Comment distinguer les dégâts de sangliers

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Comment distinguer les dégâts de blaireau des dégâts de sanglier au maïs sur pied ? Au stade laiteux des épis, vers la fin de l’été, les grains de maïs « en lait » ont atteint leur forme et leurs dimensions définitives, ils sont de couleur jaune pâle, leur contenu est blanc laiteux et ils sont faciles à écraser (« ils giclent »). C’est à ce moment qu’ils sont le plus appétents, pour les sangliers et les blaireaux en particulier. Au-delà de ce stade laiteux de maturité et jusqu’à la récolte, le maïs reste vulnérable, mais dans une moindre mesure. Les dégâts de blaireau, du fait de son statut d’espèce protégée, donnent lieu à indemnisation 1du dommage par la Région Wallonne, à partir de 125 € par dossier. La procédure 2administrative de demande d’indemnisation implique l’intervention d’un expert. Ce n’est pas importance, puisque la réparation du dommage sera à charge du titulaire du droit de chasse ou de la Région Wallonne, suivant que le dégât est attribué au sanglier ou au blaireau. Dans une même parcelle, on peut parfois observer des dégâts mixtes. Le travail d’identification repose sur des critères simples, basé sur la nature même des dégâts et sur les indices au sol (empreintes, coulées, excréments). Le sanglier se trahit par sa façon de procéder, qui n’a rien de méthodique, ni de délicat : - pour atteindre les épis, il casse les tiges à une dizaine de centimètres du sol, à moins qu’il ne se roule dessus, créant de véritables trouées où les ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
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Comment distinguer les dégâts de blaireau des dégâts de sanglier au maïs sur pied ? Au stade laiteux des épis, vers la fin de l’été, les grains de maïs «en lait» ont atteint leur forme et leurs dimensions définitives, ils sont de couleur jaune pâle, leur contenu est blanc laiteux et ils sont faciles à écraser («ils giclent»). C’est à ce moment qu’ils sont le plus appétents, pour les sangliers et les blaireaux en particulier. Au-delà de ce stade laiteux de maturité et jusqu’à la récolte, le maïs reste vulnérable, mais dans une moindre mesure. Les dégâts de blaireau, du fait de son statut d’espèce protégée, donnent lieu à indemnisation 1 du dommage par la Région Wallonne, à partir de 125 € par dossier. La procédure 2 administrative dedemande d’indemnisationimplique l’intervention d’un expert. Ce n’est pas importance, puisque la réparation du dommage sera à charge du titulaire du droit de chasse ou de la Région Wallonne, suivant que le dégât est attribué au sanglier ou au blaireau. Dans une même parcelle, on peut parfois observer des dégâts mixtes. Le travail d’identification repose sur des critères simples, basé sur la nature même des dégâts et sur les indices au sol (empreintes, coulées, excréments). Lesanglierse trahit par sa façon de procéder, quin’a rien de méthodique, ni de délicat : - pouratteindre les épis, il casse les tiges à une dizaine de centimètres du sol, à moins qu’il ne se roule dessus, créant de véritables trouées où les tiges sont versées pêle-mêle. Il avance selon les lignes ou au hasard ; - unefois les plants versés, il croque les épis sur leur moitié supérieure ou les sectionne, toujours en gaspillant : seuls 10 à 30 % des épis jetés au sol seront consommés ; - lesrestes des grains mastiqués sont rejetés sous la forme de chiques de fibres agglomérées (« mâchouilles ») ; - ilarrive que la rafle (axe central avec les grains) et les spathes (feuilles qui enveloppent l’épi) soient prélevées ; - vula taille de certaines compagnies (de 20 à 50 individus), de grandes surfaces peuvent être dévastées en une seule nuit. Leblaireauagit de façon méticuleuse et systématique : - ilse dresse sur ses pattes arrières pour incliner les tiges et atteindre les épis: soit les racines cèdent, soit la tige casse à sa base. Si cela ne suffit pas, il croque la tige à 15-20 cm du sol ; - laconsommation des épis est méthodique, sans gaspillage : à l’aide de ses griffes, il lacère les épis et mange les grains un à un. De vieux épis noirâtres, consommés intégralement ou presque, sont la signature de maître tasson ; - dèsqu’un maïs est en lait et tant qu’il reste appétent, les visites du blaireau seront quotidiennes, les dégâts augmentent de façon régulière, de jour en jour. Au final, les surfaces concernées peuvent être considérables. 1 Arrêté du Gouvernement wallon du 8 octobre 1998 2 téléchargeable sur Internet à l’adressehttp://environnement.wallonie.be/forms/doc/137.doc
D’autres indicespermettent encore d’identifier l’auteur des méfaits : - lesempreintes :les pattes du sanglier laissent des empreintes en forme de trapèze. Les doigts postérieurs, appelés gardes, dessinent deux marques bien visibles derrière et de part et d’autre du pied. Chez les marcassins, les marques des gardes sont très faibles, voire nulles. L’empreinte du blaireau est large, étalée, à 5 doigts. L’animal est lourd: si la nature du sol est favorable, les coussinets des doigts et le coussinet principal (talon) sont bien dessinés dans le sol. Les griffes puissantes de terrassier sont bien marquées. La patte postérieure recouvre partiellement l'antérieure ; - lescoulées :entre le terrier et le champ, mais aussi à l’intérieur du champ, les allées et venues quotidiennes du blaireau vont tracer au sol de véritables couloirs permettant de remonter au terrier. Celui-ci n’est jamais bien loin (moins de 1 km) ; - lesexcréments :les «laissées »du sanglier ont l’aspect de saucisses de 4 à 7 cm de diamètre, tandis que le blaireau creuse de petits trous coniques appelés « latrines » pour y déposer ses excréments ; - lespoils sur les clôtures. Jérôme WIDAR (convention « dégâts de gibier » Région wallonne/Fourrages-Mieux a.s.b.l.) et Pierre LUXEN (Fourrages-Mieux asbl) Plus d’infos : Fourrages-Mieux a.s.b.l. Rue du Carmel, 1 6900 Marloie Tél. : 081/62.50.24 E-mail : widar@cra.wallonie.be www.fourragesmieux.be
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