IMMUNOLOGIE DE LA RELATION HOMME/VECTEUR AU COURS DU PALUDISME : ETUDE DES PROTEINES SALIVAIRES IMMUNOGENIQUES D'ANOPHELES GAMBIAE.

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MINISTERE DE LA JEUNESSE, DE L'EDUCATION NATIONALE ET DE LA RECHERCHE ECOLE PRATIQUE DES HAUTES ETUDES Sciences de la Vie et de la Terre MEMOIRE Présenté par SOULEYMANE DOUCOURÉ Pour l'obtention du Diplôme de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes IMMUNOLOGIE DE LA RELATION HOMME/VECTEUR AU COURS DU PALUDISME : ETUDE DES PROTEINES SALIVAIRES IMMUNOGENIQUES D'ANOPHELES GAMBIAE. Soutenu le 23 novembre 2007 devant le jury suivant : Dr Thiery Dupressoir Président Dr Gérard Lefranc Rapporteur Dr Geneviève Cordier Tuteur pédagogique Dr Sylvie Cornélie Tuteur scientifique Tuteur scientifique: Dr Sylvie Cornélie UR024- Epidemiologie et Prévention Institut de Recherche pour le Développement (IRD) Centre IRD de Montpellier- 911,avenue Agropolis () Tuteur pédagogique: Dr Geneviève Cordier:UMR 754 INRA-UCBL-ENVL-EPHE Rétrovirus et pathologie comparée. Laboratoire EPHE Interactions cellulaires, rétrovirus et cancer (genevieve.cordier@univ- lyon1.fr) ECOLE PRATIQUE DES HAUTES ETUDES Sciences de la Vie et de la Terre IMMUNOLOGIE DE LA RELATION HOMME/VECTEUR AU COURS DU PALUDISME : ETUDE DES PROTEINES SALIVAIRES IMMUNOGENIQUES D'ANOPHELES GAMBIAE. MEMOIRE Présenté par SOULEYMANE DOUCOURÉ Résumé : Dans les pays en voie de développement, le paludisme est la maladie parasitaire la plus fréquente et constitue dans la zone intertropicale Africaine un problème majeur de santé publique.

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Publié le : jeudi 1 novembre 2007
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MINISTERE DE LA JEUNESSE, DE L’EDUCATION NATIONALE
ET DE LA RECHERCHE
ECOLE PRATIQUE DES HAUTES ETUDES
Sciences de la Vie et de la Terre


MEMOIRE

Présenté par

SOULEYMANE DOUCOURÉ

Pour l’obtention du Diplôme de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes


IMMUNOLOGIE DE LA RELATION HOMME/VECTEUR AU COURS DU
PALUDISME : ETUDE DES PROTEINES SALIVAIRES IMMUNOGENIQUES
D’ANOPHELES GAMBIAE.


Soutenu le 23 novembre 2007 devant le jury suivant :

Dr Thiery Dupressoir Président Dr Gérard Lefranc Rapporteur Dr Geneviève Cordier Tuteur pédagogique Dr Sylvie Cornélie scientifique

Tuteur scientifique: Dr Sylvie Cornélie UR024- Epidemiologie et Prévention Institut de Recherche
pour le Développement (IRD) Centre IRD de Montpellier- 911,avenue Agropolis
(sylvie.cornelie@mpl.ird.fr)
Tuteur pédagogique: Dr Geneviève Cordier:UMR 754 INRA-UCBL-ENVL-EPHE Rétrovirus et pathologie
comparée. Laboratoire EPHE Interactions cellulaires, rétrovirus et cancer (genevieve.cordier@univ-
lyon1.fr)

ECOLE PRATIQUE DES HAUTES ETUDES
Sciences de la Vie et de la Terre

IMMUNOLOGIE DE LA RELATION HOMME/VECTEUR AU COURS DU PALUDISME : ETUDE DES
PROTEINES SALIVAIRES IMMUNOGENIQUES
D’ANOPHELES GAMBIAE.
MEMOIRE

Présenté par

SOULEYMANE DOUCOURÉ
Résumé :
Dans les pays en voie de développement, le paludisme est la maladie parasitaire la plus fréquente et constitue dans la
zone intertropicale Africaine un problème majeur de santé publique.
La survenue de cette pathologie est liée à l’exposition de l’homme aux piqûres des moustiques femelles du genre
Anopheles. Au cours de la piqûre, l’anophèle femelle injecte dans la peau de l’hôte humain le plasmodium qui est
responsable de l’infection. Le moustique injecte également des protéines salivaires ce qui a 2 conséquences : d’abord, ces
EPHE Banque de Monographies SVT 1protéines salivaires ont pour fonction de contrecarrer la réaction hémostatique de l’hôte facilitant le repas de sang.
D’autre part, nous avons démontré au laboratoire que la présence de protéines salivaires lors de la piqûre induit une
réponse immune (Anticorps, Ac) chez l’homme.
Au laboratoire, nous avons émis l’hypothèse que cette réponse Ac contre les protéines salivaires permettrait de
développer un outil pour évaluer l’exposition de l’homme aux piqûres d’anophèles.
Dans cette optique notre travail a pour objectif d’identifier les protéines salivaires immunogéniques d’An. gambiae mais
également d’étudier l’évolution des Ac contre ces protéines en fonction de l’exposition à la piqûre et de la saison de
transmission, chez des enfants vivant en zone impaludée.
Nos résultats d’immuno-empreinte montrent la présence constante de protéines immunogéniques de 72 et 175 kDa bien
qu’une forte variation individuelle soit observée. De façon générale, l’intensité de la réponse Ac développée diminue en
fonction l’exposition aux piqûres des vecteurs.
Nos résultats indiquent que la présence des protéines immunogéniques subit une fluctuation saisonnière qui pourrait être
mise à profit dans le cadre de l’élaboration d’un marqueur d’exposition à la piqûre d’anophèle. Cette possibilité fait
entrevoir de nombreuses perspectives d’application comme la cartographie les zones à risque de paludisme, mais aussi
l’ajustement de l’efficacité des procédures à l’exposition dans le cadre de la lutte anti-vectorielle ou dans l’évaluation
des interventions anti-palustre.
Mots clés : paludisme, Anopheles gambiae, exposition, piqûre, protéines immunogéniques.

TABLE DES MATIERES

Résumé 4

I INTRODUCTION 5

1. Le paludisme. 5
1-1 Historique du paludisme. 5
1-2 Epidémiologie du 6
1-2-1 Distribution du paludisme et zones à risque. 1-2-2 Les populations à risque.
1-2-3 Incidence économique du paludisme.
1-3 Le pathogène responsable du 9
1-3-1 Cycle biologique du Plasmodium.
1-3-1-1. Cycle asexué chez l’homme. 1-3-1-2 Cycle sexué chez le moustique.
1-4 Les vecteurs du paludisme. 11
1-4-1 Taxonomie. 1-4-2 Le vecteur Anopheles.
1-4-2-1 Cycle biologique. 1-4-2-2 Description physique.
1-5 Lutte contre le paludisme. 15
1-5-1 La lutte anti-vectorielle. 1-5-2 La chimiothérapie.
1-5-3 Dépister le plasmodium au cours de l’infection.
2. Les interactions. 23
2.1. Interaction vecteur -parasite. 23
2.2. parasite-homme. 25
2.3. Interaction vecteur- 28
EPHE Banque de Monographies SVT 22.3.1 Les protéines salivaires et leurs propriétés pharmacologiques
2.3.2 Protéines salivaires et immunomodulation.
2.3.3 et réponses immunes spécifique et allergique du vertébré.

3. Objectifs de l’étude. 32


II MATERIEL ET METHODE 34

1. Zone d’étude. 34
2. Population et Collection des données biologiques. 35
3. Production de la salive d’Anopheles gambiae. 36
4. Visualisation des protéines sur gel. 37
5. Mise en évidence des protéines immunogèniques. 38
6. Quantification de la réponse IgG. 40
7. Analyse statistique. 40

III RESULTATS 41
1. Classification entomologique. 41
2. Production et Profil protéique de la salive d’An.gambiae. 41
3. Description des protéines immunogéniques de la salive d’An.gambiae. 42
3.1. Mise en évidence de protéines salivaires immunogéniques.
3.2. Mise en de l’immunogénicité individuelle.
3.3. Etude de l’immunigénicité des protéines salivaires principales selon la période d’exposition.

IV DISCUSSION 47
1. Technique de salivation. 47
2. Spécificité d’espèce des protéines détectées ? 48
3. Protéines salivaires et Marqueur d’exposition aux piqûres d’Anopheles gambiae ? 49
4. Quelle réponse anticorps contre quelle protéine comme marqueur de transmission ?
51
5. Conclusion. 53

V PERSPECTIVES 54

VI BIBLIOGRAPHIE 56

VII ANNEXE






Liste des abréviations.

Ac Anticorps.ACT Artemesinine-based Combination Therapy. AMA-1 Apical
Membrane Antigen 1. An Anopheles.DDT Dichloro-diphényl-trichloroéthane.
EDTA Ethylen Diamine Tetraacetic Acid.
ELISA Enzyme Linked ImmunoSorbent Essay.Ig Immunoglobuline.IL
Interleukine.kDa kilo Dalton.Mm milli MolaireMSP Merozoite Surface
Protein.NaCl Chlorure de Sodium.
EPHE Banque de Monographies SVT 3OMS Organisation Mondiale de la Santé.
QSP Quantité Suffisante Pour.
SDS Sodium Dodecyl Sulfate
sl senso lato.
s.s senso stricto.TBS Tris Buffer SalineTh T helper
І INTRODUCTION1. LE PALUDISME.1. HISTORIQUE DU PALUDISME.Au cours de son
évolution, l'homme a toujours été confronté à des pathologies dont la fièvre est la principale manifestation
clinique. En effet, la vie à proximité des points d'eau et des marécages a toujours été associée à une présence
constante de fièvres mortelles. Des écrits rapportent l'existence de ces fièvres à 6000 ou 5500 ans av. J.- C.
Suivant les époques et l'état des connaissances, l'étiologie de ces pathologies fût la plupart du temps contextuelle,
le cas du paludisme en est une illustration parfaite. Pendant très longtemps, du fait certainement des symptômes de
cette maladie, des causes occultes ou surnaturelles ont été évoquées pour expliquer son origine, ensuite, le
rapprochement sera fait entre la fièvre et la présence des marais d'où l'appellation de fièvre des marais. Ce
nvendredi, janvier 18, 2008est qu’après maintes spéculations qu'on se rapprocha de la cause du paludisme. On se
rendit compte que le paludisme n’avait aucun rapport avec « le mauvais air » des marais car il existait des marais
sans paludisme.
Le changement de procédés d'investigation introduit par Laveran va révolutionner la recherche sur le paludisme,
il va travailler directement sur le malade et particulièrement sur l'étude du sang palustre. Par ce procédé, en 1880,
il parvient à mettre en évidence dans le sang de malades la présence de parasites qui plus tard s'avéreront être
responsables du paludisme. Une fois le parasite découvert, il restait à trouver le mode de contamination; Laveran
va émettre l'hypothèse d'une contamination vectorielle, que démontrera le médecin anglais Ronald Ross en 1898
en mettant en évidence la présence d'hématozoaire dans l'estomac de moustique du genre Culex capable de
transmettre le paludisme aviaire. Un an plus tard, Giovani Batisti mit en évidence la spécificité de la transmission
emepar les moustiques du genre Anopheles Djossou et al. 2000).Ainsi au début du 20 siècle, tous les protagonistes
du paludisme ont été identifiés : l’homme, le parasite et le vecteur, ce qui permit la mise au point de stratégies de
lutte (chimiothérapie pour l’homme et contrôle des populations de vecteurs) avec pour résultat la disparition du
paludisme dans certaines parties du monde notamment l’Europe.
De nos jours, le paludisme est surtout associé aux pays en voie de développement où il représente un problème de
santé publique majeur mais également un très lourd fardeau économique pour les pays fortement touchés.

1.2. EPIDEMIOLOGIE DU PALUDISME.Le paludisme est une des pathologies à très forte mortalité dans les
pays tropicaux où les conditions climatiques température et humidité) sont particulièrement favorables
au développement des moustiques vecteurs.
La forte prévalence palustre est aussi exacerbée par l’immense pauvreté qui sévit dans cette partie du
monde où la quasi totalité des pays sont en voie de développement et manquent de ressources pour
lutter efficacement contre cette endémie.

1.2.1. Distribution du paludisme et zones à risque.
Au fil des ans, le nombre dvendredi, janvier 18, 2008individus exposés au paludisme ainsi que le
nombre de cas cliniques n'ont cessé d'augmenter. D'après Snow, en 2002, 2,2 milliards d'individus
étaient sous la menace du Plasmodium falciparum qui a causé environ 515 millions de cas cliniques dont
75% en Afrique et 25% dans la région de l'Asie du Sud-est. (Snow et al. 2005).
La transmission du paludisme n’est pas uniforme. Par exemple, en Afrique qui est la partie du monde la
plus touchée, où la zone d’exposition est délimitée au nord par la périphérie australe du désert du
eme Sahara et au sud par le 28 parallèle de latitude, la transmission est stable, l’infection est courante et
suffisamment fréquente pour provoquer une immunité, ce type de transmission est endémique. Dans
EPHE Banque de Monographies SVT 4cette zone, nous trouvons des parties où le paludisme est moins prévisible et se manifeste
saisonnièrement en raison du régime pluvial et de l’altitude, ainsi, les populations ne sont pas à l’abri
d’épidémies. La majorité des infections sont imputables à P. falciparum véhiculé par Anopheles gambiae
qui est le vecteur le plus efficace, le plus répandu et plus difficile à combattre.
Du fait de sa répartition à travers des régions présentant de grandes disparités, nous pouvons imaginer
que le risque encouru n’est pas le même partout. La mesure de ce risque dépend de plusieurs facteurs :
conditions climatiques, compétence des vecteurs, les souches de Plasmodium en présence… d'où la
nécessité d'une catégorisation suivant les risques encourus. Ainsi d'après la classification de l'OMS vis à
vis de nouvelles résistances du Plasmodium aux chimiothérapies, nous avons quatre zones en constante
évolution.

1.2.2. Les populations à risque.
Les femmes enceintes et les enfants en bas âge constituent les populations les plus touchées.
L'OMS estime à plus de 25 millions le nombre de grossesses par an dans la région tropicale Africaine.
Parmi ces femmes, chaque année on enregistre 10 000 décès liés à P.falciparum, on évalue également
à 200 000 le nombre de décès de nourrissons liés au paludisme maternel OMS, global malaria
programme 2006). Dans cette partie du monde, le paludisme est la première cause de décès chez les
enfants de 0 à 5 ans, 1 million d’enfants meurent tous les ans de paludisme OMS, Africa malaria report
2003). En Afrique le paludisme tue un enfant toutes les 30 secondes, et, chaque année, entre 1,5 et 2,7
millions d'individus dans le monde.
1.2.3. Incidence économique du paludisme.
La morbidité causée par le paludisme est à l'origine de dommages économiques très
conséquents. D'après Sachs et Malaney la morbidité palustre influence le développement et a un impact
direct sur le PIB (Produit Intérieur Brut). En effet, la prise en charge des malades a un coût très lourd,
non seulement d’un point de vue médical mais également économique car les absences répétées des
travailleurs induisent un ralentissement économique. La carte des pays pauvres avec un faible PIB est
superposable à celle du paludisme. Le paludisme sévit donc principalement dans les zones de pauvreté
mais aussi peut être une cause d’aggravation de cette pauvreté (Sachs et al. 2002).
1.3. LE PATHOGENE RESPONSABLE DU PALUDISME.Le parasite responsable de l’infection palustre est un
protozoaire appartenant à l’embranchement des Apicomplexa Sporozoa), il existe environ deux cent
espèces de plasmodium qui peuvent infecter les reptiles, les batraciens, les oiseaux et les mammifères
et peuvent être on non responsables de pathologies (Grasse 1953).
Beaucoup d’espèces ont été répertoriées mais seules quatre sont capables d’infecter l’homme : vivax,
ovale, malariae et falciparum. Plasmodium falciparum est l’espèce la plus virulente causant les formes
mortelles de la pathologie. Cette espèce est présente en Amérique Latine, en Asie mais surtout en
Afrique où elle prédomine. Depuis quelques années, on assiste à une extension du paludisme à
Plasmodium falciparum à de nouvelles régions et aussi sa réapparition dans des zones où il avait été
eréradiqué (OMS, voyages internationaux et santé, situation au 1 janvier 2003, 2003).D’autres espèces
de plasmodiums peuvent co-habiter avec falciparum, comme Plasmodium vivax ; cette espèce est
surtout présente en Amérique centrale et du sud. Les deux autres espèces sont beaucoup plus rares :
Plamsodium ovale que l’on trouve généralement en Afrique de l’Ouest et Plasmodium malariae qui se
trouve un peu partout à travers le monde. Bien que ces deux espèces ne soient pas très virulentes, elles
peuvent entraîner des rechutes bien des années après la première infection.

1.3.1. CYCLE DU PLASMODIUM.Le cycle du Plasmodium se fait en deux étapes et implique deux
hôtes : le moustique et l’homme.

EPHE Banque de Monographies SVT 51.3.1.1. Cycle asexué chez l’homme.Les sporozoïtes transmis par la salive dvendredi, janvier 18,
2008un moustique lors du repas de sang, pénètrent dans la circulation générale et gagnent les
hépatocytes dans lesquels ils se développent et se multiplient au cours d'un premier stade, le stade
hépatique ou pré-érythrocytaire. Après la maturation parasitaire, l'éclatement de l'hépatocyte libère les
mérozoïtes dans la circulation sanguine où s'accomplit le stade érythrocytaire. Les mérozoïtes pénètrent
dans une hématie où ils se transforment en trophozoïtes qui grandissent et dont le noyau se divise pour
former un noyaux mûr ou corps en rosace qui, après éclatement de l'hématie, libérera de nouveaux
mérozoïtes. C’est un stade d’amplification de l’infection.
Après plusieurs cycles schizogoniques apparaissent dans les hématies, des parasites à potentiel sexué :
les gamétocytes, stade infectant pour le moustique qui ingérera ces gamétocytes lors d'un repas
sanguin. C'est le début du cycle sexué.

1.3.1.2. Cycle sexué chez le moustique.
Les gamétocytes se différencient en gamètes mâles et femelles ; la fécondation qui a lieu dans
l'estomac du moustique donne un oeuf mobile, l'ookinète, qui traverse la paroi de l'estomac et se fixe au
niveau de la face externe de l'estomac, formant l'oocyste dans lequel s'individualisent les sporozoïtes.
Après éclatement de l'oocyste, les sporozoïtes migrent et gagnent les glandes salivaires à partir
desquelles ils seront injectés lors d'une piqûre par le moustique.
1.4. LES VECTEURS DU PALUDISME.1.4.1. Taxonomie.L’importance des arthropodes dans la
transmission des pathogènes n’a d’égale que la place qu’ils occupent dans le règne animal : 80 à 85 %
des espèces animales, constituant ainsi l’un des embranchements les plus importants du règne animal.
Au sein des arthropodes, la classe des insectes représente environ 3/4 des espèces. Ces insectes, outre
la transmission du paludisme, sont aussi impliqués dans la propagation de nombreuses pathologies
comme la dengue, la fièvre jaune et d’autres arboviroses.
Au niveau taxonomique, le moustique est classé dans l’ordre des Diptères qui comprend deux
subdivisions : les Nematocera et les Brachycera qui se différencient par la structure de leurs antennes:
les Brachycera ont une paire d'antennes courtes, moins longue que le thorax, quant aux Nematocera, ils
ont une paire d'antennes longues et filiformes. D'autres critères de différenciation peuvent aussi être
utilisés comme la morphologie des larves et des nymphes.
Les Nematocera se différencient en sept infra ordres parmi lesquels les Culicomorpha, cvendredi, janvier
18, 2008est dans ce groupe que se trouve la famille des Culicidae qui regroupe l’ensemble des
moustiques soit environ 3500 espèces. Ils sont souvent classés en fonction de leur importance médicale
basée sur le fait qu’ils piquent l’homme. Ainsi les Culicidae sont classés en trois sous-familles :

0. les Anophelinae sous- famille dans laquelle on retrouve le genre Anopheles. Les anophèles sont
les seuls vecteurs capables de transmettre le paludisme aux mammifères. Environ quatre cents
espèces d’anophèles ont été répertoriées, parmi elles seules une quarantaine est capable de
transmettre le parasite.
0. Les Culicinae: cvendredi, janvier 18, 2008est dans cette sous-famille que se trouvent certains
moustiques revêtant une grande importance médicale comme les genres Aedes et Culex. Le
paludisme aviaire est généralement transmis par les Culicinae.Les Toxorhynchitinae: cette
dernière sous-famille comprend un seul genre Toxorhynchites Theobald regroupant 66 espèces
réparties en trois sous-genres : Toxorhynchites s.s., Ankylorhynchus et Lynchiella. L’adulte n’est
pas hématophage. Cette sous-famille ne présente aucune importance médicale.
1.4.2. Le vecteur Anopheles
1.4.2.1. Cycle biologique
Pour tous les moustiques, le cycle biologique est le même; il comprend de façon générale quatre
EPHE Banque de Monographies SVT 6stades:
0. les oeufs: le lieu de ponte varie en fonction des espèces mais généralement celle-ci se fait au
niveau des rizières, lacs, rivières et plus habituellement au niveau de flaques d'eau. Ce sont 100 à
150 oeufs qui sont déposés au cours d'une ponte. La maturation des œufs nécessite la prise de
repas sanguin par le moustique femelle tous les deux à trois jours. La femelle est capable de
pondre pendant toute son existence (environ 30-40 jours) soit entre 3 et 7 pontes selon les
conditions environnementales.
0. Les larves: un à deux jours après la ponte, les larves émergent des oeufs et restent à la surface
de l'eau pour respirer. Le développement de ces larves s’effectue en quatre stades dont le
premier est l'éclosion des oeufs en larve. A la fin de la quatrième phase, la larve se transforme en
nymphe. Généralement 8 à 10 jours sont requis pour passer de l’œuf à la nymphe.
0. Les nymphes: ce stade dure deux à trois jours, à son terme, va émerger le moustique adulte.
C'est l'une des transformations les plus importantes du cycle biologique des moustiques : elle
marque le passage de la vie aquatique à la vie aérienne.
0. Les adultes: pour pérenniser le cycle, les moustiques s'accouplent le plus tôt possible. La femelle
ne s'accouple qu'une seule fois et prend son premier repas sanguin juste après la copulation, un
deuxième repas sanguin sera nécessaire pour certaines espèces avant d'arriver à la production
d'oeufs. La connaissance du nombre de repas sanguin avant la première ponte et l'intervalle de
temps qui s'écoule entre les repas sanguins et la ponte permet de déterminer le cycle
gonotrophique de chaque espèce. Chez l’anophèle femelle adulte, la maturation des sporozoïtes
de P.falciparum dure environ 12 jours, une période longue par rapport à la vie de l’anophèle.
Ainsi seuls les anophèles infectés lors de leurs premier repas peuvent devenir infectants.
Lvendredi, janvier 18, 2008étude du comportement des anophèles vecteurs est indispensable dans les
stratégies de contrôle de la transmission. Les Anopheles piquent à partir du coucher du soleil jusqu’au
petit matin. D'autres caractères peuvent aussi varier suivant les espèces: certaines préfèrent piquer à
l'intérieur des habitations et s'y reposent après, elles sont alors dites endophages et endophiles, par
contre d’autres espèces piquent à l'extérieur et y restent, elles sont alors qualifiées d’exophages et
exophiles. A cela peuvent s'ajouter les préférences trophiques: certaines espèces se nourrissent
préférentiellement sur l'homme et sont dites anthropophiles, alors que d'autres qui prennent le repas de
sang majoritairement chez l’animal sont qualifiées de zoophiles (Besansky et al. 2004).

1.4.2.2. Description physique.
La connaissance de la morphologie des Anopheles est importante pour définir les zones à risque de
paludisme. La distinction est surtout à faire par rapport aux autres Culicinae ; la position du moustique
au repos par rapport au support peut servir dvendredi, janvier 18, 2008élément discriminant: ainsi, la
position des Culicinae est parallèle au support alors que les Anophelinae forment un angle de 50 à 90°.
La forme des palpes peut aussi servir à l'identification. En effet, chez les femelles Anophelinae les
palpes sont aussi longs que le proboscis alors que chez les Culicinae les palpes sont plus courts que le
proboscis OMS, entomologie du paludisme et contrôle des vecteurs. 2002).
- Le complexe Anopheles gambiae :Ce complexe comprend les espèces d'anophèles qui ont la plus
grande capacité vectrice. Elles sont au nombre sept: An. gambiae s.s, arabiensis, bwambae, melas,
merus, quadriannulatus espèce A et B. Ce complexe est responsable de 80janvier de la transmission
palustre en Afrique au sud du Sahara Breman et al. 2001). Au sein de ce complexe, trois espèces ont
une grande capacité vectorielle:
- An. gambiae s.s.: est un excellent vecteur du paludisme, anthropophile, se retrouve dans les
régions humides et se développe généralement dans les collections d'eau douce.

EPHE Banque de Monographies SVT 7- An arabiensis: ce vecteur est anthropophile mais son comportement est variable en fonction des
conditions, il peut se nourrir sur le bétail si ce dernier est présent, il peut aussi être endophile ou
exophile, sa ponte a lieu sur de l'eau douce.
Pour ces deux espèces les gîtes larvaires sont constitués généralement de collections d’eau temporaires
peu profondes et ensoleillées : flaques résiduelles des cours d’eau en décrue, marécages, rizières,
petites mares.
− An. melas: sa capacité vectorielle est moindre comparée à An. gambiae et arabiensis,
cette espèce est anthropophile et endophile, elle se développe dans des eaux saumâtres.
Sur le continent africain où l'on enregistre la majorité des cas de paludisme, An. gambiae et arabiensis
sont très actifs et se retrouvent généralement de façon sympatrique mais avec une distribution plus
large de arabiensis dans les régions arides.
A côté de ce complexe, le groupe Anopheles funestus assure aussi une part importante de la
transmission. La majorité des espèces de ce groupe sont zoophiles, seule l’espèce funestus est
impliquée dans la transmission.

1.5. LUTTE CONTRE LE PALUDISME.La lutte contre le paludisme est axée sur trois volets : la lutte anti-
vectorielle, la lutte contre le parasite (chimiothérapie et chimioprophylaxie), et le développement de
stratégies vaccinales.
1.5.1. La lutte anti-vectorielle.Cette forme de lutte peut s’exercer à des stades différents du cycle du
moustique. En générale, deux stades sont ciblés : le stade larvaire et le stade adulte.
0. La lutte anti-larvaire :
elle a été très utilisée avant l’arrivée massive des insecticides.
Cette lutte empêche le développement des larves en stade mature par la destruction des gîtes larvaires
ou par l’emploi de méthodes aboutissant au blocage du développement des larves. Diverses techniques
sont employées allant des plus rudimentaires aux plus sophistiquées : assainissement de
l’environnement qui peut aboutir à la destruction immédiate des gîtes larvaires, recours à des
prédateurs comme les poissons larvicides qui entraînent l’élimination de la population larvaire, ou bien
recours à d’autres procédés comme l’emploi d’huile de pétrole qui agissent principalement en formant
un film à la surface de l’eau, empêchant les larves de respirer. Ces diverses méthodes sont toujours
utilisées aujourd’hui (OMS, séries de rapports techniques : paludisme : lutte anti vectorielle et
protection individuelle, 2006).
Une autre technique plus pointue consiste à utiliser des bactéries larvicides: comme par exemple
Bacillius thurigiensis var. israeliensis et Bacillius sphaericus au niveau des gîtes larvaires. Cette
technique permet de faire baisser de façon significative la population larvaire (Fillinger et al. 2003).
L'application de ces techniques sur des surfaces étendues a donné des résultats très probants
(éradication des populations d’Anopheles au Brésil et en Egypte). Néanmoins, pour être efficace cette
méthode exige un suivi sur plusieurs années et une bonne implication des populations locales
concernées OMS, séries de rapports techniques : paludisme : lutte anti vectorielle et protection
individuelle, 2006). A cette contrainte, s’ajoute la question de savoir s’il y a une incidence réelle de la
baisse de la population larvaire sur la transmission du paludisme. Certaines études de modélisation
menées au Kenya, en zone de transmission faible à intermédiaire montrent qu’il ne semble pas utile de
contrôler le développement de tous les gîtes larvaires pour aboutir à une réduction de l’incidence et de
la transmission du plasmodium Gu et al. 2006). Par contre, lvendredi, janvier 18, 2008identification et le
développement d'actions ciblées contre certains gîtes larvaires peuvent constituer un élément
déterminant dans la lutte contre la transmission.
0. La lutte anti-adulte : L’objectif ici est de diminuer l’agressivité des moustiques femelles envers
l’hôte humain et en même temps d’abaisser l’espérance de vie du vecteur au moyen d’insecticides.
EPHE Banque de Monographies SVT 8Les premières campagnes ont débuté après la seconde guerre mondiale (1955), elles ont été
marquées en Afrique par l’emploi massif d’insecticides à effet rémanent tels le DDT (Dichloro-
diphényl-trichloroéthane), l’HCH (Hexachlorocyclohexane) et la dièldrine. Avant son interdiction, le DDT
a été le plus usité des insecticides avec une pulvérisation deux fois par an en milieu rural. Il se
présente sous forme liquide qui sèche et forme un dépôt cristallin à effet rémanent sur les surfaces
pulvérisées. Le DDT s’est révélé très efficace dans la pulvérisation intra domiciliaire et présente
l’avantage de rendre quasi nulle la transmission du parasite. La mauvaise utilisation du DDT qui doit
normalement être pulvérisé sur les murs, peut être un facteur de moindre efficacité. L’utilisation
d’insecticides peut entraîner non seulement une tendance à la zoophilie des moustiques du fait de leur
action répulsive mais surtout l’apparition de résistances des moustiques vis-à-vis de ces insecticides
Hamon, 1963 ; Brown et al. 1971).
De plus, la toxicité des insecticides pour l’environnement et pour l’homme constitue un frein à leur
emploi massif : le DDT est connu pour persister douze ans après son utilisation et ses produits de
dégradation peuvent contaminer la chaîne alimentaire provoquant à long terme des effets sur la santé
de l’homme (OMS 2005), d’où son interdiction dans les années 1970, mais face aux difficultés de
contrôle des vecteurs, l’OMS a récemment recommandé son utilisation . Au total, l’OMS recommande 12
insecticides à effet rémanent appartenant à quatre classes chimiques différentes.
La résistance constitue un problème très épineux car elle est aussi apparue pour les insecticides de
nouvelle génération comme les pyréthrinoïdes (Martinez-Torres et al. 2001). Ces difficultés, sont à
l’origine de nouvelles réflexions sur les stratégies de lutte contre les moustiques adultes, ainsi le
concept de protection individuelle est mis en avant.
La protection individuelle est basée sur une protection mécanique de l’homme grâce à la moustiquaire,
cette est renforcée par l’imprégnation de ces moustiquaires d’insecticide dont la plupart sont
des pyréthrinoides à effet rémanent avec une faible toxicité. Cette double barrière (mécanique et
chimique) si elle est utilisée de façon généralisée permet de baisser considérablement la population des
Anopheles de deux façons : 1) les femelles ne parviennent pas à piquer du fait de la présence de la
moustiquaire, ce qui réduit le potentiel reproducteur de espèces anthropophiles, mais 2) elles sont
également tuées par l’insecticide lorsqu’elles se posent sur la moustiquaire Hawley et al. 2003).
L’utilisation correcte des moustiquaires imprégnées constitue une bonne technique dans le cadre de la
lutte intra domiciliaire dans les zones à faible transmission. En revanche, dans les régions à forte
densité d’anophèles, l'efficacité de cette technique est plus limitée d'où la nécessité d’associer la lutte
anti-vectorielle à d’autres moyens de protection (Trape, 2000).

1.5.2. La chimiothérapie chez l’hôte humain.
Dans les zones à forte transmission, seul un traitement efficace des individus impaludés permet de
lutter correctement contre le paludisme.
- Traitement des accès simples:·          les schizonticides tissulaires qui ont une activité sur les formes
pré érythrocytaires du Plasmodium peuvent aussi être utilisés pour prévenir la rechute dans certaines
infections à P. ovale ou vivax qui présentent des formes hypnozoites.
·         Les schizonticides utilisés pour les stades sanguins du Plasmodium sont recommandés
pour le traitement aussi bien symptomatique qu'asymptomatique. Ce type de médicament est
le plus utilisé dans le traitement du paludisme. Ces chimiothérapie sont réparties en plusieurs
classe en fonction de leur composition chimique: les aminoalcools (quinine, méfloquine,
halofantrine, luméfantrine), les sesquiterpènes (artémisinine), les antimétabolites antifolique
(sulfadoxine et sulfone) et les antimétabolites antifoliniques (proguanil et pyrémathamine).
·         Les gamétocides détruisent les formes sexuées du Plasmodium; ils ont la possibilité d'agir
aussi bien sur les formes sexuées portées par l'homme mais également sur celles qui sont
ingérées par les Anopheles lors du repas sanguin. Ce type de molécule a donc un effet sur la
EPHE Banque de Monographies SVT 9transmission du paludisme. Généralement nous retrouvons dans cette catégorie les Amino 8
quinoléines : primaquine, tafénoquine.

-Traitement des accès palustres graves:
La quinine demeure lvendredi, janvier 18, 2008antipaludique de référence en cas d'accès grave du
paludisme à P. falciparum. Elle est utilisée aussi bien pour les enfants que pour les adultes. Néanmoins,
elle doit être utilisée avec beaucoup de précaution car elle peut entraîner de graves troubles cardiaques
qui peuvent être fatals.

Malgré l'existence de nombreuses thérapies, certaines molécules, peu accessibles, sont peu utilisées
par les populations ; de plus, la faible observance de certaines thérapies diminue leur efficacité et peut
favoriser l’émergence de souches de Plasmodium résistantes. Cette situation est à l’origine de nouvelles
stratégies de traitement basées essentiellement sur des combinaisons de différentes molécules. La
combinaison la plus usitée est à base d’artémisine d’où l’appellation d’Artemesinine-based Combination
Therapie (ACT). L’OMS recommande l’emploi de quatre associations à base d’artemisine : artémether-
lumifantrine (Coartem®), artésunate-méfloquine, artésunate-amodiaquine, artésunate-sulfodoxine/
pyrimethamine L’avantage de ces ACT réside dans le fait qu’elles sont très efficaces et contribuent à
faire baisser l’incidence palustre mais surtout, comme dans le cas du traitement du VIH par la
trithérapie, ces associations retardent la vitesse d’apparition des résistances du Plasmodium White,
1999a ; 1999b).
Ces ACT se révèlent non seulement idéales pour le traitement des cas simples de paludisme par leur
capacité à induire rapidement la clearance parasitaire, mais, elles ont également un effet direct sur la
viabilité des gamétocytes et donc sur la transmission et la propagation de l’infection palustre. Les études
comparatives de Target et al. (2001) ont montré une baisse de la transmission des gamétocytes aux
moustiques au sein d'une population d'enfants traités avec un dérivé d’artémisinine comparativement à
une autre traitée avec du sulfadoxine-pyriméthamine (SP). Un autre effet bénéfique de cette
association est d'empêcher une baisse d'efficacité des autres molécules qui étaient utilisée seules. En
Thaïlande, l'emploi de la combinaison artésunate-méfloquine depuis 1994 comme traitement standard
des accès simples a permis non seulement de lutter de façon efficace contre les parasites mais aussi de
maintenir l'efficacité de la méfloquine vis à vis du Plasmodium Nosten et al.1998). Toutefois certains
facteurs peuvent constituer un frein à la distribution de ces ACT; comme par exemple, le prix qui est un
critère tout a fait rédhibitoire. En effet, certaines combinaisons coûtent jusqu’à 20 fois plus que les anti-
paludiques conventionnels. L’observance du traitement qui est un problème général peut aussi
compromettre l’efficacité des ACT.
Un recours aux soins adaptés suppose un diagnostic clinique ou biologique rapide et correct du
paludisme. Malgré l'existence de plusieurs techniques de diagnostic biologique, identifier de façon
certaine la présence du Plasmodium nvendredi, janvier 18, 2008est pas toujours aisé.

1.5.3. Dépister le plasmodium au cours de l’infection.- Le diagnostic microscopique: de toutes
les techniques de diagnostic, elle est la moins coûteuse et la plus utilisée, elle est basée sur la
visualisation directe des parasites au microscope optique à partir d'une goutte épaisse ou d'un frottis
sanguin.
La goutte épaisse est une technique d'enrichissement beaucoup plus sensible que le frottis, elle est
utilisée essentiellement pour la détection des parasites. Le frottis, est réservé pour l'identification et la
quantification des espèces plasmodiales (Warhurst et al.1996).
En plus de devoir disposer d’un microscope en bon état, le diagnostic microscopique nécessite d’avoir
du personnel qualifié afin d’éviter les erreurs d’interprétation.
EPHE Banque de Monographies SVT 10

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