Mémoire version définitive

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UFR de psychologie, sociologie et sciences de l'Education Département des sciences de l'Education La formation initiale de l'enseignant à l'épreuve des compétences Radioscopie d'une expérience à Djibouti Mémoire MASTER 2 en Ingénierie et conseil en formation Sous la direction de : Mr Laurent Cosnefroy Directeur de mémoire Présenté par Mr ALI ABDI ADEN Septembre 2007
  • témoignages de l'existence de velléités d'écriture évanouies dans la nuit des temps
  • réforme p26 partie
  • sciences de l'education département des sciences de l'education
  • temps de la réforme p15
  • systèmes éducatifs
  • système éducatif
  • développements
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Publié le : lundi 26 mars 2012
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UFR de psychologie, sociologie et sciences de l’Education
Département des sciences de l’Education











La formation initiale
de l’enseignant
à l’épreuve des compétences




Radioscopie d’une expérience
à Djibouti



Mémoire MASTER 2
en
Ingénierie et conseil en formation


Sous la direction de :

Mr Laurent Cosnefroy
Directeur de mémoire





Présenté par Mr ALI ABDI ADEN Septembre 2007

SOMMAIRE
Sommaire p2
Remerciements P4
Introduction P5
PARTIE 1 : Cadre de la recherche
Chap1 Contexte général
Présentation du pays P6
Situation économique et sociale P7

Chap2 Contexte spécifique P9
La culture de l’écrit
( Historique et développements)
Le système éducatif P10
Le Bilan global P14
Le temps de la réforme P15

Chap 3 La Formation Initiale
Historique P18
Cadre législatif P19
L’organisation P20
Le Bilan global P22

Chap 4 La Réforme de la Formation
Les principes généraux P23
Les nouvelles missions P24
Le CFPEN P25
Le projet de réforme P26

PARTIE II Problématisation
La problématique P28
Le questionnement P26
Les hypothèses P29
La méthodologie P29
(démarche, recueils, et traitements)
Les limites P32

PARTIE III Cadre théorique
Iintroduction P33
Aperçu du métier P33
Vers un nouvel horizon P35
La formation des enseignants P36
(Historique et développements)
Les nouvelles voies P37
La Professionnalisation P38
( genèse et définitions du concept)
L’enseignement entre métier et profession P40
Le profil du professionnel P42
Les caractéristiques du processus P42

2
PARTIE IV : Analyses des données
Regard sur les textes P45
Chronologie P44
Lecture analytique des contenus P46
Les Conclusions P48
Analyses de l’enquête P49
Les représentations des élève-maîtres P49
Synthèse et conclusionss P55
Les rapports de stage P57
Synthèses et conclusions P60
Questionnaires Encadrement P62
Synthèse et conclusions P66
Questionnaires Stagiaires 1 P67
(analyses des réponses) P66
Synthèse et conclusions P70
Analyse globale P72
Les conclusions P73
Les perspectives P74

Glossaire P75
Bibliographie P76
PARTIE V : Les Annexeses
Les Annexes
P80
Organigramme du CFPEN
P81
Référentiel des compétences
P82
Rapport de stage
P84

3

REMERCIEMENTS

Ma première pensée pour mon épouse, Zahra, pour le réconfort moral et
les sacrifices partagés.

Mes profondes reconnaissances, à l’AIF pour ses précieuses
contributions financières et l’Université de Rouen pour la qualité de
l’encadrement.

Mes plus sincères remerciements à Mme Chantal Lelong pour son
indéfectible soutien.

Toutes mes gratitudes à, Mme Marianig Porot et mon ami Harbi pour
leur disponibilité et les. Inestimables services rendus.

Je ne saurai oublier les nombreuses personnes, Idriss, Mary,
Moustapha, Mouna qui m’ont aidé ou encouragé dans l’engagement et la
concrétisation de ce rêve.

A tous et toutes, qu’ils (elles) trouvent ici, l’honneur d’une citation sans
gloire ni laurier.



4

INTRODUCTION

« L’innovation, les innovations pédagogiques ou didactiques, c’est ce qui fait vibrer
le système éducatif, c’est ce qui l’empêche de se régidifier ou de s’étioler
Louis Legrand cité par Francine Best (cahiers pédagogiques N° 449 Janv 2007 p26)

Depuis une dizaine d’années, les systèmes éducatifs du monde en développement
sont entraînés dans une dynamique de changement. La République de Djibouti qui
a adhéré à ce mouvement, s’est engagée dans une réforme de son système
éducatif capable afin de répondre aux défis annoncés du millénaire.

« Aujourd’hui, on veut amener chaque génération à un niveau élevé de formation
pour préparer à vivre dans une société complexe, multiculturelle, affectée par des
changements technologiques rapides et des restructurations qui bouleversent le
paysage quotidien de chacun, les conditions de travail, d’habitat, de
consommation, de communication, de coexistence »

Affectée par cette conjoncture d’innovation la formation initiale a mis en œuvre une
nouvelle stratégie de formation .
Plusieurs promotions ont déjà été soumises à cette conception innovante de la
professionnalisation, mais aucune réflexion entreprise pour évaluer son impact sur
le développement professionnel des enseignants.

Si engager des rénovations s’avère vital pour le bon fonctionnement , mesurer
leurs effets et réguler les actions .me paraissent aussi importantes pour assurer le
succès de l’entreprise.
Devant la nécessité d’établir un bilan, ce projet d’étude venait à point nommé pour
palier à cette carence.
J’ai mis à profit mon expérience acquise et mon statut d’étudiant engagé dans
l’effort pour
D’une part, Initier une réflexion sur la rentabilité d’un processus, tout en explorant
le fonctionnement du dispositif.

D’autre part, entrevoir en perspective des pistes de développement d’une
professionnalisation encore au stade de ses balbutiements.

Voici, les tenants et aboutissants d’un projet mû par le simple désir de mieux
s’approprier une réforme dont nous sommes acquéreurs.

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PARTIE I CADRE DE LA RECHERCHE

I – CONTEXTE GENERAL

1-1 - Situation géo-stratégique



- Situé dans la corne de l’Afrique, ce petit pays de 23000 Km2 est entouré de
la Somalie, l’Ethiopie et l’Erythrée sur ses frontières terrestres.
- Sa façade maritime a une longueur de 370 Kms en Mer Rouge

Avec une population estimée à environ 700 000 h (2000) répartie sur six Districts
(Djibouti-Arta-Ali-sabieh- Dikhil- Tadjourah et Obock), à 70% urbaine dont 60%
environ dans la capitale, Djibouti est une « Terre d’échanges et de rencontres ».
En plus de ses atouts stratégiques (à la porte de la Mer Rouge et à proximité
des champs pétrolifères du Moyen Orient), ce petit pays, qualifié de « nation
carrefour » est placé au point de rencontre de trois grands rifts qui en font, à la
fois, un lieu de prédilection des scientifiques pour le suivi des mouvements
tectoniques des plaques et une véritable leçon de géographie à ciel ouvert qui
attire la curiosité de nombreux admirateurs du monde.

La richesse et la diversité de son univers marin comparé à de véritables jardins
botaniques par les spécialistes de l’environnement constituent également une des
particularités naturelles de Djibouti.

Dans ce pays sans ombre, le climat tropical aride se répartit sur deux périodes
dans l’année .
Une saison fraîche d’octobre à Avril avec une moyenne de température d’environ
30° et une saison chaude de Mai à Septembre avec un e mercure dépassant les
40° faisant de ce bled une fournaise balayée par un vent sec nommé le KHAMSIN.
« Voici mon pays qui brasse l’air à l’instar du palmier-lyre, l’arbre du voyageur qui
traîne ses exils sur la croûte terrestre. Mon pays qui court à perte de vue, et à
perdre le souffle. Mon pays triste et beau, comme la toile cirée d’un café de village
breton par un dimanche matin pluvieux » Abdourahman Wabéri, Transit, Gallimard,
2003, P29
6

1-2 Situation économico-sociale

Le tableau de bord de la Banque Mondiale (rapport N°24204DJI) affiche les
chiffres suivants :


Revenu National/habitant 790$
PIB :(produit intérieur brut) 875 $
eIDH (indice de développement 157 rang/ 174
humain:
Evaluation de la pauvreté : 45%
Habitants 632.000
Croissance démographique : 2,8%
Mortalité infantile importante : 740 pour 100 000 naissance
Analphabétisme: 37% des plus de 15ans
Principaux atouts: -Offre de services (Port et aéroport),
-Position stratégique,
-Système moderne de
télécommunication,
-Système bancaire libéral

1-3 Caractéristiques socioculturelles

Appartenant à cette région mythique du POUNT, la population de la République,
aux origines diverses, partage un patrimoine historico-culturel fortement imprégné
par l’Islam, sans réduire à néant l’apport d’une église chrétienne encore présente.

« Un événement capital pour l’histoire de la Corne de l’Afrique fut l’avènement de
l’Islam, qui au VIIe siècle déferla sur l’Asie antérieure et l’Afrique du Nord et ne
tarda pas à atteindre l’Afrique orientale, du vivant du prophète, selon les uns ou
deux siècles après l’Hégire selon d’autres auteurs » P21 ph Oberlé Histoire de
Djibouti

Endurcis par l’austérité de la nature, les nomades qui peuplent ces contrées se
répartissent en deux grands groupes ethniques : Afar et Somali qui constituent,
avec les autres composantes ( Arabes, Hindous, Grecs, ……) la richesse
multiculturelle d’une communauté ayant en partage l’histoire et le destin d’un pays.
7

1-4 Profil démographique

La jeunesse de la population caractérise ce pays qui compte plus de 75% de
personnes âgées de moins de 24 ans. (Voir la graphique ci-dessous)
Cette caractéristique est un atout pour le développement, mais également une
source de besoins et d’instabilités.
Dans sa composition, la parité genre paraît équilibrée, avec toutefois une tendance
légèrement favorable au genre féminin à partir de la trentaine.




L’espérance de vie estimée à 49 ans est traduite par ces graphiques pyramidales
se rétrécissant sensiblement à partir de 30-34 ans.
8

II - CONTEXTE SPECIFIQUE

2-1 Actualités chiffrées

En préambule, je vous présente quelques indications pour vous donner un aperçu
global du système actuel. Chiffres de l’UNESCO 99-2000)

% de la population d’âge scolaire 16,7 %
TBS (taux brut de scolarisation) 41
TNS (taux net de scolarisation) 31
Indice africain de dévelopt EPT 42,2
Indice de parité ( F /G) 73
Ratio élève/maître 39 sur l’ensemble du
pays

2-2 La culture de l’écrit

2-2-1 Les origines

Cette société pastorale soumise aux règles d’une oralité séculaire, possède
néanmoins dans son patrimoine les germes d’une culture de l’écrit encore visibles
sur la peau des camélidés, témoignages de l’existence de velléités d’écriture
évanouies dans la nuit des temps.
C’est l’Islam qui, dès l’aube de son avènement ( VIIIe S) ressuscite cette culture
des lettres en ramenant dans son sillage les premiers Kitabs rédigés en arabe.
« Depuis plusieurs siècles, les peuples de l’Arabie, maîtrisant les régimes des
vents saisonniers et les techniques de construction navale, avaient établi
d’intenses relations commerciales.tant avec la corne de l’Afrique qu’avec Djedda,
Hodeida et Moka, ports d’accès aux villes saintes de l’Islam » p17 ( Djibouti 1888-
1967) colette Dubois L’Harmattan

2-2-2 Son développement

Quelques places fortes urbaines dont les plus prestigieuses furent Zeyla et
surtout Harar hébergèrent l’enseignement des textes religieux initiés par des
grands ulémas animés par la foi et leur volonté d’expansion d’un islam naissant. I
Cet enseignement, privilège d’un cercle restreint d’exégètes nullement disposés à
perdre ce pouvoir, reste très circonscrit dans son développement.

2-2-3 Naissance de l’école

A part ses madrasas réservés à l’élite religieuse, l’accès du public à un
enseignement organisé prend date en 1884, installation de la puissance coloniale
française.
Œuvre des congrégations religieuses chrétiennes, le programme d’implantation
débute en 1885 avec l’inauguration de la première école à Obock par les capucins
de Harar, suivi de l’ouverture d’une école pour filles et un orphelinat en 1888 par
les sœurs franciscaines de Calais avant de les transférer à Djibouti en 1901.
9
A Djibouti-ville, le Comité de l’Alliance Française prit l’initiative de créer la première
école publique en 1906, récupérée par le pouvoir colonial qui officialisa son
existence en 1922. .
Comme nous le voyons l’initiative privée se trouve à l’origine du système scolaire
à Djibouti.

2-3 Le développement du système

2-3-1 Les structures

Fidèle reproduction du modèle français, ce système pyramidal se subdivisait
en trois branches : primaire, secondaire et technique/professionnel

L’enseignement général se composait d’un cycle primaire de 6 années suivi du
secondaire de 7années (4 ans BEPC) l couronné par le prestigieux BAC, un
précieux sésame indispensable à l’accès à un enseignement supérieur effectué en
France pour les rares lauréats du Territoire.
e e
Sur ce parcours fut aménagé deux passages (un en 6 l’autre en 3 du
collège).destinés à l’élimination de 70% des candidats.
Le nombre de ces laissés pour compte estimés à 40,8% pour la transition
er erPrimaire/1 cycle Secondaire et de 36,18% au niveau du 1 et second cycle du
secondaire (chiffres publiées en Nov. 2004) reflétait peu les séquelles d’une
politique discriminatoire organisée à l’origine.
Dans ce dispositif, se greffe un enseignement professionnel de deux ans qui
dispensait un rudiment de formation professionnelle à un nombre réduit des exclus
rejeté ensuite vers la vie active.


















Sources MENESUP, brochure La Réforme de l’Ecole 2004 (Bilan des réalisations)






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