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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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EN 1997 : DES RELIGIEUX ET DES RELIGIEUSES POUR UNE PAROISSE 10
Leur projet Assomptionnistes et Orantes de 1’ Assomption conjointe-ment n’ont qu’un seul souhait : être au mieux au service de la vie paroissiale.
C’est leur goût et leur désir de prière que les Orantes aimeraient mettre premièrement au service de la paroisse: « Prier et donner envie de prier » -ouverture de l’église(pendant une bonne partie  dela journée) -temps de prièrerégulièrement à l’Église (4 fois par jour) - animation del’Eucharistiequotidienne -adorationeucharistique quotidienne
Un même curé pour deux paroisses C’est le commencement d’un rapprochement entre les deux paroisses Saint Maurice et Saint Bernard. Un logo nouveau le signifie. Les prêtres interviendront sur les deux paroisses, même s’il y a encore des lieux d’investissement privilégié de leur part et des préférences quasi exclusives de la part des baptisés.
Ce projet sera validé par le diocèse
Le chanoine Jean-Pierre Breysachdevient curé de Saint Bernard tout en restant curé de Saint-Maurice. Les Pères Christian Blanc et Erik Samson, Assomp-tionistes,lui sont adjoints comme prêtres coopérateurs pour les deux paroisses. Erik Samson est plus spéciale-ment chargé de l’animation pastorale de St Bernard. Les Orantes de l’Assomptionoccuperont une partie du presbytère afin de mettre en oeuvre un projet d’ani-mation paroissiale (liturgie paroissiale, liturgie des heures, adoration, accueil, lieu de formation, présence aux jeunes) réalisé conjointement avec les Assomptionnistes.
S’ouvre alors une période de collaborations fécondes, difficiles ou aisées. Ils et elles étaient nombreux à travailler à la Vigne du Seigneur.
Au temps du curé Jean Pierre Breysach (1997–2000) Avec Erik Samson, Benoit Bigard, assomptionnistes et Christian Gouyaud, Alexander Leonhardt, les prêtres de la communauté de rite traditionnel
Pendant ce temps, dans le monde Du 18 mars au 23 août 1996: occupation, puis évacuation par  lapolice, de l’église St Bernard à Paris par des Africains sans  papiers. 1er décembre 1997: conférencede Kyoto sur l’effet de serre. 1er juin 1998: entrée en fonction de la Banque Centrale Européenne. 12 juillet 1998: la France championne du monde de football.
5P0 anrnarsd aroisse Saint Be 1960–2010
Témoignage
Peut-on imaginer la paroisse Saint Bernard sans la pré-sence des Assomptionnistes ? Impossible ! Et pourtant, ce fut le cas 15 ans auparavant.
Les Assomptionnistes, et parmi euxSébastien, Benoît, Christian, Erik, Thierry,et plus récemment le jeune Fabienont insufflé à la paroisse un vent de jeunesse et de dynamisme. Aurais-je été à Lourdes pour le Pélé-jeunes en 1997, puis à Paris participer aux plus belles Journées Mondiales de la Jeunesse du siècle sans l’initia-tive prise à Strasbourg par les frères de l’Assomption ?
Et quelle idée, à 19 ans, de prendre le chemin deSaint Jacques de Compostelle! Pourtant, en 1998, je marchais aux côtés de Christian Blanc, Sébastien Antoni et Benoît Bigard vers le lieu saint espagnol. 350 Kms en trois semaines, placés sous le signe de l’effort, du dépouille-ment, mais aussi des joies partagées, de franches rigo-lades devant nos repas improvisés, de temps de prière et de recueillement. Un cheminement vers l’essentiel : au fil des pas posés,rythmés par la parole de Dieu, nous comprenons qu’Il marche avec nous, et bien plus, nous précède sur chacun de nos chemins…
Du 11 au 15 août 2005, nouvellesJMJet nouvelle équipe d’Assomptionnistes ; ils se succèdent, ne se ressemblent pas et pourtant, ils arrivent à chaque fois à fédérer la jeu-nesse. Avec Fabien, nous chevauchons nos bicyclettes sur près de 360 Kms de Strasbourg à Cologne. Ambiance de camp scout, veillée à la guitare le soir. Efforts, douleurs musculaires, crevaisons et entraides dans la journée. Un périple en forme de cheminement intérieur : c’est sûr, Dieu est bien présent dans la jeunesse ! Nous sommes accueillis dans un diocèse du sud de l’Allemagne, avant de rejoindre Cologne et les bords du Rhin, le 16 août, pour l’ouverture des JMJ, en même temps que des cen-taines de milliers d’autres jeunes.
Pour moi, les Assomptionnistes seront toujours associés à ces moments magiques marqués par la présence de Dieu. Ils ont su réveiller la jeunesse de Saint Bernard alors qu’elle s’était mise à sommeiller… ils ont témoigné d’une relation à Dieu simple, belle, humble qui se résume en une phrase souvent formulée par un des frères de la com-munauté :« Je parlerai de toi à Dieu ».
Valérie Blenner
Pendant ce temps, dans l’Eglise Du 27 mars au 21 mai 1996: enlèvement puis assassinat  dessept moines de Tibhirine en Algérie. 1er août 1996: assassinat de Mgr Pierre Claverie, évêque d’Oran. Juillet 1997: JMJ à Paris.
QUI SONT-ILS ? 11
7 religieux vivant ensemble une vie fraternelle, Unis dans la prière, dans un esprit de service et d’attention à l’autre.
Une communauté de formation = 4 jeunes religieux en formation à la faculté de théologie
La communauté Assomptionniste du 26 boulevard de l’Orangerie
Avec Notre Dame de Salut : Organisation de voyages spirituels Et Du pèlerinage National à Lourdes au 15 août
Chacun est investi dans un service pastorale à la communauté de paroisses :
Liturgie – sacrements – mouvements – scoutisme -temps de prière …
La communauté accueille des jeunes étudiants : Ils partagent la vie de la commu-nauté et murissent leur vie de chrétien adulte
UNITE « Celui qui nous unit est plus fort que ce qui nous sépare »
AUGUSTINS DE L’ASSOMPTION
« Nous nous proposons de travailler à l’avènement du Règne de Dieu, en nous et autour de nous »
CHARITE « L’Esprit du Fondateur nous pousse à nous porter là où Dieu est menacé dans l’homme et l’homme mena-cé comme image de Dieu »
Ils furent nombreux à apporter leur contribution : Christian Blanc, Erik Samson, Benoît Bigard, Thierry Cocquerez, Alain Fontaine, Daniel Blaj, Fabien Lesjeusne et depuis 3 ans, Gicà Paulet avec le soutien d’Alain Schmitt, de Marie-Gérard Hirn et de la communauté assomptionniste.
Fondés en 1845 par le
VERITE « Notre amour de Dieu et des hommes s’éprouve et se révèle dans la vérité de nos relations »
P. Emmanuel d’Alzon
Qu’est-ce qui vous a fait venir à Saint Bernard ?
« Renaud était à la communauté assomp-tionniste entre 94 et 96. Nous avons fait la connaissance des 2 communautés, rejoint le Petit Chœur de l'Orangerie. C'est donc tout naturellement que nous avons rejoint St Bernard lorsque le projet a démarré.
Qu'est ce qui vous a fait y rester ? L'amitié, la convivialité, l'élan, la liturgie, la créativité, la qualité de l'accueil et des célébrations ont vraiment nourri notre vie spirituelle.
Qu'est ce que la présence des 2 communautés religieuses a permis de vivre ? Des momentsd'intense richesse spiri-tuelle, defranche rigolade, degrande convivialité, de belle fraternité. J'y ai fait ma seconde étape avant mon baptême avec Christian BLANC en 97.
C'était notre communauté de cœur, ce qui nous a poussés à revenir des Ardennes pour nous y marier le 30 septembre 2000, et elle reste toujours la première paroisse de notre couple !
Nous y sommes revenus le dimanche 11 avril de cette année avec nos 2 enfants et avons prié dans l'église alors que Christian Blanc était entrain de vivre son passage vers le Père.
Nous y avons vécu de très belles années et nous en restons marqués. »
Isabelle et Renaud Bonamy
QUI SONT-ELLES ? 12 Pendant les 10 années passées à Saint Bernard, la communauté a invité les étudiantes à vivre une aventure autour de : Orantes de l’Assomption
Un quotidien vivifié par la prière, l’Eucharisti adoration, liturgie…
Un espace marqué par la vie fraternelle, Orantes, étudiantes, paroissiens…
Un vent de Pentecôte souffle sur notre église saint Bernard ! « Pourtant bien des événements se sont déroulés depuis ces années 60 où une équipe courageuse et motivée avait en-trepris sa construction. Avec le temps cette communauté avait perdu sa cohésion et ses structures pour le plus grand souci de ses membres les plus anciens. La prière, la confiance en Dieu qui ne nous abandonne jamais ont maintenu notre espérance. Le presbytère est à nouveau vivant avec la présence combien précieuse de nos sœurs, les Orantes de l’Assomption. Avec le concoure des frères Assomptionnistes, du grand coordinateur le Père Breysach ( curé des paroisses st Bernard et st Mau-
De 1987 à 2007, en divers lieux, la communauté Orantes de Strasbourg a partagé sa vie commu-nautaire et sa vie de prière (liturgie, adoration) avec des étudiantes.
Quatre pôles qui s’engendrent mutuellement, autour d’une conviction : Une vie communautaire façonnée par la vie contemplative ouvre à l’apprentissage de la disponibilité, à l’autre, à l’événement.
Une prière en pleine vie Travail professionnel à mi-temps, études, engagements pastoral, bénévolat…
Un lieu où l’on peut réfléchir et découvrir sa place en Eglise
Quatre pôles qui nous ont appris à parler plutôtd’unité intérieureque d’équilibre ; l’unité intérieure étant comprise comme l’intégration paisible des déséquilibres et ten-sions qui structurent et façonnent toutes vies.
rice ) et le souffle novateur des jeunes venus les rejoindre, la paroisse repart. C’est une joie pour les aînés de pouvoir contribuer dans la mesure de leurs mo-destes moyens à ce renouveau véritable. Le clocher allumé chaque soir nous rap-pelle « Ta présence ». Merci mon Dieu. » Annette Ruff, grand-mère et arrière grand-mère
Qu’est-ce qui vous a fait venir à Saint Bernard ? Nous sommes venus sur la paroisse avec un projet d'animation en lien avec celui des Orantes. Nous avons monté le projet avec elles et avec nos moyens nous nous sommes en-gagés: Fabienne dans l'équipe liturgique et moi dans l'animation des enfants comme animateur avec Fabrice comme responsable. Puis plus tard, Fabienne est entrée au conseil pastoral et moi j'ai pris la respon-sabilité de l'animation des enfants. Entre temps nous avons accueilli nos deux en-fants et la paroisse les a accueillis aussi....
Presence des Orantes de l’Assomption au presbyère de Saint Bernard 1997 - 2007 Cécile Bodin, Michèle Ropp et au fil des années : Sophie de Gardelle, Sylvie Helfer, Marie-Jacques Sevenet, Marie Noëlede Sury, Jeanine Gindrey, Marie-Dominique Guyon Et pour les étudiantes : Mélanie, Marie–Agnès, Martine, Laure… et bien d’autres
Qu’est ce que la présence des 2 communautés religieuses a per-mis de vivre ? Quand nous repensons à cette époque, ce sont les mots de convivialité, de cha-leur, d’intériorité, d’ouverture et d’accueil à tous qui nous viennent au cœur. Le départ des Orantes, nous l’avons vécu comme l’exemple de ce que l’Eglise n’est pas encore: un lieu où le pouvoir est dans le service et pas dans être servi. Mais ce que les Orantes ont semé continue en-core de pousser aujourd’hui. Par fidélité donc à cet esprit et par conviction, nous sommes restés pour continuer le chemin initié avec elles. Ce chemin qui continue avec des hauts et des bas, car la vie continue elle aussi.... Aujourd’hui, c’est notre famille qui nous prend du temps (être parents) et donc nous sommes moins présents mais nous continuons à être là par la pensée et la prière.
Fabienne et Paul Centis
50 ans Paroisse Saint Bernard 1960–2010 UN NOUVEAU DÉPART COMME UNE REFONDATION 13
Octobre 1996 : Installation au presby-tère de la communauté Orantes Premier chantier : ménage, peintures et organisation de l’espace pour pouvoir y vivre en communauté.
Découverte du « Petit Reste » de Saint-Bernard « Petit reste » : expression biblique d’un petit groupe témoin de la promesse indéfectible de Dieu. Ce sont des paroissiens formés à une lecture intelligente, exégétique des Ecritures : sans nul doute un socle précieux, propice à de nouvelles étapes ecclésiales.
Place des enfants Quatre, cinq, la première année, ils sont invités tous les dimanches à un temps spécifique pendant la liturgie de la parole et, le premier dimanche de chaque mois, ils se retrouvent une heure et demi avant la célébration au sous-sol de l’église. Ils ont la parole et s’approprient l’espace au long des dimanches.
Les« forums paroissiaux » Afin d’accompagner les bouleversements liés à l’arrivée de deux communautés sur la paroisse, de faire connais-sance, de faire circuler la parole, des forums sont orga-nisés régulièrement où tous les paroissiens sont invités, sans mandat particulier, sans autre statut que celui de baptisé.
Vie communautaire et la convivialité Où le temps des apéros dominicaux ! Plaisir de faire connaissance, de prolonger la célébration par la ren-contre de l’autre. La communauté orante fait « table ouverte » tous les dimanches midi, occasion d’inviter, parfois à la dernière minute, personnes seules ou familles. D’autres temps aident à forger cet esprit communautaire : marche dans les Vosges, repas au sous-sol…
Une liturgie christocentrique Christian Blanc et ses homélies résolument centrées sur le Christ, Celui qui rassemble, ramènent à l’essentiel, invi-tant chacun à « lâcher prise », faire confiance et chercher à connaître celui qui nous anime.
Au temps du curé Jean Pierre Breysach puis du curé Vincent Steyert
Pendant ce temps, dans le monde du 24 mars au 10 juin 1999 :guerre du Kosovo,  frappesaériennes de l’OTAN sur la Serbie. 25 juillet 2000 :crash d’un Concorde à Gonesse (113 morts).
Pendant ce temps, dans l’Eglise 2000 :année sainte dans l’Eglise catholique
AU FIL DE L’EXPÉRIENCE ET LES QUESTIONS NAISSENT 14
Le presbytère : maison de la paroisse, maison de la communauté  Yhabiter c’est apprendre à partager espace public et espace privé (nombreux étaient ceux qui avaient la clé) ; c’est être une partie visible de la paroisse, à tout mo-ment, et accepter d’être dérangé en dehors des heures de bureau ; mais c’est aussi et surtout être au cœur des relations et des événements qui traversent les paroissiens (deuils, maladies, naissances, vies de familles …) Le presbytère : lieu de permanence humaine, sociale, fra-ternelle, lieu de visibilité pour tous : Com-ment ne pas le réduire aux horaires de ser-vices publics ?
L’Intelligence de la foi, une responsabi-lité du baptisé  Desparcours diversifiés sont mis en œuvre pour les enfants, depuis l’éveil à la foi des tout petits au cycle « profession de foi – confirmation » en trois ans (fin col-lège / lycée), en passant par des groupes bibliques. Les adultes sont également invités chaque premier dimanche du mois à vivre un temps de réflexion et d’échanges sur des questions de vie chrétienne et d’Église.
En quête de repères pour croire ? pour vivre ? Une question sous-tend toutes ces démarches : comment devenir sujet de ma foi, de ma vie ? Comment inviter à la li-berté des enfants de Dieu ?
La liturgie comme une expérience théo-logique et pastorale  Lavie de la paroisse est rythmée par les célébrations dominicales, les fêtes liturgiques et la liturgie des heures (vêpres tous les soirs et offices de la Semaine Sainte dans l’église). Les temps de préparation sont conséquents en temps et en énergie. De petits groupes se réunissent pour préparer les dimanches, s’approprier les textes et oser une parole pour aujourd’hui : comment dire « la vie de Dieu » et la vie des hommes aujourd’hui ? Créati-vité, intériorité et beauté sont au rendez-vous.
Travail hommes / femmes : une parité utopique ? La présence de communautés religieuses a ouvert un champ large à tout baptisé, mais qu’en est-il, plus particulièrement, de la place des femmes en Église ? Une question
Au temps du curé Jean Pierre Breysach puis du curé Vincent Steyert
50 ans Paroisse Saint Bernard 1960–2010
inaboutie …qui révèle la précarité d’une communauté religieuse féminine dans la collaboration avec les ministres ordonnés. De quels outils se dotent les responsables, ecclésiaux pour relire une expérience, confronter les évaluations, partager les espaces de décision ?
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