Chroniques - Le magazine de la BnF - Exposition La légende du Roi ...

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Chroniques - Le magazine de la BnF - Exposition La légende du Roi ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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a légende  du roi Arthur
Expositions> 
sarthuriennes
géants usu’au mstérieu raal, la légende arthurienne a fécondé un imaginaire urel au frontières du folloriue et du religieu, du Bien et du Mal Constitutives resue dans les romans médiévau, ces merveilles enchantent touours leurs lecteurs
arthuriens du d’ter endragon, à qui erlin a ont introduit donné l’apparence de l’épou  de cette it térat u re et union, favorisée par la magie, naîtra ire des mer rthur, selon un scénario proche de ises à un bel l’histoire d’mphitron. L’enfance des e s p e r s o n  héros, même si elle n’est pas souvent me les fées, racontée, peut aussi être merveilleuse  lier organe inieme qui sera nommée aussi r ice i nqu ié  iviane élève Lancelot au fond de son a belle ame lac entourée d’une barrière aérienne qui ui prend soin le rend invisible  rthur est enlevé à sa lot enfant et mère à la naissance par erlin. epen erl i n pou r dant, c’est surtout l’aventure chevale , hantent les resque – qui permet l’élection des retons et par meilleurs – qui donne lieu à la merveille l’élection des parfois à la cour, lorsque par eemple leRgamuachneva erlin, fils du raal se manifeste lors de la entecôte,o n t d’une sainte ou encore da ns les forêts, com medWea lPeewneniinn,c , entre le Bien Brocéliande où se trouve la fameuseet Pieter ostaert al, devient le fontaine qui déclenche des tempêtes ,vers , i l le r du r oi quand on verse de l’eau sur son perron.Leiden niversit . éants souLirar lents, parfoisEntre ieu et iale o p h a g e s e t La merveille peut contribuer à l’électionVCiiec odnet rLeancelot,  e t n a i n s des rois comme dans le cas d’rthur,frontispice lui que le che à celle des meilleurs chevaliers invitésd’un manuscrit  valier rec rencontre au alors à faire partie de la glorieuse ableduLancelotraal, début de ses aventures dans le roman ronde, mais aussi au mariage dans leenluminé que lui consacre hrétien de roes, roman d’Artus de Bretagne,un automatepar le Maître magiciennes et enchanteurs intervien merveilleu choisit l’épou de la prin ertne ,semme eserCls de,et  nent pour aider les chevaliers ou pour cesse Florence en lui décernant uneColl uc de Berr leur nuire, entre miraculeu chrétien couronne de fleurs  le Bel nconnu finit les forêts arthuriennes sont peuplées par épouser une princesse après avoirCidessous d’ermites qui savent gloser les songes embrassé un monstr ueu dragon.alaad vainueur prémonitoires et merveilleu païen. Les Le héros, qui arrive souvent à la courL edi av,le tet Perceancelot objets aussi sont souvent merveilleu  sans connaître son nom ni son lignage,airrt tdu namuncs des épées brisées doivent être ressoudées découv re son identité après avoir rthur ôte d’un bloc de pierre l’épée qui affronté la merveille  c’est ainsi quede Lra ueste le désigne comme roi le raal se déplace le Bel nconnu découvrira qu’il seduu esatien tulgaaatl,e seul et rassasie ceu qui le contemplent  nomme uinglain et qu’il est le fils deet Postulgate, il est accompagné par une lance qui auvain. Enfin, la mort est souventvers , Milan saigne. es animau souvent blancs, accompagnée, elle aussi, de merveilles  des monstres, comme la fascinante Beste des revenants peuvent se saisir des latissant, attirent les chevaliers vers v iva nts, com me da nsPerceforestl’aventure et le mettent à l’épreuve. un défunt peut se manifester pour enjoindre à un vivant de réparer un e merveilleux danstort, et un cadavre se mettre à saigner l’aventure chevaleresquepour dénoncer son assassin. es merveilles, qui se retrouvent d’un es merveilles ont des sources diverses, roman à l’autre, sont constitutives de à la fois savantes et populaires  elles ren l’aventure qui sert de trame au romans voient à une vision du monde où ieu médiévau. Elles se manifestent tout et iable sont en rivalité  jamais com au long de l’errance du héros. Elles plètement incroables pour le lecteur peuvent accompagner sa conception et médiéval, elles sont toujours plus ou sa naissance  la reine gerne, alors moins acceptables pour un esprit chré qu’elle pense passer la nuit avec son tien avide de miracles et familier des mari, se trouve en réalité au côtés récits qui circulaient, mêlant follore et
religion. e sont peutêtre cette ambi guïté fondamentale et le puissant travail poétique qui accompagne la présence des merveilles dans les récits qui epli quent leur succès durable malgré les bouleversements qui ont marqué les univers de pensée et les croances. Christine Ferlampin-Acher
La légende du roi Arthur Jusqu’au 24 janvier 2010 Site François Mitterrand, Grande Galerie Commissariat : Thierry Delcourt, conservateur général, directeur du département des anuscrits En partenariat avecMétro et la chaîne istoire vec le soutien de ermeerssociates
Le roi Arthurait son cinéma
ntre grands spectacles et films d’horreur, comédies urlesues et dessins animés, le cinéma et la télévision se sont emparés de la légende retonne et de sa nomreuse littérature pour construire, réinventer et enrichir par leurs trouvailles et leurs interprètes un mthe touours vivace
i la matière de Bretagne connaît  auxixesiècle un notable renouveau  après sa redécouverte par les savants, ce n’est que dans la seconde moitié du xxesiècle qu’elle entre pleinement dans la conscience collective. u côtés de la bande dessinée, du roman historique et de la littérature de fantas, le cinéman haut constitue un formidable vecteur de popularisation des légendes arthuMotnrtait  dut holnm     riennes. rivilégiant le grand spectacleacr raal  ou les recherches esthétiques, les filmsdes Mont Pthon, centrés sur les héros de la able ronde font la part belle à la mise en scène his  s torique et chevaleresque, dontIvanhoé n a etRobin des boisont longtemps constituéAffiche du film Les hevaliers les archétpes. Bon nombre de cinéastesde la ale ronde puisent directement dans le corpus desde ichard horpe, tetes arthuriens et le mer veilleu médiéval pour nourrir leurs films. La source la plus courante estLe Morte arthurde homas alor, compilation duxvesiècle Les Chevaliers de la able rondede ichard horpe , premier film en cinémascope de la , avec va ardner et obert alor, etca libur de ohn Boorman en sont les adaptations les plus réussies. alor a également inspiré la nouvelle pour la jeu nessehe ord in the tone de erence anbur hite, reprise dans le
– Chroniques de la BnF – n°51
recueilhe nce and Future ing Arthur  d’ntoine Fuqua, font celleci est à l’origine du dessin animé coïncider la légende et ses probables ori Merlin l’enchanteur  de alt g ines histor iques, la Bretag ne du isne. Les cinéastes opèrent ainsi unve rthur lutte ici contre l’invasiècle  retour au sources, tout en nous offrant sion saonne alors que les omains leur vision subjective de la légende. abandonnent la randeBretagne. i obert Bresson inscrit unLancelot duLoin de se cantonner au reconstitutions Lac historiques, les réécritures arthuriennes crépusculaire dans la lignée deLa Mort le Roi Artu, aussi passées, avec distanciation, au sont ohmer ric construit quant à lui sonPerceval lecrible de l’humour. ar ain avait allois, avec Fabrice Luchini et lancé cette tendance dès  dans ndré ussolier, au plus près duConte A Connecticut anee in ing Arthur’s du raalde hrétien de roes.Court. e roman donne lieu en  à une adaptation de a arnett, avec e l’istoire à l’humourBing rosb, avant d’inspirer en  À l’instar de la bande dessinée ead III  L’Arée des ténèbresPrince vilde am aliant in the as of ing Arthur entre comédie et film d’horreur.de aimi, arold Forster première parution en ais c’est peutêtreMont Pthon  acré , certains films, commeLe Roi  raal  qui illustre le mieu ce phénomène. candé par les allers retours entre le oen Âge et l’époque actuelle, il fourmille de répliques percu tantes, de situations absurdes et de gags visuels  les chevaliers qui font « ni », le lapin de roie, le château d’nthra, les pasans anarchosndicalistes, im l’Enchanteur ou la ainte renade d’ntioche sont passés à la postérité. Les chevaliers de la able ronde, modèles de bravoure et de loauté, ne sont pas loin alors de devenir des antihéros. La série
téléviséeaaelott,d’leandre stier, première diffusion en  nous pré sente l’envers de la légende  un roi rthur, bien mal secondé, qui ne par vient pas à achever la quête du raal et doit faire face au réalités de la gestion du roaume. L’ogre vert du corrosif hre, le troisièe des studios  reamors part quant à lui à la recherche du digne héritier du roaume de Fort Fort Lointain, un certain rthur, qui se révèle être un individu timoré et le souffredouleur de Lancelot du Lac.
e raal sans Arthur La diffusion des motifs de la matière de Bretagne accompagne l’ensemble de ses réécritures. La quête du raal, dont l’imaginaire et la smbolique restent forts, subit quelques mues, jusqu’à se détacher complètement de ses origines arthuriennes.he Fisher ing de err illiam, avec eff Bridges et obin illiams, est ainsi une transposition de la légende du oi êcheur dans le e or contemporain. ansIndiana ones et la dernière croisade de  teven pielberg, le raal garde certes les attributs du saint vaissel »  toutefois,  « si sa généalogie remonte bien à oseph d’rimathie, c’est sa supposée redécou
verte en erre ainte par des chevaliers croisés, après des siècles d’oubli, qui définit le cadre de l’histoire. e là, il n’ a qu’un pas à ce que le raal échappe à sa définition originelle.a inci Code , tiré du livre éponme de an Bron, ne le présente pas comme « san greal », mais comme « sang real », sui vant en cela une erreur de transcrip tion qui remonte auxve l ne siècle. reste plus au raal qu’à s’emparer des hor i ons v ir t uels da ns le f ilm de sc ience f ic t ionAvalon de   amoru shii. Les légendes arthu riennes n’ont pas fini de nous ouvrir des mondes à eplorer au cinéma. Clément Pieyre
igel err danscaliur, un film de ohn Boormann, 
Kaamelottrelève le défi
La série téléviséeKaamelott, dont la saison  est actuellement diffusée sur M, revisite la légende arthurienne sur un mode parodiue et décalé encontre avec Aleandre Astier, son créateur
Chroniques : Pourquoi avoirdes grandes phrases héroïques… quasi choisi la léende du roi Arthurment jamais dans le langage quotidien. pour en aire une série télévisée Les héros sont héroïques tout le temps. uelle était l’idée de départ ne peut pas vivre dans ce registrer on Aleandre Astier :e suis d’abord un vingtquatre heures sur vingtquatre. comédien. ’écris des scènes pour n est bien obligé de vivre aussi les sou qu’elles soient jouées. e que je voulais cis du boulot, les tâches domestiques, les jouer, avecaaelott, de couple, les enfants qui problèmesc’est une situation d’autorité. vec comme modèle un vous fatiguent… j’ai voulu que mes per comédien que j’adore, Louis de Funès. sonnages eistent dans la vie ordinaire. e voulais filmer un personnage dont ls parlent le français de tous les jours, l’autorité ne parvient pas à s’eercer. e mais sans anachronismes. e n’utilise pas qui m’intéressait aussi, c’était de filmer de termes modernes. i la langue des des gens qui ont des problèmes de com banlieues ou l’argot. munication. Le raal est une entité très floue, nimbée de mstère et dont la smue vous inspire le ait de bolique est difficile à epliquer à destravailler un matériau qui chevaliers. e voulais montrer un roiappartient à l’imainaire collecti  rthur qui s’empêtre dans du smboA An sait très peu de chose sur la lique. Les grandes fresques épiques réalité historique du roi rthur. l n’ a dépeignent des personnages qui sont pas d’archéologie arthurienne. l  a un vus sous l’angle de la grandeur. ans rthur irlandais, un rthur breton, un aaelott, rthurles décors, les costumes sont armoricain… il s’agit d’un les mêmes  les person nages sont mthe, le mthe d’un grand chef réuni confrontés à des situations fortes, il  a ficateur et breton. ’aime beaucoup, des batailles, des morts, des passions… dans la mthologie, l’idée que ce n’est mais les héros ne sont pas à la hauteur. jamais figé  la mthologie est faite pour ans le succès ou l’échec, ils ne sont ni être remâchée  c’est un grand mur sur glorieu ni abjects  ils gagnent ou ils per lequel on ajoute une brique après l’autre. dent, mais ce sont juste des êtres ordi l  a eu une œuvre littéraire auxiieet naires, sans grandeur, avec leur bassesse,xiiiesiècles, et ensuite d’autres ont conti leur mauvaise foi… ans la saison , on nué à alimenter la légende. ansl’Albu voait aussi des héros dépressifs, découdu raalqui vient de sortir en léiade, ragés, avec des idées suicidaires… le film des ont thon est cité, non comme une fantaisie à partir du mthe, e lanae de vos personnaes,mais comme participant du mthe. La c’est le lanae d’auourd’hui…mthologie, on ne peut pas lui faire une A A ou la malmener, parce que c’est entorse,ans les péplums, ou les films commeing Arthur, construction collective, ouverte àbref dans le film une épique holloodien, les personnages tous les créateurs de toutes les époques. s’epriment de façon asse littéraire avecPropos recueillis par ylvie isieci
Chroniques de la BnF – n°51 –
Expositions>
La Bn oue dans la cour d’Arthur
Le  décemre, la Bn remonte le temps et accueille le pulic pour revivre avec lui, à travers des eu de rôles, toute la richesse des mthes arthuriens ne ournée ui promet d’être mouvementée
« uêtes arthuriennes » permet une nou velle eploration de la able ronde, sous l’angle interactif d’un jeu qui ne néces site que la parole et l’imagination. n jeu de rôles qui ne manquera pas de faire revivre les grands motifs de l’épopée arthurienne développés dans l’eposition de la BnF tels le raal, la able ronde, les chevaliers, l’amour courtois, les tra hisons et les luttes de pouvoir… comme autant de valeurs universelles qui peu vent être réinterprétées à chaque époque. u cours de cette même journée, deu projections gratuites seront également proposées, illustrant là encore la récep tion du mthe arthurien aujourd’hui. calibur,le film américanobritannique ne jeune f ille en détresse, un d’aventures fantastiques et de chevalerie, dragon à terrasser, un preu che réalisé par ohn Boorman, en   valier, la quête de l’absolu… samedi min. sera projeté à  heures Mont  décembre, dans le cadre de l’eposiPthon   acré raalfilm britannique tionLa Légende du roi Arthur, écritla BnF, et réalisé par err ones et err le collectif magine.net .imagi illiam des ont thon en   ne.net et la Fédération française des min. sera quant à lui projeté à  h . jeu de rôles proposent de découvrirandrine e allic ces légendes merveilleuses sous l’angle original et ludique du jeu de rôles.Samedi 5 déemre 200 À travers le jeu d’imaginaire collabora tif « uêtes arthuriennes », le public  022 Jeu de rôles, all uest, 14 pourra interpréter un personnage aurojetions, etit auditorium, temps du roi rthur et lui faire vivre14 eures et 1  0 des quêtes épiques. ue ce soit poureosition virtuelle di minutes ou pour une heure, des  epositionsbnarthur 
n haut ristan apporte la tête du draon, ristan de ottfried de trasourg, vers , aguenau, Biliothèue roale de Belgiue n as Lancelot à la chapelle du raal, ueste ulgate et Posteulgate,  vers , Milan
ans la peau d’un chevalier
u’estce u’un héros  L’eposition consacrée à la légende arthurienne permet de prolonger la réfleion largement amorcée avec les epositions omère, ros – ’chille à idane etaar, app otter et ie. Le chevalier est certes un héros parfait, eau, aristocratiue, plein de vaillance et de générosité Mais il vit aussi dans un univers codifié où la uête et l’errance répondent à des règles incontournales C’est à la doule eploration de ce monde merveilleu mais etrêmement contraint ue sont invités les élèves à partir d’une visite de l’eposition Il s’agit pour eu d’entrer dans la posture chevaleresue à travers la mise en scène d’un langage « nole » et d’une gestuelle courtoise Pour les classes de primaire, la uestion de l’éuipement du chevalier est posée avec la création d’une figurine en carton léger n effet, les enfants doivent hailler leur héros, lui trouver un nom, ce ui est une tâche délicate car tous les noms ont un sens précis dans la littérature arthurienne Puis créer un écu… travail cette foisci très codé puisue chaue couleur ou animal a un smole particulier C’est pouruoi uelues notions sur les armoiries et le code des couleurs seront epliués Pour terminer, chacun se présentera devant la reine uenièvre ui les « adouera » et leur fera don de leur première aventure  Pour les classes de collège, la prolématiue du héros est aordée par un eu de rôle uelue peu imprévu Par la mise en scène d’un fau ournal télévisé, les élèves se transforment en ournalistes et proposent un reportage autour d’un thème choisi : la mort d’Arthur, l’enlèvement de uenièvre, un entretien eclusif avec Merlin, l’amour courtois, les tournois… Les images ui illustrent chaue suet traité sont tirées du fonds patrimonial de la Bn et des pièces ui sont présentées dans l’eposition
Caroline oridot
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