MISE EN HIVERNAGE

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1MISE EN HIVERNAGE « Les clés de la réussite » Août 2011 MISE EN HIVERNAGE 1/ Biologie de la grappe hivernale et rappels sur les « facteurs de risques » 2/ Évaluation de la santé des colonies 3/ Les travaux de mise en hivernage 4/ Le nourrissement 5/ L'isolation des ruches Alexis BALLIS - Conseiller Technique Apicole Service Elevage - Chambre d'Agriculture Régionale d'Alsace a.ballis@haut-rhin.
  • grappe hivernale
  • temps d'ouverture des ruches … 
  • surfaces de miels des vieux cadres
  • volume …
  • sirops
  • sirop
  • ruches
  • ruche
  • abeilles
  • colonies
  • colonie
  • traitement
  • traitements
  • cadre
  • cadres
Publié le : mardi 27 mars 2012
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MISE EN HIVERNAGEMISE EN HIVERNAGE
« Les clés de la réussite »
1/ Biologie de la grappe hivernale
et rappels sur les « facteurs de risques »
2/ Évaluation de la santé des colonies
3/ Les travaux de mise en hivernage
4/ Le nourrissement
5/ L’isolation des ruches
Alexis BALLIS - Conseiller Technique Apicole
Service Elevage - Chambre d’Agriculture Régionale d’Alsace
a.ballis@haut-rhin.chambagri.fr - Tèl. : 03 89 20 97 46
Août 2011
Vous avez dit hivernage ?
« Passer l’hiver » est une épreuve pour tous les animaux. Ils ont
inventé plusieurs solutions : 1/ La grappe hivernale
- Migrer, hiberner, hiverner, …
- Chez les insectes, il est fréquent d’« engraisser » une reine
fondatrice solitaire …
L’abeille mellifère a mis au point des stratégies inédites dans
le monde animal, qui permettent la survie de la colonie.
I. Invention du miel et du pain d’abeille,
II. Réorganisation de la colonie en grappe hivernale,
III. Des abeilles spéciales pour l’hiver
a.ballis@haut-rhin.chambagri.fr - Tèl. : 03 89 20 97 46 a.ballis@haut-rhin.chambagri.fr - Tèl. : 03 89 20 97 46Source : michelbocquet.over-blog.com
La grappe hivernale Le manteau
Définition Il est formé par plusieurs couches d’abeilles superposées
• Un coeur chauffant à métabolisme élevé  Elles se resserrent lorsque la température descend
• Un manteau d’abeilles à métabolisme très bas  Fort pouvoir isolant lié aux poils thoraciques
• En périphérie de la grappe, il fait vraiment frais, pas plus de 6°C  Le potentiel musculaire de ces abeilles est presque éteint :
parfois.
elles sont à 12°C (métabolisme très bas, léthargie)
=> La grappe se chauffe elle-même, elle ne chauffe
pas son logement !
• Entre le cœur et le manteau, la
33,5°C Le manteau se forme dès <15°Cdifférence de température est de 20°C
environ !
Il est complet à 7°C12°C
(c’est-à-dire que toutes les abeilles • Contre 3°C dans une ruche pourvue
de la colonie s’y sont jointes)de couvain.
1Les abeilles chauffeuses La grappe hivernale
Une partie des abeilles du noyau central frissonne doucement : Un système dynamique
elles produisent de chaleur par contraction des muscles de vol. • L’abeille chauffeuse travaille pour la colonie
• Les abeilles du manteau servent d’isolant ! Elles sont quasi-
dormantes. •  15 % des abeilles de la grappe,
• Périodiquement, les abeilles du manteau viennent rejoindre le • Une activité intense (la consommation en
cœur, et inversement.oxygène est égale ou supérieure aux
butineuses en vol)
• Cela dure environ 30 minutes. Lorsque l’une
d’elles s’arrête, une autre prend le relais si
nécessaire.
• L’abeille chauffeuse élève sa température
pour ses soeurs des couches extérieures,
et non pas pour elle-même
La grappe hivernale La grappe hivernale
 La capacité à produire (et à maintenir) de la chaleur dépend
Un système performant ! du volume de la grappe.
Peu d’abeilles = pertes thermiques élevées• La production de chaleur est minimisée (pas de gaspillage)
Beaucoup d’abeilles = métabolisme global augmenté• Ajustement en continu aux nécessités du moment
• Économie de la durée de vie des abeilles.
 La combinaison de ces deux paramètres fait que :
Plus la grappe est populeuse, moins elle consomme
Mais cette (au-delà de 18 000 abeilles, le gain n’est plus sensible).
performance
=Un essaim de 1,7 kg consomme moins à 2°C qu’à 15°C.
est liée au
Soit, en « cadres d'abeilles » :
volume de la cadres peuplés sur les deux faces Dadant 6
cadres peuplés sur les deux faces grappe ! Langstroth 8
Zander 9 cadres peuplés sur les deux faces
(Southwick E., 1985)
La grappe hivernale Les facteurs de risques
Une colonie de « 1,7kg » d’abeilles est donc bien
armée pour lutter contre le froid et n’a guère
besoin d’une isolation poussée de la ruche.
Quels sont les causes identifiées qui Il lui faut :
• du « fuel » pour les abeilles chauffeuses. expliquent les pertes hivernales de
• du calme : tous dérangements se traduit immédiatement en colonies d’abeilles ?
grammes de réserves ! (vents …)
• une ventilation correcte : n’isolez pas trop !
3Les échanges gazeux en hiver représentent quelque 10 m d’O , 2
autant de CO , et la production d’un seau d’eau à peu près ... 2
Songeons à tout cela en les installant pour l’hiver !
2Les facteurs de risques Les facteurs de risques
Une étude menée en Allemagne sur 1.200 ruches suivies
1/ le nombre de Varroa par abeille à l’automne, pendant 4 ans, a définit les principaux facteurs expliquant les
pertes de colonies : 2/ l’infection par le virus DWV et/ou le virus ABPV
=> Deux « facteurs » liés à Varroas.
1/ le nombre de Varroa par abeille à l’automne,
2/ l’infection par le virus des ailes déformées (DWV)
et/ou le virus de la paralysie aiguë (ABPV) à l’automne,
3/ l’age de la reine
3/ l’age de la reine 4/ la faiblesse de la colonie à l’automne
4/ la faiblesse de la colonie à l’automne
=> Deux facteurs liés au volume de la
grappe
(Genersch et al. 2010) (Genersch et al. 2010)
Choix du site d’hivernage Remarque :
Test : Carnica Vs Buckfast
Le choix du site d’hivernage influe également sur la
survie et le développement des colonies,
Cependant ce n’est pas un « facteur de risque »
« Le choix du site
• Cette influence varie d’une année à l’autre, en raison de
d’hivernage a facteurs environnementaux divers.
– pas de liens avec les « pratiques agricoles » locales … plus d’influence
– mais plutôt aux conditions climatiques et environnementales
que le type
• Les autres paramètres n’influent pas ou presque : d’abeille » n°68)
– type de ruche,
– race d’abeille hivernée,
– type de nourrissement d’automne …
(Ruttner et Ruttner, 1976)
Rappels sur Varroa
Tant que l’infestation est faible, les symptômes passent inaperçus
Masse corporelle sur des abeilles moyennement parasitées
-30 % (c'est-à-dire capable de naître) à l’éclosion
Durée de vie -30 à 50 % (en labo)
-30 % de
Hémolymphe
protéines
Capacité à voler -60 % qu’une abeille non parasitée
Glandes à Gelée R atrophiées  Gelée royale de mauvaise qualité

= Baisse des défenses immunitaires
 Larves anémiées
 Jeunes abeilles rachitiques
 Virus associés …..
Des abeilles apparemment saines(M.E. Colin, SupAgro Montpellier, exposé de 2009)
3Rappels sur Varroa Progression de l’infestation
Nb Varroas La fin de l’été est une période critique !
• Tant que l’infestation est faible, les symptômes passent
inaperçus
 Les abeilles sont apparemment saines ! Elles sont pourtant
affaiblies par les varroas (qui épuisent corps gras et protéines).
Seuil de
dommage
• Sa progression est « exponentielle »
La population peu doubler tous les 15 jours
Infestation
initiale :
• En automne, le taux d’infestation explose !
2 / forte
 Apparition des symptômes, qui indiquent que la colonie
1/ faible
souffre du Varroa depuis plusieurs semaines
Période de traitement
La fin de l’été est une période critique !
Si l’infestation initiale est trop élevée :
la colonie souffre avant la période de traitement !
Rappels sur Varroa
Il épuise corps gras et protéines !
Conséquence 1 : … les abeille d’hiver n’ont pas les corps
gras indispensables à l’hivernage.
Conséquence 2 : … glandes atrophiées => les nourrices
deviennent butineuses « avant l’heure ».
Conséquence 3 : … la reine diminue sa ponte…
D’où un excès de butineuses et un déficit en abeilles d’hiver
Un des symptômes de la varroase
=> mort de la colonie avec beaucoup de réserves. Petite grappe d’abeilles mortes sur
de fortes réserves de pollen …
Traiter Varroa
(juillet / août)
2/ La santé des colonies
erEssentiel ! (1 facteur de risque)
Un principe : Les nourrices qui élèveront les abeilles « Hiverner les colonies les plus fortes et
d’hiver doivent être en bonne santé !
les plus saines possibles »
Or, les abeilles d’hiver naissent entre fin août et octobre (en
fonction de la météo)…
 Déparasiter les colonies
Donc il faut songer à traiter dès le 15 juillet !
 Contrôler l’état sanitaire
Si vos ruches sont très parasitées, traiter le 15 août, c’est  Renforcer les colonies (si besoin)
trop tard !
… Mais comment savoir si elles sont « très parasitées » ?
4Traiter Varroa
(juillet / août)
Estimer le niveau de l’infestation :
Cela permet d’adapter les dates de traitement !
(« peut-on tenter la miellée de sapin ? »)
 Observation des plateaux (« langes »)
 Observation des abeilles adultes
 Observation des abeilles naissantes
Ailes déformées : individu non-viable
Observation des langes
(toute l’année)
• Elle permet d’estimer l’infestation Varroa
En absence de tout traitement, des varroas (morts ou vivants) Opercule
tombent sur le plateau. Leur quantité renseigne indirectement sur
(couvain l’infestation de vos ruches.
naissant)
• Elle complète l’observation du trou de vol.
Vous pouvez suivre vos colonies toute l’année, sans les ouvrir :
- La surface de débris correspond à la taille de la grappe.
- Observation des débris …
Débris
d’opercules
Observation des langes Observation des langes
(toute l’année)
Comment faire ?
Comment « lire » les langes ?
- Planchers intégralement grillagés,
• Inutile de compter précisément, mais estimez le nombre de varroas
- Langes intégralement graissés (margarine),
• Voici qqs seuils théoriques (… très théoriques)
- Langes laissés en place entre 3 à 7 jours,
Période Seuils Réaction
Une subtilité : le nb de varroa qui tombent varie en fonction du niveau Printemps > 5 v./jour Piégeage (cadre mâle)
d’infestation et de la quantité de couvain naissant ! Juillet >15 v./jour Apivar urgent !
Donc :
1 mois après les Traitement complémentaire
>1 v./jour
i) Uniquement pour des ruches « en vitesse de croisière » traitements (acide oxalique)
(pas pour les essaims où les ruches en remerrage).
Détection des échecs de traitements (et des ré-infestations)ii) Faire 2 ou 3 « comptages » successifs par ruche et
considérer la moyenne
5Exemple : comptage sur 7 jours, fin juillet
Traiter Varroa
(juillet / août)
Comment traiter ?
Les traitements sont très « variés »…
 5 traitements sont autorisés
 Les 2 plus efficaces: Apivar et ApiLifeVar(+Ac Oxalique)
 Beaucoup d’apiculteurs se fabriquent leurs propres
«traitements» …
Il y a 73 varroas sur cette photo (1dm²).
Il faut connaître la différence entre
Inutile de compter tout le lange ! un traitement ponctuel et
 On voit des varroas « partout » un traitement curatif !
 On se dépêche de traiter
Traiter Varroa Traiter Varroa
(juillet / août) (juillet / août)
Comment traiter ?
• Traitement ponctuel = « un coup de poing »
Uniquement efficace contre les v. phorétiques !
• Les traitements « fait maison » ne sont pas efficaces dans la
Donc, à répéter plusieurs fois, tous les 3 ou 4 jours … durée.
soit beaucoup de travail et de risques d’intox ! Moins chers d’un coté, il nécessitent de l’autre plusieurs passages
Ex : cartons à l’amitraze, phagogène, acide oxalique ... (donc plus d’essence !)et sont dangereux pour la santé : l’amitraze,
TRES cancérigène pour l’homme, est toxique pour l’abeille.
• Traitement curatif = sur une longue durée
• L’utilisation des médicament A.M.M. est obligatoire.
Efficace sur une longue période : tue les varroas
Elle est financièrement aidée par la Région !!
au fur et à mesure qu’ils naissent !
Ex : les microcapsules des lanières Apivar® libèrent
Il est indispensable de respecter la dose et la durée d’application
progressivement l’amitraze.
prescrite ! Renseignez vous auprès de vos GDSA, spécialistes,
technicien…
La diffusion continue du produit
permet une réelle action curative !
Enquête pertes hivernales en Alsace Enquête pertes hivernales en Alsace
Attention à vouloir trop traiter !!
Pertes hivernales associées aux De l'interêt du traitement complémentaire …différentes stratégies de traitement
60%
60%
50% 44%
50%
39% C’est pire !40%
32% 40%
30%
24% 30% C’est mieux18%20%
20%
10%
10%
0%
0%Apivar (AMM) Ac. Formique Amitraze Thymol (AMM) Apistan (AMM)
Apistan (127 col.) Apistan + oxalique Apivar (1002 col.) Apivar + Ac.(lanières ou (seul, sans (seul, sans
(185 col.) Oxalique (279 col.)phagogène) Ac Ox.) Ac Ox.)
6
% de pertes au printemps
% de pertes hivernalesTraitement complémentaire
L’ Acide Oxalique
Une fois Varroa « traité » …
 Hors couvain ! (Décembre …)
 Par T>5°C
 40g d’acide dilués dans 1l de sirop 50/50 Effectuer une visite de contrôle, à la faveur d’une belle
 « par dégouttement » : Il faut arroser les abeilles présentes journée.
entre les cadres (environ 5ml par intercadre occupé)
Planification des travaux de mise en hivernage
 Agir « vite » (pertes thermiques)
 1 seule fois pour chaque ruche et par an Comme au printemps, il faut travailler vite pour limiter
le temps d’ouverture des ruches …
 Ce traitement affaiblit les abeilles !  Il faut donc savoir ce qu’il faut regarder !
 Penser à inscrire les traitements dans le registre d'élevage…
(voir « Acide Oxalique : mode d’emploi »)
Visite de la ruche Visite de la ruche
(fin des traitement varroa)(fin des traitement varroa)
1. Santé du couvainLors de cette visite, contrôler :
 Persistance des symptômes varroas ?
 Autres pathologies ?1. La santé du couvain
 La colonie est une non-valeur.2. La force de la colonie
3. L’état des réserves
Cette année (2011) miellée de sapin et maladie noire ont
causé de fortes mortalités (parmi les ab. d’été).
 Cette colonie est-elle une « non-valeur » ?
 Ruches à surveiller ! (la « crise » est-elle passée ?) Faut-il renforcer ? Partitionner ?
 Faut-il les renforcer ou les stimuler ? Quels sont ses besoins en nourrissement ? En stimulation
de la ponte ? … à vous de décider !
(cf « Santé de l’abeille : connaissances de base »)
Visite de la ruche Visite de la ruche
(fin des traitement varroa) (fin des traitement varroa)
2. Force de la colonie 3. État des réserves
Selon la date et la météo, les abeilles d’hiver sont déjà Éviter la famine (!) et prévoir les besoins en nourrissements.
là, sous forme d’adultes, de couvain ou de ponte …
• S’il reste beaucoup de couvain (plus de 2 cadres), les
 Un cadre DB bien rempli contient 4 kg de nourriture. populations vont encore évoluer.
• Si le couvain est très réduit, c’est que les abeilles d’hiver  Il faudra 15 à 20 kg de réserves pour l’hiver.
sont déjà toutes présentes.
 Le nourrissement d’automne permettra de combler les
manques
 Faudra-t-il la renforcer fin d’atteindre l’« idéal » :  Le pollen n’est pas toujours visible car les abeilles le
recouvrent souvent d’une couche de miel qu’elles operculent.Dadant 6 cadres peuplés sur les deux faces
Des apports peuvent être effectués si vous soupçonnez des Langstroth 8 cadres peuplés sur les deux faces
carences (observation du trou de vol)Zander 9 cadres peuplés sur les deux faces
7Adapter le volume …
• Laisser tous les cadres de couvain + 2 cadres de pollen +les
Après cette évaluation des colonies, cadres pleins de miels.
commencent les travaux de mise en « Quelle que soit la force de la colonie, huit cadres DB suffisent
hivernage. pour hiverner »
• Placer un partition (polystyrène HD)
PLUSIEURES ACTIONS À MENER :
 Adapter le volume de la caisse à celui de la C’est l’occasion de trier les cadres :
population (ou inversement !)
 placer les cadres à reformer en rive
 Rassembler les colonies faibles
jusqu’à éclosion de leur couvain, puis les
retirer. Nourrir (stimulation ou « réserve »)
Gratter les surfaces de miels des vieux  Isoler
cadres et les placer de l’autre coté de la
partition.
Adapter le volume … Rassembler les colonies faibles
(Changement de la reine)
C’est l’inverse :
 Ajouter des abeilles pour atteindre les « 18.000 abeilles »
Exemples :
 Renforcer une colonie saine un peu faible par 1 ou 2
cadre de couvain naissant.
 Rassembler 2 essaims tardifs trop faibles,
 Rassembler un essaim tardif (jeune reine) à une colonie
« de production » usée
(Technique « R. Zimmer »),
Cas de ruches ayant produit du sapin ….
Source : Abeilles et Cie – ActuApi 43
Technique de rassemblement Mise en hivernage et stratégie
« au papier journal » de renouvellement
Il en découle la possibilité de réaliser systématiquement D’après R. Zimmer
ce type de rassemblements !
- Travailler tôt ou tard dans la journée (période avec
peu ou pas de vol)
• Réaliser chaque années au moins 50% d’essaims
- Plutôt en octobre • Les rassembler aux ruches de production, après traitement.
1. Éliminer une des 2 reines, juste avant la réunion des
 Les colonies hivernées seront très fortes.colonies (pas plus de 15 minutes !)
 Au passage, on renouvelle les reines.
2. Placer un papier journal légèrement entaillé sur la  Fort démarrage au printemps !
tête des cadres de la ruche orpheline
(très prospectif sur la miellée de fleur)
3. Poser la seconde ruche (avec la reine) dessus.
8Rassembler les colonies faibles
Que faire des « non valeurs » ? 4/ Le nourrissement
 inutile d’hiverner des caisses avec moins de 5000 abeilles (2 c. DB)
 inutile de les renforcer par 1 cadre de couvain naissant (ce sera Un sujet bien connu !
toujours trop peu).
Cependant, les modifications du climat et  inutile de rassembler 2 non-valeurs (aucune n’a des abeilles d’hiver
de l’environnement font évoluer les en bonne santé)
besoins des colonies.
A tenter (avec qqs risques sanitaires !) :
 Il faut analyser ces besoins
 Éliminer la reine et y « loger » un jeune essaim (complet et sain), (force, place disponible, réserves actuelles
qui profitera des vieilles abeilles pour bien s’établir avant l’hiver.
et miellées à venir …) Ou encore : répartir les abeilles sur 2 colonies moyennes …
Différents nourrissement La stimulation
Stimuler la ponte d’automne = imiter un entrée de nectar
• Sirop de stimulation
Sirop léger 1:1 (ou 50/50)
Pour les essaims tardifs et en cas de disette !
Pls apports d’environ 500g, espacés de 2 à 4 jours
afin qu’ils ne soient pas stockés. • Sirop « lourd »
Réserves pour l’hiver (et surtout le printemps !)
• Possible dès le retrait des hausses et jusqu’au début du
nourrissement d'hiver.
• Apports de pollen
• Inutile en cas de petites miellées tardives (trèfle blanc En cas d’environnement pauvre ou de forte infestation.
après des orages de fin d'été, lierre, balsamine …).
La stimulation Le nourrissement « lourd »
Stimuler la ponte d’automne :
Sirop épais : 10kg de sucre pour 6l d’eauutile ou pas ?
= 12,5 l de sirop (ou 16kg de sirop )
 Selon certain
« Il s'agit là de la seule stimulation réellement utile et
Il est possible de nourrir massivement (nourrisseur complet)nécessaire durant l'année. »
ce qui va bloquer la ponte de la reine.
 Selon d’autres (Liebefeld)
« Il n’a aucune influence sur la population d’hiver ni sur
• 1l de sirop « lourd » donnera 1kg de réserves, une fois
le développement au printemps »
asséché (soit 75% du poids du sirop) !
A apprécier en fonction des besoins du cheptel (famine
….) et des petites miellées d’automne disponibles !  Des réserves essentiellement consommées au printemps
9Le candi …. Quand nourrir ?
• Dès le retrait des hausses
• Le candi a une composition qui nécessite un travail de Éviter les famines !
transformation important. La transformation du sirop doit être faite par les abeilles d’été
(il y a plus d’enzymes et cela économise les abeilles d’hiver)
• Il vaut mieux donner suffisamment de sirop pour
• Échelonner les apports : s’en passer !
Exemple (hors miellée de sapin) :
Les interventions étant à proscrire trop tôt dans la 8-10 kg en juillet puis de 6-8kg mi-août et pour finir
saison, c'est donc bien en automne que l'on veillera à 4 kg vers le 15 septembre (Source : Jos Guth).
leur permettre un démarrage idéal au printemps !
• Après cette date …
Les abeilles risquent de ne plus prendre le sirop …
Celui-ci devra alors être plus digeste (sirop du commerce)
pour économiser les abeilles d’hiver.
Estimer la quantité de sirop Estimer la quantité de sirop
Il faut entre 10kg et 20kg à une colonie (selon : type Exemple :
de ruche, emplacement, génétique, …)
Lors de la dernière visite, on relève dans une belle colonie buckfast
en Dadant : 5 c.couvain (sains !) et 3 beau c.de miel (soit 12kg).
Attention : Ne pas réduire – 15 kg pour une Dadant
de moitié la quantité. Une
– 10 Kg pour une Ruchette (DB)
ruchette consommera les  Pour des ab. locales, il manquerait  3kg (15–12=3)
– 10 Kg pour une Langstroth 2/3 ou même les 3/4 d’une
Mais pour des Buckfast, c’est  8 Kg ! (20–12=8)population normale !– 5Kg pour une mini+
 Nous distribuerons alors 8l de sirop (  11 kg), Cette quantité sera corrigée en fonction des réserves
en 2 apports (massifs) à 2 semaines d’intervalles.de la ruche.
(car 1l de sirop donne 1kg de réserves)
– Compter 200g par dm² de miel (400g pour les 2 faces)
– 1 cadre DB = 10dm² => 4 à 4,5 Kg de miel
Quel sirop utiliser ? Quel sirop utiliser ?
L’industrie propose des sirops a bas coûts, mais de quelle qualité, L’industrie propose des sirops a bas coûts, mais de quelle qualité,
du point du vue de l’abeille ? du point du vue de l’abeille ?
Le sirop idéal Le sirop idéal
• 75 % de sucre (glucose, fructose, maltose, saccharose) • 75 % de sucre (glucose, fructose, maltose, saccharose)
• Peu de sucres complexes (polysaccharides)
• Faible taux d’HMF (<30mg/Kg)
BOF ! Entraînent une baisse de la durée de vie des abeilles (L. Gerig).
• Pas fermenté/pas de germes
• Substances minérales (cendres) <0.1g/100g
• PH 4 à 7
peu convenir (2 glucoses attachés)
 Un sirop distribué tiède sera mieux accepté !
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