Pondichéry une fenêtre ouverte sur la France

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Pondichéry, une fenêtre ouverte sur la France La ville de Pondichéry a une population partiellement composée de franco-tamoul, de créoles, ... La présence de la colonisation française est marquée par l'architecture des rues, perpendiculaires, le nom de certaines rues qui sont en français, le képi des policiers, l'architecture coloniale de certains établissements, la présence d'établissements français et le tamoul aux accents francisés.Il y a environ 10 000 français sur le territoire de Pondichéry dont la moitié sont des franco-Pondichériens, des indiens ayant la nationalité française. Statistiques du territoire de Pondichéry Capitale Pondichéry Superficie 492 km? Population 1 000 000 habitants environ Taux d'alphabétisation 80 % Langue Tamoul, Anglais, Français Les institutions françaises à Pondichéry : Le Lycée Français de Pondichéry Cet établissement de l'enseignement français à l'étranger fut créé le 28 octobre 1826 sur l'ordre du gouverneur Desbassyns de Richemont. Le Collège Royal de Pondichéry était destiné à l'éducation des jeunes de la classe blanche. L'enseignement fut confié à l'Université donc à des laïcs. D'autres établissements furent créés presque simultanément pour l'éducation d'autres catégories de population des territoires français de l'Inde. Le Collège était modeste (40 élèves en 1834) ; l'enseignement fut alors confié aux Missions Etrangères de Paris afin d'en améliorer la qualité. Elles en gardèrent le contrôle jusqu'en 1899, à l'exception d'un intermède de 1879 à 1887 où leur place fut prise par les Pères du Saint-Esprit.

  • enseignement primaire

  • service public de la conservation du site monumental d'angkor

  • jeune fille

  • spécialistes de l'histoire du bouddhisme

  • réseau mondial de diffusion culturelle et d'enseignement

  • avenue du président-wilson

  • enseignement


Publié le : lundi 18 juin 2012
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Pondichéry, une fenêtre ouverte sur la France
La ville de Pondichéry a une population partiellement composée de franco-tamoul, de
créoles, ... La présence de la colonisation française est marquée par l'architecture des
rues, perpendiculaires, le nom de certaines rues qui sont en français, le képi des
policiers, l'architecture coloniale de certains établissements, la présence
d'établissements français et le tamoul aux accents francisés.Il y a environ 10 000
français sur le territoire de Pondichéry dont la moitié sont des franco-Pondichériens,
des indiens ayant la nationalité française.
Statistiques du territoire de Pondichéry
Capitale
Pondichéry
Superficie
492 km²
Population
1 000 000 habitants
environ
Taux d'alphabétisation
80 %
Langue
Tamoul, Anglais,
Français
Les institutions françaises à Pondichéry :
Le Lycée Français de Pondichéry
Cet établissement de l'enseignement français à l'étranger fut créé le 28 octobre 1826
sur l'ordre du gouverneur Desbassyns de Richemont. Le "Collège Royal de
Pondichéry" était destiné à l'éducation des jeunes de la classe blanche.
L'enseignement fut confié à l'Université donc à des laïcs. D'autres établissements
furent créés presque simultanément pour l'éducation d'autres catégories de
population des territoires français de l'Inde.
Le Collège était modeste (40 élèves en 1834) ; l'enseignement fut alors confié aux
Missions Etrangères de Paris afin d'en améliorer la qualité. Elles en gardèrent le
contrôle jusqu'en 1899, à l'exception d'un intermède de 1879 à 1887 où leur place fut
prise par les Pères du Saint-Esprit. Les régimes politiques s'étaient succédés en
France et la Révolution de 1848 avait transformé le Collège Royal en Collège National.
La IIIème République fit de l'enseignement le fondement de la formation civique.
L'enseignement primaire devint une priorité, on fit même fermer le Collège Colonial en
1899. En fait, il rouvrit quelques mois plus tard en 1900, confié exclusivement et
définitivement à une administration et à des enseignants laïcs. Les autorités
républicaines voulurent en faire une institution accessible à tous en fonction du seul
mérite, notamment aux jeunes filles ce qui était encore exceptionnel. La spécificité
française n'avait pas empêché d'accorder dès le XIXème siècle une place importante à
l'étude de l'anglais et de la langue et de la civilisation tamoul.
Le temps passait, le monde colonial s'effaçait devant la liberté des peuples et des
nations, le Collège Colonial devint le Collège Français. Après la seconde guerre
mondiale, Pondichéry rejoignit l'Inde en 1954. Nehru honora de sa visite
l'établissement et c'est là qu'il prononça les mots d'espoir et de fraternité :
"Pondichéry, fenêtre ouverte sur la France".
Le Collège Français devint le Lycée Français en 1972 et accepta la scolarisation des
enfants de la communauté française demeurée à Pondichéry et l'accueil de jeunes
indiens qu'attire la culture française. Le maintien de la langue et de la culture
françaises est une des spécificités et un des atouts du Territoire de Pondichéry au
sein de l'Union Indienne. La place du Lycée a été garantie par l'article 21 du Traité de
Cession, signé par les gouvernements de la République Française et de l'Union
Indienne.
Aujourd'hui, avec 1270 élèves et 80 enseignants pour la plupart venant de la
métropole, le lycée français qui est sous la tutelle de l'académie de Rennes, forme les
élèves de la maternelle à la Terminale. Il existe quatre spécialités en Terminale : L, ES,
S, STT et également les BEP électrotechnique, secrétariat et filière comptabilité.
L'école française d'extrême orient
L'origine de l'École française d'Extrême-Orient remonte à la fondation, par arrêté du
gouverneur général de l'Indochine Paul Doumer, en date du 15 décembre 1898, d'une
Mission archéologique permanente, dont le projet avait été élaboré par des
académiciens et approuvé par l'Académie des inscriptions et belles-lettres.
C'est à l'Académie que l'arrêté confiait le contrôle scientifique de la nouvelle
institution, rebaptisée un an plus tard, par arrêté du 20 janvier 1900, École française
d'Extrême-Orient (EFEO) et consacrée dans ses statuts par décret du président de la
République Émile Loubet, le 26 février 1901.
Envisagé un moment à Chandernagor, puis établi à Saigon, le siège de l'École fut
transféré à Hanoi, avec la plus grande partie des administrations du gouvernement
général, en 1902. En 1920, Albert Sarraut, ministre des Colonies, conférait à l'École un
nouveau statut, calqué sur celui de l'IFAO du Caire, qui lui reconnaissait la
personnalité civile.
Dès l'origine, l'École reçoit pour mission de travailler à l'exploration archéologique, à
la collecte des manuscrits, à la conservation des monuments, à l'étude du patrimoine
linguistique des régions qui constituaient alors l'Indochine française, mais aussi plus
largement de contribuer à l'étude de l'histoire de toutes les civilisations asiatiques
depuis l'Inde jusqu'au Japon.
L'École française d'Extrême-Orient étend peu à peu ses installations avec la création,
à Hanoi, d'une bibliothèque et d'un musée, puis, à partir de 1907, elle obtient le service
public de la Conservation du site monumental d'Angkor, au Cambodge. C'est donc
sous la direction des archéologues et des architectes de l'EFEO que sont entrepris les
grands travaux de repérage et d'entretien, ainsi que les relevés topographiques et
photographiques de l'ancienne cité royale khmère, puis les grands travaux de
reconstitution par la méthode de l'anastylose.
Conséquence des événements politiques, l'EFEO est contrainte de quitter Hanoi en
1959, et le Cambodge en 1975. Le siège central, transféré à Paris dès 1956, s'installe
en 1968, dans l'immeuble de la Maison d'Asie, 22 avenue du Président-Wilson. L'EFEO
modifie
alors
son
type
d'implantation.
Un centre permanent est ouvert dès 1955, en Inde, à Pondichéry, chargé de
recherches en histoire et en indologie, et en 1964 à Pune. À Jakarta, un centre
permanent fonctionne depuis la fin des années 1950 et accueille aussi bien des
spécialistes
d'épigraphie
que
des
archéologues
et
des
historiens.
Depuis 1968, à Kyôto, l'Institut du Hôbôgirin, installé dans une dépendance du grand
temple Zen du Shôkokuji, accueille des spécialistes de l'histoire du bouddhisme. De
même est ouvert à Chiang Mai, dans le nord de la Thaïlande, en 1975, un centre de
recherche pour l'étude des textes anciens du bouddhisme de la région.
L'École poursuit l'élargissement de ses implantations dans les années quatre-vingt
avec l'ouverture de centres permanents à Kuala Lumpur (Malaisie) et à Hong Kong.
Depuis 1990, elle a rouvert un centre à Phnom Penh et travaille de nouveau sur le
chantier d'Angkor ; un accord, signé en 1993 avec les autorités vietnamiennes, a
permis de rouvrir le centre de Hanoi. Une convention, signée cette même année, avec
les autorités laotiennes, a permis la réouverture d'un centre permanent à Vientiane,
tandis qu'une autre, signée en 1994 avec les autorités khmères, confirme la présence
de l'EFEO au Cambodge. En 1994 également, de nouvelles antennes ont été installées
à Tôkyô et à Séoul. Confirmant sa présence en Chine, l'École crée en 1992 un centre à
Taipei, puis en 1997 à Pékin.
L'alliance française de Pondichéry
Fondée en 1883 par un petit groupe de personnalités décidées à maintenir et
développer la connaissance de la France par la promotion de sa langue, l'Alliance
Française est devenue un réseau mondial de diffusion culturelle et d'enseignement du
français.
L'Alliance Française de Pondichéry, fondée en 1893 est la plus ancienne des 15
Alliances Françaises en Inde. Elle propose des cours de français et offre une
bibliothèque. Elle organise également de nombreuses manifestations culturelles telles
que des projections de films (français et étrangers, festivals ...), des expositions
(peintures, photos,sculptures), des pièces de théâtre (classiques français traduits en
tamoul...) et divers spectacles (concerts....).
Le lycée est partenaire privilégié de l'Alliance.
Le consulat général de France
Le Consul général a pour mission de défendre les personnes et les biens français
dans le respect de la légalité et de l'ordre public local. Il est également chargé
d’administrer les Français résidant dans sa circonscription. A ce titre, le Consul
général est officier d'état civil, chargé des fonctions notariales, des questions
militaires, de la délivrance des titres de voyages, des cartes nationales d’identité, du
paiement des pensions civiles et militaires, de l'inscription sur les listes électorales,
...Pour connaître la communauté qu'il protège et administre, il dispose d'un moyen de
recensement : l'immatriculation. On recense environ 7000 immatriculés à Pondichéry.
L’Institut français de Pondichéry
Créé à la faveur du Traité de cession des établissements français en Inde, l'Institut
français de Pondichéry a été inauguré en 1955. Il compte trois départements :
indologie, écologie (depuis sa création) et sciences sociales, créé en 1988. S'y ajoute
un laboratoire de géomatique qui, en 1994, a succédé à la section cartographie.
L'IFP a passé plusieurs conventions avec les plus grands instituts de recherche
français (CNRS, IRD, INRA, CIRAD) et de nombreuses universités ou administrations
indiennes, notamment dans les secteurs de la forêt et de l'environnement. Il participe
aussi à des projets financés par l'Union européenne, la Banque Mondiale, le Wellcome
Trust et par des agences de recherche indiennes.
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