UNIVERSITE DE PARIS PANTHEON SORBONNE INSTITUT DE RECHERCHE ET D'ETUDES SUPERIEURES DU TOURISME

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Niveau: Supérieur, Master

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UNIVERSITE DE PARIS 1 - PANTHEON SORBONNE INSTITUT DE RECHERCHE ET D'ETUDES SUPERIEURES DU TOURISME LES OUTILS DE LA SENSIBILISATION DES PUBLICS A L'IMPORTANCE ET LA FRAGILITE DU PATRIMOINE Mémoire professionnel présenté pour l'obtention du Diplôme de Paris 1 - Panthéon Sorbonne MASTER PROFESSIONNEL TOURISME (2e année) Spécialité Valorisation Touristique des Sites Culturels Par Melle Ana Kocjan Directeur du mémoire: Mme Marie Berducou JURY Membres du jury : ..................................... ..................................... .................................. Session de Septembre 2010 1

  • musée

  • institutions culturelles au centre du contexte culturel

  • développement des marchés culturel

  • professionnel

  • ancien département pour conservation préventive du musée national de belgrade

  • coopération avec le département de l'éducation du musée national………………………

  • jury membres du jury

  • professionnels d'institut central de la conservation du patrimoine


Publié le : mercredi 1 septembre 2010
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 UNIVERSITE DE PARIS 1 - PANTHEON SORBONNE
 INSTITUT DE RECHERCHE ET D'ETUDES SUPERIEURES DU TOURISME
 LES OUTILS DE LA SENSIBILISATION DES PUBLICS A
 L’IMPORTANCE ET LA FRAGILITE DU PATRIMOINE
 Mémoire professionnel présenté pour l'obtention du
 Diplôme de Paris 1 - Panthéon Sorbonne
MASTER PROFESSIONNEL "TOURISME" (2e année)
 SpécialitéValorisation Touristique des Sites Culturels
 ParMelle Ana Kocjan
 Directeur du mémoire:Mme Marie Berducou
 JURY
 Membres du jury : .....................................
 .....................................
 ..................................
 Session de Septembre 2010
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 Remerciement
Tout d’abord, je voudrais remercier le Gouvernement français qui m’a donné la bourse pour faire le Master 2 Professionnel en France et à la fois le SCAC de l’ambassade française à Belgrade.
Je remercie Madame Marie Berducou, directeur de ce mémoire, pour m’avoir guidée dans mon travail et pour ses précieux conseils.
Je remercie également les professionnels d’Institut central de la conservation du patrimoine (CIK) à Belgrade, ancien Département pour conservation préventive du Musée national de Belgrade, pour ses encouragements et ses motivations, et aussi pour faciliter mes recherches
Enfin, j'adresse mes plus sincères remerciements à ma famille, à mes amis de Belgrade et à mes amis de Paris qui m'ont toujours soutenue et encouragée au cours de la réalisation de ce mémoire. Particulièrement aux mes amis, Una Mirkovic, Ljiljana Ostojic et Guillaume Villemot, pour ses aide très précieuse de la correction de texte de ce mémoire et pour ses attention.
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 Sommaire
Introduction……………………………………………………………………………………… 5
1. Activités du département pour la conservation préventiveDiana………………………. 9
 1.1. Recherche scientifique projet Djerdap…………………………………………………. 9  1.2. La mise en place du Centre de conservation avec l’atelier d’étéDiana………………… 11  1.3. Le Centre de conservation et l'atelier d'été de 1999 à 2003............................................... 12  1.4. Activités du DépartementDiana14dans la conservation préventive………………………. 1.4.1. Education………………………………………………………………………...... 14 1.4.2. Conditions appropriées de stockage des biens culturels……………………………. 16 1.4.3. Traitements de conservation……………………………………………………….... 17 1.4.4. Le travail de recherche. ……………………………………………………………. 18 1.4.5. La documentation et la publication………………………………………………….. 18 1.4.6. La collaboration……………………………………………………………………. 19 1.4.7. Le marketing et les relations publiques…………………………………………….. 19 1.4.8. La sensibilisation du public………………………………………………………… 20
 1.5.Les activités et projets régionaux et spéciaux…………………………………………… 21  1.5.1. Etudes Master en protection préventive……………………………………………. 21  1.5.2. Institut central pour la conservation………………………………………………….. 22  1.5.3. La conservation des mosaïques antiques de la collection du Musée national……….. 26  1.5.4. La conservation des mosaïques antiques du site Gamzigrad……………………….. 28  1.5.5. Projet régional de revitalisation du patrimoine culturel et naturel des Balkans- Europe  du Sud- Est…………………………………………………………………………… 29  1.5.6. Projet Archéologie expérimentale- fabrications traditionnelles de poterie………….. 31  1.5.7. Le renforcement et le développement du Comité national d’ICOM de la Serbie……. 32  1.5.8. Participation aux expositions dans le région………………………………………… 33
 1.6. Les projets montés en collaboration avec l’ICCROM à Rome……………………………. 34  1.6.1. TIEM MEP SEE…………………………………………………………………….. 35  1.6.2. La filière de gestion des risques……………………………………………………… 37 Conclusion………………………………………………………………………………………… 39
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2. Manières de sensibiliser le public dans le département de conservation préventiveDiana 40
 2.1. Ateliers……………………………………………………………………………………... 45  2.2. Coopération avec le département de l’éducation du Musée national………………………..47  2.3. Brochures…………………………………………………………………………………….51  2.4. Expositions………………………………………………………………………………. …52  2.5. Partipations à des événements……………………………………………………………….54  2.5.1. L’été au Musée national……………………………………………………………… 54  2.5.2. Journées européennes du patrimoine………………………………………………… 56  2.5.3. Nuit des musées………………………………………………………………………..57  2.6. Accessibilité au public des ateliers de conservation…………………………………………. 58 Conclusion…………………………………………………………………………………………..60
3. L'importance de sensibilisation de public pour la conservation préventive du patrimoine………………………………………………………………………………………….61 3.1.La rôle des institutions culturelles en cadre de la sensibilisation de public à la fragilité et l'importance du patrimoine aujourd’hui……………………………………………………….........61  3.1.1. Exemples de sensibilisation du public………………………………………………….61  3.2. Pays en transition……………………………………………………………………………...68  3.3.Le développement du tourisme en Serbie……………………………………………….........71 Conclusion………………………………………………………………………………………… 78 Bibliographie……………………………………………………………………………………….79 Photographies…………………………………………………………………………………… .. 86 Annexe…………………………………………………………………………………………….115
 Introduction
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 Les musées ont changé. D’abord, leur fonction sociale et leur définition ont été modifiées en quelques années. Ces changements dans la conception du rôle des musées s’expliquent par les 1 changements intervenus au sein même de nos sociétés. Avant toute chose, le développement des marchés culturel et artistique a placé les institutions culturelles au centre du contexte culturel en les imposant comme lieu de réalisation d’un contenu culturel et d’activités liés à celui-ci; ensuite, le développement des théories de la communication a permis la transformation de l’action des musées sur le champ communicationnel et, enfin, le développement du tourisme de masse a contribué à affirmer les musées comme des acteurs principaux du tourisme culturel.
Ces transformations dans la sociologie des musées ont amené à établir différentes catégories de public avec les différents motifs et objectifs de la venue dans les musées. De la même manière apparaissent différents groupes de visiteurs en fonction de leur niveau d’éducation, de leur profil socio- culturel, de leur âge, etc.
Alors, les musées ne sont plus seulement des lieux où l’on rassemble, conserve et protège le patrimoine culturel, mais également des institutions se fixant pour objectif un échange avec le public. Les musées sont devenus des établissements pour le public et au service de celui-ci. De nouveaux produits et services se sont créés, pour répondre à une demande croissante du public, dans les domaines de l’action éducative, culturelle, de l’accueil, des expositions, des publications, de la 2 communication.
Cette nouvelle approche conduit au cours des années 90 du XXème siècle à la formation d’un nouveau segment de l’activité muséale, celui de la médiation culturelle, dont les attributions sont concentrées au sein des services des publics ou des services éducatifs des publics. Les acteurs en sont les médiateurs culturels, dont le rôle est l’élaboration et la réalisation d’activités variées.
Ainsi, les fonctions pédagogiques des musées se sont développées de manière si importante. La mission d’éducation se concrétise par les trois types de relations: entre les visiteurs et l’objet, entre 3 les visiteurs et l’institution et entre les communautés et l’institution.
1  R.Teboul et Luc Champarnaud, Le public des musées, Analyse socio-économique de la demande muséale, L’Harmattan, 1999 2 Musée et service des publics,Journées d'étude, 14 et 15 octobre 1999, Paris, École du Louvre, Direction des musées de France, Paris 2001, p. 1183 Nadeau H., L’éducation au cœur de la mission des institutions muséales, Musées, n° 22, 2000, p. 14.
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Pour atteindre les objectifs pédagogiques, les activités doivent favoriser la sensibilisation des publics aux différentes valeurs culturelles, développement des aptitudes, enrichissement des connaissances, découvrir aux publics un univers riche en significations etc. Les musées sont devenus un lieu d’apprentissage.
D’autre part, le musée devenu un lieu beaucoup plus ouvert pour les formes plus ou moins 4 nouvelles de loisir. Il existe une consommation massive de temps libre qui donne une orientation nouvelle. Elle ne comprend pas forcément les sujets culturels et utilise de nouveaux supports pour s’exprimer. A la fois, cela a provoqué une commercialisation des offres muséales. Certains musées, même les grands musées européens ou mondiaux, ne travaillent pas sur le développement des programmes en cadre du patrimoine.
Etant donné que les musées ont été fondé pour le patrimoine, pour sa conservation et sauvegarde, ils considèrent que pour le public cela doit paraître clair. Aussi, ils pensent qu’ils doivent s’adapter aux cours généraux de marché. D’une part, cela peux provoquer de laisser de côté le patrimoine, la disparation des programmes en cadre de patrimoine et le changement total du rôle muséale.
Aussi, les musées doivent s’adapter aux changements et aux nouvelles orientations mais à la fois travailler sur la sensibilisation des publics au patrimoine. Les musée est une institution éducative globale. D’abord, les musée doit être catalyseur qui devrait sensibiliser les citoyens aux monuments, 5 bâtiments et objets historiques et aux sensibilités esthétiques et aux valeurs culturelles. Ils sont un 6 lieu où nous pouvons établir la communication entre le patrimoine culturel et les publics. Le rôle des musées consiste ainsi de plus en plus à promouvoir l’héritage historique, artistique et culturel, à réaliser les conditions de la rencontre du public avec des contenus déterminés liés au patrimoine culturel. D’autre part, les produits nouveaux doivent être un soutien pour la présentation et développement des sujets patrimoniaux et culturels.
Ainsi, la médiation culturelle donne cette possibilité. Le but de la médiation culturelle est de favoriser, rendre possible et provoquer la rencontre du public avec les musées, leurs collections, leurs objets et leurs différentes valeurs et significations. En même temps, les musées avec les outils de la médiation culturelle peuvent sensibiliser le public aux impératifs de la protection de ce patrimoine.
4 Teboul R., Champarnaud L., Le public des musées. Analyse socio-économique de la demande muséale,L'Harmattan, Paris 1999, p. 10 5 E. Caillet, A l’approche du musée, la médiation culturelle, PUL 1995, p. 29 6 Le musée à la rencontre de ses visiteurs, Université du Québec, Québec 2002, p. 431.
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Aujourd’hui, il est beaucoup plus important de rencontrer le public avec la nécessité de la conservation du patrimoine et son fragilité. Ces deux éléments s’entrelacent: la conservation donne la pérennité au patrimoine et comme cela, elle le garde pour la génération future, et, l’éducation, montre au public pourquoi est important de protéger et conserver le patrimoine.
Conformément à ceci, les services éducatifs des musées en France développent de plus en plus d’activités permettant de traiter ces thématiques. Par exemple, Musée d’Arles et de la Provence antiques à Arles, Musée Dauphinois à Grenoble, Muséum de Lyon etc.
 A la fois, les musée en Serbie n’ont pas suivi les changements muséales durant des années d’année quatre- vingt dix. Cette pause a été provoquée par la situation politique et par la fermeture de pays à tous égards. Après l’an 2000, la Serbie a commencé encore à suivre les événements muséales européens.
Le premier exemple muséal de cette adaptation est le Département de conservation préventive «Diana»du Musée national de Belgrade. Ce Département a établi une attitude multidisciplinaire par rapport à la protection du patrimoine qui a englobé la conservation préventive, la restauration, la recherche, la communication et l’éducation de public. Dans ce contexte, le département «Diana», a réalisé beaucoup de programmes dans le cadre du patrimoine.
Les questions auxquelles il faudra répondre sont multiples. Entre autres, quels outils les musées peuvent utiliser pour la sensibilisation des publics dans le cadre du patrimoine? Dans quelle mesure une institution comme le Département«Diana»à suivre l’actualité des développements parvenait en muséologie et comment elle a adapté la conservation préventive aux publics?
Ce travail s’appuie d’une part sur les recherches bibliographiques et d’autre part sur une étude de terrain. Les fonds documentaires d’ancien Département de conservation préventive«Diana» et le Comité national d’ICOM Serbie ont été utilisés à l’élaboration de ce mémoire. L’étude du terrain comprend, notamment, larecherche quels outils de la sensibilisation des publics ont mis en pratique, dans le cadre du DépartementDiana,ainsi, les exemples des programmes éducatifs des autres institutions culturelles, l’état du patrimoine culturel et à la fois le développement du tourisme en Serbie. La première partie de ce mémoire présentera les activités et les projets qui ont été réalisés par Départements de conservation préventive «Diana» dans le cadre de la conservation préventive.
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La seconde partie, présentera un bilan des activités de la sensibilisation des publics dans le cadre de la conservation préventive faite par ce département. Ces deux axes m’ont permis de faire la troisième partie. Cette partie présentera pourquoi les institutions culturelles doivent travailler sur la sensibilisation des publics au patrimoine et pourquoi cela est essentiel pour les musées des pays en développement.
 1. Activités du département pour la conservation préventiveDiana
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 1.1. Recherche scientifique projet DJERDAP
Au cours des années 70 et 80, les trois institutions les plus importantes en Serbie- Le Musée National à Belgrade, le département de l’archéologie de la faculté de Philosophie de Belgrade et l’Institut de l’archéologie de l’Académie des Sciences de Serbie, ont réalisé un des plus grands 7 projets archéologiques en Europe-Le projet de recherche scientifique Djerdap. La construction de l’hydrocentrale Djerdap II sur le fleuve Danube, qui longe la frontière entre 8 la Serbie et la Roumanie (à l’Ouest) était propice à ce type de projet. C’était l’occasion pour réévaluer la survie de tous les sites archéologiques de la région qui se trouvent dans les alentours. En raison de la création du lac d’accumulation et de la hausse du niveau du Danube, ces sites ont dû être immergés, et par conséquence, n’auraient pas été suffisamment explorés. D’autre part, il la région de Djerdap est connu pour son riche patrimoine préhistorique, romain et médiéval, ainsi que 9 sa faune et sa flore - de rares sortes d’oiseaux et de plantes, un environnement naturel, etc. C’est la raison pour laquelle les archéologues des trois institutions notoires de Serbie ont commencé le projet selon les axes suivants en : exploration des sites archéologiques (fouillage archéologique et exploration des objets), la préservation du patrimoine de cette région archéologique où se trouvent toutes les catégories, et, enfin, la présentation du patrimoine de la 10 région de Djerdap. Le directeur de recherche était Dr Vladimir Kondic, alors conservateur du Musée National à Belgrade. La construction de l’hydrocentrale fut développée en plusieurs étapes, permettant ainsi une exploration systématique de la région, qui a eu pour résultat des recherches et fouilles sur plus de 30 sites archéologiques.
Dans la ville de Kladovo, au centre même de Djerdap, les démarches suivantes ont été entreprises afin de répondre aux objectifs: la fondation du Centre de recherche qui, outre le volet archéologique, est aussi un centre de documentation et publication; la fondation du Centre de conservation sur qui s'occupe de la protection des objets culturels mobiles de la région de Djerdap; la construction du musée Archéologique de Djerdap avec un dépôt central pour le résultat des 11 fouilles.Comme le projet été conçu de telle façon qu’il contenait la recherche et l’exploration de tous les biens culturels, d’autres institutions de préservation ont rejoint, tel que l’Etablissement
7 J.Kondic, Scientific and Research Project Djerdap, Publication Diana, n° 1, National Museum Belgrade, 1997, p.3. 8  M. Garasanin, On Evaluation the Archeological Research Results in Djerdap, Publication Diana, n°5, National Museum Belgrade, 1999, p.1 9  M. Garasanin, Djerdap- Reserve and Crossroads of civilisations, Publication Diana, n°2- 3, National Museum Belgrade, 1997, p.1. 10 M. Garasanin, Researching the Djerdap (Iron Gate), Publication Diana, n° 4, National Museum Belgrade, 1998, p.1. 11 M. Garasanin, The Archaeological Museum of the Iron Gate, Publication Diana, n° 1, National Museum Belgrade, 1997, p.3. 9
régional pour la préservation des monuments culturels, l’institution de référence quant a la protection des biens culturels immobiles.
Grâce à un projet aussi bien défini, cette région est la seule en Europe du Sud-est qui soit aussi bien étudiée du point de vue archéologique et biologique. On a y a découvert un patrimoine important non seulement pour la culture et l’histoire de la Serbie, à cette occasion, mais aussi sur la proto histoire des civilisations Européennes.
Concernant les trouvailles préhistoriques, les plus connues sont les cultures de Lepenski Vir (de 6700 a 5500 Av. J.C.) et les cultures de période de mésolithique- Vlasac, Padina, Hajdučka 12 vodenica etc. Les découvertes les plus importantes de l’Antiquité romaine sont: le pont sur le Danube, construit par le roi Trajan, avec les forteresse Pontes et Diana; laTabula Traiana(La table de Trajan), les vestiges des chaussées et des canaux romains, ainsi que de nombreux forts qui ont 13 été ériges a la frontière militaires entre les Ier et IVe siècle.
Par ailleurs, la création du Centre de conservation sur terrain archéologique a été très importante pour la protection des biens culturels mobiles en Serbie. Hormis la mise en place des traitements de conservation, son rôle était aussi l’application des procédés de conservation et restauration qui seraient conformes aux méthodes et principes contemporains de protection des objets 14 archéologiques. Aussi, grâce aux conservateurs qui ont suivi les étapes aux cours de la conservation et la restauration de l’objet, la protection de l’objet archéologique était-elle conforme à l’époque et au niveau de la qualité de la protection.
Le Centre de conservation de ce type était l’unique institution de l’ex Yougoslavie et son activité intensive dura de 1980 à 1983, en suivant parallèlement les fouilles archéologiques et en travaillant sur la conservation et la restauration des objets archéologiques. Le travail de réalisation duprojet de recherche scientifiqueété poursuivi au cours des années 90 et dure toujours. Ceci s’applique a notamment aux fouilles archéologiques, recherches du matériel archéologique et présentation du patrimoine. 1.2. La mise en place du Centre de conservation avec l’atelier d’étéDiana
12 J.Kondic, The First Settlement, Publication Diana, n° 1, National Museum Belgrade, 1997, p. 4. 13 J.Kondic, The First Settlement, Publication Diana, n° 1, National Museum Belgrade, 1997, p.4. 14 M.Popovic- Zivancevic, Conservation of archaeological Materials from Djerdap II, Publication Diana, n° 1, National Museum Belgrade, 1997, p.5.
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 Au cours des années 90, la Serbie était en pleine crise provoquée par la situation politique dans la région de l’ex Yougoslavie, engendrant l’imposition de sanctions et la fermeture du pays à tous les niveaux. Par conséquent, les professionnels et les experts des musées travaillant dans le domaine de la protection des biens culturels n’ont pas vraiment pu continuer à suivre les événements contemporains concernant la protection du patrimoine, en raison notamment du manque de littérature spécialisée, de l’impossibilité d’échange d’informations avec les institutions notoires de protection et l’absence de formation continue.
 Les fouilles archéologiques étaient poursuivies sur les sites du pays, y compris la région de Djerdap. Le nombre d’objets archéologiques n’a cessé d’augmenter, et les institutions de protection manquent de professionnels spécialisés et compétents. Les biens culturels étaient sérieusement 15 menacés.
C’est pourquoi les archéologues et les conservateurs du musée National de Belgrade - Institution centrale et officielle pour la protection des biens culturels en Serbie – ont œuvré à partir de 1995 pour la mise en place d’un Centre de conservation avec un atelier d’été, à Djerdap. Ce projet est issu du programme Djerdap, et constitue la prolongation logique du Centre de conservation sur 16 terrain de l’époque. Les experts réunis, ont réfléchi sur plusieurs problématiques importantes dans le domaine de la conservation du patrimoine : le relâchement des méthodes traditionnelles de conservation et de restauration, l’application de méthodes adéquates et modernes, la formation des conservateurs des institutions de protection de Serbie et la formation de futurs cadres du système de la protection du patrimoine (étudiants ou diplômés des départements de l’histoire de l’art, de 17 l’archéologie, de l’ethnologie, de la faculté des arts appliquées, des arts plastiques etc.). D’autre part, il a été prévu, toujours dans le cadre de ce projet, d’inviter des experts locaux et étrangers issus du réseau du Musée national.
La réalisation du projet a commencé en 1997. En même temps que la mise en place de l’atelier 18 d’été de conservation. Le nomDianaa été attribué d’après le camp romain à Karataš (Đerdap) – Statio Cataractarum Diane, près duquel l’atelier avait été instauré. Le chef du projet était la conseillère-conservatrice, Mila Popovic - Zivancevic, du musée National a Belgrade.
De 1997 a 1999, le Centre de conservation était actif a Djerdap seulement pendant la période estivale, au cours de la formation dans le cadre de l’atelier d’été. En raison de l’abondance du
15  M. Garasanin, International Centre- School for Conservation, Publication Diana n° 1, National Museum Belgrade, 1997, p.1 16 M.Popovic- Zivancevic, Diana- Three years later, Publication Diana, n° 5, National Museum Belgrade, 1999, p.5. 17 M. Korac, Diana Report, Publication Diana n° 2-3, National Museum Belgrade, 1997, p.6. 18 M. Korac, Diana Report, Publication Diana n° 2-3, National Museum Belgrade, 1997, p.6. 11
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