard, 1977.
7 Jean TULARD, Le mythe de Napoléon, Paris, A. Collin, 1971.
8 C’est le titre donné par Jean TULARD à sa première partie de L’Anti-Napoléon. La légende noire de l’Empereur,
op. cit., p. 7-23. Ce titre fait écho à un texte de 1827 de Jean-Baptiste Pérès, bibliothécaire à Agen, texte
reproduit dans l’ouvrage (p. 16-24) et qui nie l’existence même de Napoléon dans une perspective purement
parodique, amalgamant sa figure à un mythe solaire. Il n’en demeure pas moins possible d’apercevoir, à travers
le titre choisi par TULARD, l’intuition d’une immense partialité des sources, confinant à la surenchère, et rendant
problématique dès lors l’appréciation raisonnée et scientifique du personnage. Jacques LE GOFF réveillera
6

dumas-00637672, version 1 - 3 Nov 2011déformé par les mémoires qu’affranchi de son double de chair – ce personnage d’histoire dont
l’avatar mythifié, seul saisissable, ne possède plus désormais qu’un lointain rapport à l’être
dont il est issu ?
L’étude mémorielle se fait auxiliaire d’une interrogation épistémologique sur l’histoire et sur
son écriture ; sous-jacente chez Jean Tulard, cette problématique allait se voir éployer avec
fracas par Georges Duby dans son Dimanche de Bouvines, œuvre-phare de la nouvelle
9histoire , dans laquelle l’auteur s’attache, après avoir dressé son récit, à « voir comment un
événement se fait et se défait, puisque, en fin de compte, il n’existe que par ce qu’on en dit,
10puisqu’il est à proprement parler fabriqué par ceux qui en répandent la renommée ».
L’événement est indissociable des voix qui le portent, l’infléchissent au gré d’enjeux divers et
11sans cesse renouvelés ; l’événement est une « écume de l’histoire » laissant, à la surface des
eaux, goémons de mémoire, des traces durables qui seules confèrent à l’événement son
existence même. L’historien se livre alors à la recherche de ces traces, les catégorisant sous
deux espèces – les unes « diffuses, mouvantes, innombrables, résident, claires ou brouillées,
fermes ou fugaces, dans la mémoire des hommes de notre temps. […] Actuelles, impalpables,
12[elles] s’intègrent à la représentation d’un passé collectif » – les autres sont traces écrites,
« documents, […] d’une présence matérielle, et par conséquent tangibles, cernables,
mesurables. Mortes cependant : ce sont les concrétions du souvenir. Elles constituent l’assise,
solide encore, bien que fort abîmée ici et là, fissurée, effritée, effondrée, sur quoi prennent
13appui les autres traces, celles qui vivent dans les mémoires ». A travers la seconde espèce,
les traces écrites, à la fois empreintes, réminiscence et cénotaphes du phénomène historique,
Georges Duby arrange une étude chronologique du souvenir de Bouvines, dessinant une
géographie de la mémoire, mettant en exergue les éléments que retinrent de suite les
contemporains. Ainsi s’édifie le mythe, que l’historien montre à voir, par l’amplification, la
déformation des faits, la pénétration du merveilleux ou du légendaire. Ce jeu de mémoire et
d’altération n’est certes pas innocent et l’événement se fait grimace, mutilé. Prenons le temps

explicitement cette contrariété qui est celle de la mise en discours, ou pour mieux dire de la mise en stéréotypes
des figures historiques, compliquant pour l’historien l’accès à leur individualité propre dans Jacques LE GOFF,
Saint Louis, Paris, Gallimard, 1996 (voir notamment la deuxième partie de l’ouvrage « La production de la
mémoire royale : Saint-Louis a-t-il existé ? », p. 311-522).
9 Jacques LE GOFF parlait en 2006, dans sa préface à la nouvelle édition de la Nouvelle Histoire, du Dimanche de
Bouvines de Georges DUBY comme du « chef-d’œuvre de [la] nouvelle histoire événementielle […] [faisant]
désormais de l’événement la pointe de l’iceberg et [l’étudiant] comme cristallisateur et révélateur de structures »
in. Jacques LE GOFF (dir.), La Nouvelle Histoire, Paris, Complexe, 2006, p. 16.
10 ère Georges DUBY, Le dimanche de Bouvines. 27 juillet 1214, Paris, Gallimard, Folio histoire, 1985 [1 éd.
1973], p. 10.
11 Ibid., p. 14.
12 Ibid., p. 14-15.
13 Ibid., p.15.
7

dumas-00637672, version 1 - 3 Nov 2011de suivre, sur les pas de Duby, ce fil de la mémoire de Bouvines – un modèle épistémologique
s’offre à nos yeux.
Après Bouvines, après 1214, nous dit Duby, peu à peu, un glissement s’opère dans la
réception que les contemporains purent avoir de la bataille. La récupération que subit
l’événement est arrangée sous la pression d’une idéologie qui domine à la cour de France :
Bouvines devient célébration poétique d’un corps national édifié, entreprise de
14raffermissement d’une monarchie vénérée. Le « corps malléable des souvenirs » se fait
discours, stable et mouvant, figuration d’une royauté parfaite, marquée de paix, de légitimité
èmeet de concorde. Puis, reflux du souvenir ; au XIV siècle, l’ennemi n’est plus outre-Rhin
mais outre-Manche, Saint Louis a éclipsé de son ombre la fortune du roi Philippe.
L’événement perd de son actualité ; les traces de Bouvines s’estompent. Elles reparaissent
faiblement au siècle de la contre-réforme, se multiplient sous la monarchie de Juillet, tour à
15tour expressions de la « royauté bourgeoise » chez Guizot ou symboles de « l’odieuse
16alliance du trône et de l’autel » chez Michelet. Après 1870, le souvenir redevient opportun,
17Bouvines étant érigée par les manuels scolaires en « première victoire nationale ». « Dans
18l’enfièvrement du nationalisme » son récit assouvit une revanche que l’on dirait cathartique
sur l’Empire allemand, nouvel ennemi héréditaire. La bataille est chantée, représentée,
19commémorée donnant lieu à une immense « kermesse de la revanche ». Une effervescence
qui s’effrite dès 1918 ; qui s’éteint après 1945.
On le voit – à travers le fil du mythe de Bouvines, à travers son tissu de mémoires
défaillantes c’est « le destin d’un souvenir au sein d’un ensemble mouvant de représentations
20mentales » qui est retracé. Par le lent dévoilement des mémoires, par la contextualisation des
traces écrites que laissa l’événement dans l’histoire, Georges Duby établit peu à peu un lien
indéfectible qui ancre, articule, assujettit le souvenir du phénomène aux idéaux ou enjeux de
l’époque qui le voit resurgir. Ainsi s’opère une fulgurante saisie de culture politique
collective, par la déconstruction du mythe, par son historicisation et sa mise en rapport aux
diverses considérations qui l’ont vu émerger. Le discours politique affleure sous le prisme du
phénomène historique, et le chercheur attentif peut aisément y déceler une identité de la

14 Ibid., p. 266.
15 Ibid., p. 283.
16 Ibid., p. 283.
17 Ibid., p. 290.
18 Ibid., p. 285.
19 Ibid., p. 293.
20 Ibid., p. 22.
8

dumas-00637672, version 1 - 3 Nov 2011nation France qui s’érige et s’affirme dans ses atermoiements consécutifs, ses contradictions
et ses excès.

Au terme de ce résumé, dressons un premier bilan : les quelques balises historiographiques
que nous avons aperçues dévoilent l’intérêt de la notion de mémoire. En premier lieu, étudier
la mémoire d’un phénomène historique permet, bien sûr, de voir à l’œuvre le reflet fantasmé
de ce même phénomène historique, ce que l’on pourrait nommer son mythe – c’est-à-dire le
tissu stable de ses récits inconstants, déformés, empreint en outre d’une forte charge
émotionnelle qu’explique sa double fonction signifiante (puisque le mythe donne sens à ce qui
de prime abord ne semble pas en avoir) et mobilisatrice (le mythe est rassemblement,
animation créatrice, appel au mouvement, « ensemble lié d’images motrices » selon la
21définition même de Georges Sorel ). Mais l’étude mémorielle ne saurait se réduire à la
vivisection d’un mythe. Elle est bien plutôt une saisie de culture politique collective à travers
le prisme d’un phénomène historique érigé en lieu de mémoire ; elle tend à fixer en un temps
donné une identité en perpétuelle mutation, qui se donne à voir sous les linéaments de la
mémoire plurielle et flottante.
Voilà le territoire de l’étude mémorielle, c’est-à-dire son champ d’application privilégiée,
son domaine propre. Reste le problème de l’objet « mémoire », terme vague dont la définition
demeure fort incertaine au terme de ce premier fragment. Comment appréhender et saisir cette
notion de mémoire entendue ici comme phénomène politique et collectif ? Tournons nos yeux
désormais vers la vague suivante de l’historiographie mémorielle, celle des années 80, et
cherchons à y déceler non plus le domaine que l’étude de la mémoire peut recouvrir, mais
l’essence même de cette dernière ; non plus l’utilisation qu’en a fait l’historien mais la
substance qui la sillonne. Traitons pour un temps de la mémoire comme sujet et non plus
comme objet.







21 Georges SOREL cité par Raoul GIRARDET, Mythes et mythologies politiques, Paris, Seuil, Points histoire, 1986,
p. 13.
9

dumas-00637672, version 1 - 3 Nov 2011

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.