Université Paris V René Descartes

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s? Université Paris V, René Descartes, UFR Faculté des sciences humaines et sociales Laboratoire de biologie de la communication N° attribué par la bibliothèque ?_?_?_?_?_?_?_?_?_?_? THESE Pour obtenir le grade de DOCTEUR DE L?UNIVERSITE PARIS V Disciplines : Sciences de l?information et de la communication Sciences humaines et sociales & Ethologie par Thierry GOBERT Année 2000 Titre : Qualification des interactions observables entre l'homme et les machines numériques dotées d'interfaces à modalités sensibles Apports de l'éthologie humaine à l'étude des relations entre l'homme et les NTIC dans un contexte de recherches pluridisciplinaires Directeur de thèse : Professeur Jacques GOLDBERG te l-0 06 09 77 5, v er sio n 1 - 2 0 Ju l 2 01 1

  • contexte de recherches pluridisciplinaires

  • laboratoire de biologie de la communication

  • machines numériques

  • paroles d'homme

  • apports de l'éthologie humaine

  • humaine qu?il

  • images originales des premières machines


Publié le : mercredi 30 mai 2012
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Université Paris V, René Descartes,
UFR Faculté des sciences humaines et sociales
Laboratoire de biologie de la communication

N° attribué par la bibliothèque
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THESE

Pour obtenir le grade de

DOCTEUR DE L‟UNIVERSITE PARIS V

Disciplines :
Sciences de l‟information et de la communication
Sciences humaines et sociales & Ethologie

par
Thierry GOBERT
Année 2000


Titre :
Qualification des interactions observables entre l’homme et les
machines numériques dotées d’interfaces à modalités sensibles

Apports de l’éthologie humaine à l’étude des relations entre l’homme et les NTIC
dans un contexte de recherches pluridisciplinaires



Directeur de thèse :
Professeur Jacques GOLDBERG



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REMERCIEMENTS

Ce travail n‟aurait pu être réalisé sans soutiens. L‟humour, la disponibilité et les
compétences de chacun m‟ont souvent permis de franchir des obstacles en apparence
insurmontables. Que soient donc ici remerciés tous ceux qui, sans nécessairement le
savoir, m‟ont communiqué l‟énergie et la confiance nécessaires au déroulement de
l‟ensemble de mes études et de cette étape scientifique particulière qu‟est la thèse.

En premier lieu, je pense à Claire Fréjacques, sans qui, rien de ce qui suit n‟aurait été
possible. Son père, Claude, physicien renommé, m‟ouvrit en 1991 un premier livre
d‟éthologie : Mémoire de singe et paroles d’homme [CYRULNIK, 1983]. Je puisai dans cet
ouvrage l‟espoir que la science n‟est pas seulement un amalgame d‟artéfacts
linguistiques inaccessibles, mais un avenir potentiellement à ma portée.

Plus tard, au cours d‟un enseignement de licence, j‟écoutais le professeur Jacques
Goldberg enchanter l‟amphithéâtre Vulpian avec ses histoires d‟hyménoptères, de
termites et d‟animaux divers. En recherche d‟une définition de la communication, il
traquait l‟adéquation des multiples courants théoriques centrés sur les modalités
d‟interaction à l‟observation in situ des comportements. J‟intégrais dès l‟année
suivante le laboratoire de biologie sociale animale et humaine qu‟il dirige et le suivit
en maîtrise puis en cycle doctoral.

Je voudrais également citer tous ceux et celles qui ont eu la patience de m‟entourer
tout au long de ce travail. Il y a d‟abord les plus proches, et tout particulièrement
Caroline ABELANET, mon amie, qui a vécu ce travail et l‟a accompagné, proposant un
soutien quotidien exprimé par des attentions et une présence discrète mais sensible.
Catherine Courson, déjà sollicitée pour les relectures de mes précédents travaux, a
offert beaucoup de temps et une rigueur toute professionnelle, s‟appliquant entre

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autres à déceler les incohérences dans le texte pour me permettre de les corriger.
Marie-Christine Couic, au sortir de sa propre thèse, a sympathiquement contribué à
l‟effort avec sa pratique du logiciel Alceste dont je ne possédais pas la licence.

Par ailleurs, Jean-Luc BARTS et Yann Raoul FERNANDEZ ont fureté sur Internet pour
augmenter la richesse documentaire fournie sur le disque optique compact lié à ce
travail. Nous leur devons par exemple les images originales des premières machines
des années cinquante ou l‟intégralité des publicités télévisées de la société Apple. Jean
ABELANET et Odette GOBERT relurent et annotèrent les moutures finales, concentrant
leur attention sur la compréhension et la fluidité de l‟ensemble avant que Valérie
DAUMAS ne propose une cohérence graphique à la version papier définitive.

Enfin, j‟exprime ma reconnaissance à tous les sujets observés ou questionnés. En se
prêtant à l‟usage du chercheur, ils ont offert leur temps, leurs expériences et certains
ont dû faire l‟effort de vaincre quelques craintes liées à l‟exploitation scientifique. Je
voudrais souligner le profond respect que m‟inspire leur démarche, indispensable à
toute investigation en sciences humaines.



Thierry Gobert

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Sommaire





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tel-00609775, version 1 - 20 Jul 2011S o m m a i r e t

SOMMAIRE

REMERCIEMENTS 4
INTRODUCTION 9
I - DEFINITIONS, CONTEXTES ET POSITIONNEMENTS 20
II - CADRE ET PROGRESSION DE LA RECHERCHE 120
III - ENQUETES ET ENTRETIENS 211
IV - OBSERVATIONS 297
CONCLUSION 454
TABLES 467
INDEX DES AUTEURS ET DES NOMS CITES 476
BIBLIOGRAPHIE 480
GLOSSAIRE 492



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Introduction





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tel-00609775, version 1 - 20 Jul 2011I n t r o d u c t i o n t

INTRODUCTION

Depuis 1995, la distribution de micro-ordinateurs* auprès du grand public et des
petites et moyennes entreprises a considérablement augmenté en France. Après le
“ défi Bureautique* ” dans les milieux du tertiaire et de l‟Administration au milieu
des années quatre-vingt, apparaît celui de la “ société de l‟information* ”, basé sur
l‟adjonction de nouvelles techniques d‟acheminement des contenus et de traitement
des données. Encouragé par le gouvernement, il concerne l‟ensemble de la
population, soit par le biais des structures publiques susceptibles de dispenser des
formations comme les écoles et les universités, soit par l‟achat domestique encouragé
par une baisse très significative du prix des machines.
Les nouvelles technologies de l‟information et de la communication (NTIC*)
regroupent l‟ensemble des techniques mises à la disposition de la société pour créer,
1traiter, acheminer et rendre perceptibles des données numériques. Le sigle NTIC est
2généralement associé aux termes “ informatique* ” et “ virtuel* ”, eux-mêmes
représentés par la souris* et le réseau Internet*, dont plus personne Ŕ mis à part une
fraction des personnes âgées Ŕ ne peut ignorer l‟existence.
Cette massification d‟une technologie interroge les sciences humaines, et plus
particulièrement les sciences sociales, les sciences de l‟information et de la
communication qui disposent d‟outils méthodologiques adéquats pour étudier ce fait
social inédit. En effet, trois caractéristiques le distinguent de tout ce qui a été observé
précédemment dans la thématique de l‟appropriation des outils.

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Nous verrons dans la première partie de ce travail quelques tentatives de modification du sigle NTIC par la
classe politique, notamment par le retrait du “ N ” de “ nouveau ” qui semble vouloir persister sous l’insistance de
la grande distribution qui exploite le terme.
2
L’informatique* est généralement considérée comme la science du traitement automatique des données. Nous

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tel-00609775, version 1 - 20 Jul 2011I n t r o d u c t i o n t
Tout d‟abord il s‟agit de la diffusion sociale d‟un produit conçu à des fins de
3distribution massive dans le cadre d‟un projet de société . Le bénéfice des autoroutes
de l‟information* doit concerner l‟ensemble de la population qui y trouvera matière à
“ combattre l‟exclusion ” et réduire les distances entre l‟Etat et les citoyens. Il semble
par exemple que jamais la pression sociale concernant l‟acquisition d‟objets ne se soit
à ce point focalisée sur un produit : celui qui n‟en connaît pas les rudiments de
4manipulation risque fort de ne pas trouver d‟emploi dans les prochaines années . En
d‟autres termes, cette technologie semble pouvoir centraliser la plupart des échanges
de contenus, sa pratique devenir une obligation, et sa méconnaissance un vecteur
d‟isolement.
D‟autre part, jamais un tel degré de technicité n‟a été distribué sur une telle échelle et
en si peu de temps avant l‟avènement des NTIC. Science jeune, l‟informatique n‟a pas
conservé longtemps le cloisonnement et le secret dont toutes les autres disciplines se
sont entourées parfois pendant des siècles, le plus souvent pour étonner sans
vraiment révéler. Les sciences humaines elles-mêmes n‟y ont pas échappé, depuis le
cabinet de curiosité jusqu‟à l‟emploi du terme “ laboratoire ”, lieu chargé de symboles
et d‟interdits pour qui n‟y est pas admis.
Enfin, les NTIC ont révélé qu‟il est possible de concevoir des outils
multifonctionnels, capables de s‟adapter à différents usages et différents publics. Avec un
ordinateur, il est possible de réaliser la totalité des traitements de l‟information
5connue et lui donner une existence analogique, dans le réel . Bien entendu, il existe

ajoutons à celle-ci l’activité de mise en forme, que les contraintes d’encodage explicitent – la conversion
analogique numérique – suffisent à expliciter.
3
Même si notre enquête révélera que bien peu de sujets ont entendu parler de la “ société de l’information ”
annoncée par Lionel Jospin en 1997 et reprise par Dominique Strauss-Kahn En 1999, aux universités d’été à
Hourtin, ils constatent un investissement de l’Etat et du législateur, mais ne font pas le lien avec un éventuel
projet politique.
4
Etonnamment, les enseignements liés à l’utilisation des micro-ordinateurs concernent seulement les commandes
du système d’exploitation –copier, coller, etc. – alors que la maîtrise du clavier à touches est tout aussi
importante. Une recrudescence des enseignements de dactylographie était envisageable et pourtant n’a pas eu lieu.
5
En imprimant une page de ce qui vient d’être saisi au clavier par exemple.

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