Vers une électronique plus verte

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Publié le : mardi 27 mars 2012
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Source : greenpeace.org
Nombre de pages : 5
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Vers une électronique plus verte De plus en plus verte, mais...
Introduction
Greenpeace félicite l’industrie des produits électroniques pour les nombreux obstacles technologiques qu’elle a su vaincre pour offrir des produits plus écologiques. Notre étude prouve cependant que l’industrie devra encore trouver d’autres solutions écologiques.
Nous avons invité en juin 2010 21 compagnies importantes à participer à notre troisième Green Electronics Survey, une enquête permettant d’établir le classement des produits les plus verts du moment. Nous avions demandé aux entre-prises de soumettre les produits qu’elles jugeaient les plus écologiques dans six catégories. Dix-huit entreprises ont relevé le défi et ont accepté de nous fournir les produits qu’elles estimaient être les plus sécuritaires pour l’environnement, pour que nous puissions évaluer quels seront les appareils électroniques les plus écologiques mis sur le marché au début de l’année 2011.
Guide pour une High-Tech responsable et campagne pour une industrie de haute tech-nologie plus écologique En 2005, Greenpeace lançait une campagne pour sensibiliser les consommateurs de produits électron-iques à l’importance d’exiger des produits plus écologiques. La campagne visait aussi à rendre l’industrie de l’électronique responsable pour les impacts découlant de l’utilisation de ses produits durant tout leur cycle de vie. Nous avons dans notre Guide pour une High-Tech responsable (1) établi le classement de 18 des plus importants fabricants de produits électroniques à partir de trois critères : élimination des substances toxiques du produit, programme de reprise responsable des produits en fin de vie et efficacité énergétique. À l’origine, cette publication trimestrielle se limitait à évaluer les fabri-cants d’ordinateurs et de cellulaires les plus impor-tants, ainsi que leurs politiques et leurs habitudes à partir de seulement deux critères : les substances chimiques et les programmes de reprise. Depuis le guide a pris de l’ampleur avec l’ajout des fabricants de téléviseurs et de consoles de jeux. Cette cam-pagne fructueuse a eu comme résultats un plus grand nombre de politiques et de programmes desti-nés au recyclage des produits électroniques obsolètes, une gestion plus sévère des substances chimiques de la part des gouvernements et des entreprises, et la possibilité pour les consommateurs d'acheter des produits plus écologiques.
1Greenpeace Canada
Au fur et à mesure que les fabricants s’engageaient plus fermement à respecter les trois critères précédents, Greenpeace a cherché à déterminer les résultats tangibles de sa campagne en analysant les produits tels que commercialisés sur les marchés internationaux. À partir des rensei-gnements que les entreprises nous avaient fournis à la fin de 2007, nous avons publié en mars 2008 la première édition de notre Green Products Survey (2) pendant la foire internationale de l’électronique CEBIT à Hanovre, en Allemagne. Le rapport ayant été accueilli avec enthousiasme tant par l’industrie que les consommateurs, nous avions décidé de publier une deuxième édition en janvier 2009 (3) durant le CES, salon électronique annuel tenu à Las Vegas, aux É.-U. À la différence du classement des fabricants figurant dans le Guide Pour une High-Tech responsable mentionné précédemment, lequel portait sur les politiques et les habitudes générales des grandes entreprises, ces enquêtes consistaient en une analyse détaillée des produits que les fabricants eux-mêmes considéraient comme les plus respectueux de l’environnement.
La première édition avait permis de conclure qu’aucun des produits analysés ne pouvait être considéré comme vert, puisqu’à peine quelques produits parvenaient à récolter 5 points sur 10. La deuxième enquête faisait état des progrès réalisés par les compagnies ayant accepté de participer. Des progrès particulièrement notables ont été observés dans l’élimination des substances chimiques toxiques, obtenue grâce à une meilleure conception des produits; plus de scores se situaient au-delà du score maximal obtenu lors de la précédente édition; et les écarts entre les scores des diverses entreprises s’étaient amenuisés. Mais même si les entreprises ont substantiellement amélioré leur performance dans la catégorie monit-eurs, il demeure évident que l’industrie doit encore faire des progrès. Par conséquent, Greenpeace préconisa plus d’efforts supplémentaires dans toutes les catégories de produits, sinon on ne saurait parler de nouveaux produits de consomma-tion « véritablement écologiques ». Puisque depuis la parution de cette dernière enquête l’industrie a accompli des progrès considérables en commer-cialisant des produits plus respectueux de l’environnement, nous avons conclu qu’une troisième édition de notre enquête sur les produits était nécessaire.
1 http://www.greenpeace.org/international/en/campaigns/toxics/electronics/Guide-to-Greener-Electronics/ 2 http://www.greenpeace.org/international/press/releases/cebit-talks-green-but-the-ind/ 3 http://www.greenpeace.org/usa/en/media-center/reports/green-electronics-the-search/
« Peut faire mieux »
Si Greenpeace salue le progrès accompli, il n’en reste pas moins que l’industrie a encore beaucoup de progrès à faire. Tout au long de leurs cycles de vie (de l’extraction des matéri-aux à sa production, et de l’utilisation par le consommateur jusqu’à son élimination), les produits électroniques peuvent potentiellement être nuisibles à la santé humaine et l’environnement, notamment parce que certains libèrent des substances dangereuses ou consomment trop d’énergie.
Les travailleurs du dernier stade du cycle de vie des produits électroniques, à savoir l’élimination des déchets, sont continuellement exposés à un cocktail toxique de composés chimiques nocifs. La situation n’est pas plus enviable au stade de la fabrication ou celle de l’extraction des métaux précieux entrant dans la fabrication des appareils : les ouvriers doivent trop souvent travailler dans des endroits où il existe peu ou pas de mesures qui permettraient de protéger leur santé et leur bien-être. Vu le caractère irresponsable de certaines pratiques pour fabriquer les produits électroniques et les éliminer une fois obsolètes, Greenpeace lance un appel à chaque entreprise pour qu’elle adhère au principe de précaution. Greenpeace exige aussi la création de politiques de recyclage dans tous les pays où ses produits sont vendus. Puisque les changements clima-tiques sont la plus grande urgence environnemen-tale de notre époque, l’industrie des produits électroniques doit aussi jouer un rôle de pionnier pour mettre en place des solutions écologique-ment durables. C’est malheureusement dans ces domaines que l’industrie a réalisé le moins de progrès.
Cette troisième édition du Green Electronics Survey prouve néanmoins qu’il s’agit d’une indus-trie fortement concurrentielle, innovatrice et basée sur la recherche de solutions, capable d’amener les transformations nécessaires qui permettraient d’assurer un cycle de vie durable pour chaque produit. Depuis la parution de notre premier Guide pour une high-tech responsable en 2006 jusqu’à la publication de cette troisième enquête en 2011, Greenpeace a constaté que l’industrie a su mettre sur le marché des produits de plus en plus écologiques. Nous croyons que cette même industrie dispose des moyens qui lui permettraient de relever les prochains défis.
Greenpeace Canada2
Toutes ces entreprises sauf trois avaient participé à notre précédente enquête. Parmi les nouvelles, mentionnons l’entreprise mondiale Asus dont les dirigeants avaient décliné nos invitations, et qui n’apparaissait donc pas au classement des 18 entreprises multinationales du Guide de Greenpeace, ainsi que deux fabricants indiens d’ordinateurs, HCL et Wipro dont on trouvera maintenant cette évaluation ainsi que dans la version du Guide de Green-peace publié par notre bureau en Inde.
Malheureusement, comme ce fut le cas lors des deux enquêtes précédentes, quelques entreprises invitées n’ont pas daigné saisir l’occasion de promouvoir la performance environnementale de leurs produits. Apple et Philips sont les deux entreprises ayant refusé de participer à notre enquête. Nous avons cependant évalué une nouveauté de Philips, le télévi-seur Econova, et le MacBook Pro MC374 d’Apple pour savoir comment ces produits se seraient classés. Cette année, nous avons créé une nou-velle catégorie de produits afin d’inclure les ordinateurs ultraportables; ils s’ajoutent aux ordinateurs bloc-notes et de table, aux cellulaires, aux téléphones intelligents, aux écrans ACL, aux écrans de téléviseur à plasma, et aux moniteurs d’ordinateur ACL (les deux dernières catégories ayant été ajoutées lors de la deuxième enquête). En tout, nous avons reçu 53 produits provenant de 18 com-pagnies (sans compter Philips et Apple). En fin de compte, on trouvera dans ce rapport 44 produits (y compris Econova TV et MacBook Pro).
Tous les produits par nom de compagnie
Acer Asus Dell Fujitsu HCL HP (incl.Palm) Lenovo LG Electronics Motorola Nokia Panasonic RIM Samsung Sharp Sony Sony Ericsson Toshiba Wipro Total
Notebooks DesktopsNetbooks Smartphones
10
5
5
6
Téléphones Mobiles
5
Écrans Télé ordinateur
7
4
Total
3 4 5 2 1 5 1 1 1 2 2 1 6 1 2 2 1 2 42
Greenpeace Canada3
Principales conclusions
L’évaluation des produits qui ont été portés à notre attention nous permet de conclure à une amélioration générale de leurs caractéristiques écologiques par rapport aux deux enquêtes précédentes de 2008 et 2009.
Nos principales conclusions sont au nombre de trois :
On constate une diminution importante parmi les substances chimiques nuisibles. Plus de produits que jamais sont exempts de PVC et de RFB. L’usage des phtalates, de même que celui du béryllium, de l’antimoine et des produits qui leur sont associés sont en voie d’élimination dans chaque catégorie de produits. L’enquête précédente avait montré que le recours aux exemptions permises en vertu du ROHS pouvait être radicalement réduit, mais jusqu’ici l’industrie n’a pas progressé dans ce sens.
Les produits dépassent généralement les normes d’efficacité énergétique. Presque tous les produits atteignentou dépassent les normes Energy Star actuellement en vigueur, émanant de l’EPA américaine. Les fabricants de matériel électronique semblent beaucoup plus disposés à améliorer l’efficacité énergétique de leurs créations que d’évaluer complètement (et réduire) l’énergie intrinsèque, c’est-à-dire celle qui entre dans la fabrication de chaque produit.
La responsabilité eu égard au cycle de vie doit être accrue
En ce qui concerne les produits électroniques, la gestion du cycle de vie demeure le point faible : on a très peu recours au plastique recyclé, il y a des disparités dans les services de reprise (bien qu’ils soient généralement en voie d’amélioration), et on fait peu d’efforts de marketing pour prévenir l’obsolescence accélérée des produits.
Nous avons découvert que les entreprises font preuve de plus de transparence concernant la quantité et les types d’informations qu’elles transmettent à leur clientèle : elles fournissent souvent la liste des produits chimiques entrant dans leurs produits et des précisions sur leur rendement.
Canada Greenpeace4
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