17 – LA CRISE MONDIALE ET SES CONSEQUENCES

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17 – LA CRISE MONDIALE ET SES CONSEQUENCES

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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17 – LA CRISE MONDIALE ET SES CONSEQUENCES
BARJOT, Sedes. Fiche de Icky Flix
En
1929
, la Grande-Bretagne est le seul pays à avoir le statut de puissance mondiale. Les États-Unis
sont les principaux créanciers et ils réalisent des investissements en Amérique latine. L'Allemagne
investit en Europe centrale.
I. LE KRACH DE 1929 ET LA GRANDE DEPRESSION DES ANNEES
1930.
I.1)
Les origines de la crise économique des années 1930.
a)
Les dettes allemandes.
La
crise
qui entraîne une
contraction de l'économie
, une
chute de la production
et des prix et la
montée du chômage, prend sa source dans les conséquences de la 1GM. Les réparations de guerre
obligent l'Allemagne à d'importants transferts de revenus. L'endettement international est très élevé
et les prêts sont enchevêtres (25 MM de $, surtout en faveur des États-Unis et de la Grande-
Bretagne).
En
septembre 1924
, la Commission des réparations de
Charles Dawes
propose à l'Allemagne un
plan pour cinq ans (jusqu'au 31 août 1929) afin de réduire et de ré-échelonner la dette. En échange
de prêts venus des États-Unis et de la Grande-Bretagne, l'Allemagne doit équilibrer son budget. A
partir de 1927, cependant, les prêts américains se font plus rares... Le plan Young de 1930 est sans
effet.
b)
Les rivalités diplomatiques autour de l'étalon-or.
Depuis le
retour de l'étalon-or
en 1925, le volume des réserves en or donne la parité des monnaies.
Dans les années 1920, des décisions rendent incompatibles l'établissement de la convertibilité-or.
Les stocks d'or sont d'ailleurs insuffisants. Le système est très instable.
1
La
sous évaluation du franc
apporte à la France une certaine prospérité. La surévaluation de la
livre entraîne en Grande-Bretagne la déflation et de nombreuses grèves (cf. 1926).
L'émergence des
États-Unis
met fin au
gentlemanly order
d'avant-guerre. Dans les années 1920, la
Réserve Fédérale favorise le développement de l'industrie américaine et la pénétration des marchés
anglais, français et allemand.
I.2)
L'effondrement de la bourse de New-York.
A partir de 1922, l'expansion industrielle et commerciale des États-Unis est régulière. La
productivité s'accroît grâce au management scientifique et aux nouvelles techniques de production.
Les profits augmentent et une
bulle spéculative
apparaît à Wall-Street, déconnectée de l'économie
réelle.
Une tentative pour limiter la spéculation venue de la Réserve Fédérale entraîne une
panique
, la
vente des actions, l'effondrement de la bourse, une crise de surproduction, des faillites, le chômage,
la récession... qui touche le monde entier !
I.3)
Le mécanisme de transmission de la récession.
Les États abandonnent l'étalon-or en ordre dispersé, ce qui propage la crise. Les pays suivent les
taux d'intérêt pratiqués en Grande-Bretagne.
II. LA GRANDE-BRETAGNE FACE A LA CRISE.
En avril 1929, le
Labour
est au pouvoir avec le gouvernement minoritaire de
Ramsey MacDonald
qui n'a pas de programme pour lutter contre le chômage de masse (1 M de personnes, soit 10 % des
actifs !)
II.1)
Le maintien de l'orthodoxie financière.
Depuis la fin de la 1GM, on cherche à réaffirmer le pouvoir financier de la City sur l'empire et la
zone d'influence britannique au moyen d'une devise forte et stable, par le contrôle de la monnaie, la
limitation des dépenses publiques, l'équilibre du budget. Cette orthodoxie budgétaire conduit à la
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catastrophe pendant la crise.
En mars
1930
, on compte
1 700 000 chômeurs
; en juillet 1930, on est à 2 M ; en
1931
, on arrive à
2,6 M
de chômeurs. La caisse assurance chômage connaît un déficit croissant et la Grande-Bretagne
doit emprunter à la banque de France pour la maintenir. Néanmoins, comparé à d'autres pays, la
récession est moins sévère car le chômage est présent dès les années 1920.
En 1929-1931, la demande en matières premières et en produits agricoles chute. Idem pour les prix
(de gros surtout). A la bourse de Liverpool, en 1931, le prix du blé perd 50 %, le prix de la viande
perd 40 %.
La Grande-Bretagne veut maintenir la valeur de la
livre
car c'est un élément de son
leadership
et
une source de revenus invisibles (via le fret et les capitaux investit à l'étranger).
En janvier 1930, sir
Oswald Mosley
(labour) présente un rapport pour juguler le chômage : il
envisage des mesures pour créer 700 000 emplois par an et des grands travaux. Le projet est refusé
par le Parti travailliste et Mosley démissionne...
II.2)
La crise bancaire européenne : le politique se mêle à l'économique.
Au début de 1931, le
Pays de Galles
et le
Lancashire
connaissent une importante
agitation
sociale
. France et Grande-Bretagne s'opposent au sujet des réparations allemandes à l'occasion de la
demande d'aide de la banque autrichienne
Kredit-Anstalt
: la banque de France consentirait à une
aide contre l'abandon du projet d'union douanière entre l'Autriche et l'Allemagne. Comme la
Grande-Bretagne aide sans contrepartie, les Français vendent tous leurs avoirs en livre (qui donc
s'effondre). Dès juillet 1931, la crise devient financière et bancaire.
II.3)
L'abandon de l'étalon-or.
Les coûts de l'assurance chômage s'amplifient. MacDonald fait entrer au Cabinet le libéral Lloyd
George. Le 15 juillet 1931, la livre chute fortement à New York ce qui entraîne d'importants retraits
à la City. Paris et New York prêtent 25 M de livres à la Grande-Bretagne.
Le 31 juillet 1931, le
rapport May
conseille une politique d'austérité et des augmentations
d'impôts. Cela provoque l'éclatement du Cabinet. La crise de confiance accélère les retraits et la
fuite des capitaux.
Le 8 septembre 1931, le Parlement vote un programme de réduction des dépenses qui génère
d'immenses manifestations en 1932.
3
Le
20 septembre 1931
,
la livre n'est plus rattachée à l'or
. Le taux d'escompte de la banque
d'Angleterre passe de 4,5 % à 6 %. La livre se met à flotter. Ce détachement est suivi par 15 autres
pays entre 1931 et 1933. C'est la
fin du système de l'étalon-or
. On passe d'un système capitaliste
cosmopolite à un capitalisme de blocs régionaux, du libre-échange au
nationalisme économique
.
La guerre commerciale entraîne de grands désordres monétaires.
II.4)
De l'internationalisme au régionalisme : la création de la zone sterling.
En octobre 1931, un gouvernement de coalition remporte les élections législatives. En novembre
1931, la Grande-Bretagne réintroduit des
droits de douane
. La livre est relativement stable mais il
y a peu de relance des exportations. A partir de fin 1932 / mars 1933, la situation de la Grande-
Bretagne s'améliore par rapport aux pays restés attachés à l'étalon-or.
La Grande-Bretagne se tourne vers l'Empire pour retrouver son leadership perdu
.
Dans les années 1920, l'influence britannique s'effondre : ses échanges commerciaux se réduisent
avec les pays développés, l'Inde, l'Amérique latine, le Moyen Orient, l'Asie du Sud-Est. Ils
augmentent par contre avec les Dominions blancs. Par ailleurs, les revenus des invisibles se
réduisent : avant la 1GM, ils représentent 11 % du PIB mais dans les années 1920, ils passent à
7,3 %. La banque d'Angleterre réalise des investissements en Autriche, en Hongrie et dans l'Empire
(à partir de 1924).
Au début des années 1930, des pressions s'exercent pour un repli sur l'empire.
En février 1932, l'
Import Duty Act
met
fin au libre échange
(depuis 1846) et instaure un
tarif
douanier
.
Du 21 juillet au 20 août 1932, la
conférence d'Ottawa
crée une
zone sterling
où entrent les pays
avec lesquels la Grande-Bretagne a des relations commerciales privilégiées : les Dominions blancs,
les pays Scandinaves, le Portugal. Ils ont la possibilité de conclure des accords bilatéraux de libre-
échange.
Le Canada refuse d'adhérer car il veut développer ses liens avec les États-Unis (zone dollars).
Les colonies britanniques bénéficient de la
préférence impériale
.
Cette conférence permet à la Grande-Bretagne de conserver une présence dans le commerce
mondial et à la City de rester une place financière mondiale.
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