D es o ra ng eries a ux serres b o ta niq ues

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D es o ra ng eries a ux serres b o ta niq ues

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Xavier Laureau Gérard Pontet
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Des orangeries aux serres botaniques : une économie mondialisée où l’Europe a joué un rôle majeur.
Dès le VIII e siècle les Européens ont été éblouis par les orangers et les citronniers arrivés avec les conquêtes arabes en Espagne et en Sicile. L’orangerie, parterre où étaient installés ces arbres était née. Les bâtiments spécifiques pour les héberger sont apparus bien plus tard au XVI e siècle. La connaissance et l’acclimatation des végétaux ont toujours fasciné les hommes. C’est l’exemple concret d’une mondialisation ordonnée avec sa classification, ses héros, ses botanistes voyageurs et ses folies qui ont séduit les puissants puis les bour-geois et aujourd’hui tout à chacun passionné par l’ob-servation et la découverte d’une flore abondante. C’est aujourd’hui la recherche du difficile équilibre entre espèces invasives, espèces en péril et collections Adonidia merillii botaniques.
Une des plantes qui a le plus fascinée l’histoire des hommes est certainement l’oranger. Il nous vient de Chine, patrie des agrumes. I l est déjà mentionné en 2200 avant JC. En 1178 après JC un premier traité est consacré à sa culture. Il était présent sur les grands domaines romains au III e siècle avant JC cultivé pour l’huile essentielle extraite de ses fruits.
On tire profit de leurs citrons pour les manger en salade, pour les garder avec du vinaigre ou les confire avec du miel et du sucre, celle des orangers pour en faire des eaux de senteurs fort rares et précieuses. Quant aux oranges belles et mûres, chacun sait combien on les prise aux banquets et pour les confitures. Outre ce que l’écorce des oranges, on fait de la bonne moutarde, du pain d’épices et d’autres délicatesses… » Augustino Gallo (1569).
Cet arbre au fruit symbolique est planté en H aïti dès 1493 lors du second voyage de Christophe Colomb. Arrivé en France grâce à l’engouement pour les jardins italiens, Charles VIII installa à Amboise puis à Blois les premières orangeries en 1495 au retour des « campagnes d’Italie ». Il rapporta les « arbres fruitiers parmi les singulières choses ».
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Ces premiers bâtiments étaient souvent démontables et parfois sur roues ou plus simplement des galeries couvertes que l’on obstruait l’hiver. Parfois appelées citronnières les futures orangeries culti-vaient également des myrtes, lauriers, jasmins, grenadiers et lentis-ques !
Au XVI e siècle les orangeries voient également le jour dans les domaines princiers allemands où les techniques de chauffage se développaient, l’électeur de Pfalz abritait plus de 400 arbres dans une orangerie de 80 mètres de long ! Henri II en fit élever une à Anet pour Diane de Poitiers. On les cultivait alors dans des demi-tonneaux refendus et des vases de terre cuite, puis vinrent les bacs en bois décrits dès 1564 qui vont largement s’imposer.
François I er qui confisque les biens du duc Charles de Bourbon fait amener dans les jardins de Fontainebleau la collection de bigaradiers que le Connétable cultivait à grands frais. Au XVII e siècle la plupart des grands domaines princiers et seigneuriaux avaient une orangerie signe de pouvoir et de modernité. La Quintinie put écrire, en 1690, son « traité sur la culture des orangers » aussitôt traduit en anglais. L’oranger était l’agrume fétiche, marque de prestige de la haute société dès la fin du XV e siècle. En Ile-de-France une des premières orangeries d’importance a été construite par Abel Servien Secrétaire d’État à la Guerre de Louis XIII, au château de Meudon, qui confia certainement à Le Vau la réalisation de sa grande orangerie. De son côté, Fouquet à Saint-Mandé crée sa propre orangerie. Les deux hommes se détestaient mais entou-raient le futur roi Soleil.
À Versailles, avec la construction d’un premier bâtiment par Le Vau en 1664 et une ré-interprétation par Jules Hardouin Mansart entre 1684 et 1686, Louis XIV imposa les orangeries comme un programme d’architecture indispensable. La réalisation magis-trale de Versailles confirme la caractéristique typiquement française d’une construction rarement intégrée aux bosquets et salles de v erdure mais plutôt détachée avec un trai -tement plus soigné que les autres bâtiments des communs. Plus à l’est, les princes et prélats allemands, impressionnés par Versailles et dans leur soif de prestige installent de nombreuses orangeries dans leur résidence d’été en y donnant un style particulier : le corps central du bâtiment est surélevé, afin d’y donner fêtes et spectacles quitte à élu-der l’objet mê d’ briter des orangers. En France l’orangerie de cour céda la place me y a dès 1750 à des espaces « raisonnables » et à des bâtiments d’utilité.
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Les Orangeries aux Tuileries
Les premières orangeries aux Tuileries furent construites par Henri IV pour cultiver… des vers à soie afin de développer la production d’étoffes de soies dans les manufactures françaises. En 1608 Henri IV y fit placer un poêle de fonte pour améliorer le chauffage de ces nouvelles construc-tions. Puis sous Louis XIII, une petite et une grande orangerie investirent le rez-de-chaussée de la galerie du Louvre ; les bâtiments transformés en caserne, les orangers trouvèrent refuge en 1852 dans l’orangerie actuelle nouvellement construite.
Au XVIII e siècle la mode des jardins anglo-chinois et l’engouement pour les expéditions botaniques détournèrent peu à peu les princes et les jardiniers des seules orangeries pour les serres. Le « Conservatory » et autres jardins d’hiver eurent un développement fulgu-rant au XIX e siècle grâce aux techniques modernes de constructions métalliques et aux modes de fabrication des verres à plat et courbes. Dans les parcs l’engouement pour les fabriques et petits édifices supplante les orangeries traditionnelles. Le penchant des ér u-dits botanistes pour les serres naissantes s’impose. Les techniques de constructions horti-coles évoluèrent rapidement afin de limiter les pertes très importantes dues à des modes de chauffage inadaptés. Les chercheurs hollandais furent à l’avant-garde d’améliorations dans la construction de serres dès le début du XVIII e siècle. Ces tech-niques se diffusèrent largement à la fin du siècle.
L’époque coloniale fut l’âge d’or des jardins botaniques, Kew avait été créé dès 1772, et chacun avançait dans la compréhension des climats et des biotopes. On créa alors les serres chaudes sèches et humides, les serres tempérées et les serres froides proches des oran-geries. Le transport des espèces nouvelles fut amélioré (on perdait à l’époque plus du 4/5 e des échantillons transportés) grâce à une invention du docteur Ward, en 1833, médecin et botaniste anglais qui construisit une « serre de voyage » permettant d’accroître le transport réussi d’espèces fragiles. Dès 1830, plus de 160 variétés de palmiers étaient inscrites au catalogue des frères Loodiges pépi-niéristes anglais.
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La serre de la Malmaison, chauffée par 12 grands poêles, abrita pour Joséphine, sur plus de 50 mètres de long, la plus importante collection botanique de son époque dépassant celle du jardin des plantes de Paris. Paris fut précurseur par l’introduction de véritables serres en villes avec en 1801-1803 la serre du pont des arts et en 1846 le jar-din d’hiver des Champs-Élysées. Mais c’est à Londres en 1851 que Paxton construisit le Crystal Palace à l’occasion de l’exposition universelle de 1851 et celui-ci accueillit plus de six millions de visiteurs !!! Ce fut le véritable détonateur dans la création de ser-res botaniques publiques dans le monde.
En Allemagne et en Angleterre le « Conservatory » était plus largement accolé au château avec harmonie alors ’ n France l’orangerie rest qu e a un élément de décor du parc ou des communs dans la plu-part des cas. On vit même en 1844 à Bagatelle et en 1852 aux Tuileries la reconstruction d’orangeries classiques. Cette mode ne trouva son déclin ’à la veille de l ière qu a prem guerre mondiale pour des raisons qui tenaient autant à la perte de motivation pour les raretés botaniques qu’à l’amélioration des moyens de transport, au retour à des valeurs naturelles et également, pour les serres privées, à la fin des grandes fortunes ex clusive-ment oisives.
Réapparaissent aujourd’hui des formes modernes de serres et de parcours botaniques. L’architecture contemporaine s’allie aux concepts les plus no vateurs de protection de la biodiversité et de développement durable pour créer des lieux d’observation dont la vocation pédagogique et interactive est particulièrement soignée comme à Eden Project . Le futur Terra Botanica qui ouvrira ses portes en Anjou s’inscrit également dans la tra -dition des grandes serres botaniques publiques en proposant des rencontres d’un nou-veau genre entre les collections végétales, les milieux naturels du monde entier et l’his-toire des explorations.
Puisse ce début du XXI e siècle être un renouveau d’ambitions botaniques… une richesse pour une planète durable.
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Les plantes de l’orangerie éphémère de Gally présentées à Jardins jardin 2008
Washingtonia robusta
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LES GYMNOSPERMES
Araucaria heterophylla (Araucariacées) Pin de Norfolk Originaire de cette île du Pacifique Sud, son nom vient d une population indienne du Sud du Chili : les Araucans Du même genre que le désespoir des singes Araucaria araucana / imbricata’ lui étant ori-ginaire des Andes chiliennes. Podocarpus gracilior (Podocarpacées) Originaire des forêts d’Ethiopie , Kenya, Ouganda, Tanzanie. Du grec Pous, Podos (pied) et Karpos (fruit) Ses graines, considérées comme fruits, sont portées par un pied charnu. On retrouve d’autres espèces de ‘ Podocarpus en Chine et dans les îles australes : Australie, Nouvelle Zélande. Cycas revoluta (Cycadacées) Cycas, nom venant du latin cycades désignant à tort une sorte de palmier. Révoluta signifiant roulé en arrière, les pin -nules de ses feuilles se roulant légèrement. Les ‘ Cycas’ sont des plantes primitives entre les fougères et les palmiers, formant des troncs robustes portant des cicatrices foliaires. Ils sont dioïques : certains portant des inflorescences mâles et d’autres des femelles qui produiront des fruits si elles sont fécondées.
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LES MONOCOTYLEDONES Palmiers-Arécacées
Washingtonia robusta / filifera (1879-1883 • Arecacées) Originaires des États-Unis : sud de la Californie, ouest de l’Arizona, Baja California et Ouest Sonora au Mexique. Nommé en honneur à Georges Washington, 1 er président des États-Unis. Plante utilisée en alignement sur les avenues de la Côte d’Azur. Phoenix roebelenii (1889 • Arecacées) Originaire de Chine (Yunnan) et d’Indochine. Dédié à Carl Roebelen qui découvrit ce palmier au Laos. Adonidia merrillii (1919 • Arecacées) Palmier de Noël, originaire de l’île Palawan aux Philippines. Dédié à Elmer D. Merrill, aussi connu sous le nom de Veitchia (dédié à James et John Veitch, pépiniéristes Anglais du XIX e siècle. Dypsis lutescens (1995 • Arecacées) Couramment appelé Areca. Originaire de Madagascar. Nommé en 1878 Chrysalidocarpus lutescens du grec chrysos (doré) et carpos (fruit) et lutescens (jaunâtre). Dypsis decaryi (1995) Palmier triangle Originaire de Madagascar Connu précédemment comme Néodypsis (1933), l’imbrication de ses palmes sur son stipe lui a valu son nom vernaculaire. Dédié à R. Decaryi qui l’a découvert.
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Podocarpus macrophylla
Trachycarpus fortunei
Adonidia merillii
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Livistona chinensis Originaire du sud de la Chine, du Viet-Nam. Nommé en l’honneur de Patrick Murray, Baron de Livingston. Palmier de taille moyenne au tronc robuste, feuilles en éventail à segments pendants. Trachycarpus fortunei (1861 • Arecacées) Palmier chanvre Originaire du Nord du Myanmar (Birmanie), et du centre de la Chine. Dédié à Robert Fortune, botaniste explorateur en Chine au XIX e siècle. Souvent faussement appelé Chamaerops excelsa . Un des plus résistant au froid (- 15 degrés). Phoenix canariensis (1882 • Arecacées) Palmier des Canaries Du nom grec utilisé pour désigner le palmier dattier. Originaire des Canaries. Ses fruits ne sont pas comestibles. Très utilisé en arbre d’alignement sur les bords de la Méditerranée. Caryota mitis (1790 • Arecacées) Chine, Indochine et Malaisie Palmier ‘queue de poisson’ Du grec caryon (noix, noyau) et mitis (doux – inerme). Son nom vernaculaire vient de la forme de ses folioles en nageoire caudale. Pousse en touffe et peut atteindre 6 mètres de haut. Areca vestiaria (1792 • Arecacées) (Célèbes - Moluques) Le nom de genre vient du nom utilisé par la population locale sur la côte indienne de
Palmier décoratif remarquable par ses four-reaux de bases foliaires vivement colorées d’orange rougeâtre brillant. Yucca elephantipes (Agavacées) Originaire du Mexique, Guatemala. Son nom provient du nom vernaculaire caraïbe désignant le manioc, plante tout à fait différente, elephantipes rappelant la forme de la base de son caudex (tronc renflé) res-semblant à un pied d’éléphant. Peut atteindre 10 mètres de haut dans son pays d’origine. Il faut se méfier des pointes acérées à l’extrémité des feuilles. Plantes bien adaptées à la décoration inté-rieure, très résistante. Ravenala madagascariensis ( Strélitziacées) Madagascar Arbre du voyageur Nom du genre venant de son nom vernacu-laire utilisé à Madagascar Forme un tronc (stipe) surmonté de larges feuilles disposées en éventail. L’eau, s’accu-mulant dans les bases des pétioles, lui v aut son nom commun, pouvant servir à désalté-rer les voyageurs. Dracaena / Pleomele reflexa (Ruscacées) Île Maurice, Madagascar Dragonnier Draco signifiant en grec et latin un dragon femelle ; certains auteurs suggèrent que Charles de l’Écluse aurait créé ce nom en
ll)é.a(ribihaveniastuDitalalaM.rab
Strelitzia nicolai
Bucida buceras
Euphorbia
tirucalli
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