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Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes Novembre 2006 Sources Étudiantes MB1 – Propédeutique – Pathologies générales – Lavabre Année Universitaire 2007-2008 Données synthétiques sur la maladie ? Les différents niveaux 1.1- Les signes Toute manifestation liée à la maladie. Donc la démarche diagnostic est entreprise à partir des signes. Il existe 3 catégories de signes : Les signes cliniques Les signes généraux : non spécifiques ils traduisent un retentissement de la maladie sur les métabolismes. Par exemple les 3 A : asthénie, anorexie, amaigrissement. Mais aussi la fièvre, ou plus rare les démangeaisons. Les signes fonctionnels : altération d'une fonction donnée. Par exemple : dyspnée, myalgie. Ils sont plus spécifiques et orientent le diagnostic. Les signes physiques : ils sont recueillis par l'examen clinique. Les signes biologiques Ils sont recherchés par des examens spécifiques. Ils apparaissent chez un malade avant les signes cliniques. Par exemple : anémie, chute de l'hémoglobine avant de ressentir la fatigue. Ces signes deviennent des motifs de consultations. Les signes d'imagerie (presque équivalent aux signes biologiques) Technique qui repose sur les propriétés des agents ionisants. Les signes pathognomoniques Ce sont des signes rares et particuliers d'une maladie. Par exemple dans la maladie de Hodgkin, la consommation d'alcool entraîne une brûlure au niveau des ganglions. 1.2- Les symptômes Ces sont des signes cliniques décrits par le malade, il s'agit de signes généraux ou fonctionnels.

  • phase de convalescence

  • lésion

  • bilans génétiques

  • gr avec la mauvaise hémoglobine

  • fièvre

  • maladie

  • causes de la maladie

  • génétiques déclenchantes


Publié le : mercredi 1 novembre 2006
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Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes
Novembre 2006
Sources Étudiantes
MB1 – Propédeutique – Pathologies générales – Lavabre
Année Universitaire 2007-2008
Données synthétiques sur la maladie
Les différents niveaux
1.1- Les signes
Toute manifestation liée à la maladie. Donc la démarche diagnostic est entreprise à partir des signes.
Il existe 3 catégories de signes :
Les signes cliniques
Les signes généraux : non spécifiques ils traduisent un retentissement de la maladie sur les métabolismes. Par
exemple les 3 A : asthénie, anorexie, amaigrissement. Mais aussi la fièvre, ou plus rare les démangeaisons.
Les signes fonctionnels : altération d’une fonction donnée. Par exemple : dyspnée, myalgie. Ils sont plus spécifiques
et orientent le diagnostic.
Les signes physiques : ils sont recueillis par l’examen clinique.
Les signes biologiques
Ils sont recherchés par des examens spécifiques. Ils apparaissent chez un malade avant les signes cliniques. Par
exemple : anémie, chute de l’hémoglobine avant de ressentir la fatigue.
Ces signes deviennent des motifs de consultations.
Les signes d’imagerie (presque équivalent aux signes biologiques)
Technique qui repose sur les propriétés des agents ionisants.
Les signes pathognomoniques
Ce sont des signes rares et particuliers d’une maladie. Par exemple dans la maladie de Hodgkin, la consommation
d’alcool entraîne une brûlure au niveau des ganglions.
1.2- Les symptômes
Ces sont des signes cliniques décrits par le malade, il s’agit de signes généraux ou fonctionnels. Mais parfois abus de
langage, par exemple, splénomégalie.
Les syndromes : regroupement stable et non fortuit de signes. Ils peuvent être liés à un organe ou a
une fonction.
Atteinte anatomique précise : Par exemple le syndrome méningé, avec raideur dans la nuque, photophobie, maux de
tête nausées. Il traduit une irritation des méninges, il sera donc retrouvé dans les méningites, mais aussi dans les
hémorragies des méninges.
Perturbation d’une fonction : par exemple le syndrome polyuro-polydypsique, dans les diabètes sucrés les
hypercalcémies importantes.
Souvent les syndromes sont une association des 2 atteintes, anatomique et fonctionnelle. Par exemple le
syndrome anémique, atteinte fonctionnelle : amaigrissement, et anatomique.
Un syndrome peut regrouper différents signes qui peuvent apparaître non liés.
Historiquement : observation et description
Par exemple le syndrome de Di George (du nom du médecin qui l’a découvert), est une association des plusieurs
choses : syndrome malformatif, défaut du thymus, infections graves, hypocalcémie. Le syndrome malformatif implique
une perturbation embryologique ; Or le thymus a des origines embryologiques communes avec la parathyroïde ? En
temps normal, le thymus synthétise les lymphocytes T et les parathyroïdes la parathormone, qui est une hormone
hypercalcémiante. Ceci regroupe les signes. Il peut s’agir dans ces cas-là d’une mutation génétique qui perturbe le
développement de toute une région.
Certains syndromes sont généraux : par exemple le syndrome inflammatoire, qui comporte un certain nombre
de signes cliniques : douleur chaleur rougeur tumeur, augmentation du fibrinogène sanguin, de la CRP du VS… peu
spécifique.
1.3- La maladie
Ensemble de signes bien définis et dont les modalités évolutives sont bien déterminées.
Ils permettent de faire un pronostic pour la suite (grosses différences par rapport aux syndromes). Si on connaît la
cause des maladies on augmente la précision, mais les causes de la maladie peuvent être multifactorielles.
La maladie est une élaboration du savoir médical, et la notion est évolutive. Des maladies qui apparaissaient précises
peuvent se voir démembrées avec l’évolution des connaissances médicales.
Les éléments de la maladie
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2.1- Les éléments externes
Ils sont faciles a comprendre, ce sont les éléments de types traumatiques qui vont entraîner une pathologie ou un
modification.
2.2- les éléments réactifs
Éléments réponses de l’organisme pour lutter contre une agression. Ils aggravent souvent la maladie !!!
Par exemple : la grippe : virus dans l’arbre respiratoire qui diffuse par voies sanguines. Mais les éléments réactifs,
fièvre courbature sont en général tellement important qu’ils masquent le virus. Donc le traitement dans la majorité des
cas sert à faire diminuer les réactions de l’organisme. .
Les signes réactifs participent à la maladie.
Au maximum, on a un état de choc, degrés majeurs des signes réactifs. Survient après une perturbation
externe le plus souvent, fac à cette perturbation, l’organisme va préserver ses fonctions essentielles (cœur cerveau) et
dans d’autre partie, diminuer la circulation, pour préserver la circulation vitale= c’est la phase de choc compensé.
Si l’on n’agit pas, on aura une anoxie majeure des muscles, avec libération de toxines (H
+
…)
À la libération des sphincters capillaires, il y aura une chute de la pression artérielle : collapsus
Cet état peut être hémorragique, dû à une infection grave : méningite ou choc anaphylactique (dégranulation massive
des mastocytes)
2.3- les éléments internes
= Éléments essentiels
Ce sont les éléments génétiques qu’ils soient héréditaires ou acquis pendant la vie : cancers.
Il peut y avoir association de plusieurs éléments : cancer du poumon= tabac = prédisposition génétique.
Les causes de la maladie
3.1- les différents types
-
Causes extérieures :
Physiques= traumatismes, chaleur, UV….
Chimiques= cause non spécifiques (acides) et causes spécifiques (poisons venins)
Biologiques= virus bactéries parasite prion
Ces causes peuvent donner lieu à des disséminations variables : le cas sporadique = un seul touché, le cas
endémique = touche un groupe déterminé dans l’espace et le temps, le cas épidémiques = dissémination importante+
+ associée le plus souvent à des causes infectieuses mais pas seulement, par exemple amiante et épidémie de
cancer, le cas pandémique = touche toutes les populations.
Infections opportunistes : se développent souvent dans les populations immunodéprimées.
Causes internes :
Génétiques, qu’elles soient héréditaires, transmises parents-enfants ou acquises au cours de la vie.
3.2- Les causes mono ou plurifactorielles
La maladie peut apparaître avec une seule cause : ex, la grippe ou maladie héréditaire : hémophilie.
Il existe différents degrés des causes :
Déterminantes : elles sont suffisantes pour déclencher la maladie, ex :perturbations génétiques
Déclenchantes : circonstances qui permettent à la maladie d’apparaître, sans que la cause soit suffisante par elle-
même. Exemple : enfant hémophile, tan qu’il ne marche pas, il n’y a aucun problème ; dès qu’ils commencent à
marcher les bleus et les contusions commencent à apparaître.
Favorisantes : causes de nature statistiques, qui augmentent la probabilité d’apparition des maladies.
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Les maladies liées
Dans une grande majorité des cas, la maladie s’accompagne de lésions qui peuvent être vues par biopsie.
Mais il existe des maladies ans perturbation anatomique : ex les troubles métaboliques variés, mais s’ils durent il y
aura apparition de lésions anatomiques. Mais les différences entre les lésions anatomiques et la normalité
peuvent être difficile à faire : ex pour les cancers à répétition, patient qui produit spontanément des cancers sans
explication génétique, les bilans génétiques cytologiques et histologiques sont normaux.
Donc l’anatomopathologie est chargée d’analyser les lésions d’un point de vue cytologiques et histologiques.
4 groupes de lésions :
- anagénèse : inflammation
- catagénèse : zone de lésions de destruction
- néogénèse : élaboration tumorale.
- disgénèse : lésions malformatives.
Déviation des processus physiologiques
Surtout pour les éléments réactifs et internes, plus on s’écarte de la normale plus la maladie et grave. Parfois la
maladie s’auto-entretient et s’aggrave au cours du temps.
Ex : tumeur, elle consomme de l’O
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, mais elle libère des substances pour la création de capillaire, mieux oxygénée
elle se propagera mieux. Elle détourne les processus pour entretenir la maladie.
Histoire naturelle de la maladie
Phase silencieuse= phase d’incubation.
Puis les premiers symptômes vont apparaître = prohomes
Puis les signes se précisent = phase d’invasion
Les signes atteignent leur maximum dans la phase d’état = développement aboutit d’un certain nombre de signes de
la maladie.
Dans cette phase, il y a augmentation des signes = ACMÉ = PICS
Mais les signes peuvent varier selon des modalités :
Exemple la fièvre :
fièvre continue = fièvre hectique
fièvre intermittente = fièvre discontinue au cours du temps.
Elle peut être intermittent régulière, périodique, ou intermittente irrégulière.
Exemple le paludisme, fièvre intermittente, fièvre tierce 1 jours sur 2 ou quatre, 2 jours sans fièvre 1 jours
avec.
fièvre rémittente :
Après la phase d’état = notion de crise, amélioration de façon brutale ex : pneumonie
Sinon on peut avoir une amélioration plus progressive : cicatrisation consolidation.
Phase de convalescence : quand l’ensemble des signes ont disparu.
À la guérison, les phénomènes pathologiques sont terminés.
Dans les cancers, à la rémission, il n’y a plus de signes cliniques et biologiques mais on ne sait pas s’il peut y avoir
une rechute ou pas.
Passage à l’état de chronicité.
Il y a donc 3 passages différents : guérison, rémission et chronicité, qui correspondent à l’évolution des phénomènes
physiologiques.
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Les maladies aigues ou chroniques
Maladie chroniques : sont de plus en plus présentes, c’est une maladie dans la quelle les mécanismes physiologiques
s’écartent peu du sujet normal, mais la présence prolongée de la maladie entraîne des lésions. Exemple : diabète,
même si le diabète est minime et peu passer inaperçu pendant longtemps, la maladie va évoluer, plus elle évolue et
plus la prise en charge est différente.
Les maladies aigues peuvent passer à l’état de chronicité.
Association des maladies
Les maladies coïncidentes : elles cohabitent mais n’ont pas de lien l’une avec l’autre.
Les maladies qui sont les conséquences obligatoires d’autres maladies : ex plaque d’athérome et infarctus du
myocarde (détachement et obstruction)
Complication : apparition d’une maladie quand la première maladie est une cause favorisante. Ex fracture du fémur,
puis embolie pulmonaire (complication de la fracture)
Les maladies composées : ex sida et l’ensemble des affections conjointes
Les maladies antagonistes : maladies qui se contrarient l’une l’autre. Ex : anémie drépanocytose superposition des
intensité dans une région donnée, car les GR avec la mauvaise hémoglobine sont de mauvais substrat pour le
développement du paludisme.
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