Rapport de stage (version abrégée) en développement rural intégré ...

De
Publié par

  • redaction
  • redaction - matière potentielle : du rapport
  • rapport de stage
  • cours - matière potentielle : la session d' été
  • exposé
Rapport de stage (version abrégée) en développement rural intégré Présenté à La Chaire en développement international Par Mélanie Lacroix Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation Québec, Canada Jeudi, 27 octobre 2011
  • isteebu institut de statistique et d'etudes economiques du burundi miilda
  • agence consultative en éthique de la coopération internationale
  • instances gouvernementales des pays du nord et du sud, aux organisations internationales, aux institutions internationales, aux fondations caritatives et aux entreprises privées du nord
  • relations d'affaires et de coopération entre le nord
  • burundi
  • développement rural
  • organisations
  • organisation
  • pays
Publié le : mercredi 28 mars 2012
Lecture(s) : 590
Source : chairedi.fsaa.ulaval.ca
Nombre de pages : 84
Voir plus Voir moins



Rapport de stage
(version abrégée) en
développement rural intégré




Présenté à
La Chaire en développement international

Par
Mélanie Lacroix



Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation
Québec, Canada
Jeudi, 27 octobre 2011


Résumé

Le présent rapport de stage est le fruit d’une réflexion approfondie qui est survenue à la suite
d’une expérience de stage réalisée par Mélanie Lacroix, au cours de la session d’été 2011 dans le
cadre de ses études au Diplôme d’études supérieures spécialisées (D.E.S.S.) en développement
rural intégré. Ce programme interdisciplinaire et interfacultaire est administré par la Faculté des
Sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval à Québec.

Ce rapport relate son expérience de stage qui s’est déroulé en deux volets, soit une partie à
Québec, dans les bureaux de l’ACECI (Agence consultative en éthique de la coopération
internationale), une ONG québécoise, et une partie sur le terrain au Burundi. Il fait l’objet d’une
analyse de ces deux portions de stage et débute avec la présentation de l’organisme d’accueil. La
stagiaire dresse un portrait global de l’organisation selon un cadre conceptuel systémique en
exposant la structure organisationnelle de l’agence, sa vision, sa mission et ses objectifs. Cette
section donne ensuite une explication des projets et des interventions qui sont mis de l’avant par
l’agence et qui ont le plus concerné la stagiaire. On y expose aussi les ressources matérielles,
financières et humaines dont dispose l’organisation. Il est ensuite question de l’environnement
social et institutionnel qui règne au sein de l’ONG ACECI et les circonstances particulières qui
ont accentué cette ambiance et qui ont caractérisé le stage. Cette première section du rapport se
termine par l’adaptation et la transformation des structures organisationnelles qui ont été
observées par la stagiaire au court de son séjour au sein de l’agence.

La deuxième section du rapport porte essentiellement sur la problématique globale de
développement du milieu rural burundais. La stagiaire y expose la problématique liée au
paludisme selon sa vision personnelle tout en s’appuyant sur diverses sources multidisciplinaires.
Dans un premier temps, elle identifie clairement la région pour ensuite donner une explication
détaillée de la maladie en décrivant son mode de transmission, les symptômes liés à sa
contraction et les groupes de populations le plus à risque. Par la suite, le rapport contient des
renseignements qui nous permettent de comprendre pour quelle raison le paludisme est perçu
comme une problématique de développement. Ces explications conduisent à la situation
spécifique du Burundi et à l’évolution de la maladie au sein du pays. Le rapport inclut
subséquemment l’aspect économique et les ressources humaines qui se retrouvent directement au
cœur de cette problématique et qui sont perçus à la fois comme des causes et des conséquences de
celle-ci. On y retrouve à la toute fin de cette partie du rapport, les stratégies déjà élaborées au
Burundi pour lutter contre le paludisme.

La troisième section du rapport fait état des actions accomplies par la stagiaire durant le stage.
Ces explications sont divisées en deux volets tels que le stage s’est déroulé : d’une part, la
description des actions qui ont été réalisées au Canada, et d’autre part, la description des actions
i


réalisées au Burundi. La portion destinée aux actions entreprises au Canada débute par un rappel
des responsabilités confiées à la stagiaire selon la convention de stage. On y relate ensuite le
travail de recherche et de rédaction qui ont été les principales actions posées. La participation à
l’organisation d’un évènement y est également expliquée brièvement et la description de la
préparation de la stagiaire au séjour sur le terrain englobe les actions entreprises dans le bureau
de l’ACECI au Canada. La seconde portion du stage, réalisée au Burundi, reflète quant à elle des
initiatives très distinctes par les actions entreprises de manière individuelle par la stagiaire n’étant
plus sous la supervision de l’ACECI. La stagiaire expose un portrait global des résultats
d’entretiens réalisés en y donnant ses impressions personnelles et en exprimant certaines
interrogations qui subsistent qui l’encouragent à approfondir ses recherches.

La quatrième section étant plus évaluative, elle est destinée à passer en revue les extrants et les
effets des principales actions de la section précédente afin de juger de leur efficience, de leur
efficacité et de leur effectivité. Comme pour la section antérieure, cette évaluation s’effectue en
deux volets, soit : la partie réalisée à Québec et celle sur le terrain au Burundi. La stagiaire, selon
ses propres indicateurs, fournit une évaluation qui lui permet d’aboutir à des conclusions
plausibles. Elle dirige ensuite son analyse vers la contribution de ses actions à l’amélioration de
la situation de la population rurale du Burundi. Le rapport reflète un point de vue critique sur les
réels impacts des actions posées et mène vers l’élaboration d’actions supplémentaires qui auraient
pu contribuer davantage à l’amélioration de la situation problématique. Cette section se conclut
par quelques recommandations de la stagiaire envers l’organisme d’accueil dans la poursuite du
projet.

La cinquième et dernière section du rapport est plus réflexive et personnelle en proposant une
autoévaluation des acquis de formation que le stage a rendus possibles. Différents points sont ici
analysés et rendent compte autant des connaissances théoriques et techniques que des habilités et
des attitudes qui ont pu être acquises ou améliorées lors du stage. Cette portion du rapport fait
également le bilan des circonstances qui ont contribué à la compréhension de la dynamique
d’évolution du milieu rural burundais. La stagiaire propose finalement une estimation des effets
que le stage a pu susciter sur ses intentions de carrière ou ses comportements professionnels, et
elle termine en identifiant les éléments de l’environnement qui ont facilité ou freiné l’obtention
de nouvelles connaissances.

Ce rapport se couronne par une conclusion générale sur la réalisation de ce stage en incluant les
résultats de sa réflexion qui l’ont conduite vers la rédaction du rapport. La bibliographie et les
annexes viennent ainsi compléter ces informations.
ii


REMERCIEMENTS

Mes remerciements s’adressent en premier lieu à mon superviseur de stage, Monsieur Maurice
Carel, pour sa compréhension et ses conseils qui m’ont permis de progresser et de réaliser un
stage des plus enrichissants.

Je remercie également la Chaire en développement international pour la bourse qu’elle m’a
octroyée et qui m’a permis de réaliser un séjour sur le terrain au Burundi. C’est grâce à ce voyage
si j’ai pu saisir davantage le contexte et les enjeux du projet.

Je tiens à remercier tout particulièrement et à témoigner toute ma reconnaissance à Geneviève
Laroche et son mari Diomède Niyonzima, qui par leur grande générosité m’ont permis de vivre
un magnifique séjour au Burundi en facilitant le contact avec la population et en me permettant
de visiter différentes régions.

Je tiens à exprimer ma gratitude aux personnes avec lesquelles j’ai travaillé. Tout d’abord,
l’Adjointe-Administrative à la Direction de l’ACECI, m’a permis d’acquérir des connaissances
relatives au fonctionnement de l’agence, en plus de répondre à mes nombreuses interrogations
tout au long de mon séjour dans l’organisation. Quant aux Burundais que j’ai eu la chance
d’interroger lors de mes entrevues sur le terrain, la confiance qu’ils m’ont accordée m’a permis
d’avoir une meilleure compréhension de leur pays et de la situation vécue.

Enfin, je tiens à remercier ma famille pour leur support et leur encouragement durant ces trois
mois de stage réalisés dans des circonstances inattendues et la rédaction du rapport qui a suivi.

iii


Table des matières

Résumé .............................................................................................................................................. i
REMERCIEMENTS ...................... iii
SIGLES, ABRÉVIATIONS ET ACRONYMES ............. 3
INTRODUCTION ............................................................................................................................ 4
1. LA PRÉSENTATION DE L’ORGANISME D’ACCUEIL ........................ 5
1.1 Structure organisationnelle ..................................... 5
1.2 La vision, la mission et les objectifs de l’agence ... 5
1.3 Les projets et activités de l’ACECI ........................................................................................ 6
1.4 Les ressources de l’ACECI .... 9
1.5 Environnement social et institutionnel ................. 11
1.6 Adaptation et transformation des structures ......................................................................... 13
2. LA PROBLÉMATIQUE DE DÉVELOPPEMENT .. 14
2.1 Identification de la région .................................... 14
2.2 Qu’est-ce que le paludisme ? ............................................................... 16
2.3 La transmission du paludisme .............................. 16
2.4 Les symptômes du paludisme 17
2.5 Les groupes de populations le plus à risque ......................................................................... 18
2.6 Le paludisme, une maladie perçue comme étant problématique ......... 19
2.7 La situation au Burundi ........................................ 19
2.7.1 L’homme et son environnement .................................................................................... 20
2.7.2 La guerre et la situation foncière ................... 21
2.7.3 L’économie et les ressources humaines du pays ........................... 22
2.8 Les stratégies de lutte contre le paludisme ........................................................................... 23
2.8.1 Première stratégie de lutte anti paludique ..... 23
2.8.2 Deuxième stratégie de lutte anti paludique ... 24
2.8.3 Troisième stratégie de lutte anti-paludique ... 26
2.8.4 Quatrième stratégie de lutte anti paludique ................................................................... 28
2.9 Conclusion de la problématique de développement ............................. 29
3. LA DESCRIPTION DÉTAILLÉE DES ACTIVITÉS ACCOMPLIES EN TANT QUE
STAGIAIRE ................................................................... 30
3.1 Premier volet du stage réalisé au Canada ............................................................................. 30
3.2 Deuxième volet du stage réalisé au Burundi ........ 35
3.2.1 Le résultat des entretiens ............................................................... 36
4. L’ÉVALUATION DES ACTIONS EN TANT QUE STAGIAIRE .......... 40
4.1 L’évaluation des actions entreprises au bureau de l’agence à Québec ................................ 40
4.1.1 La recherche documentaire ........................................................... 40
4.1.2 L’organisation de l’évènement du 21 juin ..................................... 42
4.2 L’évaluation des actions entreprises sur le terrain au Burundi ............................................ 43
4.3 Contribution des actions à l’amélioration de la situation de la population rural du Burundi
.................................................................................................................... 45
4.4 Les actions supplémentaires qui auraient pu contribuer à l’amélioration de la situation .... 47
4.5 Recommandations à l’organisme d’accueil .......................................... 48
1


5. L’AUTOÉVALUATION DES ACQUIS DE FORMATION À L’OCCASION DU STAGE .. 48
5.1 Les connaissances théoriques, les méthodes ou les techniques ........................................... 49
5.2 L’enrichissement de la compréhension de la dynamique d’évolution du milieu rural
burundais .................................................................................................... 50
5.3 L’amélioration des habiletés et les attitudes pendant le stage .............. 51
5.4 Les effets du stage sur mes intentions de carrière ou mes comportements professionnels .. 51
5.5 Les éléments de mon environnement qui ont facilité ou freiné l’obtention de nouveaux
acquis .......................................................................................................................................... 53
CONCLUSION .............................. 55
ANNEXES ..... 62
Annexe 1 .... 63
Annexe 2 .................................................................................................................................... 80

2


SIGLES, ABRÉVIATIONS ET ACRONYMES

ACECI : Agence consultative en éthique de la coopération internationale
ALUMA : Action de lutte contre la malaria au Burundi
AGDB : Association pour la gestion durable de la biodiversité au Burundi
BIF : Franc burundais
CAPAD : Confédération des Associations des Producteurs Agricoles pour le
Développement
CCF : Centre culturel français
D.E.S.S : Diplôme d’études supérieures spécialisées
EPISTAT : Service d’Épidémiologie et des Statistiques Sanitaires
FAO : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
INSP : Institue National de Santé Publique
ISABU : Institut des Sciences Agronomiques du Burundi
ISTEEBU Institut de Statistique et d’Etudes Economiques du Burundi
MIILDA : Moustiquaires imprégnées d'insecticide de longue durée d'action
OMD : Objectifs du Millénaire pour le développement
ONG : Organisation non-gouvernementale
PNILP : Programme National Intégré de Lutte contre le Paludisme
SAP-SSA : Système d’Alerte Précoce, Surveillance de la Sécurité Alimentaire
SRDI : Société Régional de Développement de l’Imbo
UNHCR : Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés
3


INTRODUCTION

Le programme de D.E.S.S en développement rural intégré valorise une approche et des méthodes
reposant sur une vision humaniste et globale du développement rural. Le stage obligatoire de fin
d’études est l’occasion d’acquérir ou d’améliorer des connaissances, des habiletés et des attitudes
qui favoriseront la compréhension des dynamiques agissant sur le milieu rural afin d’être en
mesure d’élaborer des interventions alternatives avec la participation de la population concernée.
Le stage permet donc de vivre de multiples expériences qui donnent la chance de mettre en
pratique, le bagage de connaissances et de savoirs acquis lors de la formation théorique. Il permet
d’autant plus d’être plongé au cœur de situations réelles pour saisir l’ensemble du contexte et tous
les éléments qui le compose afin d’envisager entreprendre certaines actions appropriées.

Le rapport qui suit fait le bilan de l’expérience de stage qui s’est déroulée du 2 mai 2011 au 7
juillet 2011. Grâce à une bourse de la Chaire en développement international de l’Université
Laval, une portion du stage a pu être réalisée sur le terrain. Ainsi, les six premières semaines du
stage, soit du 2 mai au 10 juin, ont été accomplies à l’ACECI (Agence consultative en éthique de
la coopération internationale), une ONG québécoise, située dans la ville de Québec, et trois
semaines, soit du 14 juin au 7 juillet, ont été réalisées sur le terrain au Burundi. Le rapport fait
donc référence à l’expérience vécue autant à l’agence qu’au Burundi en exposant les objectifs et
les responsabilités confiées à la stagiaire en lien avec le projet cataire, une initiative de l’ACECI.
La stagiaire avait comme mandat initial d’effectuer une recherche documentaire sur la culture de
la Nepeta cataria au Burundi, une plante que l’ACECI désire introduire au pays afin qu’elle y
soit cultivée par les paysans dans le but de produire un insectifuge destiné à lutter contre le
paludisme. La problématique liée au paludisme fait ici l’objet du stage en développement rural
intégré et le rapport témoigne de la compréhension des diverses articulations qui la compose.
4


1. LA PRÉSENTATION DE L’ORGANISME D’ACCUEIL
1.1 Structure organisationnelle
L’agence consultative en éthique de la coopération internationale (ACECI) est une petite ONG
qui a vu le jour le 17 janvier 2007. Elle a été créée par Mme Ginette Karirekinyana qui en est la
directrice générale depuis son ouverture. Le conseil d’administration est actuellement composé
de cinq membres : Gilles Rioux (trésorier), Lucie Saint-Gelais (secrétaire du conseil
d'administration), Guy Gilbert (administrateur), Gregory Patience (administrateur) et un autre
membre, récemment impliqué. Il est à noter que depuis les débuts, plusieurs changements
peuvent être observés dans la composition des membres du conseil d’administration. Ces
1modifications peuvent d’ailleurs être consultées dans le Rapport d’activités 2007-2009 et le
2Rapport d’activité de 2010 . Sur le site web de l’ACECI est présenté toute une équipe répartie en
diverses catégories et comprenant chacune plusieurs membres, il s’agit : du conseil
d’administration (5), du conseil scientifique (2), du conseil aviseur (3), de la direction (4), de
l’équipe Alpha (8), des assistantes (3), des bénévoles et du président d’honneur (1). Bien que le
site projette l’image d’un nombre important d’individus au sein de l’organisation, la plupart de
ces personnes n’interviennent que très peu dans l’ONG et dans les projets. En fait, l’ensemble des
actions posées est le résultat de l’initiative de la directrice et seules quelques personnes sont
impliquées directement dans l’ONG et dans les projets. La collaboration la plus importante avec
l’agence est sans doute celle de Grégory Patience, ingénieur et professeur à l’École
Polytechnique de Montréal, Oumarou Savadogo, expert en Énergie et Développement durable et
Francis Mainguy ingénieur et représentant de l’entreprise Aliksir, productrice et importatrice
d’Huiles essentielles biologiques. Durant mon stage, l’agence pouvait également compter sur une
Adjointe-Administrative à la Direction. Elle était la seule personne rémunérée au sein de
l’organisation, grâce à l’éligibilité de l’ACECI à offrir un emploi subventionné par le
gouvernement du Québec.

1.2 La vision, la mission et les objectifs de l’agence
L’ACECI se présente en tant qu’agence ayant comme vision « Un partenariat mondial
responsable, une coopération équilibrée et un développement éclairé » (ACECI.org). Elle se
donne comme mission de promouvoir l’éthique de la coopération. Pour y parvenir, elle souhaite
plaider en faveur du facteur humain dans les grands enjeux mondiaux comme : la lutte contre la
pauvreté, la gestion de l’environnement, le développement durable et les relations bilatérales et
multilatérales. Plus précisément, elle ambitionne de joindre l’action à l’étique à travers 5
principaux axes : l’information, la formation, la recherche, la consultance et les études de terrain.

1
ACECI. Rapport d’activités 2007-2009 [http://www.aceci.org/documents/RAPPORT_ACTIVITES_2007-
2009DEF.pdf] p. 3
2
ACECI. Rapport d’activités 2007-2009 [http://www.aceci.org/documents/rapport2010_aceci.pdf] p. 4

5


Selon sa vision, l’ACECI perçoit les interventions des pays du Nord envers les pays du Sud
comme étant basées sur des normes des pays du Nord qui ne tiennent pas compte des spécificités
des pays du Sud sur le plan des traditions, des conditions de vie et des symboliques de la
population. En d’autres termes, elle estime que l’absence de recherche collective dans les
interventions entre le Nord et le Sud est au cœur d’une coopération inefficace ne prenant pas en
compte l’éthique. Pour cette raison l’ACECI dit s’adresser aux instances gouvernementales des
pays du Nord et du Sud, aux organisations internationales, aux institutions internationales, aux
fondations caritatives et aux entreprises privées du Nord faisant affaires avec le Sud.

Elle présente ses objectifs spécifiques comme suit :
 Œuvrer pour une nouvelle configuration de la coopération basée sur le modèle de
partenariat responsable
 Promouvoir l'institutionnalisation de l'éthique de la coopération
 Sensibiliser les intervenants et décideurs du Nord et du Sud à la prise en compte du
facteur humain dans les programmes d’envergure nationale et internationale dans une
perspective globale du développement éclairé.
 Encourager le principe du donner et du recevoir dans les relations d'affaires et de
coopération entre le Nord et le Sud dans le respect du partenariat responsable
 Promouvoir le développement humain minimum garanti (DHMG) (ACECI.org).

1.3 Les projets et activités de l’ACECI
Sur le site Internet de l’ACECI, trois projets sont exposés et l’on relate la réalisation des activités
dans cinq pays (le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Niger et le Togo). Par ailleurs, durant
mon stage, je n’ai eu connaissance que de la mise en œuvre de deux projets, et ce, dans 2 pays
d’Afrique, soit le Burundi et le Burkina Faso. Ces projets sont de natures différentes, on retrouve
d’une part le projet consistant à traduire les OMD (Objectifs du Millénaire pour le
développement) en une loi-type visant la réduction de la pauvreté. En ce qui a trait à ce projet, il
semble avoir été lancé au départ au Togo, puis au Niger et voilà maintenant qu’il est initié au
Burkina Faso. Plusieurs visites ont été effectuées par Mme Karirekinyana dans ces pays, mais
mis à part des rencontres, j’ignore ce qui a été concrètement développé. D’autre part, on parle du
projet anti-malaria au Burundi qui porte sur la fabrication et la promotion d’un anti-moustique à
base de cataire (Nepeta cataria). Ce dernier est le projet qui m’était assigné durant mon stage.

Pour ce qui est du projet anti-malaria, l’ACECI le présente comme étant destiné aux populations
africaines en insistant sur la participation de celles-ci à toutes les étapes de production et de
promotion. Elle avance que le projet s’inscrit dans une vision de développement durable à partir
des ressources locales et renouvelables. En fait, l’agence stipule que ce projet permet d’investir
dans les populations, qu’il stimulera la croissance économique, en plus de viser le développement
durable. Son objectif général est de réduire le taux de mortalité causé par les piqûres de
6

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.