THÈME ÉCRIT Rapport présenté par Mme Graciela Villanueva Texte

De
Publié par

Niveau: Supérieur
THÈME ÉCRIT Rapport présenté par Mme Graciela Villanueva Texte Voyage rapide en Castille. Corrida de Tolède par un temps frais et mouillé de septembre, un ciel sombre. Le deuxième taureau d'El Viti est supérieurement estoqué (j'imagine) mais l'animal reste debout, il cherche en vain à rendre l'âme, littéralement, avec les spasmes du cou de quelqu'un qui tente vainement de vomir. Cela dure deux minutes, devant les péons et le matador immobile : il ne veut pas perdre pour si peu la gloriole d'avoir tué du premier coup. Si bien que la foule, pourtant toute espagnole, peu à peu se glace devant le spectacle insupportable : on accorde l'oreille ; trois ou quatre applaudissements seulement partent comme des pétards mouillés – vexé, il balance l'oreille derrière lui au hasard dans le public et s'en va, la tête toujours haute et raide – rogue et furieux. Les grilles d'Espagne : autour des fenêtres, autour des chapelles, autour des couvents, autour des Vierges, autour des tabernacles, autour des femmes. Grilles de cages à grillons, qui bouchent les chatières, et grilles de dix mètres de haut qui tiennent sous clé pour la nuit le Cristo del gran poder. Les grilles sur les abat-son de la cathédrale de Tolède à soixante mètres au-dessus de la rue : ici on ne plaisante pas avec les tours de Notre-Dame.

  • allí los

  • más

  • tordesillas au lieu

  • traduction

  • las mujeres

  • no esperó

  • lengua española

  • esperarse


Publié le : mardi 29 mai 2012
Lecture(s) : 70
Source : reunion.iufm.fr
Nombre de pages : 14
Voir plus Voir moins
THÈME ÉCRIT Rapport présenté par Mme Graciela Villanueva    Texte  Voyage rapide en Castille. Corrida de Tolède par un temps frais et mouillé de septembre, un ciel sombre. Le deuxième taureau d' El Viti est supérieurement estoqué (j'imagine) mais l'animal reste debout, il cherche en vain à rendre l'âme, littéralement, avec les spasmes du cou de quelqu'un qui tente vainement de vomir. Cela dure deux minutes, devant les péons et le matador immobile : il ne veut pas perdre pour si peu la gloriole d'avoir tué du premier coup. Si bien que la foule, pourtant toute espagnole, peu à peu se glace devant le spectacle insupportable : on accorde l'oreille ; trois ou quatre applaudissements seulement partent comme des pétards mouillés – vexé, il balance l'oreille derrière lui au hasard dans le public et s'en va, la tête toujours haute et raide – rogue et furieux. Les grilles d'Espagne : autour des fenêtres, autour des chapelles, autour des couvents, autour des Vierges, autour des tabernacles, autour des femmes. Grilles de cages à grillons, qui bouchent les chatières, et grilles de dix mètres de haut qui tiennent sous clé pour la nuit le Cristo del gran poder . Les grilles sur les abat-son de la cathédrale de Tolède à soixante mètres au-dessus de la rue : ici on ne plaisante pas avec les tours de Notre-Dame. Ce qui m'a touché : les charmantes petites places de Tordesillas, d'Alcaniz. A Tordesillas encore, l'épinette de Jeanne la Folle, comme un jouet d'un sou. A l'hôpital Santa Cruz de Tolède, la bannière de Don Juan à Lépante – grand souvenir, et plus belle que tout ce que j'imaginais pour la salle des cartes à l'Amirauté. Les routes de Castille, où on roule partout à même la face de la terre. Et à Aranjuez, à Salamanque, à La Granja, tous ces Versailles transplantés, mariés pour nous de naissance aux frondaisons de l'Île-de-France, et soudain ici exotiques comme des palais nègres, au milieu de la verdure grillée, rayés de la cruelle balafre de la bannière sang et or. Affreux Escurial – ni grandiose, ni sinistre comme je l'imaginais, mais plutôt une caserne de sapeurs-pompiers plus vaste que d'habitude : les brandes tout autour cuisent et grésillent si fort sous le soleil qu'à chaque instant on s'attend d'en voir sortir les voitures rouges. Villages kabyles de la Castille, tout blonds sous la balle poudroyante du blé battu, comme j'ai vu les toits de Saint-Guénolé sous l'écume. "Vivre et laisser vivre" : il semble que cela n'intéresse personne, ici. Les gênes sont partout, et apparentes, je ne les trouve pas toujours exquises, je n'en sens pas la poésie autant que je le voudrais.      Caractérisation du texte /suppression de la justification des choix de traduction  Le texte proposé cette année pour l’épreuve de thème a été tiré de Lettrines 2 de Julien Gracq, un recueil publié en 1974 que l’écrivain définit comme « une mosaïque de notes de lecture, de réflexions et de souvenirs ». Les lettrines sont caractérisées par un style fragmentaire et souvent aphoristique et les passages qui naissent des notes que Gracq prend au cours de ses voyages (comme c’est le cas du texte proposé cette année pour l’épreuve de thème) sont souvent construits à partir d’un contrepoint entre l’expression de la pure subjectivité et le regard du géographe (il ne faut pas oublier que Gracq fut agrégé d’histoire-géographie et qu’il enseigna successivement aux lycées
 
Julien Gracq , Lettrines 2 , 1974.
10
de Quimper, Nantes, Amiens, puis au lycée Claude-Bernard à Paris entre 1947 et sa retraite en 1970). L’extrait à traduire est long, ce qui explique que le jury ait décidé de supprimer cette année l’exercice de justification des choix de traduction généralement inclus à la fin de l’épreuve de thème.   La règle d or : comprendre avant de traduire  Nous ne saurions trop le répéter : pour traduire un texte il faut l’avoir compris, et pour ce faire, il faut commencer par une lecture très attentive. Les textes qu’un jury propose aux épreuves de traduction peuvent être plus ou moins difficiles à comprendre, il se peut que certains passages acceptent plus d’une interprétation, mais ce qui est sûr, c’est que ce sont des textes qui ont du sens. C’est ce que doivent comprendre les candidats qui ont traduit « on accorde l’oreille » par uno tiende la oreja ou par uno afina el oído et « il balance l’oreille » par columpia la oreja , ceux qui ont traduit « la foule [...] peu à peu se glace » par la muchedumbre se va resfriando  ou « la salle des cartes à l’Amirauté » par la sala de naipes en el Almirantazgo , et ceux qui ont rendu « les gênes » du dernier paragraphe par los genes ou par los cromosomas . Comment expliquer qu’il y ait eu des candidats qui n’aient pas restitué l’espagnol pour « Lépante », « Tolède », « Salamanque », « Castille », « Alcaniz », « Escurial » ou « Jeanne la Folle » ? Le jury préfère écarter l’hypothèse de la méconnaissance absolue de l’histoire et de la géographie de l’Espagne et pense plutôt à une suspension momentanée du bon sens au moment de l’épreuve. Quant à ceux (hélas nombreux) qui ont traduit « les frondaisons » par las fundaciones ou par los cimientos , il est évident qu’il s’agit de candidats qui n’ont pas pris le temps de lire le texte et comprendre le sens de chaque passage avant de se mettre à traduire. L’épreuve de thème ne vise pas à contrôler un catalogue de connaissances grammaticales, syntaxiques et lexicales. Il ne s’agit là que d’outils, dont la maîtrise peut et doit toujours être approfondie, qui ne prennent sens que par rapport à la tâche envisagée. L’objectif légitime est simple : comprendre un message en français et essayer de le transmettre, aussi fidèlement que possible en espagnol. Cela suppose des difficultés à toutes les étapes, bien sûr. C’est là que l’on attend intelligence et discernement, fruit d’une pratique, d’une réflexion et de la mémorisation des solutions utiles. Aussi, le candidat qui n’est pas sûr de bien comprendre en français ne doit pas s’effrayer et considérer qu’il réduirait le risque en traduisant mot à mot. Il est au cœur même de la tâche qui lui est confiée : qu’il tourne et retourne la phrase ou l’expression, pour en saisir le sens le plus probable, qu’il le vérifie en se référant au contexte et à ses connaissances, et qu’il prenne parti. C’est très précisément ce qu’attendrait de lui un hispanophone, incapable d’accéder par lui-même au texte en français. Et c’est ce qu’attend le jury.   Echelle des fautes   Le jury a sanctionné très sévèrement :  les barbarismes de conjugaison (ex. se *acorda, se *cocen ),  les fautes dans la construction du c.o.d. en espagnol (ex. cercando *las mujeres  au lieu de cercando a las mujeres ),  le mauvais choix entre ser et estar pour la traduction des cas paradigmatiques (ex. las molestias *son  por todas partes au lieu de las molestias están  por todas partes ),  les fautes graves dans l’utilisation des prépositions (ex. Viaje rápido *en  Castilla  au lieu de Viaje rápido por  Castilla , *a  Lepanto ou *a Tordesillas au lieu de en  Lepanto ou en Tordesillas pour indiquer le lieu où le voyageur a pu voir certains objets , ou  guardan bajo llave *para la
 
11
noche al Cristo del gran poder au lieu de durante la noche ),  les fautes de syntaxe (ex. alguien que intenta *de vomitar au lieu de alguien que intenta vomitar , ou ni... ni... *pero au lieu de ni... ni... sino , ou *todo española au lieu de toda española ou española toda ou española en su totalidad et , puis *todo rubios au lieu de todos rubios ou muy rubios ou completamente rubios , ou no interesa *nadie au lieu de no interesa a nadie )  les fautes qui rélèvent d’une méconnaissance du système pronominal espagnol (ex. Horroroso Escorial, ni grandioso ni siniestro como *le imaginaba  au lieu de como lo  imaginaba ).  Beaucoup d’autres erreurs –moins graves que celles que nous venons de décrire, mais importantes lorsqu’elles s’additionnent- sont dues à un manque de compréhension des expressions ou du lexique français. En effet, des expressions ou des mots tels que « comme des pétards mouillés », « rogue », « abat-son », « épinette », « brandes » ou « la balle poudroyante du blé battu » ont souvent été mal ou pas du tout compris. Les fautes commises au moment de traduire ces mots et ces expressions n’ont pas toujours le même poids et le jury a adapté le barème en fonction des difficultés et s’est montré plus indulgent au moment de juger la traduction de mots très rares. Un exemple : bien qu’il semble évident que celui qui connaît le sens d’un terme courant comme « abat-jour » peut être capable de déduire le sens de « abat-son », le jury a décidé de banaliser cette faute, sauf pour les candidats qui ont proposé des barbarismes (ex. *abacantos, *abasones ) ou des traductions complètement absurdes (ex. abadías, campaneros ). Nous avons constaté des lacunes lexicales graves en espagnol, des lacunes qui ont parfois provoqué des barbarismes très surprenants et difficiles à admettre chez des candidats à l’Agrégation d’Espagnol (ex. *torros, *obstruar, *grilos, *brandas, *ecuma ) et, plus généralement, des contresens, des faux sens, des impropriétés ou des maladresses. Le jury a également souvent constaté un manque du sens des nuances indispensable à toute bonne traduction.   Questions intéressantes du point de vue grammatical ou lexical  Retenons trois énoncés du texte de Gracq qui posent des problèmes de traduction intéressants :  plus belle que tout ce que j’imaginais  une caserne [...] plus vaste que d’habitude Pour traduire ces deux énoncés il faut mettre au clair la question de la construction du complément qui accompagne le comparatif de supériorité ou d’infériorité :  on s’attend d’en voir sortir les voitures rouges. Cet énoncé pose la question de la traduction des verbes français « attendre » et « s’attendre » en espagnol. I) La construction du complément qui accompagne le comparatif de supériorité ou d’infériorité (alternance de / que )  plus belle que tout ce que j’imaginais  une caserne [...] plus vaste que d’habitude  Dans le chapitre de sa grammaire consacré aux constructions comparatives de supériorité et d’infériorité Jean-Marc Bedel signale que lorsque le deuxième terme de la comparaison est un verbe conjugué à une forme personnelle, il faut employer más / menos ... de lo que  ( Grammaire de l’Espagnol moderne, Paris, P.U.F., 1997, § 502a). Il reconnaît cependant que la formule más / menos ... que lo que  est parfois utilisée et rappelle que la Real Academia Española ne la condamne pas (il cite en note Esbozo de una nueva gramática de la lengua española , Madrid, Espasa Calpe, 1991, §
 
12
3.9.12.f., p. 419). Il ajoute ensuite (§ 502c) que la formule de lo que qui introduit le deuxième terme de la comparaison peut parfois être réduite à de lo, ex. El repique duró más de lo debido (ou del , de la, de los, de las si un nom est sous-entendu, ex. ... con más frecuencia de la necesaria ). Ces énoncés sont interprétés comme des réductions d’enoncés plus longs ( El repique duró más de lo que hubiera debido (durar) et ...con más frecuencia de la que era necesaria ). Cette interprétation nous aide à comprendre le fait que de  (et non pas que ) soit l’élément qui introduit le complément comparatif lorsque le deuxième terme de la comparaison est un adjectif précédé de lo : más / menos ... de lo ... est, en effet, plus fréquent que más / menos ... que lo ...   María Moliner (dans son Diccionario de uso del español,  Madrid, Gredos, 1998, vol. II, Apéndice II, « Desarrollos gramaticales ») signale que l’élément qui introduit en général le deuxième terme d’une comparaison de supériorité ou d’infériorité est la conjonction que , mais elle précise qu’il y a trois contextes où il faut employer la préposition de : a) lorsque l’élément introduit est une quantité ou un nombre, ex. El paseo tiene más de 2 km de largo , No tiene más de veinte años,  b) lorsque l’élément introduit est une expression comme lo deseable, lo conveniente, lo justo, etc., ex. Cuando la masa es menos densa de lo necesario o conveniente,  c) lorsque le deuxième terme de la comparaison est une proposition organisée autour d’un verbe conjugué, ex. Tiene más años de los que representa , Es más tonto de lo que parece , La cosa fue más de prisa de lo que yo me proponía . María Moliner ne dit rien sur l’alternance, admise par la RAE, entre más / menos de lo (que) et más / menos que lo (que) : elle décrit les emplois qui sont les plus fréquents et à partir de l’usage elle tire la norme. Or si l’on s’intéresse à l’usage, on trouvera un outil précieux dans la base de données disponible sur le site web de la RAE. Dans le corpus de textes modernes de ce site, nous avons cherché des contextes analogues à ceux de ces deux énoncés de Gracq qui présentent un complément comparatif et nous avons pu constater que – grosso modo - pour neuf occurrences de más... de lo habitual,  il n’y en a qu’une de más ... que lo habitual. La proportion est la même (90% contre 10%) lorsque l’on compare más ... de lo corriente et más ... que lo corriente . La description de María Moliner semble donc juste et il en découle que la meilleure traduction pour « une caserne [...] plus vaste que d’habitude » est un cuartel [...] más amplio de lo corriente ou más amplio de lo habitual. En revanche, lorsque l’on considère un énoncé « plus belle que tout ce que j’imaginais » (que l’on peut traduire par todo lo que ou par cuanto ), on constate que l’usage est moins homogène et que la norme est beaucoup moins claire. En effet, si les considérations que nous venons d’exposer semblent indiquer que la meilleure traduction de « plus belle que ce que j’imaginais » serait, más hermosa de lo que (me) imaginaba, le fait que le quantitatif todo précède le relatif complique les choses. Une nouvelle consultation du corpus de textes modernes de la RAE nous permet de constater que – grosso modo - il y une occurrence de más ... de todo lo que pour quatre occurrences de más ... que todo lo que (c’est-à-dire 20% contre 80%),  mais la comparaison des fréquences relatives de más ... de cuanto  et más ... que cuanto nous donne des proportions inverses : pour sept occurrences de más ... de cuanto, il n’y en a que trois de más ... que cuanto (c’est-à-dire 70% contre 30%). Cette considération systématique de la construction du complément comparatif (entreprise pour confirmer ou infirmer les intuitions des membres du jury au moment de traduire) a amené le jury à préférer, au moment de la correction, más hermosa que todo lo que (me) imaginaba (plutôt que más hermosa de todo lo que (me) imaginaba ) et, en revanche, más hermosa de cuanto (me) imaginaba » (plutôt que más hermosa que cuanto (me) imaginaba ) . Les écarts par rapport aux emplois les plus fréquents n’ont été que légèrement sanctionnés, compte tenu du fait que la RAE ne les condamne pas.  II) La traduction des verbes français « attendre » et « s’attendre »
 
13
 on s’attend d’en voir sortir les voitures rouges.  Dans son Diccionario de dudas y dificultades de la lengua española (Madrid, Espasa Calpe, 1986) , Manuel Seco oppose espero a que venga à espero que venga : la glose qu’il propose pour le premier énoncé est estaré el tiempo necesario hasta que venga  alors que pour le second énoncé, il glose : confío en que venga . Bedel constate cette distinction dans sa Grammaire  (§ 459 b) et il conseille de la respecter, il reconnaît pourtant que l’espagnol contemporain tend à l’omission de toute préposition, même lorsque esperar  est proche du sens de aguardar . Il n’y a, en revanche, aucune précision (ni chez Seco ni chez Bedel) sur une quelconque nuance entre esperarse et esperarse a et encore moins sur une éventuelle opposition entre esperarse et esperarse a suivis d’un infinitif. Lors d’une première analyse de l’énoncé « on s’attend d’en voir sortir les voitures rouges », compte tenu du fait qu’il n’y a pas ici d’idée d’espoir, on penche vers l’utilisation de la préposition a  après esperar ou esperarse. Or une analyse plus attentive de la question nous révèle que l’utilisation de « s’attendre » en français ne peut être réduite ni à la signification du verbe « espérer » ni à celle du verbe « attendre ». On peut lire dans l’article du Petit Robert : « s’attendre à qqch. : penser que cette chose arrivera. => escompter, imaginer, prévoir. ... il faut s’attendre à tout. On s’attendait au pire. ». Ces mêmes significations sont présentes dans le verbe espagnol esperarse . Quant à la construction de ce verbe esperarse avec un infinitif, les grammaires et les dictionnaires sont assez laconiques. Quelle est donc la meilleure traduction pour « on s’attend d’en voir sortir les voitures rouges » ? Est-ce mieux de dire uno se espera a ver salir de allí los camiones rojos ou uno se espera ver salir de allí los camiones rojos ? Le corpus de l’espagnol moderne de la RAE ne fournit pas un répertoire d’exemples assez vaste pour pouvoir tirer des conclusions un tant soit peu définitives, mais quelques pistes de réflexion se dessinent lorsque l’on observe de près quelques énoncés tirés de ce corpus :  esperarse a + infinitivo : 1) Esto explicaba [...] que algunos animales, antes de esperarse a morir aplastados, huyeran . (Laura Esquivel, Tan veloz como el deseo, México, 2001) 2) Cometió una torpeza inexplicable. Telefoneó a su madre cuando estaba a punto de cruzar la frontera con Canadá. No se esperó a llamarla desde el otro lado. Fue su único fallo. (Ignacio Carrión, Cruzar el Danubio, España, 1995)  esperarse + infinitivo :  3) Natalita, a que no te esperabas verme... (Santiago Gamboa, Páginas de vuelta, Colombia, 1998) 4) Me detuve un momento ante la tienda de relojes Swatch, di la media vuelta y me topé con la última persona que te esperas encontrar en un viaje como el que había hecho.  (Ernesto Ekaizer, Vendetta, Argentina, 1996) Ces énoncés suggèrent qu’il n’y a pas trop d’écart de sens entre esperar a et esperarse a suivis d’un infinitif (dans le premier enoncé esperarse a morir  semble proche de esperar a morir  et dans le deuxiéme No se esperó a llamarla semble proche de No esperó a llamarla ). La signification de ces deux verbes rappelle celle du verbe « attendre » en français. Il semble y avoir, en revanche, un écart de sens plus important entre esperar + infinitif et esperarse + infinitif. L’espagnol esperar + infinitif semble exprimer une idée proche à celle du français « espérer », alors que l’espagnol esperarse + infinitif rappelle le français « s’attendre à ». Si on  reformulait le troisième énoncé et on disait no esperabas verme , il y aurait un écart sémantique avec l’énoncé no te esperabas verme  du texte de Gamboa .  Et on retrouverait cette même nuance si l’on
 
14
comparait  la última persona que te esperas encontrar et la última persona que esperas encontrar dans le contexte du quatrième énoncé .   Toutes ces considérations semblent démontrer que le meilleur choix pour traduire en espagnol le verbe conjugué de l’énoncé « on s’attend d’en voir sortir les voitures rouges » est esperarse . Quant au régime de ce verbe, compte tenu des incertitudes de l’usage, le jury a finalement décidé d’accepter non seulement uno se espera ver salir de allí los camiones rojos, mais également uno se espera a ver salir de allí los camiones rojos . La seule faute qui a été sévèrement sanctionnée est la traduction mot à mot ( uno se espera *de ver... ).   Proposition de traduction  Viaje rápido por Castilla. Corrida de Toledo con un tiempo fresco y húmedo de septiembre, bajo un cielo oscuro. El segundo toro de El Viti recibe una estocada magistral (me imagino), pero el animal sigue en pie, en vano intenta devolver, en sentido literal, el alma, con los espasmos del pescuezo de quien procura inútilmente vomitar. Eso dura dos minutos, ante los peones y el matador inmóvil: éste no quiere perderse por tan poco la vanagloria de haber matado al primer intento. De modo que la muchedumbre, con ser española en su totalidad, se va quedando de hielo ante el insoportable espectáculo. Se concede una oreja; suenan sólo tres o cuatro aplausos como estallidos aislados – zaherido, él arroja la oreja por encima del hombro al azar en medio del respetable y, manteniendo la cabeza erguida y tiesa, se marcha, arrogante y furioso.  Las rejas de España: poniendo cerco a las ventanas, las capillas, a los conventos, a las Vírgenes, a los sagrarios, a las mujeres. Rejillas de grilleras, que tapan las gateras, y rejas de diez metros de alto que guardan bajo llave durante la noche al Cristo del gran poder. Las rejas sobre los tornavoces de la catedral de Toledo, a sesenta metros por encima de la calle: aquí no se bromea con las torres de Nuestra Señora.  Lo que me conmovió: las encantadoras plazuelas de Tordesillas, de Alcañiz. En Tordesillas también, la espineta de Juana la Loca, como un juguete de dos cuartos. En el hospital de Santa Cruz de Toledo, el pendón de don Juan en Lepanto, gran recuerdo, y más hermoso que todo lo que me imaginaba para el cuarto de derrota en el Almirantazgo. Las carreteras de Castilla, donde por todas partes se circula sobre la faz misma de la tierra. Y en Aranjuez, en Salamanca, en La Granja, todos esos Versalles transplantados, asociados para nosotros desde siempre con las frondosidades de l’Ile-de-France, y aquí de repente exóticos como palacios de negros en medio de la vegetación achicharrada, cruzados por el cruel chirlo de la bandera rojigualda.  Horroroso Escorial – ni tan grandioso ni tan siniestro como me lo imaginaba, sino más bien un cuartel de bomberos más amplio de lo habitual: el monte circundante arde y chisporrotea tan intensamente bajo el sol que a cada instante uno se espera ver salir de allí los camiones rojos.  Pueblos cabileños de Castilla, completamente rubios bajo el cascabillo polvoriento del trigo trillado, como he visto los tejados de Saint-Guénolé bajo la espuma.  “Vivir y dejar vivir”: diríase que por aquí eso no le interesa a nadie. Las molestias están por todas partes, y son visibles. A mí no siempre me parecen deliciosas, no siento su poesía tanto como yo quisiera.   Observations de détail  « Voyage rapide en Castille. » : Viaje rápido por Castilla. Seuls le mauvais choix de la préposition ou la non restitution de l’espagnol Castilla ont été sévèrement sanctionnés.
 
15
« Corrida de Tolède par un temps frais et mouillé de septembre, un ciel sombre. » Ont été admises les traductions : Corrida de Toledo / Corrida en Toledo / con un tiempo / con tiempo fresco / y húmedo de septiembre, / de septiembre, / cielo / con un cielo / bajo un cielo oscuro / sombrío.  En revanche, n’étaient pas satisfaisantes les propositions impliquant des impropriétés, des faux-sens, des contresens ( día fresco / clima fresco / aire fresco / tiempo frío/ y mojado / y aguado / y empapado / cielo negro ) ou un emploi erroné des prépositions ( por un tiempo fresco / para un tiempo fresco ).  « Le deuxième taureau d' El Viti est supérieurement estoqué » Ont été admises les traductions : El segundo toro de El Viti recibe / se lleva una estocada magistral / por todo lo alto. Parmi les fautes les plus fréquentes au niveau lexical, on peut citer la confusion de estocada et estoque, les barbarismes ( estocar, superioramente, superiormiente ). La plus fréquente des fautes de grammaire a été la construction de formes passives incorrectes dans le contexte de cet énoncé ( está estoqueado / es lidiado / se estoquea ). Beaucoup de candidats ont fait des contresens ( recibe una estocada con maestría, una estocada desde arriba )  et même des non-sens ( una estocada en alto grado, es estoqueado más que lo debido ).   « (j'imagine) » Ont été admises les traductions : me imagino / me figuro / me parece / creo yo. Les impropriétés les plus courantes ont été (imagino) et (lo imagino)     « mais l'animal reste debout, » Ont été admises les traductions : pero el animal / el bicho / la res / se sostiene / permanece / se mantiene / sigue / se queda / en pie / de pie. En revanche, n’étaient pas satisfaisantes les propositions impliquant des inexactitudes, des impropriétés, des faux-sens et des contresens : la bestia / queda en pie / está en pie / erguido / firme / recto/ cuadrado.  « il cherche en vain à rendre l'âme, littéralement, » Ont été admises les traductions : trata / intenta / en vano / inútilmente / devolver, en sentido literal, el alma / entregar el alma / exhalar el último suspiro / expirar / literalmente / en sentido propio. En revanche, n’étaient pas satisfaisantes les propositions impliquant des inexactitudes, des impropriétés, des faux-sens, des contresens ( se esmera en / echar el alma / rendir el alma / morir / expiar / rendirse ), des écarts de registre (estirar la pata / palmarla ),  des barbarismes ( render el alma / rendimirse )  et des fautes de grammaire  ( la alma)  « avec les spasmes du cou de quelqu'un qui tente vainement de vomir. » Ont été admises les traductions : con los espasmos / con las convulsiones / en /del pescuezo / cuello / de quien / de alguien que / vanamente / en vano / en balde / procura / intenta / trata de / vomitar / devolver / arrojar. Le jury a sanctionné l’absence d’alternance lexicale pour traduire « il cherche à » et « il tente de » dans cette phrase : les candidats avaient le choix entre intentar / procurar / tratar de . Le jury a jugé également insatisfaisantes les propositions impliquant des inexactitudes, des impropriétés, des faux-sens, des contresens ( arcadas / sacudidas / palpitaciones / arrebatos / hinchazones / tensiones / en el garrote ), des barbarismes ( espasmas / peniblemente / vomitear / vomecer ), un emploi erroné des prépositions ( al cuello ) et des fautes de grammaire ou de syntaxe  ( de alguien quien / de uno quien / de quien intente / de quien intenta de).  
 
16
« Cela dure deux minutes, devant les péons et le matador immobile : » Ont été admises les traductions : Eso / Esto dura dos minutos, ante / delante de / frente a los peones y el matador / el torero inmóvil: En revanche, n’étaient pas satisfaisantes les propositions impliquant des fautes d’orthographe ou accentuation  ( inmóbil / inmovil), des inexactitudes, des impropriétés, des faux-sens, des contresens ( tarda / perdura / minutas / cuadrilleros / cuatreros / picadores ), des barbarismes ( torrero ), des fautes au niveau des prépositions ( delante los peones / ante de los peones ).   « il ne veut pas perdre pour si peu la gloriole d'avoir tué du premier coup. » Ont été admises les traductions : éste no quiere perderse por tan poco / por tan poca cosa / por una nimiedad la vanagloria de haber matado al primer intento / a la primera.  En revanche, n’étaient pas satisfaisantes les propositions impliquant des inexactitudes, des impropriétés, des faux-sens, des contresens ( echarse a perder / ocultar / por tan pocas cosas / el éxito / la fama / la glorieta / la corona / la satisfacción / al primer golpe / de un tirón / tan fácilmente ), des barbarismes ( trasmatar ).   « Si bien que la foule, pourtant toute espagnole, peu à peu se glace devant le spectacle insupportable : » Ont été admises les traductions : De modo que / Tanto que / Así que / Tanto es así que / A tal punto que / Hasta tal punto que / De ahí que / la muchedumbre / la multitud / el público / el gentío, / con ser / a pesar de ser / español(a) en su totalidad / español(a) todo/a / todo/a español(a), / se va quedando de hielo / helado/a / petrificado/a / paralizado/a / ante el insoportable / inaguantable espectáculo.  En revanche, n’étaient pas satisfaisantes les propositions impliquant des inexactitudes, des impropriétés, des faux-sens, des contresens ( Si bien que / A pesar de que / Por mucho que / la asistencia / sin embargo española / por lo tanto española / muy española / del todo española / se va enfriando / se va resfriando / se va aterrando / enmudece / se prosterna / se disgusta ), des barbarismes ( insuportable ), des non-sens ( se queda plasmada ), des fautes de grammaire ( todo española ) ou de mode ( se vaya quedando ).  on accorde l'oreille ; » « Ont été admises les traductions : Se concede / Conceden / una oreja / la oreja ;  En revanche, n’étaient pas satisfaisantes les propositions impliquant des inexactitudes, des impropriétés, des faux-sens, des contresens ( se autoriza / se brinda / se corta / se acuerda / se consiente / el orejón / se está atento ), des barbarismes de conjugaison ( se acorda ), des contresens de phrase ( concedemos la oreja ), des non-sens  ( se inclina el oído / se presta el oído ).  « trois ou quatre applaudissements seulement partent comme des pétards mouillés » Ont été admises les traductions : sólo / apenas / tres o cuatro aplausos / palmas / suenan como estallidos aislados / suenan mustios/as / como estallidos fallidos / frustrados / como petardos mojados / como cohetes húmedos / sin hallar eco En revanche, n’étaient pas satisfaisantes les propositions impliquant des inexactitudes, des impropriétés, des faux-sens, des contresens ( crepitan / se escapan / explotan / salen / saltan / desaparecen / como petardos aguados / como juguetes mojados / como tiros mojados ) et des fautes de syntaxe ( tal cohetes ).  « – vexé, il balance l'oreille derrière lui au hasard dans le public » Ont été admises les traductions : – zaherido / molesto / amoscado / mosqueado / ofendido, / él arroja / tira / lanza / echa la oreja / por encima del hombro / hacia atrás / tras sí / al azar / entre/en medio del respetable / entre /en medio del público
 
17
En revanche, n’étaient pas satisfaisantes les propositions impliquant des inexactitudes, des impropriétés, des faux-sens, des contresens ( molestado / desengañado / abochornado / decepcionado / frustrado / vuelve la oreja / agudiza el oído / a la suerte / por casualidad / a tientas ), des barbarismes ( vexado ), des non-sens ( vota la oreja ) et des fautes dans l’emploi des prépositions ou des adverbes ( arroja la oreja en el público / por el público / hacia detrás ).  « et s'en va, la tête toujours haute et raide – rogue et furieux. » Ont été admises les traductions : y, manteniendo la cabeza erguida y tiesa, / erguida y tiesa la cabeza / con la cabeza que sigue aún erguida y tiesa / rígida / se marcha / se va, / arrogante / altivo y furioso / airado.  Ont été sanctionnés l’emploi de siempre pour traduire « toujours » et la parataxe pour traduire « la tête toujours haute et raide » ( se marcha, la cabeza erguida y tiesa ), ainsi que les propositions impliquant des inexactitudes, des impropriétés, des faux-sens, des contresens ( guardando la cabeza ,,, / cabeza recta / tendida / inflexible / estirada / recia // huraño / áspero / rígido / rojo / tosco / vanidoso ) et des non-sens ( cabeza raída / cabeza lacia ).  « Les grilles d'Espagne : autour des fenêtres, autour des chapelles, autour des couvents, autour des Vierges, autour des tabernacles, autour des femmes. » Ont été admises les traductions : Las rejas de España : poniendo cerco a las ventanas, a las capillas/ermitas, a los conventos, a las Vírgenes, a los sagrarios/tabernáculos, a las mujeres //  alrededor de / en derredor de las ventanas, alrededor de / en derredor de las capillas/ermitas, alrededor de / en derredor de los conventos, alrededor de / en derredor de las Vírgenes, alrededor de / en derredor de los sagrarios/tabernáculos, alrededor de / en derredor de las mujeres //  cercando las ventanas, cercando las capillas/ermitas, cercando los conventos, cercando a las Vírgenes, cercando los sagrarios/tabernáculos, cercando a las mujeres. En revanche, n’étaient pas satisfaisantes les propositions qui ne rendaient pas le caractère uniforme et répétitif du texte de Gracq, ainsi que les propositions impliquant des inexactitudes, des impropriétés, des faux-sens, des contresens ( las verjas / las cancelas / las cuadrillas / las celosías pour traduire grilles » et los ataúdes / las tumbas / los monumentos pour traduire « tabernacles »), « des barbarismes ( capelas / coventos / tabernaclos ) et des fautes de construction du complément d’objet direct en espagnol ( cercando las Vírgenes / cercando las mujeres ).  « Grilles de cages à grillons, qui bouchent les chatières, » Ont été admises les traductions : Rejillas / Rejas de grilleras / jaulillas para grillos / jaulas para grillos, / que tapan / obstruyen / cierran las gateras, En revanche, n’étaient pas satisfaisantes les propositions impliquant des inexactitudes, des impropriétés, des faux-sens, des contresens ( celdas / cajas / aulas // grilletes / bichos / cucarachas / insectos // encierran / embozan // las goteras ), des barbarismes ( grilos / grillones / obstruan / gatilleras ), des fautes dans l’emploi des prépositions ( jaulas de grillos / jaulas con grillos ) et des contresens de phrase ( que impiden el paso de los gatos ).  « et grilles de dix mètres de haut qui tiennent sous clé pour la nuit le Cristo del gran poder . » Ont été admises les traductions : y rejas de diez metros de alto / de altura / que guardan bajo llave durante la noche al / el Cristo del gran poder.  En revanche, n’étaient pas satisfaisantes les propositions impliquant des fautes d’orthographe ( Christo ), des inexactitudes, des impropriétés, des faux-sens, des contresens ( altas de diez metros / tienen / bajo llaves ), et des fautes dans l’emploi des prépositions ( a llave / para la noche / Ø la noche ).  
 
18
« Les grilles sur les abat-son de la cathédrale de Tolède à soixante mètres au-dessus de la rue : » Ont été admises les traductions : Las rejas sobre / en los tornavoces de la catedral de Toledo, a sesenta metros por encima de la calle :  Quant à la traduction de « abat-son », le jury n’a sanctionné que les barbarismes (ex. abacantos, abasones, abates-son ) ou les traductions complètement absurdes (ex. abadías, campaneros ). Beaucoup de candidats ont fait des fautes dans le choix des prépositions au moment de traduire la dernière partie de cet énoncé ( en sesenta metros / desde sesenta metros / en lo alto de la calle / encima de la calle ).  « ici on ne plaisante pas avec les tours de Notre-Dame. » Ont été admises les traductions : aquí / acá no se bromea con / no bromean con / nadie bromea con / nadie se toma a broma / no se toman a broma / no son cosa de broma las torres de Nuestra Señora.  En revanche, n’étaient pas satisfaisantes les propositions impliquant des inexactitudes, des impropriétés, des faux-sens, des contresens ( aquí no se descuidan / no se presta atención a / no se discute con / las torres de nuestra dama ), des non sens ( no se bromean las torres ) et des fautes de grammaire ( no se toma a risa las torres... ).   « Ce qui m'a touché : les charmantes petites places de Tordesillas, d'Alcaniz. » Ont été admises les traductions : Lo que me conmovió / ha conmovido / emocionó / ha emocionado : las encantadoras plazuelas / plazoletas / glorietas de Tordesillas, de Alcañiz.  En revanche, n’étaient pas satisfaisantes les propositions impliquant des inexactitudes, des impropriétés, des faux-sens, des contresens ( Lo que me gustó / Lo que me conmocionó / Lo que me tocó / Lo que me chocó / Lo que me extrañó : / las exquisitas / placecitas ) ou des barbarismes ( d’Alcaniz ).  « A Tordesillas encore, l'épinette de Jeanne la Folle, comme un jouet d'un sou. » Ont été admises les traductions : En Tordesillas también, la espineta / el clavicordio / el clave / el clavecín de Juana la Loca, como / cual un juguete de dos cuartos / de cuatro cuartos / de tres al cuarto / barato.  Il est vrai que les mots espineta et clavicordio ou clavecín ne désignent pas le même instrument, mais s’agissant d’instruments anciens qui se ressemblent, le jury a décidé de ne pas sanctionner ces inexactitudes. En revanche, n’étaient pas satisfaisantes les propositions impliquant d’autres inexactitudes, ainsi que des impropriétés, des faux-sens ou des contresens ( la flauta / la espadita / la peineta / el espinazo / la rueda para hilar / un juguete de moneda / un juguetucho / un juguete de baratija ), des barbarismes ( la epineta ), des fautes dans l’emploi des prépositions ( A Tordesillas ) et des fautes de grammaire ( tal igual un juguete ).  « A l'hôpital Santa Cruz de Tolède, la bannière de Don Juan à Lépante » Ont été admises les traductions : En el hospital de Santa Cruz de / en Toledo, el pendón / el estandarte / la bandera de don Juan en Lepanto,  En revanche, n’étaient pas satisfaisantes les propositions impliquant des inexactitudes, des impropriétés, des faux-sens, des contresens ( el hospital Ø Santa Cruz / el escudo / la banderilla / la cruz / el lienzo / que representa a don Juan ), des non-sens ( el destierro de don Juan ) et des fautes dans l’emploi des prépositions ( al hospital / a Lepanto ).  « – grand souvenir, et plus belle que tout ce que j'imaginais pour la salle des cartes à l'Amirauté. »
 
19
Ont été admises les traductions : gran / valioso recuerdo, y más hermoso / bello ( hermosa ou bella si le mot choisi pour traduire « bannière » a été bandera ) que todo lo que (me) imaginaba para el cuarto de derrota / sala de mapas / sala de cartas / mapoteca / en el / del Almirantazgo.  En revanche, n’étaient pas satisfaisantes les propositions impliquant des inexactitudes, des impropriétés, des faux-sens, des contresens ( famoso recuerdo / recuerdo magno / el más hermoso / más guapo / el aula de mapas / sala de naipes ), des barbarismes ( almiraldad ), des non-sens ( lo que cuanto recuerdo / de lo que todo podía imaginar ), des fautes de grammaire ( grande recuerdo / le manque d’accord de l’adjectif qui traduit « belle » avec le nom choisi pour traduire « bannière »), des inexactitudes dans la traduction de la forme verbale ( todo lo que imaginara / todo lo que había imaginado / todo lo que hubiera imaginado ) et des fautes dans l’emploi des prépositions ( sobre / por la sala de mapas ).  « Les routes de Castille, où on roule partout à même la face de la terre. » Ont été admises les traductions : Las carreteras / Las rutas de Castilla, donde / por las que / en las que / por donde / en todas partes / por todas partes / se circula / se anda / se corre / se rueda / uno circula / uno anda / uno corre / uno rueda / sobre / en la faz misma / la misma faz de / en contacto directo con / la tierra.  En revanche, n’étaient pas satisfaisantes les propositions impliquant des inexactitudes, des impropriétés, des faux-sens, des contresens ( circulamos / se pasa /  por todo / por todos sitios / cara a cara con la tierra / con el rostro pegado a la tierra / sobre la haz de la tierra ), des non-sens ( uno se rueda ), des fautes de grammaire ( se ruedan / la tierra mismo ) et des fautes dans l’emploi des prépositions ( a la superficie de la tierra ).  « Et à Aranjuez, à Salamanque, à La Granja, tous ces Versailles transplantés, mariés pour nous de naissance aux frondaisons de l'Île-de-France, » Ont été admises les traductions : Y en Aranjuez, en Salamanca, en La Granja, todos esos / estos Versalles transplantados, asociados / casados / relacionados vinculados / para nosotros desde siempre / desde el nacimiento / desde la concepción / con las frondosidades / la(s) fronda(s) / el follaje / de l’Ile-de-France / de la Isla de Francia,  En revanche, n’étaient pas satisfaisantes les propositions impliquant des inexactitudes, des impropriétés, des faux-sens, des contresens ( Versalles copiados / imitados / exportados / desarraigados / para siempre / cuando niños / aparejados con los cimientos / aparejados con las fundaciones / casados a los verdores / a las familias ), des barbarismes ( Versallas ) et des fautes dans l’emploi des prépositions ( a Versalles / por nosotros ).  « et soudain ici exotiques comme des palais nègres, au milieu de la verdure grillée, » Ont été admises les traductions : y aquí de repente exóticos como palacios de negros / palacios africanos / en medio de la vegetación achicharrada / abrasada / en medio del verdor calcinado,  En revanche, n’étaient pas satisfaisantes les propositions impliquant des inexactitudes, des impropriétés, des faux-sens, des contresens ( palacios negros / palacios negreros / verdura asada / verdura enrejada / campo tostado ), des barbarismes (), des non-sens () et des fautes dans l’emploi des prépositions ( al centro ).  « rayés de la cruelle balafre de la bannière sang et or. » Ont été admises les traductions : cruzados por / marcados por / el cruel chirlo / tajo / la cruel cuchillada / de la bandera rojigualda / de color sangre y oro.  En revanche, n’étaient pas satisfaisantes les propositions impliquant des inexactitudes, des impropriétés, des faux-sens, des contresens ( rallados / estampados / borrados / sesgados / estriados / rozados / arañados // corte / llaga / raya / rasgón / línea / zanja / estocada / tajada // estampa /
 
20
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi