Ecole Doctorale des Humanités ED

De
Publié par

Niveau: Supérieur, Doctorat, Bac+8
Université de Strasbourg Ecole Doctorale des Humanités (ED 520) Laboratoire Interuniversitaire des Sciences de l'Éducation et de la Communication (LISEC - EA 2310) Thèse en vue de l'obtention du titre de docteur en sciences de l'éducation LES TIC DANS LE SYSTÈME ÉDUCATIF YÉMÉNITE : DE LA CULTURE TECHNIQUE DE LA SOCIÉTÉ YÉMÉNITE AUX USAGES PAR LES PROFESSIONNELS DE L'ÉDUCATION Présentée et soutenue publiquement par Ahmed Hassan SEIF Le 8 mars 2011 Sous la direction de M. le professeur Pascal MARQUET (Volume 1) Membres du jury : Hamid AL AWADI : professeur à l'université de Sana'a Henri VIELLE GROSJEAN : professeur à l'université de Strasbourg Michel ARNAUD : professeur à l'université de Paris X Pascal MARQUET : professeur à l'université de Strasbourg

  • laboratoire interuniversitaire des sciences de l'éducation et de la communication

  • ecole doctorale des humanités

  • usages par les professionnels de l'éducation

  • tic dans les systèmes éducatifs

  • culture technique de la société


Publié le : mardi 1 mars 2011
Lecture(s) : 64
Source : scd-theses.u-strasbg.fr
Nombre de pages : 307
Voir plus Voir moins
Université de Strasbourg
Ecole Doctorale des Humanités (ED 520) Laboratoire Interuniversitaire des Sciences de l’Éducation et de la Communication (LISEC - EA 2310)Thèse en vue de l’obtention du titre de docteur en sciences de l’éducationLES TIC DANS LE SYSTÈME ÉDUCATIF YÉMÉNITE : DE LA CULTURE TECHNIQUE DE LA SOCIÉTÉ YÉMÉNITE AUX USAGES PAR LES PROFESSIONNELS DE L’ÉDUCATION Présentée et soutenue publiquement par Ahmed Hassan SEIF Le 8 mars 2011 Sous la direction de M. le professeurPascal MARQUET
Membres du jury :
(Volume 1)
Hamid AL AWADI : professeur à l’université de Sana’a
Henri VIELLE GROSJEAN : professeurà l’université de Strasbourg
Michel ARNAUD : professeur à l’université de ParisX
Pascal MARQUET : professeurà l’université de Strasbourg
Université de Strasbourg
Ecole Doctorale des Humanités (ED 520) Laboratoire Interuniversitaire des Sciences de l’Éducation et de la Communication (LISEC - EA 2310)Thèse en vue de l’obtention du titre de docteur en sciences de l’éducation LES TIC DANS LE SYSTÈME ÉDUCATIF YÉMÉNITE : DE LA CULTURE TECHNIQUE DE LA SOCIÉTÉ YÉMÉNITE AUX USAGES PAR LES PROFESSIONNELS DE L’ÉDUCATION
Présentée et soutenue publiquement par
Ahmed Hassan SEIFLe 8 mars 2011 Sous la direction de M. le professeurPascal MARQUET (Volume 1) Membres du jury: Hamid AL AWADI : professeur à l’université de Sana’aHenri VIELLE GROSJEAN : professeurà l’université de Strasbourg
Michel ARNAUD : professeur à l’université de Paris X
Pascal MARQUET : professeur àl’université de Strasbourg
Dédicaces
Dédicaces
.
4
A ma mère et àmon père que j’aime plus que jamais
Remerciements
Remerciements Je tiens tout d'abord à adresser ma gratitude et mes remerciements au professeur Pascal Marquet pour avoir accepté de diriger ce travail et aussi pourm’avoir guidé avec rigueur et d’exigence au fil de ces années. Je le remercie aussi pour sa patience, sadisponibilité, son orientation et ses conseils tout au long de ce travail qui lui doit beaucoup.
Je remercie également Monsieur Hamid Al Wadi, ancien ambassadeur du Yémen auprès de l’Unesco, d’une partpour sa coopération et son soutien lors de mes déplacements en Egypte et aux Emirats Arabes Uniset d’autre part pour avoir accepté d’être un membrede ce jury de thèse.
Mes remerciements vont également à Messieurs Henri Vielle Grosjean et Michel Arnaud, qui ont accepté de participer à l’évaluation de ce travailen étant membres du jury.
Je tienségalement à remercier celles et ceux qui m’ont apporté une aide logistique: Moustafa Abdul-Samia’a, directeur du Centre National Pour la Recherche Pédagogique et le Développement en Egypte, Awad Saleh,responsable de l’Unesco aux Emirats Arabes Unis, Adul Al Rahman Al Rifa’ai, responsable académique de l’ambassade des Emirats Arabes Unis à Paris, Jamial Al kalidy et Abdellah Isma’a, responsables du secteur d’inspection au ministère de
l’éducation yéménite, SylvieWehrlé, responsable administratif au LISEC.
Tous mes remerciements aussi à celles et ceux qui se sont dévoués à la lecture attentive de tout ou partie de ce travail : Isabelle Morel, Karim Chibout, Claire Schaming, Kristel Lutz et Melaine Fraisse.
A cette occasion,j’adressetoute ma reconnaissance aux membres du laboratoire du LISEC pour leur accueil chaleureuxau cours de ces années d’études.
Je remercie également Georges Kohler, Attaché de coopération éducative et universitaire de l’ambassade de France au Yémen, grâce à qui ce travail est devenuréalisable par son aide et son soutien.
Enfin, je tiens à remercier mes parents, mes frères et sœurs, pour leur amour infini.
5
Chapitre 1 - Introduction
Introduction
Les innovations technologiques représentent une révolutiond‟abordet par la suite sociétale éducative. Elles sont apparues progressivement sous différentes formes : écriture, imprimerie, calcul et ordinateur (Birrien, 1990 ; Breton, 1987) etont donné lieu à des domaines d‟activité qui tendent aujourd‟hui à converger:l‟audiovisuel,l‟informatique et les TIC (Technologies de l‟Information et de la Communication)(Ollivier, 2001). Elles sont connues dans le système éducatif sous la forme de discipline scolaire, outil pédagogique et Espaces Numériques de Travail (ENT) (Baron & Bruillard, 1996 ; Marquet, 2007). Dans les dernières décennies les TIC bénéficient de conditions politiques et économiques favorables etd‟initiativesà l‟échelle mondiales. Ces initiatives invitent les pays du monde entier à participer à des forums et conférences sur l‟éducation et leur permettent ainsi de bénéficierd‟échanges fructueux sur les différentesexpériences d‟intégration des technologies dans l‟éducation. Les rencontres/congrèsd‟Amsterdam et de Paris dans les années 1970 en sont un exemple. Certains pays ont répondu rapidement aux appels internationaux (Unesco, 1 Banque Mondiale, OCDE ) concernantl‟usage éducatiftechnologies : ils les ont des introduites dans les années 1970,d‟autres dans les années 1980, et les autres pays ont suivi le
même chemin au cours des années 1990 (Baron, 1989a ; Ollivier, 2001). ). Ces trois périodes s‟expliquent par le niveau d‟éducation et le degré de développement économique des Etats concernés. L‟une des missions del‟Unesco est de réduire les différences mondiales en matière d‟éducation. En 1990, au congrès de Jomtien en Thaïlande,l‟Unescoa fixé comme objectif à tous les pays de devoir répondre aux besoins éducatifs fondamentaux (Unesco, 1990). En 2000, elle lance àDakar l‟objectif de l‟Education Pour Tous(EPT) comme devant être atteint dans le monde entier en 2015 (Unesco, 2000). En 2009, elle déclare à Bonn agirpour une 2 éducation pour le développement durableBanque Mondiale assure de (Unesco, 2009). La son côté la gestion financière des objectifs énoncés. L‟éducationreprésente un élément clé pour passerd‟un mondeen développement à un monde émergent etd‟un monde émergent à
1 Organisation de Coopération et de Développement Economiques. 2 Unesco. (2009).Conférence mondiale de l'Unesco sur l'éducation pour le développement durable, 31mars2 Avril,Bonne, Allemagne, [En ligne]. http : //www.esd-world-conference-2009.org/fr/a-la-une/news-detail-fr/item/bonn-declaration-adopted.html, consulté le 17/12/2010.
7
Chapitre 1
un monde développé. Les pays ne peuvent pas ignorer le rôlede l‟éducation pour ledéveloppement humain,la socialisation de l‟individu, la construction culturelle etidentitaire, et le développement des valeurs démocratiques (Donne & Al-Manthri, 2010). Les innovations pédagogiques et techniques sont devenues essentielles pour améliorer la qualité de l‟enseignement etde l‟apprentissage.L‟intégration et le développement del‟usage des TIC dans/pour l'éducation deviennent dans le monde entier une nécessité et une opportunité (Unesco, 2004 ; Pelgrum & Law, 2004). La situation géopolitique du Yémen a changé en 1990, changement conduisant à la modification du système éducatif en 1992,afin d‟être compatible avec le tournant politique national (instauration dun régime démocratique) et la volontémondiale d‟améliorer l‟éducation (déclaration de Jomtien, 1990).Les réformes se poursuivent, à la fois sur la forme avec l‟apparition de nouveaux secteurs comme l‟enseignement des filles, l‟alphabétisation, la formation et sur le fond pour ce qui concernelescontenus pédagogique comme la modification et le changement des manuels scolaireset l‟adoption d‟une stratégie de formation. Le Yémen assume sa responsabilité vis-à-vis del‟engagement de Dakar, en mettant l‟objectif de l‟Education Pour Tous en marche (Ministère de l‟Education Yéménite1992 ; 2003 ; 2008). A l‟instar d‟autres pays, le Yémens‟est engagé depuis la loin° 262 - 2002 dans une politique éducative favorable à l‟introductiondes TIC dans le système éducatif. Il suit actuellement une stratégie d‟: administrative et pédagogique. Il lance un planintégration sur les deux voies national pour introduire l'informatiqueà l‟école etégalementl‟accès au réseauInternet dans de nombreuses écoles.Derrière l‟idée d‟intégration se cache un nombre de difficultés de plusieurs ordres: pédagogique d‟abord, économique et sociopolitique ensuite, et culturel pour finir (Schwartz,1981 ; Ali, 2001 ; Watson, 1998). Le système éducatif yéménite est au plus prèsde ces enjeux (politiques, économiques et sociaux) ; il se trouve devant la nécessité objective et l‟obligation politique de mettre en œuvre les TIC àl‟école.Les priorités affichées par le Ministèrede l‟éducation sont l‟amélioration dela productivité du système éducatif ainsi que la modernisation à la fois des méthodes d‟enseignement et des programmes scolaires. Comme l‟ont éprouvé depays avant le Yémen, nombreux l‟introduction des TIC nécessite de nombreuses transformations des pratiques pédagogiques et provoque, de ce fait, un certain nombre de réticences de la part des acteurs, y compris des prescripteurs eux-mêmes. Cette catégorie professionnelle a été interrogée au départ sur la façon dont les TIC s‟invitent dans leurs pratiques pédagogiques. Cette question nous conduit à
8
Introduction
réfléchir non seulementsur la façon dont les décideurs ont procédé pour l‟intégration des TIC à l‟école mais aussi sur l‟usage même des TIC dans le milieu éducatif. Pour comprendre cette situation, nous avons adopté deux approches complémentaires : une étude de type macroscopique couvrant l‟ensemble du système éducatif et une analyse microscopique portant sur l‟usage pédagogique des cadres professionnels de l‟éducation (Marquet, 2004). Pour étayer notre réflexion, nous avons opté pour une démarchedocumentaire, d‟abord en direction de la littérature scientifique, puis par des visites de terrain ou d‟étude.
La revue de la littérature et la recherche documentaire ont permis demettre l‟accentsur le lien entre éducation et technologies. Ces deux aspects ont été enrichis d‟abord par la lecture des différentes expériences d‟intégration des technologies dans le système éducatif. Ces lectures orientent notre travail vers troisexemples d‟intégration: laFrance comme l‟un des premiers pays industriels ayanttenté l‟expérience des technologies dans son système éducatif dès 1970 (Baron, 1989a). Les Emirats Arabes Unis (EAU), nation économiques puissante, et l‟Egypteenfin, du fait de sa réputation pédagogique dans le monde arabe. Ces trois expériences guident nos réflexions en tant queréférence pour l‟expérience d‟intégrationdes TIC au Yémen, pays dans lequel notre travail de recherche prend place. Nous avons ensuite enrichi ces connaissances parune recherche documentaire à l‟Unescosur l‟éducation, le système éducatif et les pratiques pédagogiques liées àl‟objectif mondial d‟EPT dansles trois pays Egypte, Emirats Arabes Unis et Yémen. Cette recherche documentaire à l‟Unesconous a permis d‟éclairer notre vision dela situation éducative dans ces trois pays dans un premier temps et celle dela place et l‟usage des technologies dans le système éducatifdans un second temps. Puis nous avons approfondi cetteétape par une visite d‟étudele système éducatif dans égyptien, émirien et yéménite. Ces visites représentent pour nous un moyen de confronter les images construites sur ces pays avec la réalité de terrain non seulement au niveau technique mais aussi au niveau éducatif.
Nos observations préliminaires dans les pays choisis mettent l‟accent sur le rôle et les influences des contraintes (politiques, économiques et sociales) pour désigner les pratiques sociales fortes (la France et les EAU) et les pratiques sociales faibles (l‟Egypte et le Yémen)(Martinand, 1989). Les quatretypes d‟expériencesconfirment l‟emprise de la société sur l‟école dans le développement des usages éducatifs2001 ; Terrisse, 2001). Ces (Martinand, pays ont des pratiques sociales, tantôt fortes, tantôt faibles mais qui façonnent les usages scolaires. Les informations recueillies lors des visites nous permettent de formuler une
9
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.