ASSURANCE VIE : PLACEMENT PRÉFÉRÉ DES FRANÇAIS

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ASSURANCE VIE : PLACEMENT PRÉFÉRÉ DES FRANÇAIS

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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ÉDITO Placement préféré des Français, l’assurance vie a drainé, en 2009, 80 % des flux d’épargne finan-cière des ménages. Signe qu’en période de crise, les épargnants o n t n a t u re l l e m e n t tendance à se tourner ve r s l e s s u p p o r t s éprouvés. C’est plutôt une bonne nouvelle. Le contrat d’assurance vie est un choix d'autant plus judicieux qu'il per-met à son détenteur d’adapter son profil d ' i nve s t i s s e m e n t à toutes les configura-tions de marché, tout en atteignant des objec-tifs juridiques, fiscaux et patrimoniaux. Des avantages que l’on a parfois tendance à oublier et que nous vous présentons dans ce numéro spécial « assurance vie ». Bonne lecture.
N°91 PRINTEMPS 2010
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ASSURANCE VIE : PLACEMENT PRÉFÉRÉ DES FRANÇAIS
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SYNTHESES Le Ponant de Paris, 5 rue Leblanc, 755 11  Paris Cedex 1 5. h t t p : / / w w w. g e s t i o n p r i ve e . b a n q u e populaire.fr. Publication trimestrielle de la Banque Populaire. Tirage : 90 000 exemplaires. Destinataires : clientèle patri moniale, diri-geants, administrateurs, respon sables d’exploitation et conseillers en gestion de patrimoine. Directeur de la publication : Yvan de La Porte du Theil, directeur général - Banques Populaires. Rédaction en chef : J.M. Louzier. Rédaction en chef adjointe : J. P. Varvenne, M. Vergnes. Ont par ticipé à ce numéro : Erika Boetsch, Marie-Claude Chantelauze, Delphine de Blassenac, Rolland Guillen, Bernard Hascouet, Michel Ledreff, Francois Maillard, Florence Marchand, Gérard Mougenot, Marc Petillot. Fabrication : G. Martinet, P. Bernard. Réalisation : Publicis Consultants France -département édition. Photos:Tamas Olajos ; Jean Chiscano ; Éric Soudan.Illustrations :Patrick Lestienne / France Illustrations. Photogravure : Regard Numérique. Routage :Nouvel R. Membre de l’UJJEF. Numéro ISSN: 0769-9824. La Banque Populaire a souhaité produire cette publication dans le respect de l’en-vironnement. Ainsi, l'impression a été réa-lisée sur les presses de La Galiote-Prenant, 157 boulevard de Stalingrad - 94400 Vitry-sur-Seine, entreprise adhérente au Global Compact des Nations Unies, labellisée Imprim' Vert et certifiée FSC™ et PEFC. Le papier sélectionné pour cet ouvrage est du Satimat Green. Il est composé de 60 % de fibres recyclées et de 40 % de fibres vierges certifiées FSC™ Sources Mixtes (Forest Stewardship Council).
P.03 POINT DE VUE P.04 ACTUALITÉS P.05 HORIZONS P.07 ÉCLAIRAGE P.08 GRAND ANGLE P.12 RÉPONSES D’EXPERTS P.14 INNOVATION P.15 PORTRAIT
SOMMAIRE
Accompagner, sur la durée Davantage de revenus soumis aux contributions sociales « L’inflation ne repartira pas en 2010 » Fonds général : une baisse en trompe-l’œil Assurance vie : un contrat à redécouvrir Rentes viagères : quelle fiscalité au dénouement d'un contrat d'assurance vie ? Dorval Convictions : une gestion ultra-flexible Achdé : rêve d’enfant
17% C’est le taux d’épargne des ménages français au 3 e trimestre 2009, soit le niveau le plus élevé enregistré depuis 2002. Plus prudents en période de crise, les Français ont privilégié les produits les plus sûrs, le livret A et l’assurance vie. Cette dernière a collecté, sur l’année 2009, plus de 135 milliards d’euros, soit environ 13 % de plus qu’en 2008.
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POINT DE VUE
AU-DELÀ DU DEVOIR DE CONSEIL Il y a, bien sûr, les obliga-tions réglementaires. Ce « devoir de conseil » qui nous conduit, par exemple lors de la souscription d’un contrat d’assurance vie, à faire remplir par nos clients le questionnaire instauré par les directives euro-péennes. Mais il y a aussi, et surtout, ce que nous consi-dérons comme notre «devoir de conseiller ». Un engage-ment beaucoup plus large qui ne se contente pas d’évaluer régulièrement, de manière formalisée, le profi l de risque du souscripteur lors de ses investissements, mais qui vise à comprendre, plus globalement, l’ensem-ble de sa situation patrimo-niale. À expliquer, objec ti-vement, les enjeux des déci-sions que nous sommes amenés à prendre ensemble. Et à l’accompagner, sur la durée, en réactualisant les placements sélectionnés en r é p o n s e a u x n o u ve a u x impératifs de sa stratégie patrimoniale.
INTERNET Retrouvez toutes nos expertises sur www.gestionprivee.banquepopulaire.fr SYNTHESES | #91 PRINTEMPS 2010 | 3
Accompagner,Q uelle attitude adopter face aux aléas des marchés financiers et aux inquiétudes – légitimes – qu’ils peuvent susciter chez nos clients ? Cette question, les conseillers l’é clatement de la crise financière. Il y a sans doute diverses réponses possibles à ces financiers y sont confrontés tous les jours. Et de manière plus sensible, bien sûr, depuis interrogations. À la Banque Populaire, nous avons choisi de privilégier, avant tout, l’intérêt du client et la préservation de ses avoirs financiers. Deux objectifs qui se traduisent, en pratique, par le renforcement de nos missions de proximité : expliquer, accompagner. Expliquer, par exemple, pourquoi la baisse des taux a engendré une réduction du rendement de certains placements, comme celui des fonds en euros dans le cadre de l’assurance vie. Mais expliquer aussi que d’autres produits, qui semblent aujourd’hui plus attractifs, ne sont pas pour autant des produits miracles… La crise qui a secoué les marchés financiers doit, globalement, nous amener à plus de modestie et à plus de sagesse. Accompagner, aussi, en replaçant les objectifs de nos clients au cœur de leur stratégie patrimoniale. La baisse de la rentabilité de certains placements ne doit pas se traduire par une augmentation du risque pris dans la gestion de ses avoirs. Et il doit nécessairement y avoir cohérence entre le risque accepté (risque de perte en capital ou risque de sous-performance) et le produit souscrit, ce qui suppose que nous donnions un maximum d’explications sur l’offre proposée. Une démarche de transparence adoptée par les Banques Populaires, qui s’apprécie sur la durée... comme le rendement d’un contrat d’assurance vie. Philippe Kott, Directeur de la Gestion privée Banque Populaire d'Alsace
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D AVANTAGE DE REVENUS SOUMIS aux contributions sociales Depuis le 1 er  janvier 2010, cer-générés par certains contrats d’assu- l’assiette des prélèvements sociaux : tains revenus – jusqu’alors exo-rance vie lors du décès du souscrip- les plus-values mobilières. Jusqu’à pré-nérés – sont désormais assujettis teur. Il s’agit plus précisément des sent, les plus-values de cessions de aux prélèvements sociaux. contrats en unités de compte et mul- valeurs mobilières (actions, obligations, tisupports (soumis à l’article 125OA OPCVM…) étaient exonérées de toute e projet de loi de financement de taxation (impôt sur le revenu et prélè-L laSécuritésociale(PLFSS)pourlddpèouovnueCrcm,GleàeI)un,crtloepamsanprcnttouednretél.rjdàauLtssa1os e eu r snmujairesneuvàuriroeusrndé2ept0var1rén0-atvementssociaux)silesventesannuelles2010, définitivement adopté par étaient inférieures à 25 830 euros (seuil le Sénat le 26 novembre der- pour 2010). À compter du 1 er janvier nier, s’attaque aux « niches sociales », et quelle que soit la date de sous- 2010, elles supporteront les prélève-c’est-à-dire aux revenus exonérés de cription du contrat, soustraire 12,1 % ments sociaux quel que soit le montant prélèvements sociaux. Rappelons que des gains réalisés sur le contrat des cessions réalisées. En contrepartie, ces taxes s’élèvent aujourd’hui à 12,1 % avant de verser le capital décès aux les moins-values seront imputables sur (CSG, CRDS, prélèvement social de bénéficiaires. Les contrats assurance les plus-values de même nature réa-2 % et contributions additionnelles). décès, entreprises, Madelin et PERP lisées la même année ou au cours Parmi les revenus visés : les gains, ne sont pas concernés par ce texte. des dix années suivantes, que le seuil c'est-à-dire les intérêts et produits Autres revenus qui entreront dans de cession ait été franchi ou non.
R ÉDUCTION ISF : une nouvelle offre
L’investissement dans des réduire votre impôt de solidarité sur tous secteurs d’activité. Ces PME en direct ou sous cou-sur la fortune (ISF) par la sous- investissements, qui comportent vert de FIP, FCPI ou FCPR, cription soit à un FCPI, Banque un risque de perte en capital, ouvre droit, dans le cadre de Populaire Innovation ISF, à l’ini- ouvrent droit à réduction d’im-la loi TEPA et sous certaines tiative de Seventure Partner, soit pôt. Il est en effet possible de conditions, à une réduction à un FCPR, Naxicap Patrimoine réduire votre ISF dans la limite de d’ISF. Banque Populaire Ges-2010, à l’initiative de Naxicap, 20 000 euros pour la souscription tion Privée vous propose avec une réduction dans le cadre au FCPI et/ou au FCPR, les deux deux supports d’investisse-du premier à hauteur de 40 %, et souscriptions pouvant se cumuler. ment conçus en partenariat dans celui du deuxième à hauteur La durée de conservation des avec Seventure Partners et de 47,5 % de l’investissement. titres est fixée à cinq ans au plan Naxicap*. Le FCPI investit dans des jeunes fiscal, pour une durée de place-entreprises innovantes sur les sec- ment de huit ans pour le FCPI et Pour la troisième année consé- teurs de la santé et des nouvelles de sept ans pour le FCPR, éven-cutive, Banque Populaire Gestion technologies, le FCPR dans des tuellement majorée de deux ans. Privée vous donne la possibilité de entreprises en développement * filiale de Natixis
ACTUALITÉS
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HORIZONS
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Si le rendement brut de certains place-ments financiers a baissé en 2009, leur rendement net (infla-tion déduite) s’est apprécié.D’où la ques-tion importante pour 2010 et les années à venir : l’inflation peut-elle revenir ? La réponse de Marc Riez est très claire.
es obliga-tions a fortement chuté ces L eaxprléiqmuuernécretatteiobnaisdse?Lacrisedernières années. Comment financière en est-elle responsable ? Rappelons d’abord qu’il existe deux grandes catégories d’obligations : les obligations émises par les États, qui servent notamment au financement de la dette publique, et les obligations émises par les entreprises ou le secteur privé en général. La baisse des taux constatée ces dernières années concerne essentiellement les obligations étatiques. La crise n’en est pas directement respon-sable. Pour comprendre comment évoluent les taux d’intérêt, il faut en effet prendre en compte trois éléments : la rémunéra-tion réelle de l’argent, le niveau de l'infla-tion et les anticipations des marchés sur le degré de croissance économique attendu. Le premier de ces éléments, la rémunéra-tion réelle de l’argent, n’a guère varié au cours des dernières années. Le niveau d’in-flation, en revanche, a très fortement dimi-nué. On a même pu constater, dans la zone euro, des taux d’inflation mensuels négatifs à certaines périodes. Mais c’est surtout du côté des anticipations de croissance qu’il faut rechercher les causes de la baisse de la rémunération des obligations d’État. Depuis plusieurs années, le taux de croissance dans la zone euro est en effet relativement faible comparé à celui réalisé par d’autres écono-mies développées ou émergentes…
MARC RIEZ Diplômé de l’école des Hautes études commerciales (HEC), licencié en histoire, Marc Riez a occupé au cours de sa carrière plusieurs postes à responsabilité dans l’univers des marchés dérivés, puis de la banque privée. Depuis 2006, il est directeur général de la société de gestion de Banque Privée 1818.
L’ « ne repartira pas en 2010 »
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Notre scénario central pour 2010 parie sur la poursuite de la sortie de crise des marchés actions.
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Quel est l’impact de cette baisse sur renchérissement – donc l’inflation – du prix le rendement des produits fi nanciers, de certains actifs. Mais cette inflation poten-notamment le fonds en euros de l’as-tielle est pour l’heure circonscrite à la sphère surance vie ? financière. Pour qu’elle se diffuse au reste de Les fonds en euros ne sont qu’en partie l’économie, il faudrait que celle-ci soit proche investis en titres obligat aires étatiques. Et là du plein emploi, ce qui est malheureusement encore, ce n’est pas la chute de leur rémuné- loin d’être le cas… Pour l’instant, les salariés ration qui explique la baisse des rendements ne sont pas en mesure d’exiger des hausses des fonds en euros ; c’est davantage en rai- de salaires et les entreprises n’auraient pas la son des pertes enregistrées sur leurs autres possibilité de répercuter ces hausses sur les poches d’investissement (actions, créances prix de leurs produits. titrisées, obligations privées…) que les ren-dements ont baissé… et vont sans doute Quel est, plus globalement, votre encore diminuer au cours des prochaines scénario économique pour 2010, et années. Il convient toutefois de rappeler que quelles sont les classes d’actifs que ces baisses de rendement sont, en quelque vous allez privilégier ? sorte, en trompe-l’œil. Car il s’agit de rende- Notre scénario central parie sur la poursuite ments nominaux. Si l’on raisonne en termes de la sortie de crise des marchés actions. réels, c’est-à-dire en prenant en compte le Beaucoup d’entreprises cotées en bourse se taux d’inflation, on constate alors que la sont restructurées et ont réduit leurs coûts. rémunération de beaucoup de placements Toute hausse de leur chiffre d’affaires aura reste attractive. Avec une inflation proche de donc un impact sur le niveau de leurs résul-zéro, comme c’est le cas aujourd’hui (0,1 % en tats, donc sur leur valeur boursière. C’est 2009), le rendement net d’un placement est la raison pour laquelle nous privilégions les quasiment équivalent à son rendement brut. valeurs dites « cycliques » – les plus sensibles Avec un taux facial de 3,7 % par exemple, au contexte économique. Nous préférons les pour un fonds en euros, le rendement net valeurs européennes mais aussi les valeurs ressort ainsi à 3,6 % (3,7 % moins 0,1 %). C’est des pays émergents (Chine, Brésil…) où le plus qu’à une certaine époque, où le taux retour de la croissance sera plus rapide et facial avoisinait les 5 % mais où l’inflation était puissant. Nous évitons, a contrario, les place-aussi plus élevée, de l’ordre de 2 % et plus… ments monétaires, peu rentables, et les place-ments obligataires. Précisément, certains craignent un retour de l’inflation. Partagez-vous ce point de vue ? Non. Tout du moins pas à court terme. Il u esntanvcirèarie,qlees,bpaonuqruelsutcteenrtrcaloenstroentlainjcercitséeINTERNET massivement des liquidités dans le système Retrouvez toutes nos analyses sur économique. Ces liquidités ont provoqué le www.gestionprivee.banquepopulaire.fr
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ZOOM Retrouvez l’interview vidéo de Christophe Le Pape sur le site www.gestionprivee.banquepopulaire.fr.
rendement net de l’in-flation dans un contexte de forte modération des prix. « Le niveau de l’infla-tion ayant été nettement plus bas l’année dernière qu’il y a deux ans, le rende-ment réel net d’inflation du fonds général de 2009 est en effet près de deux fois supérieur à celui de 2008, confirme Christophe Le Pape. En outre, com-paré à la forte érosion de la rémunération du livret A, ce placement reste par-ticulièrement attractif. » Autre point positif, les niveaux extrêmement attractifs des marchés boursiers début 2009 ont conduit Assurances Banque Populaire Vie à renforcer avec prudence son porte-feuille actions au sein du fonds général dès le mois de mars. Ce qui laisse augurer des plus-values dans les prochaines années et renforce l’attractivité du fonds général d’Assurances Banque Populaire Vie.
fonds en euros, É galement appelé le fonds général d’une compagnie d’assur pose essentiellement de placements obligataires, notamment d' mprunts e d’État. Proposé dans le cadre d’un contrat d’as-surance vie ou de capi-talisation, il a le grand mérite de garantir aux épargnants que la valeur de leur épargne placée en fonds général ne dimi-nuera pas, et ce, quelles que soient les fluctuations des marchés financiers. En effet, l’épargnant n’y court aucun risque en capital et les intérêts acquis sont définitivement inscrits sur le fonds afin de générer eux-mêmes des intérêts durant toute la durée du contrat d’assurance vie ou de capitalisation. La difficile année Par un effet de décalage dans le temps, la chute 2008 sur les marchés des marchés boursiers en 2008 n’avait eu que boursiers a pro -peu de conséquences sur le rendement des longé son impact en fonds en euros des contrats d’assurance vie 2009, entraînant de cette même année. L’exercice 2009 fut en cette même année revanche plus délicat. « Fort logiquement, le une chute de 0,5 % rebond de + 22 % du CAC 40 en 2009 s’est du rendement du révélé insuffisant pour combler les - 43 % de l’an-fonds général d’As-née précédente » , explique Christophe Le Pape, surances Banque directeur du département gestion actif/passif Populaire Vie. Un d’Assurances Banque Populaire Vie. chiffre qu’il convient toutefois de relativi-Un rendement net ser par rapport à deux fois supérieur à 2008 l’inflation. Au final, le taux de rendement des fonds en euros a donc baissé en 2009 et celui
ÉCLAIRAGE
F ONDS GÉNÉRAL Une baisse en trompe-l’œil
d’Assurances Banque Populaire Vie n’a pas échappé à cette tendance. Mais ce recul cache en
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Le placement pré-féré des Français a toutes les chances de le rester encore long-temps. L’assu rance vie, véritable « cou-t e a u s u i s s e » d e l’épargne, cumule tant d’avantages qu’il n’existe pas vérita-blement de « concur-rent » susceptible de lui ravir cette p r e m i è r e p l a c e . Comment utiliser au mieux les possibilités de ce contrat ? Retour sur les principaux atouts de ce produit d’exception.
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ASSURANCE VIE : uncontratàredécouvrir encours supérieur à à un tiers désigné (le bénéficiaire) ». En pratique, un réceptacle financier, le souscripteur est U 1ndn eo2v4ne0omumbvrielellilae2rs0d0cs9o,dt1ise2au5romsilliàardnslorsquel'assurancevieestutiliséecommetions l’an en même temps, s’il est en vie au terme du dernier, plus de 22 millions contrat, l'assuré et le bénéficiaire des capi-de contrats actifs aujourd’hui : taux ou de la rente viagère. Voilà pourquoi, l’assurance vie reste le pla- par exemple, il n’est pas possible de chan-cement préféré des Français… non sans rai- ger le nom du souscripteur ou de donner un son. Véritable « couteau suisse » de l’épargne contrat d’assurance vie… diversifiée, elle permet en effet de satisfaire de nombreux objectifs complémentaires : gérer Une enveloppe juridique et fi scale un patrimoine financier, bien sûr, mais aussi d’exception l’optimiser fiscalement, le transmettre en toute Ces réserves posées, les atouts juridiques et liberté ou l’utiliser pour générer des revenus fiscaux de l’assurance vie restent réels. Sur le pour sa retraite. plan fiscal, l’assurance vie bénéficie en effet Ces facultés, l’assurance vie les tire, en partie, d’un régime de faveur en matière d’imposition de son statut de contrat d’assurance déroga- des revenus. Ainsi, en cas de rachat au-delà de toire au droit commun, qui en fait une enve- huit ans de détention, seuls les intérêts et/ou loppe juridique et fiscale spécifique. « Ce régime plus-values constatés subissent un prélève-particulier explique pourquoi on ne peut pas ment libératoire (7,5 %), après un abattement réduire l’assurance vie à un placement financier annuel de 4 600 euros (9 200 euros pour un comme un autre. Mais si elle offre beaucoup de couple soumis à imposition commune). Avant possibilités, il ne faut pas lui demander l’impossi-ce délai, les rachats partiels sont taxables à ble », relativise Robert-Alain Sultan, responsa- hauteur de 35 ou 15 %, selon que les retraits ble Clientèle Privée chez Natixis Assurances. sont effectués avant ou après la quatrième Certains souscripteurs ont en effet parfois ten- année de détention. Une imposition à laquelle dance à oublier la règle de base de l’assurance il faut ajouter les prélèvements sociaux, fi xés à vie : il s’agit d’un « contrat souscrit auprès d'un 12,1 % pour 2010. assureur par lequel celui-ci s'oblige envers une personne (le souscripteur), moyennant le verse-ment d'une prime, à payer un capital ou une rente viagère à l'assuré et, en cas de décès de celui-ci,
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Des placements sécurisés aux supports en unités de compte, l’assurance vie peut accueillir quasiment toutes les classes d'actifs utilisées dans la gestion d'un portefeuille.
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Sur le plan fiscal, l’assurance vie bénéficie d’un régime de faveur en matière d’imposition des revenus.
L’assurance vie est aussi un havre fiscal pour accueillir pratiquement toutes les classes d'ac-la gestion de portefeuille : les arbitrages, c’est- tifs habituellement utilisées dans la gestion à-dire les ventes/achats de supports qui y sont d' n portefeuille. u réalisés, ne sont pas soumis au droit commun Des placements sécurisés tout d’abord, comme des valeurs mobilières (qui impose les ces- les fonds en euros – assortis d'une garantie en sions au-delà d’un certain seuil annuel). « Cette capital délivrée par la compagnie d'assurance – exonération tient au fait que, juridiquement, c’est ou les produits structurés – assortis ou non l’assureur qui est propriétaire du contrat, pas le d'une garantie en capital ou en rendement –, souscripteur », précise Robert-Alain Sultan, qui permettent de profiter, en limitant la prise rappelle que l’assurance vie présente aussi des de risque, du potentiel de hausse des mar-avantages en matière d’ISF et dans le cadre du chés financiers ; mais aussi toute la diversité offerte par les supports en unités de compte. ZOOM b un o i u q c u li e e m r e n s t c » a.l,« pour les contrats multisupports Ces fonds d’investissement (Sicav ou FCP) LES OPTIONS En matière de transmission, même si son permettent de prendre position sur pratique-DE GESTION avantage relatif s’est réduit depuis l’abaisse- ment tous les marchés, tous les secteurs, tou-DE VOTRE CONTRAT ment des droits de succession, l’assurance vie tes les classes d’actifs : des actions françaises À la Banque Populaire, bénéficie toujours d’une exonération spécifi- à celles des pays émergents, en passant par les toutes les options sont que (152 500 euros par bénéficiaire si le sous- actions américaines ou japonaises ; des obli-possibles : déléguer la gestion cripteur du contrat avait moins de 70 ans lors gations d’État de la zone euro à celles émises de son contrat d’assurance de la souscription), exonération qui peut se par des entreprises privées, en passant par les vie à un spécialiste cumuler avec les autres abattements légaux. obligations convertibles ou autres titres hybri-de la gestion financière, Une option intéressante pour les gros patri- des ; des nouvelles technologies à l’immobilier, dans le cadre du mandat moines, mais aussi lorsqu’il s’agit de gratifier en passant par l’énergie, la santé ou le déve-d’arbitrage (voir article de la famille éloignée ou une personne sans loppement durable. principal), ou en assurer aucun lien de parenté avec le souscripteur. « Il est même possible d’investir dans des struc-soi-même le suivi. Dans cette Cette possibilité de désigner le ou les béné-tures dédiées à l’investissement immobilier phy-dernière hypothèse, ficiaires de son choix constitue d’ailleurs sique, comme certaines SCI ou SCPI, ou de des options de gestion l’autre grand attrait, juridique cette fois, de souscrire dans certains cas, en direct, des obli-automatique sont proposées : l’assurance vie. Elle permet de transmettre un gations d’entreprises » , ajoute Robert-Alain par exemple la sécurisation capital à qui l'on souhaite (notamment neveu Sultan. Mieux encore, le souscripteur peut des plus-values (vos gains ou nièce, cousin ou cousine, concubin…). « À opter entre divers types de gestion. S’il sou-sont automatiquement condition de ne pas verser des primes manifes-haite bénéficier des conseils d’allocations réinvestis sur le fond tement exagérées ou de transférer des sommes d’un spécialiste en gestion financière, il peut en euros), la dynamisation importantes sur son contrat lorsqu’on est très notamment choisir un mode de gestion délé-progressive (investissement âgé » , prévient Robert-Alain Sultan. guée sous mandat. progressif en unités « L’assurance vie est un outil fabuleux, qu’il ne de compte pour lisser Une grande souplesse faut pas banaliser ou dévoyer. Sa mise en œuvre les à-coups des marchés) d’investissement doit rester l’apanage de professionnels, soucieux ou le rééquilibrage Mais tous ces atouts juridiques et fiscaux de la pérennité de cet outil et de la préservation automatique (selon une n’auraient que peu d’intérêt si l’assurance vie du capital de leurs clients », conclut M. Sultan. allocation prédéfinie). ne présentait pas, en plus, une très grande Pour en savoir plus, souplesse d’investissement. Contrairement à contactez votre conseiller. une idée reçue, cette enveloppe peut en effet
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MARIE-CLAIRE LANCESTREMERE, DIRECTEUR DE LA GESTION PRIVÉE À LA BANQUE POPULAIRE VAL DE FRANCE.
« Check-up » assurancevie,pour un contrat en pleine forme Q u’est-ce que le « check-up » àdetrraenvsfeonrumsecrodmepsléompteiontsnaosirudehesaitc;aaiopeiuntatàlibséamtnioéodnicieeenrrassurance vie ? options de distribution pour des souscripteurs « check-up » assurance vie est le dis-Marie-Claire Lancestremere : Le qui, partant à la retraite, positif Banque Populaire destiné à vérifi er si les le ou les bénéficiaires de la clause bénéficiaire contrats souscrits par nos clients sont toujours pour ceux dont la situation patrimoniale avait en adéquation avec leur profil d’investissement et évolué. Enfin, nous avons proposé aux souscrip-leurs objectifs patrimoniaux. Il formalise un ser- teurs désireux de dynamiser leur épargne d’op-vice de conseil que nous effectuions déjà, mais ter pour un mandat d’arbitrage, quand cela était de manière moins systématique. Cette évolution compatible avec leur situation patrimoniale. nous a semblé nécessaire en raison du contexte financier et de l’actualité juridique et fi scale propre À qui s’adresse ce mandat d’arbitrage à l’assurance vie. En effet, la loiTEPA en particulier, et comment fonctionne-t-il ? adoptée en août 2007, a modifié la fiscalité de M.-C. L. : Il est destiné à ceux qui souhaitent l’assurance vie.Ce « check-up » a été mis en place une gestion active de leur épargne mais n’ont ni dans nos établissements en septembre 2009. le temps, ni les connaissances nécessaires pour faire évoluer le contenu de leur contrat. Cette En quoi consiste-t-il précisément ? gestion déléguée peut suivre l’un des trois pro-M.-C. L. : C’est un questionnaire interactif,mené fils d’investissement (sécurité, équilibre, dynami-lors d’un entretien avec le client. Il repose sur que). La détermination par le souscripteur, avec quatre questions clefs : quand avez-vous actualisé son conseiller, du profil d’investissement adé-vos clauses bénéficiaires ?Avez-vous tiré avantage quat découle de l’analyse de nombreux para-de la baisse des droits de succession ? Utilisez- mètres (horizon d’investissement, aversion au vousvotrecontratpourréaliseruneéconomiersipséqcuieal,issttreuscetnurgeesptiaotrnismoounsialmeangldoabtapleroc)è.dNenots,INTERNET d’impôt ? Et avez-vous des unités de compte dans votre contrat ? L’objectif est de réactualiser le en fonction des marchés et du profil retenu, à R etrouvez plus profil du client et de s’assurer que les disposi- la gestion de ces actifs en sélectionnant, parmi d'informations tions spécifiques de son contrat sont en phase le vaste choix d’unités de compte à leur dis-dans la rubrique avec l’évolution de sa situation patrimoniale. position (actions françaises ou internationales, “Magazine” du site obligations, etc.), celles qui paraissent présenter www.gestionprivee. Quelles sont les principales actions les meilleures opportunités. banquepopulaire.fr menées suite à cet entretien ? M.-C. L. : Les solutions sont variables selon les profils. Nous avons, par exemple, été amenés
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SYNTHESES | #91 PRINTEMPS 2010 | 11
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