LES CANCERS EN FRANCE EN 2014 L’ESSENTIEL DES FAITS ET CHIFFRES

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LES CANCERS
EN FRANCE
EN 2014
L’ESSENTIEL
DES FAITS
ET CHIFFRES
Institut National du Cancer
Publié le : mardi 3 février 2015
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LES CANCERS
EN FRANCE
EN 2014
L’ESSENTIEL
DES FAITS
ET CHIFFRESCe document a pour objectif de présenter les
principaux faits et chiffres issus du rapport « Les
cancers en France – Édition 2014 ». Au-delà des
données générales sur les cancers, il présente
une synthèse sur le cancer du sein, le cancer le
plus fréquent et le plus meurtrier chez la femme
et sur le tabac, le facteur de risque de cancer
le plus important en France ainsi que les faits
marquants de l’année 2014.LES CANCERS EN FRANCE
1/ DONNÉES
GÉNÉRALES
DISPONIBLESUN TAUX D’INCIDENCE* QUI BAISSE OU QUI TEND
À SE STABILISER DEPUIS 2005
Chez les hommes Chez les femmes
Baisse de - 1,3 % par an Ralentissement de la
entre 2005 et 2012, liée à la baisse progression : + 0,2 % par an
de l’incidence du cancer de la prostate entre 2005 et 2012 au lieu de + 1,6 %
entre 1980 et 2005, lié à la baisse
de l’incidence du cancer du sein
Mais en raison de l’augmentation et du vieillissement de la population, on assiste à une hausse du nombre de nouveaux cas de cancers.
355 000 NOUVEAUX CAS DE CANCERS PAR AN
Chez les hommes Chez les femmes
200 000 nouveaux cas de cancers 155 000 nouveaux cas de cancers
en France métropolitaine (données 2012) en France métropolitaine (données 2012)
+ 107 % en 32 ans + 111,4 % en 32 ans
LES 3 CANCERS LES PLUS FRÉQUENTS : LES 3 CANCERS LES PLUS FRÉQUENTS :
PROSTATE POUMON SEIN CÔLON-RECTUM
56 841 cas 28 211 cas 48 763 cas 18 926 cas
CÔLON-RECTUM POUMON
23 266 cas 11 284 cas
* Nombr e de cas pour 100 000 personnes/an standardisé sur la structure d’âge de la population mondiale.LES CANCERS EN FRANCE
148 000 DÉCÈS PAR CANCERS CHAQUE ANNÉE
Chez les hommes Chez les femmes
Les cancers sont la première cause à la fois Les cancers sont la première cause de
morde mortalité tous âges confondus et de talité prématurée (< 65 ans) et la deuxième
mortalité prématurée (< 65 ans) cause de mortalité « tous âges confondus »
derrière les affections circulatoires.
85 000 décès en France
métropoli63 000 décès en France métropoli-taine (données 2012) : +11 % en 32 ans
taine (données 2012) : +20,3 % en 32 ans
LES 3 CANCERS LES PLUS MEURTRIERS : LES 3 CANCERS LES PLUS MEURTRIERS :
POUMON CÔLON-RECTUM SEIN POUMON
21 326 cas 9 275 cas 11 886 cas 8 623 cas
PROSTATE CÔLON-RECTUM
8 876 cas 8 447 casLES CANCERS EN FRANCE
ÉVOLUTIONS SELON LES LOCALISATIONS DE CANCER
Au cours des 30 dernières années, on distingue :
◗ des cancers dont l’incidence et la mortalité ont diminué : cancer de
l’estomac, cancer du col de l’utérus chez la femme et cancer de l’œsophage ou des
VADS (voies aéro-digestives supérieures) chez l’homme ;
◗ des cancers dont l’incidence a augmenté et la mortalité a baissé : cancers
du sein chez la femme et de la prostate chez l’homme ;
◗ des cancers dont l’incidence et la mortalité ont augmenté : cancer du
poumon chez la femme, le mélanome cutané et le cancer du système nerveux
central.
SURVIE* DES PERSONNES ATTEINTES DE CANCER
La survie à 10 ans des personnes atteintes de cancers (diagnostiquées entre 1989
et 2004) varie considérablement selon la localisation cancéreuse : de 1 % pour
le mésothéliome pleural à 93 % pour le cancer du testicule chez l’homme et
respectivement de 6 % (foie) à 92 % (thyroïde) chez la femme.
PRÉVALENCE TOTALE
Le nombre de personnes de 15 ans et plus en vie en 2008 et ayant eu un cancer
au cours de leur vie est de l’ordre de 3 millions : 1 570 000 hommes,
1 412 000 femmes.
* Survie nette, c’est à dire qui comptabilise les décès liés aux cancers et à leurs conséquences.LES CANCERS EN FRANCE
DISPARITÉS GÉOGRAPHIQUES DE LA MORTALITÉ PAR CANCER
EN FRANCE
Femmes Hommes
Paris et petite Pariset petite
couronne couronne
Il existe d’importantes disparités géographiques de
la mortalité par cancer en France avec une situation
globalement plus favorable dans le Sud du pays par
rapport aux régions du Nord.
TSM* pour TSM* pour
100 000 femmes 100 000 hommes
(83,70 ; 92,00) (170,80 ; 215,60)
(79,00 ; 83,70) (157,80 ; 170,80)
(77,20 ; 79,00) (151,70 ; 157,80)
(75,90 ; 77,20) (146,10 ; 151,70)
(72,90 ; 75,90) (138,90 ; 146,10)
(62,20 ; 72,90) (97,90 ; 138,90)CHEZ LA FEMME
Informations Informations
non disponibles non disponiblesLes départements présentant les taux de mortalité les plus
importants sont situés au Nord et à l’Est de la France, en
France métropolitaine France métropolitaine
Île-de-France et en Bourgogne. TSM = 78,5 pour TSM = 155,7 pour
100 000 femmes 100 000 hommes
* Taux standardisés monde
Femmes Hommes
Paris et petite Paris et petite
couronne couronne
CHEZ L’HOMME
Les taux de mortalité les plus élevés sont observés dans le
Nord, le Nord-Est, le Nord-Ouest, la Bretagne et le centre
de la France. Les départements du Sud et l’Île-de-France
sont les moins touchés.TSM* pour TSM* pour
100 000 femmes 100 000 hommes
(83,70 ; 92,00) (170,80 ; 215,60)
(79,00 ; 83,70) (157,80 ; 170,80)
(77,20 ; 79,00) (151,70 ; 157,80)
(75,90 ; 77,20) (146,10 ; 151,70)
(72,90 ; 75,90) (138,90 ; 146,10)
(62,20 ; 72,90) (97,90 ; 138,90)
Informations Informations
non disponibles non disponibles
France métropolitaine France métropolitaine
TSM = 78,5 pour TSM = 155,7 pour
100 000 femmes 100 000 hommes
* Taux standardisés mondeLES CANCERS EN FRANCE
PRISE EN CHARGE DES CANCERS
◗ 1,128 million de personnes ont été hospitalisées en lien avec le diagnostic, le
traitement ou la surveillance d’un cancer en 2013, soit une légère augmentation de + 3 %
par rapport à 2010 (hors activité de radiothérapie dans le secteur privé libéral).
◗ L’âge moyen des personnes traitées pour cancer est de 67 ans chez les hommes
et 64 ans chez les femmes.
◗ En 2013, la prise en charge des patients atteints de cancers dans les
établissements de court séjour s’élève à près de 6,5 millions de séances et de séjours et
représente près du tiers du nombre total de séjours hospitaliers.1/3 DU NOMBRE DE
◗ Répartition de cette activité par établissement :SÉJOURS HOSPITALIERS
EST LIÉ À LA PRISE EN
CENTRES ÉTABLISSEMENTS CHARGE DES PERSONNES HOSPITALO- PRIVÉS COMMERCIAUX
UNIVERSITAIRES 21,6 %ATTEINTES DE CANCERS
ET RÉGIONAUX
23,5 %
CENTRES CENTRES DE
HOSPITALIERS LUTTE CONTRE LE
28,1 % CANCER (CLCC)
19,9 %
AUTRES ÉTABLISSEMENTS PRIVÉS
1 % NON COMMERCIAUX
5,9 %
La chirurgie
◗ 376 776 personnes atteintes de cancer ont été traitées par chirurgie en 2013
(+ 3 % entre 2010 et 2013).
◗ 75 % d’entre elles sont prises en charge pour des cancers du sein, de l’appareil
digestif, des voies urinaires ou de la peau.
◗ En chirurgie du sein en 2013 comme en 2012, les mastectomies partielles sont ENTRE 2010
plus de deux fois plus fréquentes que les mastectomies totales.
ET 2013, LE NOMBRE ◗ En 2013, l’activité de traitement de cancer par chirurgie en ambulatoire s’élève
D’HOSPITALISATIONS à 87 544 hospitalisations, soit 20,5 % de l’ensemble des hospitalisations pour
chirurgie motivée par le cancer (majoritairement de la peau) dans les établisse-EN AMBULATOIRE A
ments de court séjour. Cette activité connaît une croissance constante depuis AUGMENTÉ DE 28 %
2010 où elle représentait 16,7 % des séjours de cancer traité par chirurgie.
La radiothérapie
◗ 194 326 personnes atteintes de cancer ont été traitées par radiothérapie en 2013
(dont 57,8 % dans le secteur public).
◗ Les techniques d’irradiation dites standard sont les plus fréquentes en 2013
(73,3 %) suivies par la radiothérapie conformationnelle avec modulation
d’intensité (RCMI) (24,8 %).LES CANCERS EN FRANCE
194 326 PERSONNES La chimiothérapie
ATTEINTES DE CANCER
Évolution du nombre de séjours et de séances chimiothérapie depuis 2010 dans les SONT TRAITÉES PAR
établissements de santé RADIOTHÉRAPIE
2 400 000 2 232 669
2 162 365
2 070 797
1 996 376
2 000 000
1 600 000
Séances
1 200 000 Séjours
800 000
400 000 260 392 253 393
255 451 252 631
0
2010 2011 2012 2013
Entre 2012 et 2013, on constate une augmentation de plus de 70 000 (+3,2 %) séances
de traitement de chimiothérapie (en hospitalisation de jours) et parallèlement une
diminution du nombre de séjours (en hospitalisation pour chimiothérapie) de près
de 7 000 (-2,7 %), traduisant une tendance à la prise en charge en ambulatoire.
Dépenses liées à la prise en charge
◗ Les hospitalisations « motivées » par la prise en charge du cancer représentent près
de 5,133 milliards d’euros en 2013, soit 59 % de l’ensemble des dépenses d’hospitalisation.
◗ Les dépenses relatives aux molécules anticancéreuses facturées en sus des prestations €
d’hospitalisation de court séjour s’élèvent à près de 1,475 milliard d’euros. Après une
période de stabilisation, on assiste à une reprise de l’augmentation des dépenses : + 6,6 %
LA PRISE EN CHARGE entre 2012 et 2013. Dans cette enveloppe on observe, pour la première fois, une
stabiDES CANCERS lité de la part respective des cytotoxiques et des thérapies ciblées alors que ces
dernières avaient tendance à augmenter. REPRÉSENTE PRÈS DE
◗ Les montants des médicaments anticancéreux délivrés en officine c’est-à-dire en ville 5,133 MILLIARDS D’EUROS
(chimiothérapie per os, thérapies ciblées per os et hormonothérapie) et remboursés par
le régime général seul s’élèvent à 878,8 millions d’euros en 2013, contre 779 millions
d’euros en 2011.
◗ Les thérapies ciblées représentent près de 71 % des dépenses d’anticancéreux
(inscrits sur la liste en sus) pour le secteur public et 82 % pour le secteur privé
commercial.
LES CANCERS EN FRANCE
RECHERCHE
◗ Environ 44 000 patients sont inclus dans les essais cliniques en cancérologie
(+ 102 % par rapport à 2008) dont 60 % dans des essais académiques.
◗ Chaque année, environ 164 millions d’euros sont alloués à la recherche contre le cancer 44 000 PATIENTS
(subventions de projets et crédits d’infrastructures ou d’équipements) par les organismes
SONT INCLUS DANS institutionnels (100 M€) et par les organismes caritatifs associatifs, la Ligue nationale
LES ESSAIS CLINIQUES contre le cancer, la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer (64 M€).
CONSÉQUENCES DE LA MALADIE
◗ 3 personnes sur 5 déclarent avoir conservé des séquelles deux ans après un
diagnostic de cancer.3 PERSONNES
◗ 9 % des personnes interrogées disent que, dans leur entourage, il leur est déjà arrivé SUR 5 DÉCLARENT
d’être l’objet d’attitudes de rejet ou de discrimination liées directement à leur maladie.
AVOIR CONSERVÉ ◗ La proportion des personnes atteintes de cancer considérées comme vivant en dessous
du seuil de pauvreté est passée de 20,9 % au moment du diagnostic en 2010 à 25,1 % DES SÉQUELLES
deux ans après le diagnostic.DEUX ANS APRÈS
◗ La situation professionnelle des personnes avec un cancer s’est dégradée considé-UN DIAGNOSTIC
rablement deux ans après le diagnostic : le taux d’emploi est passé de 82 % à 61,3 % et
DE CANCER le taux de chômage de 7 % à 11 %.
9 % DES PERSONNES
INTERROGÉES DISENT
ÊTRE L ’OBJET
D’ATTITUDES DE REJET

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