Appel au soutien de la résolution de la FFKM

De
Publié par

« Appel au soutien de la résolution de la FFKM » Nous avons appris avec consternation la décision de la CES (cour électorale spéciale) d’éliminer Lalao Ravalomanana, une citoyenne jouissant de tous ses droits civiques, de la course à la présidentielle.

Publié le : dimanche 18 août 2013
Lecture(s) : 479
Nombre de pages : 1
Voir plus Voir moins
« Appel au soutien de la résolution de la FFKM»   Nous avons appris avec consternation la décision de la CES (cour électorale spéciale) d’éliminer Lalao Ravalomanana, une citoyenne jouissant de tous ses droits civiques, de la course à la présidentielle. Le seul reproche, très discutable, qu’on lui trouve est de ne pas avoir séjourné plus de 6 mois à Madagascar, condition requise pour être éligible. Or, il est de notoriété publique que c’est ce régime de transition présidé par le putschiste Rajoelina qui l’avait empêché de rentrer au Pays. Les agissements criminels de la HAT lors de son retour avorté n’ont suscité la moindre condamnation ni de la part de la communauté internationale (CI), ni de la SADC, pire elles le qualifient de simple «affaire malgacho-malgache » dans laquelle, elles ne peuvent pas s’immiscer. Pourtant, cette même CI s’arroge le droit d’imposer la restructuration de la CES et d’annuler la décision qu’elle a prise. L’objectif affiché est d’éliminer, à travers une nouvelle liste, les trois candidats qualifiés de « controversés » dont Mme Ravalomanana. C’est le summum de l’hypocrisie et de l’ingérence qui foule aux pieds la souveraineté nationale. La crédibilité et la neutralité de la CI s’en trouvent gravement affectées dans cette crise malagasy. Sans compter qu’elle n’a jamais manifesté la volonté d’appliquer fermement la « Feuille de route dans son intégralité». Le retour du Président Ravalomanana, la libération des prisonniers politiques et de la presse sont restés lettre morte dans l’indifférence totale de cette même CI. Qu’un putschiste soit mis hors jeu, il n’y a rien de plus normal. Mais qu’une citoyenne exempte de toute condamnation, et de surcroît populaire, soit mise à l’écart pour des raisons futiles constitue une grave atteinte à la dignité du peuple malagasy. Eliminer Madame Ravalomanana, c’est priver les Malagasy de liberté et de leur droit fondamental de choisir librement leur dirigeant. Voter, c’est aussi et surtout choisir. Aussi, nous refusons cette situation et appelons massivement les Malagasy à :  boycotter les pseudos élections à venir, -- prendre en main leur avenir et à faire preuve de lucidité pour refuser toute manœuvre politicienne de la part de certains dirigeants qui sont plus préoccupés par leur intérêt personnel et familial que l’intérêt collectif, - à soutenir la FFKM et les actions de médiation qu’elle mène pour aboutir à la réunion au sommet entre les trois anciens chefs d’Etat et Rajoelina. La FFKM reste, en effet, la seule entité encore crédible qui œuvre pour la vraie réconciliation. Seul un dialogue malgacho-malgache pourra sortir le Pays de cette crise interminable où l’intérêt du peuple ne compte pas devant les intérêts et le jeu des puissances étrangères qui veulent imposer à la tête du Pays une marionnette obéissant à leur volonté. Nous voulons une vraie indépendance et un Président qui se soucie réellement du peuple et de son avenir. GTT Réunion
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.