2009 01 06 Comment la presse américaine utilise le Web

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2009 01 06 Comment la presse américaine utilise le Web

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Comment la presse américaine utilise le Web
Méthodologie de l'étude :
Les sites Internet des 100 plus gros quotidiens nationaux et régionaux américains ont été audités par
le cabinet de conseil Bivings Group en 2008. Voici un extrait de la liste des titres dont les sites
composent l'échantillon :
USA Today, Wall Street Journal, New York Times, Los Angeles Times, New York Post, The
Washington Post, Chicago Tribune, Houston Chronicle, Phoenix Republic, Long Island
Newsday, Boston Globe, The Newark Star-Ledger, Philadelphia Inquirer, Cleveland Plain-
Dealer, Atlanta Journal-Constitution, Minneapolis Star-Tribune, St. Petersburg Times,
Chicago Sun-Times, Detroit Free-Press, Portland Oregonian, San Diego Union-Tribune,
Sacramento Bee, Indianapolis Star, St. Louis Post-Dispatch, Kansas City Star, Orange County
Register, Miami Herald, San Jose Mercury News, Baltimore Sun, Orlando Sentinel, San
Antonio Express-News, Denver Post, Rocky Mountain News, Seattle Times, etc.
En 2008, pour la première fois, Internet est passé devant la presse écrite comme première
source d'information pour les Américains, selon le centre d'études Pew. Flux RSS, vidéo, user
generated content... Voici comment les 100 plus gros quotidiens US utilisent les spécificités du
Web pour s'imposer.
Pour tenter de palier la chute des ventes de journaux, les groupes de presse américains investissent
massivement le W eb. L'ensemble des grands quotidiens nationaux et régionaux disposent désormais
d'un site W eb relayant leurs actualités. Or sur Internet, la surenchère ne concerne pas seulement
l'exclusivité des informations publiées, mais également la variété de contenus et services proposés
aux lecteurs.
Les quotidiens US l'ont bien compris. Ainsi la totalité des 100 plus gros quotidiens américains
proposent des flux RSS ou des vidéos sur leur sites. Seul un d'entre eu ne propose pas de photos.
Les journalistes sont également mis à contribution : plus de neuf quotidiens sur dix disposent de
blog(s) tenu(s) par les membres de leur rédaction. Près des deux tiers des quotidiens éditent
également une version de leur site dédiée aux téléphones mobiles.
Cependant,
passées les fonctionnalités les plus courantes, les sites d'information ne font pas
nécessairement preuve d'originalité
dans les services et contenus qu'ils proposent aux internautes.
Ainsi, moins de 10 % des plus grands quotidiens américains utilisent les tags pour organiser leurs
contenus, alors qu'ils sont très répandus dans l'univers des blogs. Moins d'un quotidien sur deux tente
de fidéliser son lectorat par le biais d'alertes SMS ou de podcasts.
Les contenus interactifs (infographies en Flash) sont également peu répandues
, car souvent
plus longues ou chères à produire que les autres types de contenus. Enfin, à peine plus d'un journal
sur deux propose une consultation (payante ou gratuite) de son édition papier au format PDF.
Certains sites obligent les internautes à s'inscrire (gratuitement ou non) pour consulter leurs actualités.
C'est par exemple le cas du "W all Street Journal" ou du "W ashington Post".
Phénomène de mode sur Internet, le contenu généré par les utilisateurs (User generated content)
pénètre de plus en plus dans les rédactions.
La plupart d'entre elles permet déjà depuis
longtemps la dépose de commentaires des internautes
en réaction aux articles ou billets publiés
par les journalistes.
La frontière entre les rédactions et les lecteurs reste cependant difficile à franchir pour
d'autres types de contenus.
Ainsi, seuls 15 % des quotidiens américains diffusent les articles ou
chroniques de leurs internautes. Concernant les vidéos, ce taux monte à 18 %.
Seules les photos
prises par les lecteurs sont recherchées par les quotidiens
: plus de la moitié des sites de
journaux diffusent les clichés pris par les journalistes amateurs qui composent leur lectorat.
Plus que les contenus éditoriaux produits par les internautes, c'est leur activité sociale sur Internet qui
intéresse les quotidiens américains. L'un des premiers usages du W eb étant la consultation
d'actualités,
les groupes de presse ont compris l'opportunité que peut représenter le Web social
en termes d'apport de trafic
.
La quasi-totalité des sites des 100 plus grands quotidiens US propose ainsi une fonctionnalité
de bookmarking social
, permettant de recommander des contenus à ses proches. Près de trois
quotidiens sur quatre proposent également une fonctionnalité de calendriers communautaires (surtout
les sites de titres locaux). Cependant,
les sites de titres de presse à proposer un vrai réseau
social sont encore peu nombreux
: seulement 10 % d'entre eux le font, à la manière du "New York
Times".
Entre 2006 et 2008, le panel de types de contenus et de services s'est considérablement étoffé sur les
sites des quotidiens américains. Alors qu'ils se contentaient auparavant de reproduire les articles de
leurs éditions papier,
les sites de titres de presse multiplient désormais les contenus ou services
propres au Web
.
C'est notamment le cas du
bookmarking social : encore anecdotique en 2006, ce type de
recommandation de contenus est devenu incontournable
en l'espace de deux ans. Tous les
contenus propres au W eb ne connaissent pas pour autant le même succès.
Le podcast par
exemple, popularisé par l'explosion des baladeurs MP3, peine toujours à décoller
.
Sans surprise, la première source de chiffre d'affaires des quotidiens en ligne reste la publicité. Elle
est d'autant plus importante pour un titre de presse en ligne que la consultation de ses articles est
généralement gratuite. 1
00 % des sites des quotidiens américains les plus importants hébergent
ainsi de l'e-pub sur leurs pages Web
.
Cette publicité est
essentiellement contextuelle
(la publicité est en rapport avec les contenus de la
pages sur laquelle elle s'affiche). Cependant
une petite moitié de journaux, souvent ceux dont le
tirage ou la réputation sont les plus importants utilisent le format interstitiel
(écran publicitaire
de transition qui apparaît entre deux pages W eb, notamment pendant le chargement de la page
demandée par l'internaute). C'est par exemple le cas du "New York Times".
L'inscription préalable à la consultation du site ou la consultation d'éditions au format PDF
ne
sont pas toujours payantes. Cependant, elles constituent très souvent des
sources de revenus
complémentaires
à la publicité, même si leur contribution au chiffre d'affaires du site est
généralement faible.
Internet devant la presse traditionnelle :
En 2008, pour la première fois, Internet est passé devant la presse écrite comme première source
d'information aux Etats-Unis, d'après une étude du centre américain Pew réalisée en décembre 2008.
40 % des Américains utilisent désormais le W eb comme première source d’information, contre 24 %
en septembre 2007. La presse traditionnelle, n'est plus citée que par 35 % des sondés. La télévision
reste le média privilégié des Américains (70 %).
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