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Cahiers DU DOCUMENTAIRE Le documentaire dans le monde des médias audiovisuels Mai 2013. . .1 1 Directeur de publication : SOMMAIRE Patrick GIRARDLes belles frontières Tuteur de mémoire : Jean-Michel FRODON, Journaliste et critique de cinéma, ancien rédacteur en L’héritage des chef des Cahiers du cinémaactualités e documentaire, c’est beaucoup et peu à la 4 cinématographiquesfois. Des images, des sons, des gens, des Rédaction/mise en Lsilences, des lieux et de l’imaginaire. page : C’est aussi de l’analogique et du numérique, de la télévision et du web. Les pères du cinéma : Émilie LAMINEAujourd’hui, on le décline volontiers en lui associant d’autres mots, Georges Méliès et les 6du web-docu au docu-fction. À défaut de savoir précisément ce qu’est le frères Lumière Icônes & logos :documentaire, on sait déjà un peu ce qu’il n’est pas, ce avec quoi il ne Romain LAMINEfaut pas le confondre : le documentaire n’est pas un reportage. L’un et l’autre campent pourtant aux frontières du même territoire que l’on appelle Le journalisme la réalité. Mais ils n’y pénètrent pas de la même manière. C’est ainsi audiovisuel en Photographies de 8qu’ils modifent la nature de cette frontière-même. Cette histoire n’est pleines mutations couverture : pas nouvelle. Elle vient de loin, de plus d’un siècle maintenant ; depuis Sugar Man, Vertov, la naissance de ces deux pratiques caractéristiques de la modernité que Tahrir, Dayana Mini Market, pellicule Lumièresont la presse et le cinéma.
Publié le : jeudi 30 mai 2013
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Les be l es frontières
e d L sfiolieson.cc uemDsee,ns t aidimeraseg ,e lscieesutx  beeatu cdoeu p leitm apgeiun aài rela.  , des sons, des gens, des Cest aussi de lanalogique et du numérique, de la télévision et du web. Aujourdhui, on le décline volontiers en lui associant dautres mots, du web-docu au docu-fiction. À défaut de savoir précisément ce qu’est le documentaire, on sait déjà un peu ce quil nest pas, ce avec quoi il ne faut pas le confondre : le documentaire nest pas un reportage. Lun et lautre campent pourtant aux frontières du même territoire que lon appelle la réalité . Mais ils ny pénètrent pas de la même manière. Cest ainsi qu’ils modifient la nature de cette frontière-même. Cette histoire n’est pas nouvelle. Elle vient de loin, de plus dun siècle maintenant ; depuis la naissance de ces deux pratiques caractéristiques de la modernité que sont la presse et le cinéma. Un nouvel épisode se joue actuellement sous léclairage des technologies numériques. Ça change. Un peu ? Beaucoup ? Complètement ? Tout cela reste à voir. Une chose est sûre, cela accuse les différences. Dans un monde marqué par laccélération de la production et de la circulation des informations, la singularité du documentaire se remarque davantage. Il prend son temps. « Prendre son temps »... Cela ne signifie pas seulement qu’il est plus lent, mais quil construit sa propre temporalité, son propre rythme. Le documentaire se sert de ses propres modes d’articulation à la fichue et incernable r  éalité . Campant aux frontières, il les dessine lui-même pour mieux les franchir. Cette histoire... Les différentes techniques denregistrements et de diffusion lont marquée, non pas en étapes successives, mais par sédimentation. Elle a évolué avec les techniques du cinéma, les actualités filmées, les différents âges de la télévision, les outils successifs et les pratiques aussi, celle des professionnels, celle des publics. « Ceci na pas tué cela » , disait Umberto Eco. Cest pourquoi le documentaire trouve sa place aujourdhui dans les écoles de journalisme, sur les sites dinformation et dans les festivals récompensant des reportages. Il tient depuis toujours sa place dans le monde de linformation même si celle-ci ne cesse de changer en fonction des environnements. Cette place a sans doute gagné en nécessité et en singularité. On réalise depuis le début des années 2000, notamment en France mais pas seulement, plus de films documentaires que jamais au cours des trente années précédentes.
Émilie Lamine
SOMMAIRE
4 6 8 10 Entretien avec Thierry Garrel, ancien directeur documentaire sur ARTE Info & docu : des divergences nancières Interview croisée dun documentariste et dun JRI 28 30
Lhaécrtiutaalgiet édse s 
cinématographiques Les pères du cinéma : Georges Méliès et les frères Lumière Le journalisme audiovisuel en pleines mutations DOSSIER Les origines du documentaire et ses frontières Nouvelles technologies : un nouveau champ visuel Le succès du documentaire de société Nouveau public pour le web-documentaire Le web-documentaire comme nouveau support des médias
Directeur de publication :  Patrick GIRARD Tuteur de mémoire : Jean-Michel FRODON, Journaliste et critique de cinéma, ancien rédacteur en chef des Cahiers du cinéma Rédaction/mise en page :  Émilie LAMINE Icônes & logos : Romain LAMINE Photographies de couverture : Sugar Man, Vertov, Tahrir, Dayana Mini Market, pellicule Lumière © Francetv.fr, blogg. org, Arte.fr, Bifi.fr, sentieriselvaggi.it ISCPA LYON 47 rue Sergent Michel Berthet 69009 Lyon 04 72 85 71 73 questiondocumentaire. wordpress.com/ Une-hommage aux Cahiers du cinéma
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LES ACTUALITÉS FILMÉES EN FRANCE Le Coq claironnant de Pathé-Journal, la marguerite Gaumont, le générique des actualités françaises... Tous ces souvenirs que je n’ai pas connus sont de vieux souvenirs perdus. Pourtant les actualités cinématographiques n’ont disparu des écrans qu’en 1979 ! Alors oui, la presse filmée est née du cinéma et le journal télévisé provient directement de son héritage. Comme leur nom l’indique, les actualités filmées du XX e siècle étaient des nouvelles projetées dans les salles obscures avant la diffusion d’un film. Avec une naïveté qui leur était propre, elles parlaient de fêtes foraines et d’autres faits divers à l’origine. La notion d’information n’était pas antinomique avec celle de mise en scène et de divertissement. Ces petites informations étaient d’ailleurs plus actuelles qu’immédiates (une ou deux semaines après les faits), au contraire du journal télévisé qui les remplacera assez vite. En France, 1949 marque le passage de la presse filmée à la presse télévisée, même s’il faudra plus de dix ans pour que le nouveau média acquiert un poids sociologique décisif. Sous l’effet de ce basculement, l’information obtient un statut différent. On la regardera chez soi, seul ou en famille, sur un petit écran. Le côté collectif, attendu dans une salle obscure et sur un grand écran sera perdu. De ce point de vue, la rencontre avec l’information en image s’est rapprochée de la lecture (privée) du journal.  En tout cas, le nom des maîtres de cette 1895 : Première bande d’act lmée industrie des actualités cinématographiques 1896  :CréationdelasociétéuPalaittéhéest encore reconnu aujourd’hui et s’affiche 1908 : Création du journal Pathé-faits en grand sur les salles de cinéma. Ce sont les d vers, premier journal filmé au monde. frères Pathé et Léon Gaumont. En 1927, leurs i deux sociétés s’allient avec la Metro Goldwyn 1910 : Création de Gaumont actualités Mayer , pour produire un journal commun 1927 : Création du journal Pathé-: le Pathé-Gaumont-Metro-Actualités . Le Gaumont-Métro Actualités journal se transformera en Pathé-Gaumont-Actualités jusqu’en août 1931. Enfin, en avril 11993409  ::PArrerimviéeerdjuoucrinnéalmtaélépvairsléaentnFrance 1975, les sociétés Gaumont et Pathé s’unissent 1975 : Dernier numéro du journal Pathé pour créer l’ultime média en commun : le Gaumont Pathé Magazine . Ils ne survivront que quelques mois. Aujourd’hui, les actualités filmées, (mais aussi les sujets non retenus dans Retrouvez la petite histoire des actualités les choix éditoriaux) sont conservés dans de filmées su uestiondocumentaire. nombreuses cinémathèques et archives (CNC, wordpress.com INA, Cinémathèque Gaumont, etc.).
194émin La.s me cdesed rof emmoenu sé que cl télévi uojruantsioerd in cilrepaaple uq ec ed sac tuoen tgue stine diers tniaucem eod séeémlD .s snae drs detuacitalf ia tadsnl  eacématographique anerongi euqcaJ ttés ontiessévilérèseerimroami fnes-ccelles pi, lrviaemtntéiane tma, ou p du ciné « sutcas reec iéelm» s ital ésmiga edilmsruanlouque ant e avrèinam enu tôtuljou  dreai fdee iste. Il y a de obnnser iaossnd l tiprapriop lé,ét aivélnoisxe ,ien es bntagdavamm e eocérihalp idnscoe es lerérilautca éml sét
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