MIB Cancérologie Item Prise en charge d'une maladie cancéreuse au stade métastatique Année Universitaire

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MIB – Cancérologie – Item 142 : Prise en charge d'une maladie cancéreuse au stade métastatique Année Universitaire 2006 - 2007 Novembre 2006 Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes D. POUESSELS Item 142 PRISE EN CHARGE DE LA MALADIE CANCÉREUSE AU STADE MÉTASTATIQUE Dr Damien Pouessel, Pr Stéphane Culine

  • maladie cancéreuse au stade métastatique

  • traitement

  • douleurs des métastases osseuses

  • propriété des cellules tumorales

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  • phase initiale de prise en charge

  • tumeur primitive

  • prise en charge


Publié le : mercredi 1 novembre 2006
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MIB – Cancérologie – Item 142 : Prise en charge d’une maladie cancéreuse au stade métastatique
Année Universitaire 2006 - 2007
Novembre 2006
Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes
D. POUESSELS
Item 142
PRISE EN CHARGE
DE LA MALADIE
CANCÉREUSE
AU STADE MÉTASTATIQUE
Dr Damien Pouessel, Pr Stéphane Culine
MIB – Cancérologie – Item 142 : Prise en charge d’une maladie cancéreuse au stade métastatique
Année Universitaire 2006 - 2007
Novembre 2006
Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes
D. POUESSELS
OBJECTIFS
-
Connaître les principaux objectifs de la prise en charge de la
maladie métastatique
-
Connaître les principaux traitements spécifiques généraux
susceptibles d’intervenir dans la prise en charge des patients
-
Connaître les principaux traitements spécifiques loco-régionaux
susceptibles d’intervenir dans la prise en charge des patients
-
Connaître
les
principaux
traitements
symptomatiques
susceptibles d’intervenir dans la prise en charge des patients
-
Décrire l’évolution au cours du temps de la prise en charge en
fonction de l’évolution de la maladie
-
Connaître la démarche diagnostique lorsque la tumeur primitive
n’est pas connue lors de la découverte des métastases
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Année Universitaire 2006 - 2007
Novembre 2006
Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes
D. POUESSELS
I – CE QU’IL FAUT COMPRENDRE
1) La prise en charge n’a un
objectif curatif
que chez environ 10% des patients.
2) Dans la majorité des cas,
l’objectif est donc palliatif
: augmentation de la durée de survie
et/ou amélioration des symptômes induits par la maladie.
3)
La prise en charge comporte des traitements anticancéreux spécifiques et des traitements
dits de support
ou de soutien
dont le rôle est d’améliorer les effets secondaires imputables
aux traitements et les symptômes liés à la maladie.
4)
La prise en charge évolue dans le temps
: les traitements de support ou de soutien
occupent une place de plus en plus importante au fur et à mesure de l’avancée de la
maladie cancéreuse.
5)
Lorsque la tumeur primitive n’est pas connue,
la démarche diagnostique a pour objectif de
limiter les recherches aux organes pour lesquels un impact thérapeutique ou pronostique
spécifique peut être attendu.
II – LES TRAITEMENTS SPÉCIFIQUES
1)
Les traitements généraux
comprennent :
)
la chimiothérapie cytotoxique
,
)
les traitements ciblés
,
)
l’hormonothérapie
,
)
l’immunothérapie
: utilisée principalement dans les cancers du rein et les mélanomes,
elle utilise des molécules physiologiques du système immunitaire, l’interféron-
α
et
l’interleukine-2, qui ont pour but d’induire une stimulation des cellules impliquées dans la
défense de l’organisme contre les maladies tumorales,
)
la radiothérapie métabolique
, utilisée par exemple dans le traitement des métastases des
carcinomes thyroïdiens différenciés, utilise la propriété des cellules tumorales de capter
l’iode radio-actif administré ainsi à titre thérapeutique.
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Année Universitaire 2006 - 2007
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Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes
D. POUESSELS
2)
Les traitements dits loco-régionaux
de la maladie cancéreuse peuvent être utilisés au
stade métastatique dans certaines circonstances :
)
la chirurgie
peut être indiquée dans le cadre de la prévention des risques fracturaires
(os longs) ou de compression médullaire générés par les métastases osseuses, ou dans
la prise en charge de la tumeur primitive si celle-ci n’a pas été antérieurement traitée.
)
la radiothérapie
est fréquemment utilisée comme traitement antalgique des métastases
osseuses ou à visée décompressive lors des syndrômes caves supérieurs.
III – LES TRAITEMENTS
DE SOUTIEN
1) Les médicaments de soutien des effets secondaires liés à la chimiothérapie
comprennent :
)
les molécules anti-émétiques : sétrons et corticoïdes,
)
les facteurs de croissance hématopïétiques : G-CSF et érythropïétine,
)
les médicaments protecteurs de certains tissus : amifostine, dexrazoxane.
2) Les mesures de soutien des symptômes liés à l’évolutivité tumorale
sont multiples :
)
antalgiques et anti-inflammatoires,
)
nutrition orale, entérale et parentérale,
)
kinésithérapie,
)
soutien psychologique et psychotrope,
)
assistances sociale et familiale …
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D. POUESSELS
IV – L’ÉVOLUTION AU COURS DU TEMPS
La prise en charge de la maladie métastatique est dynamique au cours du temps
:
)
lors de la phase initiale de prise en charge, les traitements spécifiques et de soutien
des effets secondaires liés aux traitements est prépondérante,
)
puis les traitements de soutien des symptômes tend à prendre une part de plus en plus
importante au fur et à mesure du développement de la maladie tumorale,
)
au stade dit palliatif de la prise en charge, ces derniers représentent quasiment
exclusivement les soins apportés aux patients.
La figure jointe illustre cette évolution.
V – PRISE EN CHARGE DE LA MALADIE D’EMBLÉE
MÉTASTATIQUE SANS TUMEUR PRIMITIVE CONNUE
La maladie cancéreuse peut être diagnostiquée à un stade métastatique alors que la
tumeur primitive n’est pas connue. Le plus souvent, il s’agit de situations pour lesquelles
ce sont les symptômes liés au développement des métastases qui ont alerté le patient
(douleurs des métastases osseuses, dyspnée des épanchements pleuraux, troubles
neurologiques des métastases cérébrales, …).
La démarche diagnostique doit alors être réalisé selon une méthodologie adaptée et
séquentielle :
)
la première étape est anatomo-pathologique :
elle a elle-même 3 objectifs :
affirmer la malignité de la maladie et son caractère métastatique,
déterminer la nature de la prolifération tumorale (carcinome dans plus de 90% des
cas, plus rarement lymphome ou mélanome),
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en cas de carcinome, de préciser la différenciation épithéliale et d’essayer d’orienter
vers le tissu d’origine ; cet objectif nécessite un complément immuno-histochimique afin
de détecter la présence d’antigènes plus ou moins spécifiques d’organes (PSA, TTF-1,
thyroglobuline, thyrocalcitonine, chromogranine, synaptophysine, cytokératines CK7 et
CK20).
)
la deuxième étape est la recherche de la tumeur primitive :
elle doit être orientée vers les
organes pour lesquels un impact thérapeutique ou pronostique particulier est attendu.
Le bilan minimal doit comporter :
un examen clinique complet comportant les touchers pelviens et les palpations
thyroïdienne et testiculaire
une tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne
une mammographie chez la femme
des dosages des marqueurs tumoraux sériques limités à l’antigène spécifique de
prostate (PSA), l’alpha-foeto-protéine et l’hormone chorionique gonadotrope.
En l’absence d’orientation symptomatique particulière, aucun autre examen n’est
recommandé.
La coloscopie ne peut être conseillée à titre systématique en raison de son très
faible rendement diagnostique. Néanmoins, le développement au cours des dernières années de
traitements médicaux spécifiques ayant un impact sur la survie et la possibilité de porter dans
certains cas une indication chirurgicale doivent faire considérer cet examen comme une option.
Si le bilan est négatif, la maladie métastatique, dite de primitif inconnu, est prise en charge selon
les mêmes principes qu’une maladie pour laquelle le primitif est connu.
MIB – Cancérologie – Item 142 : Comment organiser le retour à domicile d’un patien en soins palliatifs dans le cadre d’une maladie cancéreuse ?
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Traitements
spécifiques
Traitements de support
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LES SOINS CONTINUS
Phase
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Temps
Soins
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