Compte rendu de la première réunion du réseau comportement du ...

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Compte rendu de la première réunion du réseau comportement du ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Compte rendu de la première réunion du réseau comportement du département EFPA
Lieu
: Saint-pée-sur-Nivelle
Date
: 2-3 décembre 2004
Personnes présentes :
Jean-Noël Candau, François Calatatyud, Eric Bidaud, Marion Delon, Hélène Verheyden,
Marc Hewison, Dominique Pépin, Cécile Vanpe, Stéphane Aulagnier, Cédric Tentelier,
Franck D’amico, Jean-Marc Roussel, Marie-Laure Acolas, Agnès Bardonnet, Edward Beall,
Philippe Gaudin, Michel Héland, Adeline Mappat, Nacira Merchermek, Jacques Labonne,
Amandine Lelong, Michel Parade, Emmanuel Huchet.
Thématique de la réunion :
les méthodes en étude du comportement
Exposés :
François Calatayud (Analyses Lexicales)
Jean-Marc Roussel (Ideal Free Distribution)
Jacques Labonne (Modélisation et écologie comportementale)
Ces exposés sont disponibles sur le site du département EFPA au format Powerpoint.
Déroulement de la réunion :
2 décembre
13h30
: méthodes d’analyses Lexicales, présenté par
François Calatayud.
Par opposition aux approches essentialistes (inférence statistique comme le modèle linéaire)
qui perdent le « sens » du comportement au profit de la recherche de l’ « essence » du
phénomène décrit, les méthodes phénoménologiques définissent des unités de sens pour
l’individu considéré comme un sujet. Ces unités permettent de mettre en évidence des
proximités entre des comportements qui pourraient sembler a priori indépendants. Au travers
de la recherche de mots apparaissant préférentiellement ensemble cette méthode va permettre
de décrire des unités de comportement (appelées unités de sens dans les méthodologie
d’analyse statistique du discours). Il est généralement préconisé de faire des catégories ou de
regrouper les items a posteriori avec des analyses de type ACP, AFC, ACM ou des
classifications sur facteurs. L’étude des structures de séquences comportementales est ensuite
inspirée directement des analyses de données textuelles, analyse de segment répétés, analyse
de co-occurrence de mots (aussi appelées recherche d’unités de contexte). La définition des
séquences de base et des mots à la base du discours éthologique (le répertoire
comportemental) apparaît comme le centre de la problématique, car il constitue déjà en soi
une première forme de structuration du comportement de l’animal (ce qui est de toute façon
toujours vrai même lorsque l’on ne réalise pas ce type d’analyse). Les participants discutent
l’importance de décisions prises par l’analyste sur les résultats des études : taille initiale et
nombre totale de séquences, choix des unités de sens. Si cet effet de l’analyste semble
prépondérant dans le cas des méthodes lexicales, il est reconnu, que de façon plus générale,
toute analyse et expérience est influencée par l’expérimentateur. Afin de mieux valider le
choix des segments, certains participants proposent des analyses de sensibilité à la taille des
segments, ou encore de développer des méthodes de bootstrap sur les tableaux de données,
qui permettraient de vérifier la réalité statistique des structures lexicales observées.
15h30
: visite du Lapitxuri, visionnage de cassette sur la reproduction chez le saumon
(tactique de reproduction des mâles précoces).
17h30
: Distribution Idéale libre (Ideal Free Distribution ou IFD) présenté par Jean-Marc
Roussel
L’orateur présente le cadre générale de l’IFD, puis décrit une application sur une expérience
de comportement. Il s’agit d’un dispositif en rivière expérimentale permettant aux poissons de
choisir entre un habitat sans risque mais avec peu de ressource nutritive contre un habitat plus
exposé à la prédation mais disposant de plus de ressources. L’auteur observe que les
distributions observées dans chaque habitat s’écartent clairement des prédictions de l’IFD
lorsque l’on fait varier la densité totale. Il propose un modèle mieux adapté, intégrant les
interactions individuelles de dominance, l’Ideal Despotic Distribution. Ce modèle permet une
approche des coûts et bénéfices en terme de fitness en relation avec l’habitat choisi et la
position dans la hiérarchie de dominance. La discussion montre que ce genre de questions
pourraient être étendues à d’autres modèles biologiques comme le chevreuil, avec en arrière-
plan des évaluations de la fitness liée à chaque tactique d’utilisation de l’habitat.
3 décembre
9h00
: Modélisation et Écologie comportementale, présenté par Jacques Labonne
L’exposé brosse un bref panorama des approches de modélisation en écologie
comportementale, et discute rapidement les hypothèses sous jacentes. On souligne
l’importance de certains compromis et les échelles auxquelles les modèles s’adressent pour
tester ces hypothèses. L’auteur met en parallèle ces approches populationnelles dont l’objectif
est d’expliquer le comportement des individus, avec des approches moins courantes en
modélisation, qui prendraient le contre-pied des précédentes : à savoir, partir de l’individu et
de son comportement pour comprendre le fonctionnement des populations. Deux exemples
d’approches individu-centrées sont présentés. Un premier exemple décrit un modèle qui
récrée un système expérimental, pour en évaluer la pertinence et permettre d’évaluer les
paramètres importants qui influeraient sur les résultats. Un second exemple montre comment
l’on peut construire des modèles basés sur l’individu, qui intègrent des aspects spatiaux,
comportementaux, habitat, et génétiques.
La discussion porte tout d’abord sur les hypothèses d’écologie comportementale (optimisation
de la fitness par exemple). Les participants décrivent ensuite leur utilisation de modèles
dynamique ou statistique, et une discussion s’engage sur l’utilisation de ces modèles et leur
rapport aux données réelles. Il est souligné que les modèles devraient essentiellement avoir un
rôle de réflexion et de formulation et test d’hypothèse. Leur aspect prédictif est rarement
validé, et il ne faut pas les présenter comme des solutions quantitatives pour la gestion des
populations. Certains participants se disent intéressés pour développer des approches
individu-centrées.
11h00
: Discussion autour des missions et moyens du réseau comportement
Plusieurs questions sont abordées au cours de cette discussion ouverte.
1)
quel rythme de rencontre pour le réseau ?
Un pas de temps annuel est choisi pour la réunion du réseau. La prochaine réunion se tiendrait
à Toulouse au CEFS à l’automne 2005 (première quinzaine de Novembre ?). Cependant, des
rencontres pour des occasions ponctuelles à tout moment seront soutenues par le réseau.
2) quels élargissements pour le réseau ?
Les participants sont d’accord pour dire que la taille du réseau, relativement petite, est un
avantage, et que des rencontres à 20 personnes favorisent les échanges. De plus, le réseau
venant de naître, il paraît important de consolider son fonctionnement et son identité avant de
le mettre en rapport avec d’autres structures. Il est décidé en revanche de signaler l’existence
et l’activité régulière du réseau à d’autres groupements de chercheurs en comportement. E.
Wanjberg qui anime le GDR Écologie Comportementale a été prévenu. Des liens pourront
être établis entre les deux réseaux à l’avenir. Des invitations ponctuelles aux réunions de
personnalités extérieures seront proposées. La participation de personnes travaillant sur les
insectes devrait être augmentée, afin de mieux généraliser les problématiques, et de bénéficier
de leur expérience.
3) quel budget pour le réseau ?
Le réseau comportement de EFPA a disposé sur 2004 d’un budget de 5000 €. Afin d’assurer
la réalisation des actions souhaitées par les participants, il est prévu de demander une
reconduction et/ou une augmentation de ce budget auprès du département EFPA. Les
dépenses du réseau seront gérées par les animateurs. Toutes demandes de financement au
réseau fera l’objet d’un mail aux participants, et sera validée si personne ne soulève
d’objection.
4) les premiers besoins ?
Un premier rendez vous est pris pour le 21 janvier 2005 à Toulouse, pour discuter de
modélisation du comportement de dispersion chez le chevreuil, dans le cadre de la thèse
d’Aurélie Coulon. Il est prévu d’inviter V. Ginot du département MIA.
F. Calatayud sollicite une aide financière du réseau pour acquérir et mettre au point un
logiciel de prise de données comportementales, permettant l’automatisation de tableaux de
saisie. Le réseau accepte de financer la phase prospective et les frais de déplacements liés à ce
projet.
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