Mémoire d’étude- janvier 2006

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Diplôme de conservateur de bibliothèqueLes services des bibliothèques publiques aux personnes âgées empêchées : état des lieux de l’offre, évaluation de la demande, propositions d’actionsOphélie RAMONATXOSous la direction de Mme Claudie G uérinCoordinatrice des médiathèques et centres de documentation de l’Assistance publique – H ôpitaux de ParisMémoire d’étude- janvier 2006RemerciementsJ’adresse m es plus sincères rem erciem ents à :M m e Claudie Guérin, Coordinatrice des m édiathèques d’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris et directrice de m on m ém oire,M . Em m anuel Aziza, Directeur, M m e Agnès Roussin-Choussy, Directrice-adjointe, M elle Sophie Barbat, Responsable du service Nouvelles Technologies,M m e Elisabeth Renaut, Responsable du service Accueil-Adm inistration des m édiathèques d’Issy-les-M oulineaux,M . Ivan Papadacci- Stephanopoli, Directeur, M . M arc Brichard, Responsable du service Anim ation, M . Luc Pays, Responsable des Affaires Culturelles, M . Luc Larbaletrier, Anim ateur de l’hôpital Corentin Celton (92),M m e M onique Gandré, Bibliothécaire à l’hôpital Ém ile Roux (91),M m e Hélène Couraudon, Bibliothécaire à l’hôpital Georges Clém enceau (94),M m e Barjhoux, Directrice, M m e Laurence Beteille, Responsable Anim ation, M m e Odile Chaum ont, Responsable d’accueil à la Résidence AREPA Sainte-Lucie (92),M . Faurie, Directeur, M m e Béatrice Fournage, M usicothérapeute à la Résidence AREPA des Neuf-M uses (92),M m e ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
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Diplôme de conservateur de bibliothèque
Les services des bibliothèques
publiques aux personnes âgées
empêchées : état des lieux de l’offre,
évaluation de la demande,
propositions d’actions
Ophélie RAMONATXO
Sous la direction de Mme Claudie G uérin
Coordinatrice des médiathèques et centres de documentation de
l’Assistance publique – H ôpitaux de Paris
Mémoire d’étude- janvier 2006Remerciements
J’adresse m es plus sincères rem erciem ents à :
M m e Claudie Guérin, Coordinatrice des m édiathèques d’Assistance Publique –
Hôpitaux de Paris et directrice de m on m ém oire,
M . Em m anuel Aziza, Directeur, M m e Agnès Roussin-Choussy, Directrice-
adjointe, M elle Sophie Barbat, Responsable du service Nouvelles Technologies,
M m e Elisabeth Renaut, Responsable du service Accueil-Adm inistration des
m édiathèques d’Issy-les-M oulineaux,
M . Ivan Papadacci- Stephanopoli, Directeur, M . M arc Brichard, Responsable du
service Anim ation, M . Luc Pays, Responsable des Affaires Culturelles, M . Luc
Larbaletrier, Anim ateur de l’hôpital Corentin Celton (92),
M m e M onique Gandré, Bibliothécaire à l’hôpital Ém ile Roux (91),
M m e Hélène Couraudon, Bibliothécaire à l’hôpital Georges Clém enceau (94),
M m e Barjhoux, Directrice, M m e Laurence Beteille, Responsable Anim ation, M m e
Odile Chaum ont, Responsable d’accueil à la Résidence AREPA Sainte-Lucie (92),
M . Faurie, Directeur, M m e Béatrice Fournage, M usicothérapeute à la Résidence
AREPA des Neuf-M uses (92),
M m e Zafari, Directrice, M . David Jacob, Responsable com ptabilité, M m e Hélène
Talbert, Responsable Anim ation à la M aison de retraite Lasserre (92),
M m e Bertrand, Directrice de la Résidence AREPA du Parc (92),
M m e Jeanne-Yvonne Picaud, Directrice, M m e Nathalie Petitjean, Responsable des
anim ations de la coordination gérontologique d’Issy-les-M oulineaux L’Alliance,
M onsieur M ichel M elot, Conservateur honoraire de bibliothèque et, entre autres,
ancien président du Conseil Supérieur des Bibliothèques,
M m e Corinne de M unain, Chargée du développem ent de la lecture à la Direction
du Livre et de la Lecture.
Dans un registre plus personnel, je rem ercie : M artine Conaut, Am anda Cruguel,
Sonia Pradine, Bertrand Q uesada, Igor Ram onatxo.
RAMONATXO Ophélie | DCB 14 | Mémoire d’étude | janvier 2006 2
Droits d’auteur réservés.Résumé :
Cela fait une vingtaine d’a nnées que le réseau des bibliothèques publiques
commence à réellement prendre en compte les usagers, voire les non-
usagers que sont les publics dits « empêchés ». Parmi eux pourtant, les
personnes (très) âgées, souvent malades et dépendantes, immobilisées en
institutions spécialisées (hôpitaux gériatriques, maisons de retraite, foyers-
logement) ou à leur domicile, font l’o bjet de très peu de services
documentaires spécifiques. Marginalisées en raison de déficiences physiques
et mentales souvent liées à leur grand âge, mais aussi pour des raisons à la
fois « générationnelles » - beaucoup de personnes âgées à l’h eure actuelle
sont peu diplômées – économiques et socioculturelles, ces personnes vont
pourtant représenter un lectorat potentiel de plus en plus important en
France dans les années à venir. Raison de plus pour s’ét onner du manque
d’i nnovation en la matière de la part des bibliothèques publiques mais aussi
des bibliothèques du tiers-réseau gérontologique dans l’él aboration de
politiques documentaires de qualité et de partenariats mutuels.
Descripteurs :
e
Bibliothèques publiques—France—20 siècle
Bibliothèques et personnes âgées – France
Bibliothèques d’hôpitaux – France
M aisons de retraite – France
Services de proxim ité – France
Toute reproduction sans accord express de l’auteur à des fins autres que
strictem ent personnelles est prohibée.
RAMONATXO Ophélie | DCB 14 | Mémoire d’étude | janvier 2006 3
Droits d’auteur réservés.Abstract :
For about twenty years in France, public libraries have been more and more
focusing on the patrons and the non-patrons who are often called
« disabled people». Among them, old disabled and dependant persons,
maintained in specific institutions (geriatric hospitals, retirement homes,
accomodation centers) or at their home, still cannot have right to specific
documents or services. They are left in the fringe because of physical or
mental impairments often linked with their old old age, but also for
« generational » reasons – most of today’s old people are not graduate -,
for economic, social and cultural reasons, and yet they are about to become
more and more numerous in the future. That is why we can be surprised by
the lack of actions carried forward by public but also non-institutional
libraries, and particularly in the field of partnerships and documents supply
and coordination.
Keywords :
Public libraries – France
Libraries and old persons – France
Hospital Libraries – France
Retirem ent hom es – France
Hom e services -- France
RAMONATXO Ophélie | DCB 14 | Mémoire d’étude | janvier 2006 4
Droits d’auteur réservés.Sommaire
I N TRO D UCTIO N .......................................................................................................... 8
PARTIE 1 : L ’O FFRE D O CUM ENTAIRE AUX PERSO NNES ÂGÉES
E M PÊCH ÉES : ÉTAT D ES L IEUX D ES SERVICES D ES BIBL IO TH ÈQ UES
.........................................................................................................................................1 3
1 . U NE OFFRE ENCORE RARE AU SEIN DES BIBLIOTHÈQ UES PUBLIQ UES ................................. 1 4
1.1. Des expériences réussies de services hors – les - murs ........................... 14
1 .1.1. Les services aux collectivités gériatriques s’institutionnalisent ........ 1 4
1.1.2. Les services de portage à dom icile se m ultiplient ............................... 1 6
1.2 . Des services spécifiques encore rares et incomplets .................................. 18
1 .2.1. Les services spécifiques hors – les – m urs dem eurent exceptionnels 18
1.2.2. Les services spécifiques sont inaboutis à l’intérieur des bibliothèques
............................................................................................................................. 20
2 . U NE OFFRE OM NIPRÉSENTE M AIS NON PROFESSIONNELLE AU SEIN DU TIERS - RÉSEAU
G ÉRONTOLOGIQ UE ...........................................................................................................2 2
2 .1. Des services documentaires désormais courants ...................................... 2 3
2 .1.1. Les institutions proposent leur propre offre de lecture ....................... 23
2.1.2. De m ultiples acteurs du tiers-réseau proposent des services de lecture
à dom icile ..........................................................................................................2 5
2 .2 . U ne offre de lecture rarement professionnelle ........................................... 2 7
2 .2.1. La qualité de l’offre docum entaire dem eure insuffisante .................... 2 8
2.2.2. Les personnes en charge de l’offre docum entaire ne sont pas assez
qualifiées ............................................................................................................ 3 0
P ARTIE 2 : L A D EM AND E D O CUM ENTAIRE D ES PERSO NNES ÂGÉES
E M PÊCH ÉES : ÉVAL UATIO N D ES PRATIQ UES ET D ES BESO INS ......... 34
1 . U NE FAIBLE DEM ANDE DOCUM ENTAIRE COM PARABLE À CELLE DE L’ENSEM BLE DES
P ERSONNES ÂGÉES ........................................................................................................... 3 5
1.1. Des pratiques documentaires rares mais chargées de sens .......................3 5
1.1.1. Les personnes âgées (em pêchées) lisent généralem ent peu ................ 35
RAMONATXO Ophélie | DCB 14 | Mémoire d’étude | janvier 2006 5
Droits d’auteur réservés.1.1.2. Les situations d’em pêchem ent peuvent susciter un retour à la lecture
.............................................................................................................................3 7
1 .2 . Des préférences documentaires relativement hétérogènes ........................ 3 9
1.2.1. Jusqu’à un certain degré d’em pêchem ent, la dem ande reste classique 3 9
1.2.2. Jusqu’à un certain degré d’em pêchem ent, ce sont les variables
s ocioculturelles classiques qui prim ent ........................................................... 4 1
2. DES BESOINS DOCUM ENTAIRES SPÉCIFIQ UES LIÉS À DES DÉFICIENCES PHYSIQ UES ET
P SYCHIQ UES .................................................................................................................... 4 4
2 .1. Des besoins spécifiques en aides matérielles contre les innombrables
o bstacles physiques ...............................................................................................4 4
2.1.1. Le fréquent m anque de m obilité im pose une grande accessibilité des
c ollections ........................................................................................................... 4 4
2.1.2. Les déficiences sensorielles rendent nécessaires un m atériel et des
d ocum ents adaptés ............................................................................................. 4 6
2 .2 . Des besoins spécifiques en aides humaines contre les infranchissables
obstacles psychiques 4 8
2.2.1. Les fréquents troubles psychologiques rendent nécessaire un
a ccom pagnem ent hum ain ................................................................................. 4 8
2.2.2. Les m aladies dégénératives im pliquent une offre docum entaire
profondém ent différente .................................................................................... 5 0
P ARTIE 3 : L ES M ISSIO NS D ES BIBL IO TH ÈQ UES PUBL IQ UES FACE
A UX PERSO NNES ÂGÉES EM PÊCH ÉES : RAPPEL ET PRO PO SITIO NS
D ’ACTIO NS ................................................................................................................. 5 4
1 . POUR UNE INTÉGRATION DES SERV ICES SPÉCIFIQ UES AUX M ISSIONS DES BIBLIOTHÈQ UES
P UBLIQ UES ...................................................................................................................... 5 5
1 .1 Pour une offre documentaire spécifique de qualité ....................................5 5
1 .1.1 Le nom bre de docum ents spécifiques doit augm enter .......................... 5 5
1.1.2 La qualité des docum ents adaptés doit être am éliorée ......................... 5 7
1.2 Pour des personnels spécifiquement formés ................................................. 58
1 .2.1 Des personnels spécifiques doivent être m is en place 5 8
1.2.2 Le personnel doit être spécifiquem ent form é ........................................6 0
RAMONATXO Ophélie | DCB 14 | Mémoire d’étude | janvier 2006 6
Droits d’auteur réservés.1 .3 Pour des services spécifiques reconnus ........................................................6 1
1.3.1 Les services spécifiques doivent être reconnus à l’intérieur de la
b ibliothèque ........................................................................................................ 6 2
1.3.2 Les services spécifiques doivent se faire connaître à l’extérieur ........ 63
2 . POUR UNE COOPÉRATION RENFORCÉE AV EC LE TIERS - RÉSEAU GÉRONTOLOGIQ UE ........... 64
2 .1 Le partenariat comme condition de réussite des services spécifiques ....... 6 5
2.1.1 Bibliothèques publiques et tiers – réseau pourraient m utualiser leurs
m oyens ................................................................................................................ 6 5
2.1.2 Bibliothèques publiques et tiers-réseau pourraient échanger leurs
savoirs faire ....................................................................................................... 6 7
2 .2 La coordination documentaire des acteurs gérontologiques pour un
p rolongement de l’action des bibliothèques publiques ......................................7 0
2.2.1 La bibliothèque publique se ferait coordinateur docum entaire des
acteurs gérontologiques locaux ........................................................................ 70
2.2.2 L’action des bibliothèques publiques serait relayée et prolongée sur
l’ensem ble du territoire ..................................................................................... 7 2
C O NCL USIO N ............................................................................................................. 75
BIBL IO GRAPH IE ....................................................................................................... 78
T ABL E D ES ANNEXES .............................................................................................8 9
RAMONATXO Ophélie | DCB 14 | Mémoire d’étude | janvier 2006 7
Droits d’auteur réservés.Introduction
« Si on parlait des vieux ? » : telle était la thém atique pour 2005 de la
« Sem aine bleue », événem ent national consacré aux personnes âgées depuis 1951.
Une interrogation qui rappelle l’im portance d’une redéfinition de la vieillesse dans
une société com m e la nôtre, où les personnes âgées n’ont à la fois jam ais été aussi
actives et aussi nom breuses, m ais égalem ent aussi dém unies et aussi seules. Le
sociologue Pierre Bourdieu se fatiguait de l’expression convenue de « la jeunesse »
1
et préférait reconnaître l’existence « des jeunes » : com m e lui on aurait envie de
dire qu’aujourd’hui et plus que jam ais avec l’augm entation accélérée de
l’espérance de vie, il n’y a pas « une vieillesse » m ais « des vieux », vivant dans
des situations bien différentes.
Dans les années 1980, la distinction entre « personnes âgées » et
« retraités » était opérante : les seconds caractérisaient les « jeunes » personnes
âgées (60-69 ans), souvent encore dynam iques, les prem ières qualifiant davantage
la tranche d’âge supérieure (70-85 ans). Depuis les années 1990, cette binarité
sim ple ne tient plus la route : selon les spécialistes en gérontologie, la catégorie
ancienne des « retraités » serait à rem placer par le « nouvel âge » (60-70 ans)
tandis que les personnes âgées de 70 à 85 ans constitueraient le bien connu
« troisièm e âge » ; il faudrait aussi y ajouter le « grand âge » qui désigne les
personnes âgées de plus de 85 ans m ais aussi le « quatrièm e âge » qui prend en
2com pte avant tout l’état de dépendance de la personne de plus de 60 ans.
En 2004, des élèves - conservateurs de l’ENSSIB m enaient une recherche
sur « les personnes âgées dans les bibliothèques publiques m unicipales » et
concluaient sur l’hypothèse suivante : « Si spécificité de public il y a, elle est donc
1
V oir BOURDIEU, Pierre. Q uestions de sociologie. Paris : Éditions de M inuit, 1984. Éd. 1992. 277 p.
2-7073-0325-9.
2
PASTUREL, Jean-Frédérick. La dépendance des personnes âgées : prévention, évaluation, gestion. {s.l} : Solal, 1999.
276 p.
2-905580-79-8. p. 21.
RAMONATXO Ophélie | DCB 14 | Mémoire d’étude | janvier 2006 8
Droits d’auteur réservés.à rechercher chez les (…) personnes âgées plus ou m oins invalides ne pouvant pas
3ou plus venir à la bibliothèque ». Selon cette étude, les actions m enées par les
bibliothèques publiques en direction de la vieillesse n’auraient de sens que si les
personnes âgées exprim aient des besoins docum entaires différents du reste de la
population. Or, de telles différences n’apparaissent qu’au m om ent où les personnes
âgées deviennent invalides, m alades et/ou dépendantes, lorsqu’elles sont
im m obilisées chez elles ou en institution gériatrique.
V oilà pourquoi certaines bibliothèques publiques envisagent de m ettre en
place, depuis une vingtaine d’années, des services spécifiques aux personnes âgées
em pêchées. Conform ém ent à la définition qu’en donne le Conseil Supérieur des
Bibliothèques (CSB), « une personne est dite « em pêchée » lorsqu’elle est soum ise
à des contraintes, soit par un handicap, soit par une im m obilisation dans un
4
établissem ent, hôpital, m aison de retraite, prison ou caserne ». Les services
spécifiques aux personnes em pêchées figurent d’ailleurs im plicitem ent dans les
m issions des bibliothèques publiques : ces dernières sont censées être « ouvertes à
5tous » et faire en sorte que leurs services soient « accessibles à tous , sans distinction
6
d'âge, de race, de sexe , de religion, de nationalité, de langue ou de statut social».
Cependant, au regard de l’im portance statistique que sont en train de
prendre les personnes âgées, très âgées et em pêchées au sein de la population, le
nom bre de bibliothèques à concevoir des services spécifiques dem eure très faible.
En France, les personnes âgées de plus de 65 ans représenteront un quart de la
population en 2025 et un tiers d’entre elles aura plus de 80 ans. À l’heure actuelle,
on peut déjà estim er le nom bre de personnes âgées em pêchées à environ 1,5
m illion d’individus : la France com pte en effet 1 m illion de personnes âgées
dépendantes, dont 90% vivent à leur dom icile, et environ 400 000 personnes âgées
en institution gériatrique (hôpitaux gériatriques et m aisons de retraite).
3
DUTON, Frédéric, MICHAUX, Lionel, PANET-TOURNE, Mathilde, ROLLINAT, Catherine. Les personnes âgées
dans les bibliothèques publiques municipales. {V illeurbanne}. 2004. 95 p. M ém oire de recherche : diplôm e de
conservateur de bibliothèque : ENSSIB : 2004.
4
France. Conseil supérieur des bibliothèques. L’accès à la lecture des personnes « em pêchées » et le « tiers-réseau » de
la lecture publique. In Rapport du président {M ichel M elot} pour l'année 1995. Paris : Association du Conseil supérieur
des bibliothèques, 1992. 128 p.
1157-3600. V oir annexe 1.
5
France. Conseil supérieur des bibliothèques. Charte des bibliothèques : adoptée par le Conseil Supérieur des
Bibliothèques le 7 novem bre 1991. In Rapport du président [A ndré M iquel] pour l'année 1991. Paris : Association du
Conseil supérieur des bibliothèques, 1992. 128 p.
1157-3600.
6
V oir UNESCO. M anifeste de l’U nesco sur la bibliothèque publique. {en ligne}. Paris : Unesco, 1994. {Consulté le 31
octobre 2005}. Disponible sur Internet :
http:/www.unesco.org/webworld/libraries/m anifestos/libram an_fr.htm l .
RAMONATXO Ophélie | DCB 14 | Mémoire d’étude | janvier 2006 9
Droits d’auteur réservés.
Q uels types de services docum entaires, depuis la délivrance de docum ents
jusqu’à l’anim ation, les bibliothèques m unicipales (BM ) et départem entales de prêt
(BDP) peuvent-elles proposer aux personnes âgées em pêchées ? Et pourquoi les
bibliothèques publiques sont-elles si peu nom breuses à initier de telles actions ?
Sans répondre im m édiatem ent à ces questions, il sem ble néanm oins utile
de préciser qu’une offre de services docum entaires aux personnes âgées em pêchées
s’inscrit dans un contexte particulier et difficile et sera donc différente de l’offre
proposée traditionnellem ent par la bibliothèque publique. Les personnes âgées
em pêchées souffrent de déficiences physiques et psychiques qui rendent nécessaire
une offre m obile, com m e des services hors-les-m urs, et une offre adaptée tant du
point de vue de la form e que du fond.
Le cham p de l’étude posé, on peut ém ettre l’hypothèse selon laquelle les
bibliothèques publiques, et en particulier les bibliothèques m unicipales conduites à
accueillir ce type de public, ne peuvent pas agir seules. Les professionnels du
secteur gérontologique disposent d’un savoir et d’un savoir-faire que la
bibliothèque n’a pas et dont elle aurait besoin pour concevoir cette offre
docum entaire adaptée. Des acteurs gérontologiques qui proposent souvent, de leur
côté, une offre docum entaire indépendante de celle de la bibliothèque publique et
qui font ainsi partie du « tiers-réseau ». Em ployé pour la prem ière fois par la
Direction du Livre et de la Lecture (DLL) et repris par Claudie Tabet dans son
7ouvrage La bibliothèque hors-les-murs, ce term e désigne les « réseaux » de
lecture non institutionnels indépendants m ais susceptibles de collaborer avec les
bibliothèques publiques. Dans le dom aine gérontologique, le « tiers-réseau » sera
essentiellem ent représenté par les bibliothèques d’hôpitaux, les bibliothèques de
m aisons de retraite et par les services de lecture à dom icile organisés par d’autres
acteurs que ceux de la lecture publique.
Les bibliothèques publiques ont-elles la possibilité d’adapter leurs services
existants au public spécifique des personnes âgées em pêchées ou cette tâche
revient-elle aux bibliothèques du tiers-réseau gérontologique ? Les bibliothèques
publiques peuvent-elles concevoir des services particuliers totalem ent nouveaux
7
TABET, Claudie. La bibliothèque hors les murs. Nouv. éd. Paris : Électre – Éd. du Cercle de la librairie, 2004. 317 p.
2-7654-0893-9.
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Droits d’auteur réservés.

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