Hommage à Thomas Sankara et cohérence avec sa vision et ses principes

Publié par

Hommage à Thomas Sankara et cohérence avec sa vision et ses principes. Je rends hommage à Thomas Sankara en ce jour anniversaire de son tragique assassinat!

Publié le : lundi 15 octobre 2012
Lecture(s) : 131
Licence : Tous droits réservés
Nombre de pages : 1
Voir plus Voir moins
Hommage à Thomas Sankara et cohérence avec sa vision et ses principes.
Je rends hommage à Thomas Sankara en ce jour anniversaire de son tragique assassinat!
J'honore sa mémoire pour l'espoir, le rêve, la confiance en soi, la fierté d'être soi que son action a suscité pour des générations entières, pour un continent entier!
Ode à lui pour ce qu'il a concrètement fait comprendre à l'Africain en particulier que les possibilités d'une nation sont infinies et que personne ne vient jamais faire innocemment votre bonheur à votre place : il faut d'abord compter sur soi-même. Tout se conquiert, parfois au prix fort.
En ce douloureux anniversaire, je veux partager mon opinion sur l'approche de son assassinat et donc de sa mort précoce, du point de vue du simple « regret » repetitif qu'on en fait.
J'ai parfois l'impression que le discours, la tendance porte plus souvent sur les larmes, le regret, la nostalgie d'une époque, d'un homme plus que l'appropriation et la perpétuation concrète de la vision, des principes et des valeurs que celui-ci défendait de son vivant.
Il me semble pourtant qu'après 25 ans, la question n'est plus de regretter ou non cet illustre homme mais plutôt de faire en sorte que sa vision, ses idéaux, son courage, sa détermination, en définitif, son "I have a dream" (version africaine) trouve un terreau fertile dans l'esprit et le mode de vie de millions de nos concitoyens africains, en commençant par certains de nos élites dirigeantes.
Passer donc le temps à parler de regret, c'est tomber dans une sorte de légèreté qui ne sert pas forcement la cause des nobles idéaux et principes que le grand Sankara défendait. Qu'il soit évidemment claire qu'un hommage continu lui est dû pour sa grandeur, pour la grandeur de son idéal, pour avoir perturber pendant quelques années le "grand ordre normal des choses" qui prévalait dans les relations france-afrique, entre autres.
Par conséquent, passer le temps à pleurer, à regretter un héros, c'est le tuer une énième fois. Se battre pour que ces idéaux perdurent, c'est lui rendre un véritable hommage, c'est une façon de continuer son combat, de le "ressusciter"!
Alors, les burkinabe, et partant les africains feraient mieux de ne pas passer le temps à « regretter Sankara pour toujours » comme dirait un proche ami, mais de se battre concrètement pour conquérir la simple dignité, l'honneur et l'autonomie dont tout être humain a droit et dont il essayait de leur montrer la voie et la possibilité. On ne fait pas son bonheur, on ne se libère pas en passant le temps à regretter un héros qui lui était toujours au front, toujours dans le feu de l'action, qui défendait un idéal, en clair..
Et je reste convaincu que le rêve de Martin Luther King est devenu par la suite une réalité non pas parce que ses concitoyens ont passé le temps à le regretter, à le pleurer, années après années mais parce qu'ils partageaient et croyaient au même rêve que lui. Ils se sont eux même appropriés ce rêve et ils l'ont réalisé et continuent de protéger les acquis qui en ont résulté. C'est le meilleur mode d'honorer la mémoire d'un héros !
GNIENHOUN Abdoulaye Nazaire
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.