France : les banques ont recruté près de 35000 personnes en 2014

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L'effectif des banques françaises s'est contracté de 0,9% l'an dernier en dépit du recrutement la même année de plus de 35.000 personnes, selon les chiffres communiqués par l'Association française des banques (AFB).
Publié le : lundi 6 juillet 2015
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LES BANQUES FRANÇAISES ONT RECRUTÉ PLUS DE 35 000 PERSONNES EN 2014
Le secteur bancaire français est resté en 2014 un acteur dynamique du marché de l’emploi avec le recrutement de plus de 35 000 personnes dans le périmètre de la Fédération bancaire française (FBF). Il avait recruté près de 31 000 personnes en 2013 (*).
Ces emplois présentent deux caractéristiques principales : - Ils sont durables. Les deux tiers des recrutements se font sous forme de CDI dans les banques, contre 2 sur 10 en moyenne au niveau national. - Ils sont qualifiés : les détenteurs de diplômes niveau Bac +4/5 représentent plus de 45 % des recrutements. 90% des personnes recrutées ont au minimum un niveau Bac+2.
Le secteur bancaire demeure ainsi un des premiers employeurs et recruteurs privés en France. Fin 2014, 370.300 personnes travaillent dans les banques adhérant à la Fédération bancaire française, représentant 2,3% de l’emploi salarié privé en France.
Légère contraction de l’effectif global
L’effectif global des banques adhérentes à la FBF a diminué de 0,9 % en 2014.
Plusieurs facteurs structurels expliquent cette évolution de l’emploi dans les banques :
- Le mode de distribution des produits et services bancaires évolue et les clients se tournent de plus en plus vers les services proposés en ligne. La fréquentation des agences est ainsi en baisse depuis plusieurs années (21% des clients fréquentent plusieurs fois par mois leur agence aujourd’hui contre 52% en 2010 selon l’Observatoire de l’image des banques).
- Les évolutions réglementaires pesant sur l’évolution des revenus et la rentabilité des activités impliquent des adaptations, notamment en banque de détail.
- Une pression fiscale très élevée, de 54% du résultat net avant impôts sur la période 2011-2013. L’emploi bancaire est en outre directement affecté par la taxe sur les salaires qui représente chaque année une charge supplémentaire de 2 milliards d’euros pour le secteur.
Les banques proposent des emplois durables (**)
99 % des salariés des banques bénéficient d’un contrat de travail à durée indéterminée. L’âge moyen des salariés est de 42,1 ans mais la part des 45 ans et plus tend à se réduire. De nombreux départs, essentiellement en retraite, sont intervenus en 2013-2014 et en parallèle les embauches concernent une population à la moyenne d’âge moins élevée : près de 58% des nouveaux embauchés en 2014 étaient âgés de moins de 30 ans.
Un taux de féminisation de l’encadrement élevé
La part du personnel ayant le statut de cadre poursuit sa progression pour atteindre 57,7% en 2014 contre 56,2% en 2013 et 54,9% en 2012. Il est à noter que 46% des cadres sont des femmes (45% en 2013). A titre de comparaison, les femmes représentent 29,6% de l’encadrement au sein des 60 plus grandes entreprises françaises selon l’Observatoire Skema de la féminisation des entreprises (édition 2015).
Valorisation de l’alternance et de la formation
Le secteur bancaire consacre 3,5% de sa masse salariale à la formation de ses personnels (2,7% en moyenne dans les entreprises françaises), ce qui illustre un investissement important en faveur de la qualification et de l’évolution professionnelle des collaborateurs au sein des banques. 12,7% des personnels ayant le statut de techniciens ont bénéficié d’une promotion en 2014.
Les banques françaises attachent également une grande importance à l’insertion professionnelle, notamment dans le cadre de l’alternance qui permet à de nombreux jeunes de bénéficier d’une formation en entreprise parallèlement à leur cursus scolaire. En 2014, les banques françaises ont proposé plus de 6000 nouveaux contrats en alternance à ces jeunes.
Dialogue social
Les banques françaises attachent une grande importance à la qualité du dialogue social. En 2015, deux évènements marquants méritent une attention particulière : l’accord de formation du 9 février 2015 signé par l’ensemble des organisations syndicales et le relevé de conclusions sur le pacte de stabilité signé par la CFDT. Parallèlement de nombreux groupes de travail paritaires alimentent ce dialogue social.
Marie-Anne Barbat-Layani, Directrice générale de la FBF et de l’AFB, commente : "Le secteur bancaire français joue un rôle crucial dans le financement de l’économie, au service de la croissance, et également sur le marché de l’emploi. Avec 35 000 embauches en 2014, il confirme son rôle significatif malgré des contraintes de plus en plus fortes, notamment réglementaires et fiscales".
(*)Le périmètre FBF regroupe toutes les entreprises du secteur bancaire : les banques commerciales réunies au sein de l’Association française des banques (AFB) et les banques coopératives et mutualistes. En 2014, le mode de collecte des données a été modifié afin de disposer d’une base de données enrichie. Ce changement de procédé a engendré des modifications méthodologiques dans le suivi des embauches et départs par rapport aux années précédentes ne permettant pas une comparaison directe de certains indicateurs.
(**) L’ensemble des données qualitatives concerne le périmètre des banques AFB.
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