Etude quantitative

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La présente étude a été réalisée par OPTEM S.A.R.L. pour la direction générale Santé et protectiondes consommateurs et constitue son opinion sur le sujet.Cette opinion n'a pas été adoptée ni approuvée en aucune façon par la Commission et ne doit pasêtre considérée comme exprimant la position de la Commission ou de la direction générale Santé etprotection des consommateurs.La Commission européenne ne garantit pas l'exactitude des données figurant dans la présenteétude et n'assume aucune responsabilité pour son utilisation, quelle quelle soit.74, CHEMIN DE LA FERME DES BOISBP 13 - 78950 GAMBAISETUDE QUALITATIVESUR LA PREPARATION DES CITOYENSAU PASSAGE A L’EUROENQUETE AUPRES DU GRAND PUBLIC, DES PERSONNES AGEESET DES PERSONNES EN SITUATION DE PRECARITE SOCIO-ECONOMIQUEDANS LES DOUZE PAYS DE LA ZONE EUROCOMMISSION EUROPEENNEDIRECTION GENERALE SANTE ET PROTECTION DES CONSOMMATEURSJUILLET 2001OPTEM S.A.R.L. AU CAPITAL DE 150 000 F - R.C.S. VERSAILLES 339 197 444TELEPHONE : (0) 134 871 823 - TELECOPIE : (0) 134 871 783 – EMAIL : optem@dial.oleane.com2SOMMAIRECHAPITRE I : INTRODUCTION ; OBJECTIFS POURSUIVIS ; MÉTHODOLOGIE D’ÉTUDE ..........................4CHAPITRE II : ATTITUDES GÉNÉRALES À L’ÉGARD DE L’EURO DANS LES 12 PAYS ÉTUDIÉS................8II.1. Dans les pays du Sud de l’Europe, bénéficiaires de la politique de cohésion et « qualifiés »tardivement pour la monnaie unique (Italie, Espagne, Portugal, Grèce).................. ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
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La présente étude a été réalisée par OPTEM S.A.R.L. pour la direction générale Santé et protection des consommateurs et constitue son opinion sur le sujet.
Cette opinion n'a pas été adoptée ni approuvée en aucune façon par la Commission et ne doit pas être considérée comme exprimant la position de la Commission ou de la direction générale Santé et protection des consommateurs.
La Commission européenne ne garantit pas l'exactitude des données figurant dans la présente étude et n'assume aucune responsabilité pour son utilisation, quelle quelle soit.

74, CHEMIN DE LA FERME DES BOIS BP 13 - 78950 GAMBAIS
ETUDE QUALITATIVE
SUR LA PREPARATION DES CITOYENS
AU PASSAGE A L’EURO
ENQUETE AUPRES DU GRAND PUBLIC,DES PERSONNES AGEES ET DES PERSONNES EN SITUATION DE PRECARITE SOCIO-ECONOMIQUE DANS LES DOUZE PAYS DE LA ZONEEURO
COMMISSION EUROPE
ENNE
DIRECTIONGENERALESANTE ETPROTECTION DESCONSOMMATEURS
JUILLET 2001
OPTEM S.A.R.L. AU CAPITAL DE 150 000 F - R.C.S. VERSAILLES 339 197 444 TELEPHONE : (0) 134 871 823 - TELECOPIE : (0) 134 871 783 – EMAIL :optem@dial.oleane.com 
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SOMMAIRE
CHAPITRE I : INTRODUCTION ; OBJECTIFS POURSUIVIS ; MÉTHODOLOGIE D’ÉTUDE..........................4
CHAPITRE II : ATTITUDES GÉNÉRALES À L’ÉGARD DE L’EURO DANS LES 12 PAYS ÉTUDIÉS................8
II.1. Dans les pays du Sud de l’Europe, bénéficiaires de la politique de cohésion et « qualifiés » tardivement pour la monnaie unique (Italie, Espagne, Portugal, Grèce)..........................................................9
II.2. En Irlande, pays bénéficiaire de la politique de cohésion, au développement économique très rapide et à la monnaie traditionnellement plus forte, et longtemps lié à l’économie britannique............................12
II.3. Dans les pays du Nord de l’Europe, économiquement plus développés et à monnaie forte (France, région Ultrapériphérique de la Martinique, Belgique, Luxembourg, Allemagne, Pays Bas), membres anciens de l’Union Européenne....................................13......................................................................
II.4. Dans les pays adhérents récents de l’Union Européenne (Autriche, Finlande).............................................1.7
CHAPITRE III : CONNAISSANCES, INTERROGATIONS, ATTENTES ET CRAINTES RELATIVES À L’EURO.................................................................................................................20....................................
III.1. Dans les pays du Sud de l’Europe..................................................................2.1....................................................
III.2. En Irlande.............................................................................................................................72................................
III.3.Dans les pays du Nord de lEurope, membres anciens de lUnion Européenne................9.......2......................
III.4. Dans les pays adhérents récents de l’Union Européenne......................................................................83............
CHAPITRE IV : COMPORTEMENT DES CONSOMMATEURS EUROPÉENS FACE À LA NOUVELLE MONNAIE.....................................................................44............................................................................
IV.1. Conduites d’adaptation envisagées..........................................................................................................5...4........
IV.2. Réactions à des prix présentés en Euros94.............................................................................................................
IV.3. Réactions à la vision des billets et des pièces....................................55..................................................................
IV.4. Résultats de simulations de paiement avec des billets et pièces en Euro........95.................................................
IV.5. Moyens de paiement envisagés pour des achats de divers montants...........................................................16....
CHAPITRE V : INITIATIVES POSSIBLES POUR FACILITER LE PASSAGE À L’EURO...................................64
V.1. Attitudes et attentes exprimées spontanement................................................................65...................................
V.2. réactions à différentes initiatives possibles pour faciliter le passage à l’Euro......................86..........................
CHAPITRE VI : RÉACTIONS À L’INITIATIVE D’UNE ÉTUDE SUR L’EURO PAR LA COMMISSION EUROPÉENNE.........................................................................................................................................75
CHAPITRE VII : CONCLUSIONS..........................................................................................................87................................
ANNEXES : COMPOSITION DE L’ÉCHANTILLON ; GUIDE D’ENTRETIEN.................................................86
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CHAPI TRE I :
INTRODUCTION ; OBJECTIFS POURSUIVIS ;
METHODOLOGIE D’ETUDE
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 Ce rapport présente les résultats d’une étude réalisée, à la demande de la Direction Générale Santé et Protection des Consommateurs de la Commission Européenne, par OPTEM et ses partenaires du groupement de sociétés d’études qualitatives, titulaires du Contrat Cadre « Etudes Qualitatives » géré par la Direction Générale Presse et Communication.
OPTEM, institut coordinateur, a assuré la conception, l’analyse et la synthèse de l’étude à partir des investigations menées sur le terrain respectivement par Echanges Marktforschung (Allemagne), IFM (Autriche), Yellow Window (Belgique), Escario y Asociados (Espagne), Marketing Radar (Finlande), BVA (France), Focus (Grèce), MRBI (Irlande), Market Dynamics International (Italie), OPTEM, (Luxembourg), PQR (Pays Bas), et Euroteste (Portugal).
 respectivement à la mi-1999 et fin 2000 :Cette étude fait suite à deux enquêtes réalisées
 La première, dans l’ensemble des Etats-membres de l’Union Européenne, auprès des populations sensibles des personnes âgées et des personnes en situation de précarité socio-économique
 La deuxième, dans les 12 Etats-membres de la zone Euro, auprès des mêmes populations ainsi que d’un « échantillon témoin » du grand public moyen
Alors que l’introduction concrète de l’Euro est de plus en plus proche – à peine plus de 6 mois après sa réalisation sur le terrain –l es objectifs de la présente étude étaient principalement les suivants:
 Faire le point sur les attitudes à l’égard de l’Euro et sur leur évolution depuis l’enquête précédente : attitudes générales à l’égard du projet de la monnaie unique, avantages et inconvénients perçus, degré d’implication
Etablir ce que les citoyens savent, et ne savent pas, sur l’Euro, et répertorier leurs sources et leurs canaux   d’information à cet égard
 Analyser comment ils envisagent l’après-janvier et l’après-février 2002, après l’introduction physique de l’Euro et son remplacement des monnaies nationales
 Observer leurs réactions face à des prix présentés en Euro, et face à la simulation d’opérations simples de paiement à l’aide de reproductions des nouveaux billets et pièces : avec quelle facilité ou quelle difficulté, avec quelles logiques et quels mécanismes mentaux ils procèdent
imaginent de s’accoutumer à l’Euro et à la valeur desIdentifier les moyens par lesquels ils envisagent ou  choses dans la nouvelle monnaie, et analyser leurs réactions à différents moyens qui peuvent être mis en œuvre pour remédier aux déficits d’information, réduire les craintes, augmenter la confiance, et favoriser l’accoutumance.
 La présente étude à été réalisée dans les 12 Etats-membres de la zone Euro, auprès des trois mêmes catégories de population qu’en 2000:
 Celle despersonnes âgéesde 70 à 80 ans, de catégories sociales basses et moyennes1, qui devaient en outre être retraitées depuis au moins 5 ans2
 Celle despersonnes en sérieuses difficultés socio-économiques: emplois précaires ou très mal rémunérés, situation de chômage, dépendance au moins partielle du système d’aide sociale public, et niveaux d’instruction limités (au plus études secondaires, et dans la moitié des cas ou plus inachevées). En termes d’âge, les personnes sélectionnées devaient avoir entre 30 et 50 ans.
 Celle dugrand public moyenen quelque sorte d’échantillon témoin. Il s’agissait des catégories, servant socioprofessionnelles moyennes de la population3. On recherchait en outre une répartition entre personnes mariées ou vivant en couple, et célibataires, et selon la présence ou non d’enfants au foyer, les âges des personnes interrogées étant compris entre 30 et 55 ans.
Dans chaque catégorie, étaient en outre interrogés en nombres sensiblement égaux des hommes et des femmes.
                                                          1  Ouvriers, employés, maîtrise, artisans. Etaient exclues en outre du recrutement des personnes ayant travaillé dans les secteurs de l’agriculture, du commerce, des services financiers, de la comptabilité, de l’informatique de l’administration fiscale, des études de marketing et d’opinion, de la publicité et de la communication. 2 Cettecondition s’appliquant aux deux conjoints si tous deux avaient été actifs. 3 Ouvriers,secteurs que pour les personnes âgées. employés, maîtrise, cadres moyens, artisans, avec une exclusion des mêmes 5 
Dans tous les cas, il devait s’agir enfin de citoyens des pays concernés.
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 Comme en 2000, la méthode utilisée a été celle des interviews individuelles en profondeur, qui ont permis de bien appréhender les réactions de chaque personne face à des valeurs de produits et services en Euros, et d’analyser les mécanismes divers par lesquelles chacune essayait d’apprécier ces valeurs.
Les interviews étaient d’une durée moyenne de 60 minutes.
L’échantillon a comporté, dans chaque pays, 7 interviews dans chacune des 3 catégories (plus, pour la France, 7 interviews de membres du grand public moyen dans la région ultra périphérique de Martinique)
 Les interviews ont été réalisées en juin 2001.
 On trouvera en annexe :
 La composition des échantillons interrogés dans chaque pays.
 Le guide d’entretien utilisé
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CHAPIT RE II :
ATTITUDES GENERALES A L’EGARD DE L’EURO
DANS LES 12 PAYS ETUDIES
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Comme en 1999 et en 2000, nous présenterons un rapide panorama des attitudes, ordonné par sous-groupes de pays, en fonction d’éléments relatifs à l’histoire de leur « qualification » pour la zone Euro, à leur situation plus générale dans l’Union Européenne, et aux grandes caractéristiques des attitudes par rapport à l’Europe qui s’y manifestent chez leurs citoyens, telles qu’elles ressortent de diverses études antérieures.
II.1. 
DANS LES PAYS DU SUD DE L’EUROPE, BENEFICIAIRES DE LA POLITIQUE DE COHESION ET « QUALIFIES » TARDIVEMENT POUR LA MONNAIE UNIQUE (ITALIE, ESPAGNE, PORTUGAL, GRECE)
 En Italie
 
 
 
Comme dans les enquêtes des années précédentes, les personnes interrogées en Italie comprennent clairement les objectifs poursuivis avec la création de la monnaie unique, et n’expriment pas de réserves quant à leur bien fondé.
 Il s’agit de renforcer l’unité économique de l’Europe, et de la doter d’une arme qui lui permette de concurrencer efficacement la puissance économique américaine ( et asiatique).
En même temps, cette création doit avoir un effet stabilisateur pour l’économie nationale et sa monnaie – l’inflation et les dévaluations de naguère étant restées dans les esprits.
 Cela implique la facilitation des échanges au sein de l’Europe, pour les voyages personnels comme pour les échanges commerciaux.
On peut observer que, même si la perspective d’une Europe-puissance à l’égal des Etats-Unis suscite des doutes quant à la possibilité ou à la rapidité de sa réalisation, les inquiétudes qui s’exprimaient en 2000 quant à la tenue de l’Euro au dollar ne sont pratiquement plus apparentes cette année.
« Pour réunir l’Europe parce que l’union fait la force » (Personne âgée)
« Une Communauté Européenne qui puisse rivaliser avec l’Amérique » (Classe moyenne)
C’est cependant sans grand enthousiasme que la plupart des interviewés – à l’exception d’une partie de ceux du grand public moyen – pensent à l’arrivée prochaine de l’Euro, dont ils évoquent les difficultés qu’elle va entraîner et les incertitudes qui l’accompagnent.
 Difficultés d’adaptation et sentiment de déstabilisation chez les personnes âgées et les personnes en situation de précarité.
 Impression générale d’impréparation, de soi-même et du pays plus globalement.
« L’Euro me dérange … pourquoi faut-il qu on m’enlève la lire avec laquelle je suis né pour la remplacer par cela ? » (Personne âgée)
L’implication dans le prochain passage à l’Euro reste faible, notamment chez les personnes âgées et plus encore chez celles qui connaissent de grandes difficultés socio-économiques.
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 En Espagne
 Les observations effectuées en 2001 confirment largement celles qui avaient été faites en 2000, en ce qui concerne d’abordla faveur majoritaire à l’Euro des personnes âgées.
 
Si quelques-unes s’inquiètent des changements, des efforts qu’elles devront faire pour s’adapter, ou regrettent plus affectivement la disparition de la monnaie nationale, la plupart ont une vision très positive de la monnaie unique comme de l’idéal de la construction européenne, plus généralement porteuse de progrès et d’espoir. Elle ne nient pas la réalité des problèmes d’adaptation, mais elles tendent à la voir comme un défi à relever, pour lequel elles ne s’estiment d’ailleurs pas désavantagées par rapport aux générations plus jeunes (qui n’ont pas l’expérience des changements politiques ou économiques qu’elles-mêmes ont connus – y compris d’ailleurs la manipulation d’une monnaie dont l’unité comporte des subdivisions).
« On voit tout le monde qui s’affole, mais nous, nous avons déjà connu les centimes » (Personne âgée)
Les interviewés du grand public moyen sont, comme dans l’enquête précédente, nettement plus réservés et partagés entre la perception de bénéfices possibles et des craintes :d’un côté, la monnaie unique pourrait contribuer à un rattrapage économique de l’Espagne par rapport aux pays plus développés (et, partant, à une augmentation de leurs propres revenus) ; de l’autre, cela pourrait avoir un effet inflationniste (le mot n’est pas prononcé, mais l’idée est confusément présente) au détriment du pouvoir d’achat ; en outre, il règne une crainte diffuse de voir d’autres Européens (mieux formés, maîtrisant l’anglais …) s’installer dans le pays et prendre leurs emplois.
« Les étrangers en savent plus, ils sont mieux formés, ils pourront venir et travailler ici, alors que la plupart d’entre nous ne parlent même pas l’anglais » (Classe moyenne)
Ces craintes reflètent en réalité des inquiétudes plus profondes sur le statut de l’Espagne au sein de l’Union Européenne, et une certaine amertume déjà relevée dans plusieurs autres études récentes.
Certains perçoivent bien les avantages de la monnaie unique pour la stabilité et la force économique de l’Espagne (plus que des bénéfices concrets pour eux-mêmes), mais beaucoup évoquent en même temps les difficultés et la confusion à laquelle ils s’attendent.
 situation de précarité sont partagées entre des attitudes de confianceLes personnes en proches de celles des personnes âgées de fortes inquiétudes personnelles, etvisibles notamment chez les femmes de l’échantillon interrogé.
 L’implication moyenne dans la préparation à l’arrivée de l’Euro reste faible.
 Au Portugal
 
Comme les années précédentes, les Portugais interviewés dans les trois catégories de population adhèrent très largement au projet de la monnaie unique comme à la construction communautaire dans son ensemble.
Il ne fait guère de doute pour eux que l’Euro doit être un facteur de puissance monétaire et économique de l’Europe face aux Etats-Unis et au dollar ( et aux autres devises), de renforcement de l’Europe par la facilitation accrue des transactions commerciales, mais aussi d’un renforcement de l’unité européenne auquel ils sont affectivement attachés en même temps qu’ils y voient un élément positif pour la mobilité des personnes.
Il ne fait guère de doute non plus que ce qui est bon pour l’Europe est bon pour le Portugal, qui s’en veut activement partie prenante, et qui peut en attendre un rattrapage progressif du niveau des Etats économiquement plus avancés.
« Une monnaie forte pour l’Europe, face au dollar » (Classe moyenne)
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« On va se rapprocher des autres pays européens » (Classe moyenne)
Les incertitudes constatées en 1999 et en 2000, relatives aux modalités concrètes du passage à l’Euro,à la confusion qui risque de s’instaurer, aux problèmes d’adaptation demeurent peu ou prou – mais il semble qu’elles aient légèrement régressé(en même temps que le niveau d’information progressait) et que la confiance dans sa capacité à se faire au changement une fois qu’il sera là soit assez grande.
« Au début, il va y avoir de la confusion, mais c’est juste une question d’habitude » (Personne en situation de précarité)
 Cela ne veut pas dire toutefois que les citoyens portugais se sentent déjà activement impliqués dans la perspective de l’arrivée prochaine de l’Euro– les attitudes du type « on verra bien et on se débrouillera » étant répandues.
 En Grèce
 On avait observé, entre 1999 et 2000, un très net renforcement des dispositions positives à l’égard de l’Euro, à la faveur de la récente « qualification » du pays.
 
 
 
Si, en 2001, les références spontanées à la « divine surprise » que cet événement avait en quelque sorte représenté ne sont plus guère présentes,les attitudes positives demeurent pour une monnaie européenne communequi signifie :
 Un renforcement de l’Europe face aux Etats-Unis et au dollar la valeur de l’Euro par rapport au ; dollar, parfois évoquée (sans angoisse excessive) dans l’enquête de 2000, n’est pas source de préoccupation ; au contraire, on affiche volontiers sa confiance dans l’appréciation à terme de la monnaie européenne face aux autres.
 La stabilité monétaire et économique pour la Grèce – bénéfice dont tous ont toujours la même forte conscience.
 L’espoir d’un effet d’entraînement économique graduel pour le pays, porteur potentiellement d’un niveau de vie plus élevé et de meilleures conditions de vie pour sa population.
« La Grèce est en route dans la bonne direction » (Classe moyenne)
« Des salaires meilleurs, des produits de meilleure qualité, l’é nomie plus stable » (Personne en co situation de précarité)
Dans les trois catégories de population étudiées, ces attitudes de fond sont majoritairement présentes– un peu moins toutefois chez les personnes en situation de précarité, dont quelques-unes craignent un nivellement des prix à travers l’Europe, et donc une augmentation de ceux qui ont cours en Grèce, non accompagnés d’une augmentation des salaires ou des autres sources de revenus (du fait de la faiblesse économique présumée du pays).
« En pratique, ce n’est pas évident, les prix peuvent augmenter … » (Personne en situation de précarité)
Les craintes ne sont pas absentes, notamment dans la partie précitée des personnes en difficultés socio-économiques et chez des femmes âgées ; elles sont de même nature et de même ampleur qu’en 2000, relativement aux difficultés concrètes attendues dans la vie quotidienne.
On peut avancer en conclusion quela perspective de l’Euro est davantage entrée dans la normalité, que, de ce fait, la considération de problèmes d’adaptation à venir est devenue un peu plus concrète sans – toutefois que le degré d’implication se soit sensiblement accru.
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