UNIVERSITE D'AVIGNON ET DES PAYS DE VAUCLUSE

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Niveau: Supérieur, Doctorat, Bac+8
UNIVERSITE D'AVIGNON ET DES PAYS DE VAUCLUSE ÉCOLE DOCTORALE 483 Sciences sociales Thèse de doctorat en : SCIENCE DE L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION MICHAËL BOURGATTE CE QUE FAIT LA PRATIQUE AU SPECTATEUR Enquêtes dans des salles de cinéma Art et Essai de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur Sous la direction de Monsieur le Professeur Emmanuel ETHIS Soutenue le 3 décembre 2008 Jury : Monsieur le Professeur Emmanuel ETHIS, Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse Monsieur le Professeur Daniel JACOBI, Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse Monsieur le Professeur Jean-Marc LEVERATTO, Université Paul Verlaine, Metz (rapporteur) Monsieur le Professeur Yves WINKIN, École Normale Supérieure L.S.H, Lyon (rapporteur) Monsieur Vincent THABOUREY, Coordinateur, Cinémas du Sud te l-0 03 69 73 0, v er sio n 1 - 2 0 M ar 2 00 9

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Publié le : lundi 1 décembre 2008
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UNIVERSITE D’AVIGNON ET DES PAYS DE VAUCLUSE
ÉCOLE DOCTORALE
483 Sciences sociales
Thèse de doctorat en :
SCIENCE DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION
MICHAËL BOURGATTE
CE QUE FAIT LA PRATIQUE AU SPECTATEUR
Enquêtes dans des salles de cinéma Art et Essai de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Sous la direction de Monsieur le Professeur Emmanuel ETHIS
Soutenue le 3 décembre 2008
Jury :
Monsieur le Professeur Emmanuel ETHIS, Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse
Monsieur le Professeur Daniel JACOBI
Monsieur le Professeur Jean-Marc LEVERATTO, Université Paul Verlaine, Metz (rapporteur)
Monsieur le Professeur Yves WINKIN, École Normale Supérieure L.S.H, Lyon (rapporteur)
Monsieur Vincent THABOUREY, Coordinateur, Cinémas du Sud
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tel-00369730, version 1 - 20 Mar 2009MICHAËL BOURGATTE
CE QUE FAIT LA PRATIQUE AU SPECTATEUR
Enquêtes dans des salles de cinéma Art et Essai de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Directeur de thèse : Monsieur le Professeur Emmanuel ETHIS
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tel-00369730, version 1 - 20 Mar 20094
tel-00369730, version 1 - 20 Mar 2009Mes remerciements vont :
À mon directeur de thèse, Monsieur le Professeur Emmanuel Ethis.
Aux membres du jury, Messieurs les professeurs Daniel Jacobi, Jean-Marc Leveratto et Yves
Winkin. Monsieur Vincent Thabourey.
Aux membres et aux adhérents de l’association Cinémas du Sud, à la région Provence-Alpes-
Côte d’Azur, à l’ADER Paca, aux membres et aux adhérents de l’Association Française des
Cinémas d’Art et Essai et à ceux du Groupement National des Cinémas de Recherche.
À Yves Jeanneret, Jean Davallon, Cécile Tardy, Emilie Flon, Agnès Devictor, Geneviève
Landié, Virginie Spies, Jean-Christophe Vilatte, Jean-Louis Fabiani, Pierre-Louis Suet,
Marie-Hélène Poggi, Hana Gottesdiener, Joëlle Richetta, Damien Malinas, Marie-Pierre
Fourquet Courbet, Jacques Téphany, Paul Tolila, Stéphane Dufour, Shayne Girardin, Caroline
Angé, Louis Basco, Laurent Sébastien Fournier, Olivier Thévenin, Olivier Moeschler,
Frédéric Gimello-Mesplomb, Jacques Pierre, Yves Bergeron, Raymond Montpetit, Ian
Charles Jarvie, André Gaudreault, Françoise Thébault, Nathalie Petiteau, Paul Payan, Joël
Augros.
À Gaëlle Lesaffre, Camille Jutant, Anne Watremez, Céline Schall, Tanguy Cornu, Olivier
Lefalher, Fanchon Deflaux, Sophie Marino, Johanne Tremblay, Bessem El Fellah, Soumaya
Gharsallah, Marie Lavorel, Marie-Elizabeth Laberge, Amélie Giguère, Pauline Grison, Céline
Calif, Juliette Dalbavie, Anne Laforêt, Yvan Clouteau, Fabien Labarthe, Olivier Zerbib,
Raphaël Roth, Mylène Costes, Maud Cappatti, Valérie Vitalbo, Jason Luckerhoff, Perrine
Boutin, Aude Seurrat, Laurent Kasprowitz, Jean-Bernard Cheymol, Cheikhouna Beye, Emilie
Pamart, Caroline Bergeron, Bruno Boucart, Yann Kilborne.
À Bernadette Boissier, Adèle Assen A Zang, Pascale Di Domenico, Françoise Arfelli,
Mireille Nicolas, Patrick Liné, Martine Boulangé, Jean-Louis Marangon, Isabelle Abad,
Ghislaine Wagner.
À Hécate… À nos échanges et nos dicussions, du réveil au couché et même au milieu de la
nuit… Autour d’un café ou au téléphone… À Avignon, Montréal, Paris, New York, Québec,
Barcelone, Villacourt, Athènes et Skopelos.
À mon entourage et à toutes les personnes que j’ai rencontrées, pour leur écoute, leur
compréhension, leurs encouragements et parfois même, leur aide : David Chauvet, Prune
Galeazzi, Marianne Castan et Harry Toudert, Laurent et Mélissa Ruggeri, Chloé, Gaspard et
Benoît Grillet, Aurore Duprey, Zélie, Léandre et Marc Bienaimé, Maud Grillet, Line, Arthur
et Brice Albernhe, Anaïs Bourgeois et Arnaud Giroud, Marie, Anna et Stéphane Larue Lucas,
Françoise, Piéric, Yann et Daniel Decaesteker, Sonia, Diane, Emilie et Frédéric Rossi,
Sandrine, Marco, Tom et Yannick Pagès, Christelle et Raphaël Messina, Dominick Breuil,
Christiane, Angélina et Frédéric Vienot, Emilie Fléchaire, Patrick Turini et Maïa Heinz,
Véronique, Emilie et Frédéric Giovannini Lacroix, Heejin et Thomas Scelo, Tyfenne Perroux,
Angeline et Emmanuel Picaud, Coline Galeazzi et Lionel Petit, Marko Stoehr, Malika Aït
Gherbi, Anne-Claire Andrault, Anne-Cécile Corneillet, Mélanie Berta, Damien, Louis et
Dominique Delerue, Laurène, Chloé et Vincent Portefaix, Jérôme Derbes, Charlotte Lefevre
et Romain Sémédar, Géraldine Brochon, Alexandra, Vassili et Kostas Vergopoulos, Elodie et
5
tel-00369730, version 1 - 20 Mar 2009Jérémie Martinez, Annabelle, Raphaël et Frédéric Ruggeri, Stéphanie, Chantal, Nicolas et
Serge Grillet, Marie-Josée et Alain Ruggeri, Alexandra Duplan, Sophie Biraud, Gilles De La
Buharaye, Laurette et Marc Castan, Stéphanie, Lila et Fabien Maniaci, Karine Chauvet et
Alex, Eve Chauvet et Bertrand, Jany Cianferani, Simone Lancelot, Micheline Gardez,
Evelyne Buzzacaro, Patrick Brouiller, Mikhaïl Bakolas, Detlef Rossmann, Yonnick Flot,
Marie-Noël, Léane et Damien Doutouma, Dominique et Marc Galeazzi, Marjolaine et Laurent
Souchon, Yann Gaude-Gourret, Caroline et Jean-Christophe Scottis, Marie Jouffret, Benjamin
Mouchez, Julie Ouzeneau et Benoît Pithon, Benjamin Ricaud, Laurianne Sitbon, Delphine
Moraleda, Cédric Courtois, Véronique De Montety, Aurélia Battesti, Thierry Garaix, Audrey
Parat, Céline Etre, Boris Bontoux, Christophe Servan, Mohamad Al Jezzini, Maud Robert,
Philippe Roussel, Anne Woelfel et Denis Chanteloup, Michelle et Daniel Villaume,
Christiane Jaillet, Amandine Akouka, Matthieu Navarro, Christine Bevilacqua, Bruno
Chomel, Nadia Crespin, Eva Brucato, Patrick Guivarch’, Roman Lepareur, Roger, les 2
Pascal, Cécile et toute la tribu Utopia passé, présent et futur, Anne-Marie Faucon et Michel
Malacarnet, Delphine Bachacou, Guillaume Sauvageot, Edith et Jacques Lechat, Lucie
Brémond, Axelle Auzas, Sophie Mirouze, Stéphane Bénard, Hugues Poirrier, Pierre
Dauvergne, Mme Loze, Jean-Louis Meunier, Christian, Khroutchev et feu Kennedy, Bruce
Springsteen, The Arcade Fire, Rhesus, IamX et Mogwaï.
À mes parents, Christiane et Christian Bourgatte, mon frère Cyril, Isabelle, Sabrina, Linda,
Sarah, Lana, Anaïs, Céline, Franck, Xavier, Francis, Marilyne, Manu et René, Ginette et
Robert, ma grand-mère Odette.
À Carole Brugger et Nikoleta Georgieva pour leur contribution au traitement des données.
À tous les spectateurs qui ont participé à l’enquête ainsi qu’aux exploitants et personnels des
cinémas ayant collaboré à la bonne marche de cette étude.
Aux étudiants croisés ici ou là, au détour d’un couloir, sur la terrasse d’un bar ou au milieu de
la foule dense des concerts de rock qui souvent nous unissent d’une autre manière… Et
notamment ceux dont j’ai tutoré les mémoires : nos échanges m’ont beaucoup apporté.
À ma vieille Casio qui a encore été ma compagne de calcul et à mon Mac qui a rendu les
armes cinq jours avant le dépôt de cette thèse.
Aux éternels oubliés des pages de remerciements.
Enfin, une pensée pour Pierre Todeschini.
Cette thèse a reçu le soutien de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Les traitements de données et les analyses ont été réalisés avec le logiciel MODALISA
(société KYNOS).
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tel-00369730, version 1 - 20 Mar 2009Sommaire
Introduction ______________________________________________________________ 15
Partie 1 : OSER UNE SOCIOLOGIE DE LA PRATIQUE CINEMATOGRAPHIQUE_____________ 47
I. AUX FONDEMENTS D’UNE SOCIOLOGIE DE LA PRATIQUE _______________________________ 49
1.1 La question de l’activité spectatorielle et des publics _____________________________________ 49
1.2 La place de la pratique dans la sociologie du cinéma _____________________________________ 54
1.3 La pratique cinématographique dans les approches communicationnelles _____________________ 60
II. DÉFINIR LA PRATIQUE CINÉMATOGRAPHIQUE COMME OBJET DE RECHERCHE _____________ 68
2.1 La pratique cinématographique entre savoir et social _____________________________________ 68
2.2 Le cas des films et des salles Art et Essai______________________________________________ 74
2.3 Au cœur de la pratique, le pratiquant _________________________________________________ 78
III. POSTURE MÉTHODOLOGIQUE POUR UNE SOCIOLOGIE DE LA PRATIQUE
CINÉMATOGRAPHIQUE ___________________________________________________________ 83
3.1 Point de vue sur la méthode : une analogie avec Le mystère de la chaloupe verte _______________ 83
3.2 La posture de recherche : application au champ du cinéma d’Art et Essai _____________________ 88
3.3 Un choix méthodologique : l’enquête par questionnaire___________________________________ 95
IV. LA SAISIE EMPIRIQUE DE L’OBJET « PRATIQUE » ___________________________________ 99
4.1 Le concept de goût _______________________________________________________________ 99
4.2 Le concept de savoir_____________________________________________________________ 104
4.3 Mesurer et qualifier les concepts outils sur le terrain ____________________________________ 110
V. LA PRATIQUE ET L’OBJET CULTUREL_____________________________________________ 117
5.1 Le film et le spectateur ___________________________________________________________ 117
5.2 La notion de public est-elle opératoire ? _____________________________________________ 122
5.3 L’objet culturel comme vecteur d’analyse de la constitution d’ensembles de pratiquants ________ 127
VI. LA PRATIQUE ET L’ESPACE CULTUREL ___________________________________________ 131
6.1 La pratique et la question de la fidélité_______________________________________________ 133
6.2 L’espace culturel et sa construction identitaire_________________________________________ 136
6.3 Pratique, représentation et partage de valeurs__________________________________________ 140
Partie 2 : LA CIRCULATION DU SYMBOLIQUE ET LE SYSTE-ME DE LA VALEUR DANS LE
CHAMP DU CINEMA ________________________________________________________ 147
I. L’ART ET ESSAI : NAISSANCE D’UN GENRE ________________________________________ 149
1.1 L’art mis à l’essai________________________________________________________________ 150
1.2 Le cinéma « alternatif » et la grande cour des miracles ___________________________________ 155
1.3 Constitution de la norme alternative__________________________________________________ 161
II. L’ART ET ESSAI : UN CINÉMA D’AUTEUR ?________________________________________ 167
2.1 L’Art et Essai : le film, le lieu ______________________________________________________ 167
2.2 L’impalpable légèreté de la notion d’auteur au cinéma ___________________________________ 171
2.3 Le pouvoir symbolique du statut auctorial _____________________________________________ 176
III. RECONNAISSANCE ET INSTITUTIONNALISATION D’UNE ÉCHELLE DE VALEUR PROPRE AU
CINEMA ______________________________________________________________________ 181
3.1 L’aide aux structures _____________________________________________________________ 181
3.2 L’éducation à l’image_____________________________________________________________ 184
3.3 Le cinéma et la question du patrimoine _______________________________________________ 191
IV. LES CRITÈRES DE LA VALEUR __________________________________________________ 195
4.1 L’auteur : sujet de caution, sujet à caution _____________________________________________ 200
4.2 Marqueurs critiques, marqueurs authentifiants, marqueurs symboliques ______________________ 204
9
tel-00369730, version 1 - 20 Mar 20094.3 La valeur entre jugement et point de vue ______________________________________________ 206
V. QUESTION D’ESTHÉTIQUE ET RAPPORT AU FILM____________________________________ 212
5.1 Le beau et le social_______________________________________________________________ 212
5.2 Le film et le lien social ___________________________________________________________ 204
5.3 La place de l’œuvre dans la sociologie des publics ______________________________________ 220
VI. LE FILM COMME DISCOURS SOCIAL _____________________________________________ 225
6.1 La thématique cinématographique de la métamorphose de l’homme en animal_________________ 226
6.2 Approche sémiotique et portée sémantique ____________________________________________ 229
6.3 Le film ou la stigmatisation des tensions sociales________________________________________ 235
Partie 3 : GÉRER LE SAVOIR, FAIRE CORPS COMMUNAUTAIRE______________________ 241
I. L’OBJET CINÉMATOGRAPHIQUE COMME OBJET DE SOCIALISATION______________________ 246
1.1 La socialisation et les médias filmiques _______________________________________________ 246
1.2 Le cas spécifique de la salle de cinéma _______________________________________________ 251
1.3 La constitution (sociale) d’une identité (sociale) de spectateur______________________________ 253
II. LES VOIES DE LA SOCIALISATION ET LA GESTION DU SYMBOLIQUE EN SALLE _____________ 261
2.1 Le cinéma, un espace complexe et polysémique ________________________________________ 261
2.2 Physionomie de la pratique dans les salles Art et Essai ___________________________________ 266
2.3 Autopsie du rapport des spectateurs aux films ________________________________ 271
III. COMPRENDRE LA SOCIALISATION EN SALLE À LA LUMIÈRE DU CONCEPT DE COMMUNAUTÉ _ 277
3.1 La communauté et le social ________________________________________________________ 277
3.2 La communauté entre partage et distinction ____________________________________________ 281
3.3 Portée du concept de communauté, ou comment lutter contre les lieux communs de la recherche en
sociologie du cinéma ________________________________________________________________ 287
IV. LA SALLE ET L’ÉPREUVE DE SOI : UNE DISCIPLINE COMMUNAUTAIRE __________________ 295
4.1 Pratique et prise de risque _________________________________________________________ 295
4.2 La sortie en salle et la discipline corporelle ____________________________________________ 300
4.3 La pratique et la discipline herméneutique _____________________________________________ 306
V. L’ŒUVRE DE LA COMMUNAUTÉ, LA PART DE LA FRICTION ____________________________ 311
5.1 La communauté fait débat _________________________________________________________ 311
5.2 Les Établis, les Marginaux _________________________________________________________ 316
5.3 Différenciation des pratiques communautaires__________________________________________ 322
VI. COMMUNAUTÉ, AJUSTEMENTS ET SOCIALISATIONS_________________________________ 328
6.1 La communauté : un espace social d’ajustements________________________________________ 328
6.2 À la rencontre de son « être social »__________________________________________________ 333
6.3 La communication interindividuelle ou l’« être communautaire » ___________________________ 337
Conclusion ______________________________________________________________ 345
BIBLIOGRAPHIE _______________________________________________________ 371
SOURCES ______________________________________________________________ 393
FILMOGRAPHIE________________________________________________________ 397
ANNEXES ______________________________________________________________ 401
Sommaire des annexes __________________________________________________________ 403
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tel-00369730, version 1 - 20 Mar 2009

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