De l’eau comme entrée problématique pour l’étude d’un continent

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fifififiUne tentative de synt hèse de s c auses de la crise africaine pa r Sylvie B runelImputables à l a c olonisation Imputables à l a Imputables au x A fricains eux-mondialisation mêmesSaignée hum aine de la traite et de la Rouleau c ompresseur de s Sociétés très segmentées et conquête coloniale (avant la Première modes de consommation e t hiérarchisées (dom inants / Guerre m ondiale) des va leurs oc cidentales dominés) :(individualisme, Education « occidentalisée » (m épris consommation, urba nisation, - Haines et ou m éconnaissance envers les etc.) antagonismes cultures et les langues locales) ethniques ;Exode de s cerveaux -Explosion dé mographique liée à - M épris envers les pe uples l’e fficacité de la m édecine coloniale Choix de s industries « inférieurs » (Arabes/Noirs, (lutte contre la m ortalité après la pharmaceutiques de ne Bantous/ Pygmées, N oirs Seconde G uerre m ondiale) privilégier que les « clairs »/ Noirs « foncés », e tc.)médicaments re ntables, destinés aux c lientèles Peu d’i nvestissements da ns solvables l’é ducation de ba se et la santé primaireMise en pl ace d’é conomies de traite Économies exposées de pl ein Économies « rentières »(pa s d’i ndustrialisation) fouet à la concurrence Choix é conomiques bi aisés :internationale après la « crise Protection a rtificielle de s économies de la de tte » : - Ca mpagnes et rura ux m al (« Pacte colonial ») rémunérés- O uverture de s front ières Perpétuation d’une m onnaie ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
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Une tentative de synthèse des causes de la crise africaine par Sylvie Brunel
Imputables à la colonisation
Imputables à la mondialisation
Imputables aux Africains eux-mêmes
Saignée humaine de la traite et de laRouleau compresseur desSociétés très segmentées et conquête coloniale (avant la Premièremodes de consommation ethiérarchisées (dominants / Guerre mondiale)des valeurs occidentalesdominés) : (individualisme, Education « occidentalisée » (méprisconsommation, urbanisation,- Haineset ou méconnaissance envers lesetc.) antagonismes cultures et les langues locales)ethniques ; Exode des cerveaux-Explosion démographique liée à- Mépris envers les peuples l’efficacité de la médecine colonialeChoix des industries« inférieurs » (Arabes/Noirs, (lutte contre la mortalité après lapharmaceutiques de neBantous/ Pygmées, Noirs Seconde Guerre mondiale)privilégier que les« clairs »/Noirs « foncés », etc.) médicaments rentables, destinés aux clientèlesPeu d’investissements dans solvables l’éducationde base et la santé primaire
Mise en place d’économies de traite (pas d’industrialisation)
Protection artificielle des économies (« Pacte colonial »)
Perpétuation d’une monnaie surévaluée qui encourage les importations et les transferts de fonds (le franc CFA)
Économies exposées de plein fouet à la concurrence internationale après la « crise de la dette » :
- Ouverture des frontières exigée par les IFI (Banque mondiale et FMI)
- Concurrence déloyale des exportations agricoles subventionnées des pays riches (ex. coton)
- Privatisation, dérégulation, libéralisation : montée des mafias et des trafics illicites. |Affaiblissement des États
Économies « rentières » |Choix économiques biaisés :
- Campagnes et ruraux mal rémunérés
- Pas de mise en place d’un secteur productif viable (logiques de consommation plus que de production) |Tendance à privilégier les importations sur les exportations (notamment agricoles)
- Monnaies surévaluées
- Recettes fiscales et douanières privilégiées (favorisent les importations) |Choix de la paix sociale en ville
- Entreprises publiques utilisées comme machines à employer
Imputables à la colonisation
Découpage artificiel des territoires / problème des frontières
Constitution des États (rares coïncidences avec nations ou pôles ethniques) :
- Capitales excentrées (ports)
- Réseaux de transport orientés vers l'extérieur
- États enclavés
Culture de l’État coercitif (chicotte, travail forcé, code de l’indigénat, etc.)
Confusion des pouvoirs législatifs, exécutif et S judiciaire : l'administrateur est à la fois juge et partie
Violence et mépris des dirigeants à l’égard des « indigènes » (le « chef » a tous les pouvoirs)
Répression sanglante des rébellions
Imputables à la mondialisation
Frontières rendues poreuses par l'affaiblissement des États |trafics en tous genres (déchets toxiques, armes, diamants, drogues, médicaments...)
Montée des mafias, des mercenaires
Convoitises suscitées par les richesses minérales :| ouverture sauvage des territoires
Ingérences politiques et économiques :
- pendant la guerre froide (renversement des régimes « dangereux »)
- pendant la crise de la dette, PAS (plans d'ajustement structurel) :|affaissement des États puis « bonne gouvernance » : démocratie imposée (montée des contre-pouvoirs : FMN, presse, mouvements rebelles), partis « ethniques »
Imputables aux Africains eux-mêmes
Nationalismes exacerbés et haine des voisins (|échec des intégrations régionales, multiplication des universités, des compagnies aériennes, etc.)
Lieux d’intégration, les métropoles sont devenues des lieux d'exclusion :
- négligence envers l’aménagement urbain
- spéculation foncière entretenue par les élites
Confusion entre intérêt public et intérêts privés
Le chef est celui qui prend l’argent... et le redistribue à ses proches (corruption, népotisme, clientélisme)
Négation de l’État de droit
Détournement des aides internationales
Instrumentalisation des ONG
Partis « ethniques »
Tableau extrait de Sylvie Brunel,L’Afrique, Bréal, 2004. Avec l’aimable autorisation de l’auteure.
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