Etude du système de rémunération des agents de la fonction publique du Sénégal : Entre ESPOIR et MEFIANCE

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Etude du système de rémunération des agents de la fonction publique du Sénégal : Entre ESPOIR et MEFIANCE L’année 2014 aura été remplie d’interrogations fortes tanguant entre espoirs et inquiétudes de certains fonctionnaires quant aux résultats de l’étude sur le système de rémunération des agents de la fonction publique. Déjà au mois de Février,Gadiaga DIOP DIONEde l’hebdomadaireNouvel Horizon dans l’article N° 902 DU 13 AU 20 FEVRIER 2014est revenu sur l’abysse énorme qui existe entre les émoluments des fonctionnaires de même hiérarchie. Cela avait conforté les frustrations des organisations syndicales du cadre de l’enseignement comme leSIENS(SYNDICAT DES INSPECTRICES ET INSPECTEURS DE L’EDUCATION DU SENEGAL). Pour rappel, dans ce dossier, Nouvel Horizon montre avec précision les avantages de certains fonctionnaires« chouchous »de la république comme :   les inspecteurs de douane(indemnité de logement 200.000F+indemnité de douane 50% de la solde indiciaire+ PIR 500.000F) les inspecteurs du trésoretles inspecteurs impôtsetdomaines(des fonds communs perçus trimestre+ 500.000F.) des PIR   les conseillers aux affaires étrangères et les chanceliers(indemnité trimestrielle de 1500.000F et de 1.000.000F.) les gouverneurs500.000F, les préfets 300.000F, les souspréfets 200.000F. Et tous les avantages de ces personnels du commandement sont reçus compte non tenu des avantages de logement, de carburant etc.
Publié le : mardi 6 janvier 2015
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Etude du système de rémunération des agents de la
fonction publique du Sénégal :
Entre ESPOIR et MEFIANCE
L’année 2014 aura été remplie d’interrogations fortes tanguant entre espoirs et inquiétudes de certains fonctionnaires quant aux résultats de l’étude sur le système de rémunération des agents de la fonction publique.
Déjà au mois de Février,Gadiaga DIOP DIONEde l’hebdomadaireNouvel Horizon dans l’article N° 902 DU 13 AU 20 FEVRIER 2014est revenu sur
l’abysse énorme qui existe entre les émoluments des fonctionnaires de même
hiérarchie. Cela avait conforté les frustrations des organisations syndicales du
cadre de l’enseignement comme leSIENS(SYNDICAT DES INSPECTRICES ET
INSPECTEURS DE L’EDUCATION DU SENEGAL).
Pour rappel, dans ce dossier, Nouvel Horizon montre avec précision les avantages de certains fonctionnaires« chouchous »de la république comme :
les inspecteurs de douane(indemnité de logement 200.000F+indemnité
de douane 50% de la solde indiciaire+ PIR 500.000F) les inspecteurs du trésoretles inspecteurs impôtsetdomaines(des fonds communs perçus trimestre+ 500.000F.)
des PIR
les conseillers aux affaires étrangères et les chanceliers(indemnité trimestrielle de 1500.000F et de 1.000.000F.) les gouverneurs500.000F, les préfets 300.000F, les souspréfets 200.000F. Et tous les avantages de ces personnels du commandement sont reçus compte non tenu des avantages de logement, de carburant etc.
Comparativement à leurs homologues de même hiérarchie, ayant par ailleurs
le même diplôme et le même niveau d’étude, il appert que la déstructuration
du système de rémunération de notre fonction publique est profonde.
A côté des «chouchous» cités plus haut, il y a le camp des «frustrés». Parmi eux,les administrateurs des ministères,les professeurs d’enseignement
secondaire,les inspecteurs de l’éducation.
Les inspecteurs del’éducation ont très vite compris cette iniquité dans la distribution des ressources publiques, et depuis quelques temps réclamentdes mesures indemnitairesà la hauteur de leur rang et de leurs
tâches,l’amélioration des conditions de promotion et de travail.
Il faut souligner le degré élevé d’injustice dans le traitement salarial, l'importance de revoir le système de rémunération des agents de la fonction publique, l’harmonisation des indemnités surtout celle du logement pour laquelle aucun argument valable ne peut être défendu par l’Etat pour justifier ces écarts (Exemple : un inspecteur des douanes hiérarchie A1200.000Flogement ; un inspecteur de l’éducation hiérarchie A160.000F).
Le lancement de cette étude est finalement intervenu le 16 décembre 2014. Cette étude vient restaurer selon madame la ministre de la fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public, Viviane Laure Elisabeth Bampassy, l’équilibre dans le système actuel de rémunération qui se basera sur les corps et catégories, sur les hiérarchies et fonctions des agents de l’administration publique sénégalaise. Une étude qui devrait à terme rendre notre administration attractive avec un service public plus efficace, des agents plus motivés et où la productivité du travail est promue.
Ce système de rémunération compte corriger selon madame la ministre, la déstructuration profonde subie par l’administration publique par un système
plus juste et équitable.
Aussitôt lancée officiellement, cette étude suscite déjà des doutes chez
certains comme le Syndicat Autonome des agents des Impôts et des Domaines (SAID) dont l’analyse faite dans une contribution augure des traverses auxquelles le gouvernement sera confronté au cours du projet et qu’il faudra
réussir à surmonter. Il s’agit en effet d’indemnités et de hausses constatées dans le traitement de certains corps depuis l’avènement de ce gouvernement qui pourtant, prétend vouloir rationaliser les dépenses publiques à travers
une meilleure maitrise de la masse salariale.
Ce qui reste constant et partagé par tous, c’est l’existence de deux entités dans la fonction publique. Le camp des fonctionnaires qui se frottent les mains et celui de ceux qui crient au secours.
Si les uns émettent des réserves quant au succès de l’étude, certains par contre affichent l’espoir de voir leur situation s’améliorer quelle que soit l’issue de l’étude.
Dès lors cette correction s’impose et des solutions devront sans faute être trouvées afin de rendre le système plus rationnel et plus transparent dans l’intérêt de tous les agents, même si la tâche s’annonce complexe.
En tout état de cause l’étude devra aussi se pencher sur l’évolution de certaines carrières et fonctions en termes de responsabilité et d’exigences compétitives ou qualitatives.
Mouhamadou Bamba MBAYE
Expert et Consultant en éducation
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