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  • dissertation - matière potentielle : note
SERVICE DES EXAMENS DE LANGUE FRANCAISE RÉSERVES AUX ÉTUDIANTS ÉTRANGERS CENTRE DE PARIS - SESSION 29 et 30 septembre 2011 D I P L Ô M E S U P ÉR I E U R D'ÉT U D E S F R A N Ç A I S E S 3e degré - C2++ Résumé Note sur 10 - Durée : 2h30 Vous résumerez ce texte en 190 mots (tolérance ± 10%).
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Publié le : lundi 26 mars 2012
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Source : paris-sorbonne.fr
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SERVICE DES EXAMENS DE LANGUE FRANCAISE RÉSERVES AUX ÉTUDIANTS ÉTRANGERSCENTRE DE PARIS -SESSION 29 et 30 septembre 2011 DIPLÔMESUPÉRIEURD’ÉTUDESFRANÇAISES e 3 degré- C2++ Résumé Note sur 10- Durée: 2h30 Vous résumerez ce texte en 190 mots (tolérance ± 10%).N’oubliez pas de préciser le nombre de mots employés. L’HOMME MODERNEEST INFIRME La vie moderne (...) propose, impose, même, le divertissement. L’environnement technique et l’usage qui en estfait attirent l’homme vers l’extérieur. Jamais vers l’intérieur. C’est l’évasion permanente dans «l’avoir »,jamais dans «l’être ».Les distractions des souverains paraissent dérisoires comparées à celles qu’offrent la télévision, le cinéma, les voyages, la promotion sociale. Le plus modeste citoyen a des milliers de bouffons qui travaillent à l’étourdir.  Ledivertissement contemporain a des caractéristiques bien précises qui le distinguent complètement des «fêtes »traditionnelles ou des plaisirs anciens. La fuite devant «les problèmes »en est le préalable. La partie négative en quelque sorte. L’assistance socio-technique en est l’aspect positif.  Sonimportance ne cesse de croître tandis que diminue la créativité individuelle. L’homme moderne est devenu un infirme qui attend tous ses plaisirs des biens et services fournis par la communauté. En leur absence, le temps libre n’est qu’un temps vide. À l’inverse, la qualité des loisirs est liée à celle des moyens dont on dispose pour les occuper. On se distrait mieux avec la télévision en couleurs qu’avec la télévision en noir et blanc (...), avec une villa qu’avec une tente. C’est l’environnement technique, « l’avoir » qui mesure la qualité de « l’être ». Le « mieux » s’obtient par le « plus ».  Cetteévolution atteint le comble de l’absurde dans l’industrie du jouet (...). Elle fait vivre les bambins dans un bazar effarant d’objets, toujours plus compliqués, toujours plus coûteux. Et, naturellement, les chers petits s’amusent toujours avec des vieilles boîtes et des bouts de bois. Car ils sont arrivés au monde avec un « être » intact qui possède toute sa richesse intérieure. Les sollicitations extérieures ne sont que des prétextes auxquels ils accrochent leur univers. Telle l’huître qui fabrique sa perle sur un vulgaire grain de sable, ils bâtissent des instants émerveillés sur des chiffons et des cailloux. À l’inverse, le jouet trop précis dans sa signification et son usage n’intéresse l’enfant que dans la mesure où il peut devenir un point de départ et non un itinéraire imposé. …/…
 Maisl’adulte est persuadé que le plaisir est donné par l’objet. Il mesure son amour à la qualité de ces jouets «porte-bonheur »plus qu’à ses propres efforts pour épanouir les facultés créatrices de l’enfant. Comment le père comprendrait-il ce que l’adulte ne sait plus ?Comment l’être appauvri, mutilé, devinerait-il les richesses de l’être juvénile? Pour l’individu, les choses sont ce qu’elles sont, et les plaisirs sont ce qu’elles donnent. On jouit de ce qu’on reçoit et non ce qu’on crée.  Cetteévolution est inscrite dans la nature même des «bouffons techniques» qui diminuent sans cesse la participation de l’individu à son divertissement. Comme si l’effort d’initiation qui ouvre les voies de la création personnelle était le mal à combattre, la contrainte à éliminer. Dans le couple objet-sujet, l’objet, de plus en plus riche, de plus en plus actif; le sujet de plus en plus passif. L’émetteur donne tout, le récepteur n’a rien à ajouter.  Lemarcheur qui se promène dans la campagne garde l’esprit disponible, mais il regarde un paysage qui ne se renouvelle guère. S’il n’est pas capable de l’explorer en profondeur, il n’y verra qu’un spectacle monotone. En revanche, s’il peut goûter toutes les richesses de la campagne, l’infinie variété des bruits et des odeurs, l’harmonieuse diversité des plantes et des animaux, les changements de la lumière, alors il tirera tous les agréments de sa promenade. Mais un tel déchiffrement de la nature n’est pas donné au départ, il ne s’acquiert que par une longue initiation.  Aucontraire, l’esprit de l’automobiliste se met en situation de «pilote automatique». Pendant des heures le conducteur suit la route et se laisse vivre au rythme de son véhicule. Le paysage n’est plus qu’une série de cartes postales à peine entrevues. À quelques détails près, chacun y voit la même chose. L’escale dans les «hauts lieux» du tourisme est généralement trop brève. Juste le temps de « recevoir le choc » sans pouvoir le prolonger par une expérience personnelle. Les sensations se multiplient, mais passivement reçues, uniformément perçues.  L’environnementtechnique n’est plus une aide à la jouissance, mais la jouissance elle-même (...). Le développement excessif de l’assistance technique étouffe la créativité individuelle au lieu de la stimuler.  Onentre ainsi dans un système autoaccéléré.Cédant à la facilité, l’individu perd ses fonctions créatrices et n’est plus qu’un simple récepteur. Faute d’être alimenté en sensations nouvelles, il subit une véritable frustration, et succombe au vertige du vide et de l’ennui. Il n’est même pas possible de s’arrêter à un certain « service de divertissement » : cinéma, télévision, automobile, vacances au bord de la mer par exemple. L’entreprise de divertissement est savamment hiérarchisée. Une fois que l’individu a perdu ses facultés créatrices il se trouve pris au piège. Il est condamné à l’escalade. François De Closets,Le Bonheur en plus, 1974. Nombre de mots : 821 Université Paris-Sorbonne C3 – SELFEE – 29 et 30 septembre 2011
SERVICE DES EXAMENS DE LANGUE FRANÇAISE RÉSERVÉS AUX ÉTUDIANTS ÉTRANGERS CENTRE DE PARIS -SESSION 29 et 30 SEPTEMBRE 2011 DIPLÔMESUPÉRIEURD’ÉTUDESFRANÇAISES ème 3 degré- Paris-SorbonneC2++ DISSERTATION Note sur 20 – durée : 4h00 Qu’est-ce qui fait du personnage d’Hernani une figure particulièrement représentative du héros romantique ? Vous proposerez, pour répondre à cette question, un développement organisé, argumenté et illustré d’exemples précis empruntés à l’œuvre au programme.  UniversitéParis-Sorbonne –SELFEE –29 ET 30 septembre 2011
SERVICE DES EXAMENS DE LANGUE FRANÇAISE RÉSERVÉS AUX ÉTUDIANTS ÉTRANGERSCENTRE DE PARIS - SESSION 29 et 30 SEPTEMBRE2011 DIPLÔMESUPÉRIEURD’ÉTUDESFRANÇAISES e 3 degré– Paris-Sorbonne C2++THÈME - ITALIEN Note sur 10 Traduction version et thème durée 3h30  Nelminuscolo ingresso c'è la libreria con i libri di testo e i dizionari disposti su due file. Dallo scaffale su cui è appoggiato il telefono, ogni volta che si chiude la porta d'entrata volano fogli di carta, appunti, rotolano a terra penne che non scrivono. Sono tutti e quattro disordinati, ma non ci sarebbe spazio sufficiente per fare ordine. I libri, i quaderni, sono ovunque. Sul tavolo da pranzo, in cucina, nella sua stanza e in quella del fratello ricavate da una camera sola, due spicchi di stanza. La madre ha fatto tirare su un tramezzo, anche il pesco sulla strada è diviso a metà. Sabina sente la tosse del fratello prima di addormentarsi, studia la notte. Daniele fuma quanto Franco, ha iniziato presto, a quattordici anni. All'improvviso sabina ha voglia di rivederlo, di conoscere i bambini. Forse a Natale potrebbe andare in America a trovarli. Pensa a come reagirebbe il fratello se gli scrivesse del sogno, ma non oserebbe mai farlo. Daniele è razionale e distaccato, vive nel passato come il padre, però ha voluto abitare in un mondo che ne ha poco.  Sabinagira con la mente per le stanze dell'appartamento in cui sono cresciuti. Tutto è immobile, appena dissotterrato da un archeologo, gli oggetti coperti da un sottile strato di cenere. Loro quattro fissi nelle stanze, in alcuni atteggiamentis, sorpresi dalla sua entrata improvvisa. Da bambina, prima di addormentarsi, immobilizzava il mondo, le persone: lei era l'unica in grado di muoversi, di rubare gli oggetti, di fare scherzi. Così è ora con loro quattro sepolti nella casa, cerca le abitudini, il modo in cui vivevano, i loro sentimenti. Cristina COMENCINI,La bestia nel cuore, 2007.Les candidats sont priés de préciser sur leur copie la langue qu’ils ont choisie pour la traduction. Ý  Ilsdoivent donner seulement une traduction d’un mot, d’une expression ou d’une phrase (ne pas Ý proposer deux ou plusieurs traductions). Université Paris-Sorbonne – SELFEE – 30 septembre 2011
SERVICE DES EXAMENS DE LANGUE FRANÇAISE RÉSERVÉS AUX ÉTUDIANTS ÉTRANGERSCENTRE DE PARIS- SESSION29 et 30 SEPTEMBRE 2011 DIPLÔMESUPÉRIEURD’ÉTUDESFRANÇAISES3e degré -Paris-Sorbonne C2++VERSION-ITALIEN NOTE SUR10 Traduction version et thème durée 3h30 Nous descendons vers la mer. Rea me parle, volubilement. De ses livres et de ses projets de livres. Il me tire par le bras, se plante au milieu de la rue, ôte ses lunettes, me dévisage avec ses yeux d'enfant éberlué, m'entraîne de nouveau, vif, infatigable, insatiable. Il est drôle et conscient de l'être, mais la continuelle représentation qu'il donne de lui-même, je doute qu'elle le préserve des longs découragements. Nous entrons dans un bar, il s'assied, fait une réflexion .amusante, se lève, se penche vers moi en me tendant la main, je dois me lever aussi et lui tendre ma main, il la secoue et je secoue la sienne, je le félicite de sa réflexion et il retombe sur sa chaise, pour une minute apaisé. Nous nous remettons en route. Il me presse de questions sur son oeuvre, je lui réponds du mieux que je peux, il recommence à débrouiller l'écheveau de ses projets, je me rappelle de mon côté certain texte fort curieux où il exaltait la décadence de la chanson napolitaine. A part le très remarquable mais très isolé Murolo, la chanson napolitaine est morte, écrivait-il. Elle se fabrique encore à Milan, en versions commerciales, mais à Naples elle est morte, morte dans le coeur du peuple napolitain. Et tant mieux ! Le peuple napolitain ne veut plus s'exprimer en couplets, mais en maisons, en écoles, en hôpitaux, en progrès social et humain. Le peuple napolitain ne veut plus chanter mais vivre. D. FERNANDEZ,Mère Méditerranée, 1965. Les candidats sont priés de préciser sur leur copie la langue qu’ils ont choisie Ý pour la traduction.  Ilsdoivent donner seulement une traduction d’un mot, d’une expression ou Ý d’une phrase (ne pas proposer deux ou plusieurs traductions).
Université Paris-Sorbonne – SELFEE – 30 septembre 2011
SERVICE DES EXAMENS DE LANGUE FRANÇAISE RÉSERVÉS AUX ÉTUDIANTS ÉTRANGERSCENTRE D’ATHÈNES- SESSION29 et 30 SEPTEMBRE 2011 DIPLÔMESUPÉRIEURD’ÉTUDESFRANÇAISES ème 3 degré- Paris-SorbonneC3 VERSION - GREC Note sur 10 Traduction version et thème durée 3h30 Auprès d’un compagnon sévère qui ne lui adressait pas la parole, dans une maison où les travaux ménagers étaient confiés à d’autres, Essentielle ne tarda guère à s’ennuyer.  Unmatin, son mari cru bien faire en lui prêtant les gros ouvrages scientifiques dont il avait lui-même épuisé la lecture. De plus, il l’invita à s’asseoir dans un coin de sa chambre devant un petit bureau. Persuadé dès lors qu’elle n’avait plus rien à désirer, il s’installa à son tour pour travailler, la mine grave et gourmande, peut-être heureux, cela n’est pas impossible, d’avoir à ses côtés désormais un petit compagnon d’études.  Etce fut chaque matin ainsi, jusqu’au soir. Essentielle ne tournait même pas les pages de son livre. Elle souffrait de sa solitude, du manque d’exercice, de la monotonie des heures. La petite lampe qui éclairait la table du savant même en plein jour, permettait à peine de distinguer sa silhouette studieuse. En revanche, le plafond encadrait l’ombre de son profil dix fois grossi. Parfois, ne se contenant plus de jouissance intellectuelle, l’homme se mettait à parler longuement de choses qu’Essentielle ne comprenait pas. Mais cela était bien préférable au silence. Il suffisait qu’un mot inconnu lui rappelât un nom propre, ce nom un visage, pour ouvrir en elle une infinité de petites fenêtres d’où jaillissaient mille autres visages oubliés. Tandis qu’il continuait à lui communiquer ses impressions, elle partait très loin, dans les jardins peuplés de son enfance. Plus tard, le ronron du cerveau artificiel la ramenait près de son époux. Extrait du roman de Gisèle PRASSINOS,Le Visage effleuré de peine, Éditions Grasset, 1964. Les candidats sont priés de préciser sur leur copie la langue qu’ils ont choisie pour la traduction. Ý  Ilsdoivent donner seulement une traduction d’un mot, d’une expression ou d’une phrase (ne pas Ý proposer deux ou plusieurs traductions). Université Paris-Sorbonne – SELFEE – 29/30 septembre 2011Page2 sur 7
SERVICE DES EXAMENS DE LANGUE FRANÇAISE RÉSERVÉS AUX ÉTUDIANTS ÉTRANGERSCENTRE D’ATHÈNES- SESSION29 et 30 SEPTEMBRE 2011 DIPLÔMESUPÉRIEURD’ÉTUDESFRANÇAISES ème 3 degré- Paris-SorbonneC3 THÈME- GREC Note sur 10Traduction version et thème durée 3h30 ΚΟΙΝΝΙΚΗΤΑΥΤΟΤΗΤΑΚΑΙΚΑΘΗΜΕΡΙΝΗΖΗΤΝΓΥΝΑΙΚΝΣΤΑΜΕΤΑΒΥΖΑΝΤΙΝΑΧΡΟΝΙΑΠολλοίπεριηγητέςαναφέρουνότιοιΕλληνίδεςήτανπεριορισµένεςµέσαστοσπίτι. Ακούµε,γιαπαράδειγµα,ότιοιγυναίκεςτηςΚρήτηςέβγαινανέξωµόνοτιςγιορτινέςµέρεςήότανέκανεµεγάληζέστηότιστηΡόδοδενέβλεπεκανείςκορίτσιασεδηµόσιουςχώρους, ούτεκανστηνεκκλησίαότιοινεαρέςΕλληνίδεςτουΠέρα,στηνΚωνσταντινούπολη,σπάνιαέβγαινανέξω,κιότιήτανδύσκολοναµιλήσειςακόµακαισεπόρνες.Παρόλααυτά,ηπροσεκτικήεξέτασητωνπηγώνδείχνειότιτέτοιοιπεριορισµοίδενήτανφαινόµενοκαθολικόστοβαθµόπουεφαρµόζονταν,αφορούσανµόνοτιςανώτερεςαστικέςτάξεις.Επιπλέον, στηνΝάξο,ακόµακαιοιαρχόντισσεςείχανπολύµεγαλύτερηελευθερίαότανβρίσκοντανµακριάαπότηνπόληπράγµαπουσυνέβαινεσυχνά,γιατίκαιοιίδιεςκαιοιοικογένειέςτουςπερνούσανµεγάλοµέροςτουχρόνουστουςεξοχικούςπύργουςτους,κοντάστακτήµατάτους. ΣτηνΚωνσταντινούποληβλέπουµεσυχνάγυναίκεςτωνκατώτερωντάξεωννακυκλοφορούνστουςδρόµουςήνακάθονταιστοκατώφλιτουσπιτιούτους. [...]Επίσηςείναισαφέςότιοιαγρότισσεςσυµµετείχανσεαγροτικέςεργασίεςκάθεείδουςκαιδενασχολούντανµόνοµε«γυναικείες»δραστηριότητες. ΑπότοάρθροτηςΑ.-Ν.Κάσδαγλη, «Φύλοκαικαθηµερινήπραγµατικότητα: τοπαράδειγµατηςµεταβυζαντινήςΝάξου» στοΗβυζαντινήπαράδοσηµετάτηνάλωσητηςΚωνσταντινούπολης,  M.I.E.T.Αθήνα, 1994. candidats sont priés de préciser sur leur copie la langue qu’ils ont choisie pour la Les Ý traduction.  Ilsdoivent donner seulement une traduction d’un mot, d’une expression ou d’une phrase Ý (ne pas proposer deux ou plusieurs traductions).
 UniversitéParis-Sorbonne – SELFEE –29/30 septembre 2011 Page3 sur 7
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