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lettre d’infon°62MEDEF : LAURENCE PARISOT ET LES 40 VOLEURSLors de son université d’été, le Medef a rappelé ses Faire pleurer sur le sort des entreprises – et, surtout exigences antisociales : nous faire trimer plus pour que les de leurs actionnaires et de leurs patrons ! – pour exiger toujours plus – en matière fi scale, sociale, de subventions, patrons s’enrichissent plus.de garanties – de la part des pouvoirs publics : la stratégie Tenue sur le campus d’HEC, l’université d’été du Medef est, du Medef est, de fait, assez facile à décrypter tant elle est traditionnellement, l’occasion pour les patrons de répéter dépourvue de fi nesse ! leurs complaintes récurrentes sur l’effort individuel (pas Ainsi, il y a quelques jours, les Échos titraient : « CAC 40 : assez récompensé), les charges sociales (trop élevées), les une décennie perdue pour les actionnaires ». Sans rire ! On politiques (pas assez audacieux dans leurs attaques anti-voit bien la manœuvre : après de telles pertes de temps sociales), les Chinois (qui travaillent plus), la reprise (qui – une décennie ! – il faut vraiment mettre les bouchées pointe le nez mais est menacée par les défi cits publics), doubles et s’attaquer plus résolument encore aux acquis etc. Rien de bien nouveau dans cette accumulation sociaux… de poncifs affl igeants : c’est sans doute pourquoi les Pourtant, c’est un tout autre constat qu’a dressé le cabinet organisateurs des festivités accordent le plus grand soin ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
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lettre d’info
n°62
nos vies valent plus que leurs profits
100%
Lors de son université d’été, le Medef a rappelé ses
exigences antisociales : nous faire trimer plus pour que les
patrons s’enrichissent plus.
Tenue sur le campus d’HEC, l’université d’été du Medef est,
traditionnellement, l’occasion pour les patrons de répéter
leurs complaintes récurrentes sur l’effort individuel (pas
assez récompensé), les charges sociales (trop élevées), les
politiques (pas assez audacieux dans leurs attaques anti-
sociales), les Chinois (qui travaillent plus), la reprise (qui
pointe le nez mais est menacée par les défi cits publics),
etc. Rien de bien nouveau dans cette accumulation
de poncifs affl igeants : c’est sans doute pourquoi les
organisateurs des festivités accordent le plus grand soin
à trouver des intitulés « originaux » aux forums et tables
rondes patronaux. Originaux… et un peu prétentieux, on
ne se refait pas ! Ainsi, le titre global : « l’étrangeté du
monde, mode d’emploi ». Et quelques autres, de la même
veine : « tectonique de la crise : les nouveaux centres de
gravité économiques » ; « monde à l’endroit, monde à
l’envers, l’actualité de la chienlit », « quand l’écran brouille
les images », « les best practice de la nature », « insolites
réussites », etc. On sent le travail des publicitaires et autres
communicants…
Il y a eu aussi une table ronde intitulée modestement :
« de l’esprit d’entreprise pour soulever l’univers ». Avec
une guest-star particulièrement attendue : Éric Woerth ! En
effet, l’université d’été patronale est sans doute le seul
endroit en France où il peut espérer bénéfi cier d’un accueil
chaleureux… Dans son intervention, Laurence Parisot a
d’ailleurs tenu à rappeler le soutien des patrons à l’attaque
contre les retraites menée par le gouvernement, exhortant
ce dernier à tenir bon, à ne rien céder. Et, dans la foulée, à
s’attaquer tout de suite à l’assurance maladie ! Nous voilà
donc prévenus…
M
EDEF
: L
AURENCE
P
ARISOT
ET
LES
40
VOLEURS
Faire pleurer sur le sort des entreprises – et, surtout
de leurs actionnaires et de leurs patrons ! – pour exiger
toujours plus – en matière fi scale, sociale, de subventions,
de garanties – de la part des pouvoirs publics : la stratégie
du Medef est, de fait, assez facile à décrypter tant elle est
dépourvue de fi nesse !
Ainsi, il y a quelques jours, les Échos titraient : « CAC 40 :
une décennie perdue pour les actionnaires ». Sans rire ! On
voit bien la manoeuvre : après de telles pertes de temps
– une décennie ! – il faut vraiment mettre les bouchées
doubles et s’attaquer plus résolument encore aux acquis
sociaux…
Pourtant, c’est un tout autre constat qu’a dressé le cabinet
d’experts comptables PWC, pour le journal le Monde :
« Les profi ts des groupes du CAC 40 ont bondi de 85 % » !
Soit quelque 41,5 milliards d’euros de résultats nets,
simplement pour les six premiers mois de l’année 2010.
Quand même…
Pour le dire autrement, les principaux
groupes capitalistes français sont en passe de retrouver
leurs résultats d’avant la « crise ».
Il faut également noter
un élément particulièrement spectaculaire : la croissance
des profi ts est nettement supérieure à celle des chiffres
d’affaires, témoignant d’une exceptionnelle rapacité
patronale ! Et – surprise, surprise ! – en tête du classement,
on trouve les « sociétés fi nancières » parmi les plus gros
gagnants. Notamment, BNP Paribas et le Crédit Lyonnais…
Autrement dit, après avoir été les principales bénéfi ciaires
des fonds publics versés sans compter au secteur privé
au nom du sauvetage du système bancaire, les grandes
banques françaises sont aujourd’hui à même de distribuer
des dividendes importants à leurs actionnaires, ainsi
que des primes et des stock-options à leurs dirigeants et
traders !
H
ADOPI
,
LE
RETOUR
DE
LA
VENGEANCE
Le 31 août dernier, le ministère de la Justice a publié au bulletin offi ciel une nouvelle circulaire à l’adresse des parquets,
concernant la mise en place d’Hadopi et de la riposte graduée. Vous savez tous qu’après deux avertissements, l’abonné
contrevenant risque une suspension de son accès à Internet. Grâce à la censure du Conseil constitutionnel, il avait été
imposé, afi n de protéger les droits fondamentaux des citoyens, de recourir systématiquement au juge pour évaluer
l’infraction. Garde-fou qui se trouve aujourd’hui balayé par cette dernière circulaire qui demande explicitement aux
procureurs de ne pas vérifi er la réelle culpabilité de l’abonné par une enquête approfondie afi n d’améliorer la rapidité
du traitement des infractions. Après avoir pointé les diffi cultés techniques
inhérentes à Hadopi et l’impossibilité de sécuriser les systèmes, ce texte ne
fait qu’expédier le problème en privilégiant la répression aveugle... comme
toujours ces derniers temps.
N
E
TOMBEZ
PAS
MALADE
APRÈS
18
HEURES
Imprimé par nos soins, ne pas jeter sur la voie publique
site local
: www.npa18.org
contact local
: npa@bourges18.fr
Didier : 06 83 85 32 83
C
ARREFOUR
CONTRE
BDS
Cinq militants du Collectif Boycott 68 sont assignés
devant le tribunal correctionnel de Mulhouse (Haut-Rhin),
le 13 septembre, pour une action d’information des
consommateurs du magasin Carrefour de Mulhouse, le
26 septembre 2009, les appelant au boycott des produits
exportés par Israël. L’action qu’ils mènent s’inscrit dans
la campagne internationale Boycott, désinvestissement,
sanctions, initiée à la demande de la société civile
palestinienne afi n de faire cesser l’impunité dont jouit
l’État d’Israël qui viole systématiquement le droit
international, le droit humanitaire et les droits de l’homme.
Il est particulièrement choquant de voir mis en accusation
des militants pacifi stes, non violents, luttant contre toute
discrimination à l’égard d’un peuple quel qu’il soit et
défendant le principe du droit et de la justice pour le
peuple palestinien.
À l’occasion de cette action de sensibilisation, il n’y a
eu aucune violence, dégradation ou pression sur les
personnes. De plus, les autorités israéliennes violent, au
vu et au su des autorités françaises, le droit commercial de
l’Union européenne en pratiquant une fraude systématique
quant à l’origine des produits, ceux issus des colonies en
territoire palestinien occupé étant abusivement estampillés
« made in Israël ».
Dans un document de quinze pages intitulé sobrement
« Permanence des soins hospitaliers : organisation et
fi nancement », l’Agence régionale de santé (ARS) prévoit
de fermer presque tous les hôpitaux d’Île-de-France entre
18h30 et 8 heures du matin. Actuellement, six à onze
hôpitaux par département assurent les services de nuit.
L’ARS projette de n’en laisser qu’un seul ouvert 24 heures
sur 24, puis d’étendre le dispositif à toute la France. La
raison ? Trop de services tourneraient au ralenti la nuit.
Cette logique purement fi nancière n’est qu’un épisode
de plus dans la casse systématique des services publics
de santé, comme si les patients cessaient d’être malades
après 18 heures. Mais rassurons-nous, selon Claude Évin,
président de l’ARS et ancien ministre « socialiste » de
la Santé, « ce document de travail vise juste à lancer la
réfl exion ». Bien sûr... À quel type de société nous prépare
une réfl exion aussi tordue ?
R
ETRAITE
DES
TRAVAILLEURS
ÉTRANGERS
On connaît le scandale des étrangers sans papiers cotisant
à la Sécu sans bénéfi cier de couverture sociale. Mais il y a
aussi celui des étrangers en situation régulière qui cotisent
pour la retraite et ne bénéfi cient pas de tout ce à quoi ils
pourraient prétendre, souvent par manque d’information et
impossibilité de se défendre.
La Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) ne va plus
au devant des assurés pour leur faire connaître leurs droits.
Elle se contente de répondre aux questions posées par une
infi me minorité de personnes, celles qui sont plutôt avisées
et maîtrisent la langue française. La Cnav ferme des points
d’accueil, les seuls endroits où de nombreux travailleurs
immigrés peuvent venir chercher des informations et
exposer leurs problèmes oralement, ce qui est beaucoup
plus facile pour la grande majorité d’entre eux.
Les organismes multiplient les obstacles et parfois même
donnent des informations volontairement incomplètes.
Ainsi, de nombreux travailleurs étrangers s’entendent dire
que l’âge légal de la retraite est de 65 ans. Or, il s’agit
de l’âge de départ permettant d’avoir une retraite à taux
plein, quel que soit le nombre de trimestres. Mais on peut
partir en retraite dès 60 ans, l’âge légal de départ à ce
jour. L’information ainsi tronquée dissuade les travailleurs
étrangers de faire valoir leurs droits à la retraite.
Plus grave, certains travailleurs étrangers reçoivent
plusieurs numéros de sécurité sociale. Cela coupe leur
carrière en autant de morceaux, avec une retraite nulle ou
dérisoire en bout de piste. Dans un cas, un retraité étranger
a été déclaré mort par la Cnav. Quand ce travailleur
bien vivant a protesté, son dossier a été remplacé par
un dossier plein de chiffres falsifi és avec trois numéros
de sécurité sociale. L’affaire est actuellement devant le
Tribunal des affaires de Sécurité sociale de Paris. Selon
une employée d’une caisse régionale, ces attributions de
numéros multiples seraient une pratique courante utilisée
à l’encontre des travailleurs étrangers, moins informés de
leurs droits. Il reste à évaluer l’ampleur du phénomène :
est-il pratiqué à une large échelle ?
Pour répondre à la demande d’économies formulée par Éric
Woerth, la Cnav réduit ses effectifs et supprime le contrôle
systématique de tous les dossiers. Les étrangers ne sont
pas en mesure de savoir à quelle sauce ils seront mangés,
ni d’exercer le moindre contrôle sur les sommes calculées
au moment de prendre leur retraite.
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