UNIVERSITÉ MARC BLOCH STRASBOURG II Ecole Doctorale des Humanités THÈSE DE DOCTORAT EN ÉTUDES GERMANIQUES Arrêté du mars Présentée et soutenue publiquement en décembre par Anne Marie NAHON RAIMONDEZ Agrégée de l'Université LA PHRASÉOLOGIE MÉDICALE Etude de textes parallèles français et allemands Préparée sous la direction de Madame Gertrud GRÉCIANO Professeur de linguistique allemande Jury Mme Colette Cortès Professeur des Universités Paris VII Denis Diderot Mme Eva Maria Eckkrammer Professeur des Universités Salzbourg Mme Gertrud Gréciano Professeur des Universités l'UMB Strasbourg M Maurice Kauffer Professeur des Universités Nancy II Mme Annely Rothkegel Professeur des Universités l'Université Technique de Chemnitz

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Niveau: Supérieur, Doctorat, Bac+8

  • exposé


UNIVERSITÉ MARC BLOCH – STRASBOURG II Ecole Doctorale des Humanités THÈSE DE DOCTORAT EN ÉTUDES GERMANIQUES (Arrêté du 30 mars 1992) Présentée et soutenue publiquement en décembre 2006 par Anne-Marie NAHON-RAIMONDEZ Agrégée de l'Université LA PHRASÉOLOGIE MÉDICALE. Etude de textes parallèles français et allemands Préparée sous la direction de Madame Gertrud GRÉCIANO Professeur de linguistique allemande Jury : Mme Colette Cortès, Professeur des Universités à Paris VII - Denis Diderot Mme Eva Maria Eckkrammer, Professeur des Universités à Salzbourg Mme Gertrud Gréciano, Professeur des Universités à l'UMB-Strasbourg M. Maurice Kauffer, Professeur des Universités à Nancy II Mme Annely Rothkegel, Professeur des Universités à l'Université Technique de Chemnitz

  • conséquences sur la langue de spécialité

  • texte de spécialité médicale

  • langue de spécialité

  • articles parallèles

  • synthese de la saisie de la microstructure

  • articles tirés de la presse médicale

  • corpus


Publié le : dimanche 1 mars 1992
Lecture(s) : 132
Source : scd-theses.u-strasbg.fr
Nombre de pages : 391
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UNIVERSITÉ MARC BLOCH – STRASBOURG II
Ecole Doctorale des Humanités




THÈSE DE DOCTORAT EN ÉTUDES GERMANIQUES
(Arrêté du 30 mars 1992)



Présentée et soutenue publiquement en décembre 2006 par

Anne-Marie NAHON-RAIMONDEZ
Agrégée de l’Université




LA PHRASÉOLOGIE MÉDICALE.

Etude de textes parallèles français et allemands




Préparée sous la direction de

Madame Gertrud GRÉCIANO
Professeur de linguistique allemande





Jury :

Mme Colette Cortès, Professeur des Universités à Paris VII - Denis
Diderot
Mme Eva Maria Eckkrammer, Professeur des Universités à Salzbourg
Mme Gertrud Gréciano, Professeur des Universités à l’UMB-Strasbourg
M. Maurice Kauffer, Professeur des Universités à Nancy II
Mme Annely Rothkegel, Professeur des Universités à l’Université
Technique de Chemnitz
















A mes trois enfants, Elsa, Thomas et Matthieu

A mon mari, qui m’a soutenue et aidée

A mes parents

A Mme Gréciano, qui m’a fait confiance SOMMAIRE
0. INTRODUCTION 1
1. ENONCÉ DU PROBLÈME 4
1.1. L’ANALYSE PHRASEOLOGIQUE DES TEXTES DE SPECIALITE 4
1.1.1. Définitions et enjeux 4
1.1.1.1. Phrasème, collocation et texte 4
1.1.1.2. Langue de spécialité et texte de spécialité 8
1.1.2. La langue et le texte de spécialité médicale 14
1.1.2.1. Spécificité du domaine médical et les conséquences sur la langue de spécialité 14
1.1.2.2. Les grandes orientations de la recherche sur la langue de spécialité médicale 17
1.2. L’ANALYSE PHRASEOLOGIQUE CONTRASTIVE DE TEXTES DE SPECIALITE 21
1.2.1. Les enjeux 21
1.2.2. Les langues de spécialité du français et l’allemand 23
1.2.2.1. Le français, langue analytique et l’allemand, langue synthétique 23
1.2.2.2. Quelques résultats de la recherche contrastive 24
2. CORPUS ET METHODE 27
2.1. LA CONSTRUCTION D’UN CORPUS PARALLELE 27
2.1.1. Pourquoi un corpus parallèle ? 27
2.1.2. Nature du corpus parallèle étudié 27
2.2. METHODE DE TRAVAIL : DESCRIPTION DE LA MACRO- PUIS DE LA MICROSTRUCTURE 32
3. SAISIE DE LA MACROSTRUCTURE TEXTUELLE 37
3.1. FORMES ET FONCTIONS 37
3.1.1. Parties de texte et segments de texte 37
3.1.2. Fonction discursive et progression thematique 41
3.2. ANALYSE DES PARTIES DE TEXTE 1 A 5 45
3.2.1. Partie de texte 1 : Résumé 45
3.2.1.1. Variété formelle 45
3.2.1.2. Analyse des segments 45
3.2.1.3. BILAN : 58
3.2.2. PARTIE DE TEXTE 2 : INTRODUCTION 60
3.2.2.1. Variété formelle 60
3.2.2.2. Fonctions et indices des segments 62
3.2.2.3. BILAN 77
3.2.3. Partie de texte 3 : exposé de la situation 78
3.2.3.1. Analyse des segments 78
3.2.3.2. Bilan 95
3.2.4. Partie de texte 4 : Les solutions 96
3.2.4.1. Possibilité 1 : Généralités 97
3.2.4.2. Possibilité 2 : Traitement(s) possible(s) 104
3.2.4.3. segment 6 (=Compte-rendu d’étude) et segment 7 (=Compte-rendu de conférence) 112
3.2.4.4. Bilan 118
3.2.5. Partie de texte 5 : Bilan 118
3.2.5.1. Organisation des segments 118
3.2.5.2. Analyse des segments 120
3.2.5.3. Bilan 123
3.3. SYNTHESE DE LA SAISIE DE LA MACROSTRUCTURE TEXTUELLE 123
4. SAISIE DE LA MICROSTRUCTURE 129
4.1. LES UNITES PHRASEOLOGIQUES NON METAPHORIQUES 129
4.1.1. Le choix du classement 129
4.1.2. La représentation du scénario / frame ASTHME / ASTHMA BRONCHIALE 140
4.1.3. Description des unités phraséologiques 145
4.1.3.1. Données chiffrées 145
4.1.3.2. Les phraséotermes 146
4.1.3.3. Les phrasèmes spécialisés 162
4.1.3.4. Les phrasèmes du discours 175
4.1.3.5. Les phraséotextes 178
4.1.4. Bilan 182
4.2. LES UNITÉS PHRASÉOLOGIQUES MÉTAPHORIQUES 183
4.2.1. Exemples d’analyses fondées sur la linguistique cognitive 183
4.2.2. Les domaines-sources et les modèles métaphoriques du corpus 187
4.2.2.1. Inventaire et description 188
4.2.2.2. Bilan 214
4.3. SYNTHESE DE LA SAISIE DE LA MICROSTRUCTURE 221
5. CONCLUSION 224

6. BIBLIOGRAPHIE 230
6.1. OUVRAGES CITES 230
6.2. ARTICLES MEDICAUX 243
6.2.1. Articles tirés de la presse médicale française 243
6.2.2. Articles tirés de la presse médicale allemande 246
7. ANNEXES (CORPUS) 249
7.1. EXEMPLES D’ARTICLES PARALLELES 249
7.1.1. Articles parallèles tirés d’hebdomadaires 249
7.1.2. Articles parallèles tirés de quotidiens 257
7.2. UNITES PHRASEOLOGIQUES NON METAPHORIQUES 260
7.3. UNITÉS PHRASÉOLOGIQUES MÉTAPHORIQUES 340


1

0. Introduction

Les articles médicaux ne semblent pas aussi fermés et rébarbatifs pour le profane
que les articles d’autres spécialités scientifiques. Il peut en effet être tenté d’en lire
pour s’instruire sur une pathologie qui l’intéresse particulièrement (peut-être parce
qu’elle le concerne). Car la médecine touche à ce qui, finalement, préoccupe le plus
l’être humain, à savoir la conscience de sa propre finitude. D’où le désir de s’en
mêler, d’en discuter avec son médecin, en se servant des informations glanées à la
télévision, dans la presse populaire ou spécialisée ou lors de conversations avec
d’autres profanes qui eux, « savent » peut-être un peu. Muni de toutes ces
informations, le profane veut alors parler, en tout connaissance de cause – croit-il – ,
avec son médecin. Celui-ci accueille ses remarques avec indulgence, condescendance
ou impatience (tout dépens de sa disposition d’esprit) mais toujours avec un
amusement qu’il se garde bien de laisser voir (s’il est gentil). En effet, si les propos
du profane peuvent être parfaitement cohérents et montrer que le fait médical est bien
compris, leur forme, elle, n’est pas celle du discours médical spécialisé. Le profane
peut acquérir des connaissances, comprendre globalement le contenu d’un article
même spécialisé, mais il ne maîtrise que rarement les codes de son expression. Ces
codes sont naturellement son lexique, mais aussi et surtout son utilisation adaptée, à
savoir son intégration dans des groupes de mots et dans des phrases pour construire
un discours médical adéquat du point de vue formel.

L’étude de la phraséologie d’un domaine de spécialité est une analyse des codes qui
font d’un discours un discours de spécialité. Avant de démarrer notre étude, il est
naturellement nécessaire de définir ce qu’est un domaine de spécialité. Il importe
également de définir les grandes orientations d’une analyse phraséologique de textes
représentatifs d’un domaine de spécialité. C’est l’objet de notre partie 1. Si le
médecin sourit, lorsque le profane parle médecine, c’est parce que celui-ci n’emploie
pas les bons mots au bon moment, voire même les déforme ou alors les intègre dans
des phrases certes grammaticalement correctes mais incorrectes dans le « parler » du
médecin (pour reprendre un terme de Sournia). S’il s’avise d’écrire, c’est tout aussi
drôle et incongru pour le médecin. Un domaine de spécialité est en effet caractérisé
2
par une langue de spécialité propre qui concerne aussi bien la langue elle-même que
l’organisation textuelle. Les travaux de différents linguistes et traducteurs auxquels
nous faisons référence dans la première partie nous rendent attentifs au fait que
l’information spécialisée est véhiculée par des phrasèmes ou unités polylexicales
plus ou moins fixes et plus ou moins figurées. Nous les définirons ainsi que la
collocation spécialisée qui est une catégorie de phrasème caractéristique du discours
de spécialité. La définition de la notion de sorte de texte nous rendra attentifs au lien
étroit langue de spécialité – sorte de texte. Seront évoquées ici les questions de
niveaux d’abstraction et aussi des interventions respectives de la langue commune et
de la langue de spécialité. De plus, chaque sorte de texte a des exigences propres en
matière d’organisation, qui elle-même conditionne l’emploi de tel ou tel phasème.

Le domaine de spécialité médical a donc ses phrasèmes, collocations, sortes de textes
propres (caractérisés par une organisation textuelle spécifique). C’est un domaine
extrêmement hétérogène comme nous l’expliquons dans la partie 1. Une analyse
phraséologique cohérente doit donc obligatoirement bien délimiter son objet d’étude.
Nous avons choisi de nous limiter au discours médical spécialisé écrit, plus
précisément aux articles de la presse spécialisée que les médecins en exercice
reçoivent régulièrement. Nous utilisons des articles très représentatifs : d’une part
des quotidiens (informent sur l’actualité immédiate, sur des cas médicaux précis),
d’autre part des hebdomadaires, bimensuels et mensuels (articles moins ancrés dans
l’actualité immédiate, qui traitent d’un sujet donné en profondeur). Ces articles ont
un thème commun : l’asthme. Nous justifierons ce choix ainsi que celui des articles.
C’est une analyse contrastive de la phraséologie médicale du français et de
l’allemand. Nous nous appuyons sur un corpus d’articles parallèles, démarche
maintenant habituelle dans les études contrastives de phraséologies de spécialité
(voir partie 2). Ayant montré que la phraséologie ne pouvait se limiter à la seule
description des phrasèmes ou collocations (surtout dans le cas d’un discours de
spécialité), nous justifions ensuite notre méthode d’analyse qui se consacre d’abord à
la macrostructure puis à la microstructure des articles du corpus.

L’analyse de la macrostructure textuelle (partie 3) signifie la « déconstruction » de l’
« édifice » texte : il s’agit en effet de reconnaître des régularités éventuelles dans la
structure textuelle mais aussi et surtout dans les spécificités langagières des
3
différentes parties de texte et de leurs liens. Nous ne perdons pas de vue le fait que
notre corpus est bilingue et qu’il n’est pas composé d’articles rédigés tous avec la
même intention communicative. Le thème de la macrostructure des textes de
spécialité est largement traité dans la littérature qui conclut généralement à une
harmonisation internationale dans ce domaine (sous hégémonie anglo-saxonne). Que
pouvons nous constater à ce sujet dans les textes de notre corpus ? Nous tenterons de
prendre position.

Nous nous consacrons dans la partie 4 à l’analyse de la microstructure. Un
classement rigoureux des unités phraséologiques non métaphoriques et
métaphoriques est un préalable nécessaire. Nous proposerons un classement qui tient
compte à la fois des spécificités formelles des différents phrasèmes (nous
distinguerons ainsi quatre sortes de phrasèmes non métaphoriques) mais aussi des
spécificités du thème médical choisi, l’asthme. Nous nous servirons à cet effet de la
reconstitution du scénario/frame ASTHME/ASTHMA BRONCHIALE, tel qu’on
peut le déduire des articles du corpus. Nous tenterons de mettre au jour la nature de
la mise en langue des différentes notions-clés, avec le repérage et la description des
prédicats et rôles sémantiques exprimés grâce aux phrasèmes et avec l’inventaire de
configurations récurrentes de notions. L’analyse des unités phraséologiques
métaphoriques s’appuiera sur les théories de la linguistique cognitive ; nous
chercherons à les vérifier (et éventuellement à en découvrir les limites) sur notre
corpus. Nous tenterons également de montrer quel type d’information est véhiculé
par quel phrasème dans quelle partie de texte. Il s’agira alors d’établir un lien avec la
macrostructure.

Enfin, dans notre bilan, nous nous efforcerons de dépasser les frontières d’une
analyse fondée sur un corpus limité à un seul thème (l’asthme) et à deux langues (le
français et l’allemand) et d’élargir nos conclusions à la phraséologie de l’ensemble
du domaine médical.

4

1. Enoncé du problème

1.1. L’analyse phraséologique des textes de spécialité

1.1.1. Définitions et enjeux

1.1.1.1. Phrasème, collocation et texte

La lecture des articles de linguistique consacrés aux unités polylexicales plus ou
moins figurées et plus ou moins fixes fait apparaître de nombreuses variantes dans
les appellations possibles. Depuis une dizaine d’années, à l’instigation de Mel’cuk
(1994), le terme phrasème se répand. Il englobe, tout en permettant de les
différencier, des unités aussi différentes que les mots composés, les proverbes, les
idiomes, les collocations et les locutions à verbe support. Les principaux critères de
différenciation de ces diverses catégories de phrasèmes sont finalement toujours et
encore la polylexicalité, la fixité et la figuration, tels qu’ils avaient été définis par
Gréciano (1983). La polylexicalité est le groupement d’au moins deux lexèmes. La
fixité est le caractère intangible de ce groupement. La figuration est la suspension du
sens propre au profit d’un sens global du phrasème. Les idiomes réunissent par
exemple ces trois critères : polylexicalité, fixité et figuration. Les locutions à verbe
support sont elles polylexicales, fixes et non figurées. Les mots composés ont
longtemps posé problème. Ils sont en effet issus de la composition de plusieurs mots
mais graphiquement monolexicaux. L’introduction du critère de fragmentation (en
allemand : Teilbarkeit), qui remplace au besoin celui de polylexicalité, a permis de
sortir de cette impasse. Cela montre que les critères fixité, polylexicalité et figuration
doivent être considérés avec souplesse. C’est largement admis maintenant. On
appelle enfin phraséologie, l’étude des phrasèmes.

5
Devant le nombre important d’articles récents qui utilisent de façon préférentielle le
terme collocation, il nous semble nécessaire de le définir de façon plus précise. Pour
cela, nous nous référons à la contribution de Hausmann lors du congrès de l’Institut
für Deutsche Sprache (IDS) à Mannheim en 2003. Elle aboutit en effet à une
délimitation claire et concrète de la notion de collocation, telle qu’elle apparaît
notamment dans les articles de spécialité qui vont nous intéresser. Pour Hausmann, la
collocation est constituée d’une base (substantif, verbe ou adjectif) ou collocateur et
d’un collocataire (aux diverses formes syntaxiques). On peut également rencontrer
des combinaisons de plusieurs collocations. Si la base est rapidement comprise,
apprise, traduite et utilisable par le locuteur non natif, il n’en va pas de même pour le
collocataire. Prenant l’exemple de sich die Zähne putzen, Hausmann fait en effet
observer que rien, pour le non-natif, ne peut lui faire deviner seul que «waschen »
n’est pas le verbe (collocataire) adéquat ici. Ce qui caractérise le collocataire, c’est
son imprévisibilité. L’apprenant est contraint d’assimiler, en plus de la base, quels
1sont les collocataires qui peuvent lui être associés . L’analyse du Stilduden et du
Duden 11 montre que les collocations nomment / caractérisent surtout des faits ou
2actes de la vie quotidienne et de domaines de spécialité . Les collocations sont ainsi
des éléments très importants à la fois de la langue commune et des langues de
spécialité. Hausmann termine en insistant entre autres sur l’importance des corpus.
Seuls des corpus très étendus permettent en effet de recenser tous les collocataires
possibles qui peuvent être associés à une base donnée.
Béjoint / Thoiron (1992) eux, se sont concentrés sur les collocations qui apparaissent
dans les textes de spécialité et sur la constitution de dictionnaires dans lesquels on
pourrait facilement les trouver, et dont ils soulignent la rareté. Ils font remarquer,
tout comme Hausmann, la grande place des collocations dans les discours de
spécialité : « Les collocations sont importantes pour le traducteur et pour le rédacteur
en langue de spécialité. Leur connaissance est indispensable, car elles permettent la
mise en discours de la terminologie. » (Béjoint / Thoiron 1992, 513). Nous nous

1
« Deshalb unterscheidet Momo bei der Kollokation zwischen der Basis, z.B. Anker oder
Unterschied, die Basis ist banal, sie ist schnell und ohne Kontext gelernt, definiert, übersetzt. Die
Schwierigkeit kommt in der Kollokation von der anderen Komponente. Momo nennt sie Kollokator,
z.B. lichten oder himmelweit oder decken oder abräumen. Diesen Kollokator bei der Textproduktion
parat zu haben, das ist die Kunst.“ (Hausmann 2004, 311-312)
2 « « Ein zentraler Bereich für Kollokationen ist das Benennen alltäglicher Handlungen und
Sachverhalte. (…) Ein weiterer zentraler Bereich ist das fachsprachlich gefärbte, z.B. der der
Wirtschaftssprache.“ (Hausmann 2004, 318)

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