RAPPORT DE STAGE D'IMPREGNATION

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RAPPORT DE STAGE D'IMPREGNATION Thème: Les activités d'exploitation des eaux souterraines (hydraulique villageoise et pastorale, puits maraîchers) Juillet 1997 Idi ABOUBACAR Ingénieur G.R P.G.R.N/E A/GOURE
  • approche territoriale
  • charges journalières de la femme
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  • arrondissement de keita
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RAPPORT DE STAGE D'IMPREGNATION
Thème: Les activités d'exploitation des eaux souterraines (hydraulique
villageoise et pastorale, puits maraîchers)
Juillet 1997 Idi ABOUBACAR
Ingénieur G.R
P.G.R.N/E A/GOURE














Le stage d'imprégnation des EMP vise la formation des équipiers à travers l'observation des
activités des projets pratiquant l'approche "gestion participative des ressources naturelles". Du
07 Juin au 07 Juillet 97, nous avons visité les réalisations du PIK sous l'encadrement des
responsables du dit-projet. Notre thème "les activités d'exploitation des eaux souterraines" a
été traité avec l'appui de la division Génie Rural
Nos remerciements vont aux populations visitées, au personnel du projet et plus
particulièrement à:
MM. Renato CARUCCI, CTP au PDR-ADM
Karim LAD AN KAOURA, Chef de la Division G.R.pour l'entière
disponibilité. SOMMAIRE
I)-LA PHILOSOPHIE DU PROJET
1) Un milieu agressif et contraignant
2) Les objectifs du projet
3) L'approche territoriale
3-1) La délimitation des territoires 3-
2) La stratégie d'intervention
n)-LA PRATIQUE DU PROJET
1) La bonification intégrale
2) Les travaux de CES/DRS
3) La participation populaire
4) La promotion féminine
5) Les activités de suivi-évaluation
III)-LA DOCUMENTATION DU PROJET IV)-ETUDE DE CAS: LA
GESTION DES EAUX DE SURFACE V)-LES ACTIVITES
D'EXPLOITATION DES EAUX SOUTERRAINES
1) Les nappes d'eaux souterraines
2) Les puits traditionnels
3) Les points d'eau modernes
4) La participation responsable
5) L'appropriation durable locale
VI)-ANNEXES 4
I) LA PHILOSOPHIE DU PROJET
l)Un milieu agressif et contraignant
Le Programme de développement rural intégré dans 1' Ader-Doutchi-Maggia plus connu
sous le nom de Projet intégré Keita(P.I.K) a démarré ses activités en 1984.11 est le produit de
la coopération entre les états Nigérien et Italien et la FAO,chargée de l'exécution.Limité
pendant les premières années à l'arrondissement de Keita,le projet qui est à sa troisième phase a
étendu son champ d'action aux arrondissements de Bouza et d'Abalak.
L'arrondissement de Keita comprend 4 bassins versants à savoir Loudou,Laba,Keita et
Garhanga. Les parties composant les bassins versants sont les collines,les versants,les
plateaux,les glacis et les vallées. Le paysage se caractérise par un relief à pentes fortes et un sol
rocailleux, dur en surface. La croûte latéritique rend les sols impropres à
l'agriculture. Ailleurs,les dunes de sable menacent les villages et les terres de culture.
L'agriculture est pratiquée dans les fonds des vallées offrant des possibilités d'épandage
en hivernage et d'irrigation en saison sèche. S'il est prouvé que ces sols sont relativement
riches,il n'en demeure pas moins que les superficies disponibles sont limitées en raison
notamment de la pression démographique.
La végétation est inexistante dans la majeure partie de l'arrondissement et clairsemée
d'arbustes çà et là. Ce qui rend le sol vulnérable à la sécheresse,à l'érosion hydrique et éolienne
qui sont les principales causes de la désertification que connaît la région depuis plusieurs
décennies.
La pluviométrie annuelle ne dépassant guère les 400mm,ne permet pas le développement
du couvert végétal. Le sol devient nu et fragilisé par l'écoulement des eaux de pluie qui
arrachent les rares terres de culture et diminuent les qualités hydro-dynamiques du
sol,essentielles à l'infiltration et à enracinement des végétaux.
Le ruissellement des eaux occasionne les ravinements qui se transforment en Koris.En
période de crues,ces derniers ont un effet sur les terres de culture et font perdre les eaux qu'ils
acheminent loin dans la nature.
L'érosion éolienne est causée par les vents parfois violents qui menacent la survie des
jeunes plants et emportent la partie organique du sol. Ce processus est à la base de la formation
puis du déplacement des dunes de sable.
Le facteur humain s'il n'est pas considéré déterminant dans la dégradation de
l'environnement, accroît les besoins en terres de culture,conséquence d'une poussée
démographique incontrôlée. Le déficit alimentaire devient chronique,poussant la population à
se déplacer à la recherche de moyens de subsistance. C'est alors que l'émigration saisonnière se
transforme en exode définitif. On abandonne les villages aux femmes qui doivent toutes
seules,assurer l'avenir de la famille.
C'est dans ce contexte physico-naturel difficile que le projet Keita s'est proposé de
relever les défis à la fois nombreux,diversifiés et complexes qui se posent à la région.
A cette fin, des objectifs ont été préalablement établis. 5
2)Les objectifs du projet
Les objectifs à court et moyen termes peuvent être résumés en trois (3) points:
a) Accroître la production agricole.
b) Inverser la tendance à la dégradation des ressources naturelles (eau, terre, végétation).
c) Organiser le monde rural.
Une fois ces objectifs atteints, ils permettront d'aboutir à une solution durable des
problèmes du monde rural à travers l'auto suffisance alimentaire, l'amélioration du niveau de vie
de tous et la capacité des institutions paysannes à se prendre en charge.
3)L'approche territoriale 3-l)La
délimitation des territoires
Les grands bassins versants de l'arrondissement de Keita sont subdivisés en sous-bassins
versants, plus importants les uns que les autres.Chaque sous-bassin versant est un territoire à
aménager. Les sous-bassins versants sont des pôles de développement donnant lieu à des
activités intégrées qui sont la solution intégrale aux problèmes du milieu.Les plans
d'aménagement auront un effet bénéfique certain chez la population cible et les retombées tout
aussi avantageuses, se sentiront en amont et en aval du territoire considéré.
Le P.I.K a dans un premier temps, cherché à gagner la confiance de la population menant
des actions visibles, compréhensibles, qui répondent à ses aspirations.La confiance retrouvée a
servi de base à la mobilisation et à la participation de la population, indispensables au
développement du territoire.Ce rut ensuite la période de reproduction des interventions partout
où cela s'avère nécessaire y compris à une échelle réduite, suivant un schéma flexible de
programmation qui tient compte des réalités du milieu.
3-2)La stratégie d'intervention
La stratégie d'intervention du projet suit les étapes ci-après:
a) Identifier les unités territoriales élémentaires (UTE).L'UTE est composée d'un sous- bassin
versant où habitent un ou plusieurs villages.La solution intégrale consiste à répondre aux
préoccupations environnementales, humaines et socio-économiques du territoire. Aucun moyen
(financier ou matériel) ne sera ménagé de la part du projet en vue de parvenir à un résultat
satisfaisant et durable.
b) Prendre en compte les besoins les plus urgents de la population, à savoir la nécessité
d'augmenter les terres de culture. S'il est techniquement possible de réhabiliter un glacis et de le
mettre le plus rapidement possible à la disposition de la population, le projet fait le travail.Par
contre, lorsque l'aménagement exige un traitement cohérent et progressif de l'amont vers l'aval,
le projet se donne le temps et les moyens de réussir.De plus, l'aménagement de l'UTE se
poursuivra par la création d'infrastructures socio-économiques (classes, pistes, dispensaires,
etc).
c) L'aménagement des UTE traite ensuite les Koris en construisant des seuils dont le rôle est de
favoriser la sédimentation avec possibilités d'épandage.Al'aval,les crues seront ralenties pour
permettre l'infiltration des eaux et la pratique des cultures de contre-saison.
d) La lutte contre l'érosion éolienne peut être menée indépendamment de la stratégie
d'aménagement des unités territoriales.Elle se traduit par la fixation des dunes et la mise en
oeuvre de brise-vents.La lutte est parachevée en plantant des espèces d'arbres adaptées. Les
zones concernées par ce type d'aménagement sont les dunes actives et les terres sablonneuses. 6
II) LA PRATIQUE DU PROJET
1) La bonification intégrale
La terre peut être considérée comme 1' ensemble des composantes du milieu naturel, au
nombre desquelles nous citerons les sols, l'eau et 1' homme. Ces éléments entretiennent des
inter- relations qui changent au gré de l'espace et du temps.
L'homme se sert de ces ressources naturelles pour manger boire et lutter contre 1' a
adversité de la nature. La sollicitation continue et accrue des ressources , conduit à la rupture
de 1' équilibre écologique , source de 1' érosion hydrique et éolienne. La dégradation accentuée
du milieu naturel conduit à la désertification. Parmi les ressources naturelles , celles qui jouent
un rôle capital dans la vie de 1' homme , des plantes et des animaux sont le sol et l'eau. Dès lors,
1on comprend aisément pourquoi la réhabilitation de l eau et des sols reste au coeur des
préoccupations et des activités du PIK .
La lutte contre la désertification suit une méthodologie consistant à stocker les eaux de
ruissellement sur les collines au niveau des versants , des plateaux , des glacis „ des vallées 9
par la construction d'ouvrages appropriés( tranchées , diguettes, barrages) .
Les travaux de CES/ DRS permettent d'accroître les potentialités en terres de culture
par la récupération puis la mise à la disposition des paysans , de terres autrefois incultes ou
stériles.
Des arbres sont plantés afin d' enrichir les sols agricoles ou de fournir des aires de
pâturage selon le cas. La productivité agricole se trouve renforcée par la vulgarisation des
techniques agricoles tel que le sous- solage effectué par les tracteurs du projet.
L'utilisation optimale des eaux se traduit par la construction des ouvrages modernes
(puits villageois et pastoraux, forages , puits maraîchers) et des retenues collinaires (barrages)
en vue d'assurer les besoins en eau des hommes , des plantes et des animaux.
Le développement étant un ensemble cohérent, les activités du projet s'étendent au- delà
ldu secteur agricole. Comme volets d accompagnement on peut citer :
- la construction de classes en matériaux définitifs(ciment sans utilisation de banco) pour
améliorer le taux de scolarisation des enfants
- la réalisation de dispensaires afin d'assurer une meilleure couverture sanitaire de la population
grâce aux soins et aux conseils prodigués
- l' accroissement du revenu monétaire par 1' introduction de nouvelles cultures; sésame,
arachide et surtout salades de coupe et tournesol. Ce dernier transformé dans une mini huilerie
gérée par les producteurs , donne une huile écologique très prisée. .
- le crédit rural (acquisition d'unités de cultures atelées UCA, les greniers villageois,
l'embouche ovine, etc) a connu un résultat mitigé en raison notamment de l'insuffisance des
textes juridiques en la matière et de la carence des institutions villageoises à s'auto-gérer. 7
Le projet appuie la population dans des domaines tels que l'adduction en eau potable des
gros villages , le maraîchage, la conservation et la commercialisation des produits agricoles, ia
pisciculture, l'artisanat, etc.
A1' évidence, le PIK intervient dans tout domaine de la vie socio- économique en vue de
l'épanouissement de l'homme dans son milieu. Cette vision globale du développement ou
bonification intégrale qui se manifeste par des réalisations concrètes, est un credo cher au
projet.
2) Les travaux de CES/DRS
h
S' il y'a un domaine d activités qui fait du PIK un centre de référence national et même
régional, c' est son engagement dans les travaux de défense et de restauration des eaux et des
sols(CES/DRS).
Le tableau suivant donne un aperçu des aménagements correspondant à chaque partie de
bassin versant. Les schémas portés en annexe complètent les explications.

Bassin versant Aménagement Reboisement Système
Les plateaux - diguettes anti- - acacia seyal - sylvo-agricole
érosives en aval du acacia niîotica var
terrain à traiter - adansoni -prosopis
système de billons chilensis
puis sous- solage.
- idem, les diguettes - idem sylvo-pastorale
sont plus
rapprochées(espace-
ment de 4 m)
Les collines Tranchées de volume -acacia seyal - sylvo-pastorale
Im3 acacia radiana -rocailleuses
A.nilotica var
adansoni -prosopis
chilensis
Les glacis -sous-solage - -acacia seyal - -sylvo-pastorale
diguettes anti- prosopis chilensis -
érosives(espacement A.nilotica var
de moins de 25m) adansoni Les terres dunaires stabilisation naturelle Plantation en rangées sylvo-agricole
espacées de 60m A
.nilotica var adansoni(
1 ère rangée) -prosopis
chilensis +A.
olocerioca(2è+3 è
rangée)
Plantation en 4 x4m -Les dunes vives stabilisation par des sylvo-agricole
A.senegal -prosopis haies mortes de tiges
chilensis -ziziphus de mil(ou stabilisation
mauritiaca par clayonnage)
-bauhimia rufescens
*
Les vallées Plantation en double sylvo-agricole
rangées (espacement
60m) -azadirachta
indica -prosopis
juliflora
Les berges des koris Plantation sur une
largeur de 20m -
prosopis juliflora -
parkinsonia aculeata -
acacia seyal -acacia
nilotica
Etant donné que l'infiltration est faible sur les petits bassins versants, les aménagements
décrits plus haut présentent l'avantage de ralentir les crues.Afin de rendre celles-ci moins
agressives et de favoriser l'infiltration , des barrages d'écrêtage sont édifiés sur les principaux
axes de drainage (voir photo en annexe).
Un suivi de l'efficacité des barrages est effectué. Il en résulte des améliorations , tant
nécessaires au bon fonctionnement des ouvrages. Grâce à cette approche , il a été prouvé
qu'une buse d'un débit de 1 à 3 m7s placée à 1 m du terrain naturel dans la partie centrale du
barrage en gabions , évacue lentement les crues tout en diminuant l'ensablement de la retenue.
De plus , une canalisation en béton armé enterrée, placée au droit d'un déversoir latéral protège
l'ouvrage contre d'éventuelles crues et permet en cas d'ensablement , de vidanger la retenue.
Ces modifications ont un effet bénéfique sur les barrages.Pour faire face à l'énergie des eaux ,
les seuils en gabions utilisés dans le traitement des grands koris , sont renforcés par du béton
armé. 9
3) La participation populaire
Les premières réalisations du PIK ont convaincu la population qui comprend leur impact
sur le milieu. Cela a suscité la mobilisation et la participation de la population.Le projet se tient
à l'écoute de la population , l'associe à toutes les étapes de programmation , de décisions et
d'actions.
Autant la participation de la population est bénévole dans la réalisation d'infrastructures
(puits, classes ,dispensaires), autant la distribution de vivres (mil ,niébé , huile ,viande ) est
nécessaire dans les travaux de CES/DRS où l'état est tenu de rétablir les terres dégradées. La
lutte contre désertification dépasse les capacités des exploitants.Les vivres fournies par le
Programme Alimentaire Mondiale ( PAM) contribuent à résorber le déficit alimentaire que l'on
sait chronique.La gestion des stocks villageois et la distribution incombent aux organisations
paysannes.
La programmation annuelle fait de la détresse , un critère de choix d'intervention au
niveau des unités territoriales.
4) La promotion féminine
Les femmes sont à l'avant-garde de la lutte contre la désertification dans l'arrondissement
de Keita.Elles constituent dans une zone en proie à l'exode rural, une main d'oeuvre à fois sûre
et permanente.Dans le souci d'amoindrir les charges journalières de la femme, le projet a
installé des moulins à grains, créé des points d'eau modernes et construit des centres de santé.
L'appui au maraîchage , l'organisation des groupements féminins en charge de la gestion des
pépinières dont les plants sont vendus au projet, entrent dans le cadre d'une stratégie de
renforcement de l'indépendance économique de la femme.
Une division de la promotion féminine et du développement socio-économique a été
créée. Sa mission est de faire comprendre et de revaloriser le rôle de la femme dans la
société.La promotion du statut de la femme fait également partie du cahier des charges.
5) Les activités de suivi-évaluation
La division de suivi-évaluation appuie les autres divisions par la recherche de l'efficacité
des actions du projet. Elle veille à l'utilisation rationnelle des ressources en personnel, en vivres
PAM, des moyens matériels et du carburant. Afin de mener à bien son rôle de contrôle, la
division assiste et forme les villageois à la gestion des vivres à distribuer.
Par contre, la division souffre d'insuffisances des textes juridiques contre la mauvaise
gestion et d'un manque de personnel en matière d'enquêtes. Les données collectées par la
division sont transmises pour traitement aux structures étatiques. C'est à ce niveau que
s'effectue le travail d'évaluation. 10
m) LA DOCUMENTATION PROJET
La documentation est essentiellement composée de rapports portant sur les activités du
projetlls sont rédigés par les cadres du projet ou les missionnaires (consultant s, expert s) qui
viennent se prononcer sur une étude commandée par le projet ou ses partenaires.
Les documents peuvent être classés en sept (7) catégories notées par les lettres; A, B,
C, D ,E> ï% G comme indiqué dans le tableau.

LETTRE NATURE DE DOCUMENT
Documents de projet(pour les différentes phases) A
B Rapports d'état d'avancement
C Rapports des réunions tripartites(Niger-Italie-FAO) ou
quadripartites (Niger- Italie - FAO-PAM)
D Etudes organiques
Rapports de missions de consultants E
F Rapports de stages, mémoires, voyages d'études
Rapports des experts(FAO notamment) G
La liste des documents jointe en annexe n'est pas exhaustive.Certains documents
échappent au répertoire du projet.En outre, chaque division possède une documentation
spécifique. Celle-ci est entre autre garnie par des livres fournis par la FAO et par certains
experts qui sont de passage.
Notre suggestion pour le PGRN , consiste à demander à la cellule de mettre des
documents techniques à la disposition des équipes. L'abonnement aux revues techniques
participe également à la formation des équipiers.

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