Appel 1er Mai 2014

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Salaires baissés, pensions rognées L’austérité mène au fossé MMMManuel Valls à Matignon n’a pas tarder à rassurer les portes à droite des patronats et de la Finance : pour les profits, les actionnaires en avant toute ! Une purge pour les pauvres aux espoirs bouffés. Des gains et dividendes pour les bouffis boursiers. Faire des économies sur le dos des plus modestes est un coup du père François de l’Elysée en gouvernance bien partagée avec Matignon. Leur feuille de route pro patronale vient faire écho à la déroute électorale. Ce cap d’irresponsabilité est dramatique de conséquences. Il nous enfonce dans la crise sociale et économique et y ajoute une crise politique déjà manifeste dans les milieux populaires. Les reculs sociaux, les fractures démo- cratiques alimentent les idéologies les plus réactionnaires. La montée de l’extrême droite dans toute l’Eu- rope doit très largement aux diktats libéraux qui font supporter aux peuples des sacrifices au service de l’or- dre économique européen et de l’arc atlantique. Cette politique, ordonnée par le FMI, l’Europe et les banques s’inscrit dans le sillage de l’ancien régime, d’a- vant du 2012. Les « éléments de langage » des conseillers, des ministres et du président sont les mêmes. Ils parlent de coût du travail au lieu d’évoquer la solidarité des cotisations et des politiques sociales. Ils ne ci- tent jamais le coût du capital.
Publié le : dimanche 27 avril 2014
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Salaires baissés, pensions rognéesL’austérité mène au fossé
Manuel Valls à Matignon n’a pas tarder à rassurer les portes à droite des patronats et de la Finance : pour les profits, les actionnaires en avant toute ! Une purge pour les pauvres aux espoirs bouffés. Des gains et dividendes pour les bouffis boursiers. Faire des économies sur le dos des plus modestes est un coup du père François de l’Elysée en gouvernance bien partagée avec Matignon. Leur feuille de route pro patronale vient faire écho à la déroute électorale. Ce cap d’irresponsabilité est dramatique de conséquences. Il nous enfonce dans la crise sociale et économique et y ajoute une crise politique déjà manifeste dans les milieux populaires. Les reculs sociaux, les fractures démo-cratiques alimentent les idéologies les plus réactionnaires. La montée de l’extrême droite dans toute l’Eu-rope doit très largement aux diktats libéraux qui font supporter aux peuples des sacrifices au service de l’or-dre économique européen et de l’arc atlantique. Cette politique, ordonnée par le FMI, l’Europe et les banques s’inscrit dans le sillage de l’ancien régime, d’a-vant du 2012. Les « éléments de langage » des conseillers, des ministres et du président sont les mêmes. Ils parlent de coût du travail au lieu d’évoquer la solidarité des cotisations et des politiques sociales. Ils ne ci-tent jamais le coût du capital. Le pacte d’irresponsabilité avec le patronat, financé par 50 milliards d’écono-mies sur les dépenses publiques, va porter un coup terrible aux services publics, à l’emploi public et privé, à la sécu et à la politique familiale de notre pays.Ce gouvernement va là où le MEDEF le souhaite. Il tire commepartoutenEuropeles salaires vers lebas, à coups d’exonérations fiscales et de cotisations qui rui-nent tout l’édifice solidaire bâti depuis le conseil national de la résistance. Lepactedesolidarin’est qu’un jeu de dupeset de sacrifices qui éloignent chaque jour un peu plus les gens d’en bas de ceux de la démocratie d’en haut. La manière autoritaire, non délibérée, dont le premier ministre évoque le futur re découpage territorial, révèle ces méthodes distantes des délibérations citoyen-nes. Pserver larépartitiondesrichessesdutravailest nécessaire pour éviter la fracture démocratique. Pour ça il faut inverser le mouvement actuel qui affaiblit la part des salaires et augmente celle des dividendes des actionnaires. Revaloriser lesminima sociaux, restaurer lescomptesdela sécu,investir dans l’hôpital public etlasantéc’estpossible !Revenir sur laréforme injuste desretraitesetdes dégradationsdes 20 dernières annéesc’est possible !Augmenter lessalairesc’estpossible!Renouer avec leplein emploiaulieud’accepterun taux de cmagestructurel voulu par les patrons,c’est possible !Toutest possiblemais pas aux ordres du patronat et des cercles de réflexion désormais communs aux libé-rauxditssociauxet aux capitalistes ordinaires.Les conquêtes sociales se sont toujours faites en considérant que le système par répartition devait jouer
Section départementale Loire-Atlantique de la FSU.
COMMUNIQUE COMMUN CGT — CGT- FO — FSU— SOLIDAIRES de Loire-Atlantique Le pacte de responsabilité du gouvernement Valls, c'est l'austérité généralisé qui s'attaque aux salariés, retraités et privés d'emplois, comme partout en Eu-rope :
·Blocage des salaires des fonctionnaires (7 ans de gel !), des pensions de retraites et des prestations sociales, ·Rationnement des soins (10 milliards d'€ d'économies sur l'Assurance maladie), ·Poursuite des suppressions d'emplois publics, ·11 milliards de moins pour les collectivités locales. Cela s'ajoute à toutes les mesures déjà prises, qui massacrent l'emploi, le tis-su industriel et facilitent les licenciements, à la grande satisfaction du Medef.
Ce sont les salariés, qu'il faut écouter, pas les actionnaires et les banquiers !
er A l'occasion du 1mai, journée internationale de lutte de tous les salariés, les UD CGT, Cgt-FO, FSU et Solidaires de Loire-Atlantique appellent les salariés, les privés d'emplois, les jeunes et les retraités à se rassembler pour affirmer haut et fort leurs revendications et dire Non au pacte de responsabilité.
Fait à Nantes, le 25 avril 2014
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