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Publié le : lundi 26 mars 2012
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Source : etrodem.com
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ETRODEM

Inc






1 CONFIDENTIEL COMPANY – DOCUMENT D311-103891-03



CES QUELQUES PAGES DOIVENT VOUS INTERESSER

L'acquisition d'une maison individuelle constitue souvent l'achat le plus important d'une vie, tant du point de
vue financier que parce que la maison est le lieu où l'on vit, où s'épanouit la famille à travers laquelle chacun
peut exprimer sa propre personnalité.

Il est donc indispensable d'effectuer son choix en fonction de ses besoins, de ses attentes, de ses désirs ou de ses
rêves et également de critères objectifs. Choisir une maison bois, c'est privilégier le confort, le bien-être, la qualité
de vie que seul ce matériau chaleureux, naturel et renouvelable peut vous offrir.


La société ETRODEM inc vous assure toutes les prestations que vous recherchez dans
cette acquisition.
Prenez connaissance des pages qui suivent vous obtiendrez les réponses à vos questions
et vous connaitrez nos offres de services.


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TABLE DES MATIERES


LA MAISON CONVENTIONNEL Page 4 – 13
 L’isolation
 La diffusion de vapeur d’eau
 Le solaire passif
 La gestion des eaux de pluie
 La gestion des chantiers propres
 La gestion du bois

LA MAISON PASSIVE Page 14 - 26

LA MAISON BIOCLIMATIQUE
 Influence sur le corps humain
 Comparaison des matériaux employés
 Détails : Toiture, Murs extérieurs, Fenêtres, Baies, Murs accumilateurs, …
 Fondations, Dalle
 Enterrer la maison
 Positionner l’isolant et garder les sols secs
 Positionner les vitres
 Renouveller l’air sans gaspiller la chaleur

LA MAISON TOXIQUE ET POLLUANTE Page 57 - 69
 Les polluants radioactifs
 Les polluants volatils dans l’air
 Les poluants solides
 Les champs électromagnétiques









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LA MAISON CONVENTIONNEL

Tout le monde sait ce qu'est une maison. Ou croit le savoir... Nous avons tous en tête à l’évocation du mot «
maison » l’image du pavillon traditionnel, avec sa toiture à deux pans et sa cheminée.

Si on prolonge la recherche on voit que tout le
monde connaît la laine de verre, le parpaing, la
dalle en béton armé, les fausses briques pour
faire joli, et les fenêtres carrées en PVC. La
maison traditionnelle c’est ça. Et pourtant, une
tradition c’est « un ensemble de connaissances
transmises de génération en génération ». Pour
cette fois-ci, l’ensemble des connaissances
ancestrales a été créé de toute pièce suite à une
grande et belle étude de marché, à la fin des
années soixante. A cette époque, la fébrilité de
reconstruction après-guerre touchait à sa fin et
les grands groupes de producteurs de béton ont
senti que la population ne se contenterait plus des casiers en béton qu’on lui fournissait par gros paquets
cubiques. Ces groupes ont fini par déterminer que les gens voulaient une maison individuelle, et que l’imaginaire
collectif tendait vers des constructions d’allure très rustique, loin des essais architecturaux modernes et
contemporains. Ils ont donc conçu de toute pièce un pavillon à construire avec leurs matériaux, lui ont donné une
allure simple et l’on appelé « traditionnel ». C’est probablement la tradition la plus rapide à voir le jour qui ai
jamais existé et accessoirement, un coup de maître commercial.
Ces grands groupes industriels ont donc pu donner à tous leurs nouveaux produits la légitimité qui leur
manquait : utilisez le parpaing et le béton armé puisque c’est traditionnel. Ces nouveaux matériaux qui n’avaient
pas 10 ans d’existence et sur lesquels nous n’avions aucun recul sont devenus omniprésents et même, ne pas les
utiliser était une pensée inconcevable. Ainsi, en l’espace de 15 ans, plus de 2 000 ans de traditions (vraies celles-là)
et de savoirs de constructeurs ont été éradiqués. Nous abandonnerons donc l’usurpation du terme « traditionnel
» et parlerons plutôt de construction « conventionnelle ».

Un système porteur non traditionnel
Il faut bien se rendre compte que même si l'allure globale d'une maison conventionnelle moderne ressemble à la
maison typique paysanne française en pierre, elle en est en fait très éloignée à tous points de vue. Déjà au niveau
de la structure porteuse : la maison traditionnelle en pierre ne contient pas d'armatures métalliques, les murs
tiennent grâce à leur poids et les hauts pignons sont tenus par la charpente en bois (on constate d'ailleurs
aisément combien la ruine de ce genre de bâtiment est rapide une fois que la toiture fuit et que la charpente
s'abîme). Dans la version conventionnelle, le mur de parpaing n'est pas capable de porter la maison, on lui adjoint
donc un chaînage en acier noyé dans du béton. Cette ossature en béton armé fait tout le tour du plancher de
chaque étage et est relié verticalement par des poteaux béton armé présents à chaque angle de la maison. Seuls,
les parpaings ne tiendraient pas. Seul, le chaînage en béton armé ne tiendrait pas non plus, il s'agit en somme
d'un système bâtard entre les ouvrages-poids (églises, ponts en pierre, maisons traditionnelles en pierre) et les
ouvrages à ossature (maisons traditionnelles à colombages, ouvrage métalliques type pont/tour Eiffel, poteaux-
poutre en bois des gymnases). Pourtant, chacun de ces deux systèmes possède une solidité exemplaire et
différents avantages et inconvénients : les ouvrages-poids sont très longs à construire mais sont très durables
alors que les ouvrages à ossature sont rapide à construire, très légers, mais demandent un entretien soutenu.
L'hybride en parpaing de béton n'a aucun de ces avantages, mais cumule tous les inconvénients : il est long à
construire, mais n'est pas durable, ne peut pas être entretenu convenablement, est lourd mais très fragile.
Pourtant, dans l'imaginaire collectif français, les parpaings de béton n'ont fait que remplacer les moellons de
pierre et les constructions suivent le même principe mais en plus moderne, en « mieux » ...
Alors que c'est exactement l'inverse. Cette perception faussée est elle aussi une résultante de la volonté d'un petit
nombre à imposer comme modèle une technique qui n'avait aucune légitimité.
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Comment ceci a-t-il pu se produire ?
C'est le résultat de plusieurs phénomènes dont le premier est la guerre de 14-18. Dans les tranchées sont morts un
très grand nombre des hommes de l'art, artisans et ouvriers, et tout particulièrement tous ceux qui connaissaient
le bois : les charpentiers ont construit les soutènements des tranchées. A la fin de cette guerre, il fallait
reconstruire, vite, alors que tous les hommes compétents avaient disparu. C'est à ce moment que le béton et la
maçonnerie commencent à prendre plus de place dans la construction, alors que jusqu'à cette époque les maisons
étaient majoritairement en bois. Ensuite vint la seconde guerre mondiale, de nouveau le besoin de tout
reconstruire reparut mais cette fois-ci avec en plus une foi naïve et quasi-religieuse en la perfection du progrès de
la technologie. Et ce fut l'avènement du tout-béton, puis du tout-parpaing de béton cité plus haut.

L'isolation source de paradoxes et de problèmes
Peu de temps après son apparition, la maison conventionnelle a vécu ses premiers moments difficiles : c’est la
crise pétrolière, et les occidentaux s’aperçoivent que non, on ne peut pas gaspiller éternellement l’énergie. Il
devient nécessaire d’isoler les maisons.
Encore une fois, la supercherie commerciale a visé juste, et les
matériaux qui sont venus en sauveurs sont les laines minérales (de
verre ou de roche) et le polystyrène : des matériaux nouveaux et
donc forcément géniaux. Malheureusement, on s’est aperçu assez
rapidement en mettant de l’isolation partout à tort et à travers que
cela provoquait de graves problèmes d’humidité dans les murs.
Ces problèmes sont inhérents à la fonction même de l’isolant,
pourtant les laines minérales perdent tout pouvoir isolant en
présence d’humidité...
Il a donc fallu les protéger avec des films étanches, les fameux «
pare-vapeurs ». Parallèlement, on a renforcé l’étanchéité des
fenêtres et portes qui ont commencé à laisser passer de moins en
moins d’air. Mais l’humidité n’a pas été éliminée, elle a juste été déplacée : au lieu de se former dans les murs, la
vapeur d’eau se condense sur les murs (et les papier peints...) et les maisons se sont remplies de moisissures.
Pour chasser enfin cette vapeur d’eau, on a rajouté des systèmes de ventilation mécanique contrôlée (VMC), la
ventilation naturelle n’ayant plus lieu suite au calfeutrage des baies. Mais... chasser l’air vicié de l’intérieur
entraîne sa chaleur avec lui. Et tout le bénéfice escompté par l’isolation se retrouve perdu puisque toutes les
calories du chauffage sont dispersées à l’extérieur ! On a donc inventé des systèmes perfectionnés à échangeurs
de chaleur, pour que la chaleur sortante réchauffe l’air froid entrant. Par ailleurs, il a fallu adjoindre des systèmes
de climatisation pour l’été car la chaleur cette fois-ci excédentaire ne peut pas sortir non plus...
Voilà où nous en sommes actuellement : les maisons dites traditionnelles ne fonctionnent que grâce à une
machinerie complexe dont on ne s’aperçoit généralement du rôle que quand elle tombe en panne, ce qui finit
toujours par arriver, une fois que l’entreprise qui a produit la machine a fait faillite de préférence. Cette stratégie
de l’isolation a amené des économies d’énergie, certes, mais elle a aussi amené tout un cortège d’effets
secondaires très désagréables :
 L’inconfort thermique :
comme l’isolant est à l’intérieur de la pièce, seul l’air de la pièce est chauffé, ce qui fait que, en été ou en
hiver, le moindre apport supplémentaire et c’est la surchauffe ! Un rayon de soleil qui passe dans la
pièce en hiver et nous voilà obligés d’ouvrir les fenêtres... en été c’est l’inverse : la maison reste fraîche
mais seulement tant que personne n’entre ou sort, car le simple fait d’ouvrir la porte fait entrer de la
chaleur qui ne peut plus ressortir et c’est, là encore, la surchauffe.
 Une qualité de l’air déplorable :
le fait que l’air soit mis en circulation artificiellement provoque le brassage de toutes sortes de
poussières, particules, bactéries et autres qui provoquent diverses affections respiratoires comme
l'asthme par exemple (1 personne sur 5 est asthmatique dans les pays développés).
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Ce petit exposé ne vise qu’à montrer l’absurdité de la démarche, mais il se faut pas oublier tous les gens qui sont
morts de ces choix : à cause de l’amiante, des canalisations en plomb, des infections de légionnelle, et pour les
professionnels des utilisations de produits de traitement des bois et des solvants de peintures. Il ne faut pas croire
que ces scandales seront les derniers : ils ne sont que les précurseurs d’une très longue liste, parce que tous les
éléments qui composent nos maisons sont des éléments qui n’ont pas été testés et vérifiés avant, et tous, ils
présentent des degrés de nocivités divers.
La maison conventionnelle est toxique
La maison conventionnelle n’est pas construite en orientant les fenêtres par rapport à la course du soleil. Elle peut
être construite au beau milieu d’une zone innondable. Elle est forcément en maçonnerie lourde même si le terrain
est instable. On détruit la végétation qui se trouvait sur la parcelle avant la construction pour la remplacer par des
variétés sélectionnées pour leur beauté, exotiques de préférence. Elle coûte toujours beaucoup plus cher à réparer
qu’à détruire puis reconstruire, c’est une maison jetable en somme. Elle est construite exclusivement avec des
matériaux si dangereux que les ouvriers doivent s’en protéger. Elle est remplie de produits qui ont été étudiés et
conçus pour tuer des êtres vivants et qui sont sciemment placés là pour ça (nda : « être vivant » ne signifie pas
seulement « être humain »). Enfin, elle a toujours cette si caractéristique « bonne odeur de neuf ! »...
Si la lecture de certaines de ces phrases ou même du paragraphe ne vous choque pas, mesurez combien a été
pervertie l’image de notre habitat par la société moderne. Toutes ces phrases ne sont que l’expression de la plus
détestable stupidité des Hommes, jusqu'à la dernière : l’odeur de neuf est entièrement et exclusivement formée
par des composés toxiques, mortels, que n’importe quel être humain devrait instinctivement sentir comme le
signal d’alarme d’un danger absolu. Nous avons poursuivi notre chemin tellement loin dans l’aberration que
construire nos propres lieux de vie avec des déchets toxiques nous paraît normal. Et parler de déchet toxique n'est
pas un abus de langage : des pots de peintures bien rangés et emballés sur une palette sont « des matières
premières de construction », les mêmes pots en vrac dans un champ sont « des déchets toxiques ».
Voilà pourquoi la maison conventionnelle est dans l’erreur la plus complète, au lieu de repenser totalement la
manière de concevoir le bâti, on a ajouté et rajouté années après années des systèmes. La maison conventionnelle
est trop complexe, elle n’est pas efficace, et elle n’est pas logique. Ce choix a amené dans nos maisons une
quantité effarante de polluants : des solvants, des produits toxiques solides, de la radioactivité, des radiations
électromagnétiques de toutes sortes, et des micro-organismes comme la bactérie de la légionnelle ou encore la
multiplication des acariens. Et ces polluants s’accumulent parce qu’on ne s’en préoccupe pas, ce qui fait que la
plupart du temps maintenant, l’air que les gens respirent chez eux est plus pollué que celui qu’ils respirent
dehors. Et ce n’est pas peu dire. La liste de ces polluants et l’inventaire de ses effets serait un sujet de conférence à
lui seul... Sachez juste qu’il n’y a pas que le stress du travail qui rend les gens malades : la pollution qui les
agresse chez eux, pendant leur sommeil, y joue un grand rôle.
2- La maison écologique :
Voyons maintenant comment on peut construire autrement, et comment peut-on construire autre chose que des
caricatures d'habitat. Je tiens tout d’abord à préciser que la construction écologique n’est ni un retour en arrière,
ni un avatar de plus du Progrès. C’est une réunion heureuse du bon sens et de l’expérience ancestrale avec les
découvertes scientifiques modernes et les technologies qui en découlent. La construction écologique est en fait
bien plus traditionnelle que l'autre, en effet, au contraire de la stratégie conventionnelle, nous avons choisi de ne
pas nier l’existence de l’environnement. Et nous avons aussi choisi de ne pas oublier l’expérience acquise au fil
des siècles comme si, fruit d’ancêtres incultes, elle ne valait rien.
La construction conventionnelle a décidé arbitrairement que tout ce que faisaient nos ancêtres était idiot et que
seule la technologie moderne était valable. Mais tout le monde n’a heureusement pas eu cette prétention. Car ces
ancêtres incultes avait inventé bien avant nous l’isolation thermique des maisons, l’isolation acoustique,
l’utilisation rationnelle des apports solaires etc. Les premiers constructeurs écologiques ont été nos ancêtres qui
ont bâti leurs habitations avec des matériaux locaux, de grande disponibilité et inoffensifs pour la santé humaine.
Ils ont généralement orienté leurs habitations en fonction du site, de ses vents et de son exposition au soleil.
Cette évidence est le point de départ d’une construction environnementale et les anciens étaient contraints de la
respecter : l’orientation parce que le chauffage était inexistant ou très cher, les matériaux choisis pour leur
proximité parce qu’il était impossible de les transporter sur de longues distances.
Bien sûr il existe des exceptions : de tous temps les rois ont construit des palais à grands frais avec des matières
exotiques... Mais on ne peut pas vraiment dire que ce comportement est un bon exemple à suivre, n’est ce pas ?
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La recherche de l'harmonie
Une maison écologique va donc commencer par étudier le site où
elle se construira, vérifier qu’il est adapté (et éviter du coup des
déboires futurs : inondations, fissures...). La forme du bâtiment et
la position de ses portes et fenêtres ne seront pas décidées sur un
coup de tête ou par caprice esthétique mais par rapport au lieu
(évitant des baies vitrées au nord, des portes d’entrée sur le
chemin des vents dominants et de nombreuses sources identiques
d’inconfort). Ainsi chacune de ces maisons sera unique et
différente de sa voisine. Un quartier écologique gardera pourtant
une plus grande unité de style que les lotissements modernes, non
pas parce que chaque maison sera identique à part une lucarne ou
une couleur de crépi, mais parce que chacune répondra à des
impératifs similaires.
Observez un vieux bourg moyenâgeux : prises séparément, toutes
les maisons sont complètement différentes dans leurs formes, disposition et aménagement, pourtant, le bourg en
entier respire l’harmonie. Alors même que cette harmonie n’était pas la préoccupation principale des gens qui
l’ont construit, songez qu'à cette époque il n'existait pas de réglementations pour préserver l'harmonie du
patrimoine et encadrer l'urbanisme. Paradoxalement, depuis que nous avons de tels règlements, l'extension de
nos constructions n'a jamais été aussi désordonnée.
Par ailleurs, construire une maison écologique ne consiste pas à remplacer les matériaux conventionnels par des
matériaux écologiques ou non-polluants. Ce n’est pas ça du tout, pour construire environnemental il faut changer
de démarche et non simplement de matériaux. Nous avons vu plus haut que la maison conventionnelle était
basée sur une démarche absurde, mais une construction avec des matériaux écologiques sans réflexion de fond
sur la démarche serait encore plus absurde. Si on vous propose une construction dont la seule différence se situe
au niveau des matériaux il s’agit d’une arnaque, en outre, cette méthode conduit invariablement à des coûts
prohibitifs. Pour finir, construire avec des matériaux écologiques n’a aucun sens si on utilise ensuite pour
nettoyer les vitres ou le sol le pire des produits toxiques. Ce n’était pas la peine de réfléchir sur les matériaux pour
en arriver à ça...
La grande différence entre les constructions de nos ancêtres et les maisons écologiques modernes vient ensuite :
alors qu’ils étaient obligés de garder les ouvertures aussi petites que possible car le verre était cher ou inexistant,
nous pouvons actuellement faire de grandes fenêtres qui apporteront lumière et chaleur à l’intérieur de la maison.
Une approche bioclimatique

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On ne peut dresser ici la liste de tout ce qu’il est possible de faire en utilisant le soleil dans une maison, mais voici
quelques points de référence : entre une maison conventionnelle et la même (exactement) orientée par rapport au
soleil, les coûts de chauffage sont réduit de 30%. Si, en plus, on modifie la position des fenêtres, le gain monte à
50% (mais il risque d’y avoir des surchauffes en hiver). Si maintenant on construit cette maison en utilisant une
technique d’isolation qui garde l’inertie, le gain monte à 66%. En conséquence les coûts de chauffage sont divisés
par trois et, contrairement au cas n°2, il n’y a pas de surchauffe, ni estivale, ni hivernale. C’est ce qu’on appelle
une maison « bioclimatique » ; pour autant, une telle maison n’est pas forcément écologique. Les premières
maisons bioclimatiques étaient isolées avec du polystyrène ou des laines minérales. Quoi qu'il en soit, la
puissance du moyen de chauffage n’est pas strictement divisée par trois puisqu’il s’agit de moyenne sur l’année :
il ne faut pas comprendre que la chaudière est simplement trois fois plus petite. En pratique cela veut dire que
dans une telle maison on n’a besoin d’allumer le chauffage que les quelques jours les plus froids de l’année ; ainsi,
un simple poêle ou un insert est souvent suffisant. On n’a plus du tout besoin d’un système de chauffage central...
(il est d’ailleurs tout à fait possible de construire des maisons entièrement solaires, mais c’est un cas particulier).

La sensation de chaleur, ou de fraîcheur dépend de 2 choses :
la température de l’air, bien sûr, mais aussi le rayonnement calorifique ambiant. Ainsi, devant un feu de bois vous
avez très chaud devant et très froid derrière parce que vous êtes chauffés par les radiations infrarouge qui
viennent de la source chaude, le feu. Pourtant la température de l’air est la même d’un côté et de l’autre. Pour
avoir une sensation de température agréable il faut que le rayonnement chaud soit uniformément réparti et
provienne de toutes les directions. Quelle que soit la température de l'air, une sensation d'inconfort naît si les
parois sont à plus de 3°C de moins. La température effectivement ressentie est une résultante de la température
de l'air, de celle des parois, de la vitesse de déplacement de l'air et du taux d'humidité. Comme c'est difficile à
mesurer, on se contente généralement de la température résultante sèche : c'est la moyenne des températures de
l'air et des parois. Ainsi, dans une pièce dont les parois sont à 16°C et l'air est à 20°C, la résultante est de 18°C.
Dans une pièce avec des parois à 19°C et l'air à 17°C, la résultante est également de 18°C. Pourtant la sensation de
confort sera plus importante car l'écart entre les parois et l'air est plus faible, alors même que l'air est plus froid.
De même, si les parois sont très froides, comme 10°C par exemple, pour avoir la même résultante il faudrait
porter l'air à 26°C, mais une telle différence est très inconfortable : on sent que l'air est chaud, mais le
rayonnement froid des murs passe à travers et peut nous faire frissonner ce qui est particulièrement désagréable.
Parlons maintenant d’inertie.
Nous avons vu que la stratégie conventionnelle c’est de chauffer uniquement l’air de la maison et de
l’emprisonner ensuite tant bien que mal avec de l’isolant. Mais ce n’est ni efficace, ni logique. Quand arrive l’hiver
vous mettez le manteau et l’écharpe sur vous, et non pas à l’intérieur de vous... Pour une maison c’est la même
chose, le manteau d’isolant de la maison est plus efficace quand il se trouve à l’extérieur, autour des murs et non
pas à l’intérieur, entre les murs et planchers. Un isolant extérieur permet en outre de supprimer tous les ponts
thermiques et on ne chauffe plus seulement l’air de la pièce mais aussi et surtout les murs, et c’est là toute la
différence, car les murs ont de l’inertie.
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En effet, il y a un décalage entre le moment où on les chauffe et le moment où ils deviennent chauds, et ce
décalage fonctionne également quand ils se refroidissent. Un exemple : si vous ouvrez la fenêtre en hiver dans
une maison sans inertie, au bout de dix minutes, toute la chaleur sera remplacée par l’air froid et une fois la
fenêtre refermée, la pièce restera froide jusqu'à ce que les radiateurs aient re-chauffés tout l’air qu’elle contient. Si
cette pièce avait des murs avec inertie, ceux-ci sont à la température de la pièce lorsqu’on ouvre la fenêtre, l’air
chaud s’en va, de l’air froid entre, mais comme le mur ne peut pas se refroidir en 10 minutes, il reste chaud. Dès
que la fenêtre est refermée, la pièce retrouve sa chaleur initiale instantanément grâce au rayonnement chaud du
mur.
En plus du confort supérieur procuré par cette méthode, avoir de l'inertie à l'intérieur de la maison permet de
profiter des apports solaires : une maison bioclimatique est orientée par rapport au soleil, en hiver le soleil
pénètre profondément dans la maison et cette lumière se transforme en chaleur. Si la maison n'a pas d'inertie,
cette chaleur devient rapidement une surchauffe et il faut ouvrir la fenêtre en plein hiver pour évacuer le trop
plein... Au contraire, des matériaux avec de l'inertie absorbent cet excédent de chaleur pour le rediffuser plus
tard. Le matériau est à température ambiante lorsque le soleil vient le frapper, mais il ne peut pas se réchauffer
rapidement, ce qui fait qu'il va monter en température très lentement pendant plusieurs heures, la surchauffe n'a
pas lieu. Une fois le soleil masqué ou couché, le matériau ne va de nouveau mettre plusieurs heures pour devenir
froid. Dans l'opération, toute l'énergie du soleil a été capturée et c'est elle qui a chauffé la maison et non la
chaudière : en plus d'être confortable, cette méthode est économique. Cela marche dans l’autre sens en été : le mur
restera frais et la maison ne surchauffera pas dès que la porte aura été ouverte plusieurs fois dans la journée,
parce qu'il lui faudra toujours autant de temps pour changer de température.

La diffusion de vapeur d'eau
Si l’isolant se trouve à l’extérieur, le sandwich du mur (parement
intérieur, structure, isolant, parement extérieur) est exactement
dans le bon ordre pour qu’il évacue naturellement l’humidité. Les
problèmes d’humidité dans une maison ne sont généralement pas
issus de trop d’eau qui entre, mais de trop de vapeur d’eau qui ne
peut pas sortir. Ainsi donc en construction écologique on va faire en
sorte que les matériaux soient de plus en plus faciles à traverser
pour l’eau qui essaye de sortir. La vapeur d’eau s’évacue sans
stagner, et les moisissures ne se forment pas. De même, il n’y a nul
besoin de rendre la maison étanche : ça ne veut pas dire qu’il y
règne un courant froid et qu’on sent le vent quand il souffle, mais
seulement qu’on n’a pas besoin de vivre dans une bouteille
Thermos pour avoir chaud.
Les vêtements les plus confortables sont ceux qui « respirent », pour
une maison c’est exactement pareil. Ce principe de gestion de la
chaleur obéit à des lois physiques immuables et ne demande pas de
système de contrôle électronique ou mécanique complexe
susceptible de tomber en panne. Il fonctionne 24h/24 et ne
consomme pas d’énergie pendant toute la durée de vie de la construction.

Le solaire passif
Dans un Fiabitat, les trois quarts des besoins de chaleur sont fournis
par le soleil, sans systèmes particuliers autre que les fenêtres
correctement orientées (et couplées à la gestion thermique su-cité).
Le dernier quart peut être fourni par un des nombreux systèmes
écologiques disponibles : chauffage au bois (poêle, chaudière,
chaudière à granulés autonome, insert, cheminée), par une pompe à
chaleur géosolaire, par un système solaire actif (avec des capteurs
donc), un circuit de chaleur de cogénération etc.
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Ce ne sont pas les possibilités qui manquent. Et il ne faut pas croire que la maison est froide en hiver si le temps
n’est pas ensoleillé : il est tout à fait possible de chauffer entièrement la maison grâce au soleil, et ce même dans
des climats aussi peu ensoleillés que l’Angleterre.
Le Fiabitat ne va pas en général jusque-là parce que cela demande de modifier quelque peu les habitudes de vie
des occupants, nous proposons donc des maisons sans contraintes particulières qui consomment ¼ seulement de
l’énergie que consomment les maisons conventionnelles.
Cela peut effectivement paraître incroyable mais souvenez-vous de la stratégie conventionnelle : on ne chauffe
que l’air, et de surchauffe en sous-chauffe, le radiateur s’allume, s’éteint, se rallume, et pire, le soleil pose plus de
problèmes qu’autre chose, donc on s’en cache... Le Fiabitat atteint donc très facilement de grande performances
parce qu’il s’est affranchi des logiques aberrantes de la construction conventionnelle.

La gestion des eaux de pluie
La construction écologique ne se préoccupe pas que du chauffage, l'eau au également une grande importance. La
gestion de l’eau dans la démarche Fiabitat est toute simple : l’eau de pluie est récupérée et utilisée pour tout ce
qui ne nécessite pas d’eau potable : WC, douche, lave-vaisselle et lave-linge, arrosage. Ces besoins représentent
90% de la consommation d’eau ! Ainsi il est possible de diminuer sa facture d'eau de 90% (seulement si la
pluviométrie du site le permet : pour une famille moyenne dans un pavillon, il est en général difficile de
récupérer plus de 75% des ses besoins), de plus la durée de tous les appareils et de la plomberie est grandement
allongée car l’eau de pluie naturellement très douce n'entartre pas : l'eau de pluie est stockée après filtration dans
une cuve minérale enterrée. Au contact de la chaux elle se reminéralise etson acidité baisse, la rendant
particulièrement adaptée à la plomberie et aux appareils.

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